Pandy - Sur une ballade Irlandaise
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MessageSujet: Pandy - Sur une ballade Irlandaise   Mar 8 Fév - 17:03
C'était un après-midi comme bien d'autre sur cette immense île perdue dans l'océan. Le pub était relativement calme en cette journée légèrement pluvieuse. Un faible crachin continuait d'exercer son petit concerto sur le fenêtre, mais autant l'avouer de suite, c'était loin d'être une averse qui vous obligerait à sortir votre parapluie. Du moins celui d'Isaak, encore que, même si il tombait des cordes à ne pas en voir à 3 mètres devant mais deviner la présence de poisson qui nage à côté de vous, Isaac n'aurait pas sorti son parapluie. Il était juste un mec comme ça, à ne pas craindre la pluie, sans doute une des dernières habitudes qu'il avait gardé de son Irlande natale. Après tout, quand on vit dans un pays où il pleut la majeure partie de temps, on ne craint pas les quelques gouttes qui pourrait tomber alors que le thermomètre arrivait tout de même à la température 25° ou un peu moins, difficile à dire sur ces machines. C'était une température relativement froide pour le pays, plutôt habitué par des températures dépassant les 30 degrés, ce qui faisait plaisir à Isaac. Plus il fait chaud, plus on a soif… et chez qui on va quand on a soif ? Chez lui. S'il n'était pas bloqué derrière son comptoir, Isaac aurait volontiers quitté le Pub pour se mettre sous la pluie, c'était une sensation qu'il adorait par-dessus tout.

Mais voilà, il devait bosser avant tout, même si ce n'était pas la foule dans l'établissement, ça restait des clients à servir. Et dire qu'il avait donné à Blue, sa seule serveuse, une journée de congé. Pas qu'il se plaignait d'une masse de travail à faire, mais il était courant qu'il quitte le pub en la laissant seul maître à bord, histoire de délégué le boulot pour se changer les idées ou faire une simple pause. Mais bon, ce n'est pas comme si elle demandait congé toutes les semaines. Blue ne prenait pratiquement jamais de vacance alors quand elle demandait un jour pour faire… ce qu'elle voulait faire, Isaac ne pouvait pas lui refuser. Donc, depuis huit heures du matin, il était là, poster derrière son bar à servir whisky et autres boissons alcoolisées et parfois, au détour d'un client de passage, il servait un jus de fruit ou pire, un verre d'eau. Pas la peine de vous faire un dessin, vous devinerez bien tout seul quelle boisson il préfère servir. Après tout, comme on lui avait toujours dit, un irlandais qui ne boit pas, c'est un espion. Et Isaac ne dérogeait pas à la règle puisque une partie des consommassions de la journée avait terminé directement dans son gosier. Que se soit simplement parce qu'il avait soif, ou pour accompagner un client, il ne ratait jamais une occasion de se servir un verre. Et parfois, on le payait même pour boire, le monde à l'envers. Fort heureusement pour lui, il tenait l'alcool comme personne. Tous les clients pourront vous le dire, ils ne l'ont jamais vu saoul en 4 ans de bons et loyaux services à la déesse de la dive bouteille. Et même avant d'ailleurs, mais pas la peine de remonter si loin.

Isaac tendit les bras vers le ciel, histoire de s'étirer de l'inactivité qui, il faut l'avouer, commençait à lui peser sévère. La tête continua ses exercices pour tuer la routine, un coup on penche à droite, un coup on penche à gauche. Et un troisième coup, on fait des ronds. Il posa alors sont regard sur les différentes tables dispersée à travers la salle, typiquement décorée comme tout bon pub Irlandais qui se respecte. Des boiseries un peu partout et en plein milieu trônait un escalier en colimaçon qui partait vers l'étage supérieur, interdit au public, c'était les quartier d'Isaac, là ou il allait bien gentiment passer le reste de ses journées et de ses nuits. D'ailleurs, escaliers interdit au public, mais pas à tout le monde puisque nombre de filles y avait passé la soirée, voir la nuit. Isaac était le genre d'homme à aimer les femmes en générale et une femme en particulier. Il ne pouvait pas se mettre avec une autre fille, de façon définitive du moins, sans avoir le sentiment de la trahir elle. Mais n'allez pas le traiter de goujat ou de macho qui collectionne les chemises comme d'autres collectionnent les voitures ou pire, les timbres. Oui, croyez-moi, certains hommes considèrent les filles comme de vulgaire timbre à savoir, on les lèche et puis on les plaque. Isaac avait pouvait, de son côté, vous citer tout les noms de toutes les filles avec qui il avait passé une nuit. Et certaines était même des amies toujours à l'heure actuelle.

Isaac se retourna vers la console qui se trouvait derrière le comptoir, à côté du panneau indiquant la devise de l'établissement, et du patron par la même occasion. Il sortit un des CDs que comprenait l'armoire. Il le glissa dans le lecteur alors quel a précédente musique se terminait doucement. C'était une ballade Irlandais, de celle que Luna appréciait par-dessus tout, et qu'Isaac lui avait souvent chanté avec sa guitare sous le bras pendant les longues soirées d'hiver. Et sa fille allait prendre le même chemin, puisque de tout son public de 2 personnes, c'était de loin sa plus grande fan. Le patron de L'irish Clover revint à son comptoir et sorti un de ses verres à Whisky et la bouteille qui allait avec. Il se versa un bon verre, qui défia presque les lois de la physique pour ne pas déborder et ce renverser. Il prit le verre en main et salua le portrait, sur l'un des piliers qui soutenait la salle. Il représentait un homme d'un certain âge et personne ne savait de qui il s'agissait, Isaac étant toujours très secret sur son passé. C'était le seul homme qui ait vraiment compté dans sa vie, son père, non pas biologique, mais celui qui l'avait adopté, un simple patron de cirque, mais un des plus grands hommes de se monde.
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MessageSujet: Re: Pandy - Sur une ballade Irlandaise   Ven 11 Fév - 4:23
Saviez-vous que j’aime la pluie ? En cette après-midi alors que je me balade le long de la plage sans vraiment de parapluie, simplement… me balader ! Beaucoup dirait que je suis folle avec mon ipod branché sur mes oreilles pour écouter cette douce musique mais une seule fois dans votre vie n’avez-vous pas pris le temps d’écouter de la musique sous la pluie ? Avec pour seul compagnie : vos pensées et vous-même ? Je ne suis pas plus fana des rhumes et ce qui englobe en général ces petites gouttes qui tombent de ce qu’on appelle : ciel. En général quand je suis en groupe et que je n’ai pas de parapluie, je demande pour rentrer et trouver un abri au sec mais quand on est seule et qu’on a personne pour parler ou nous tenir compagnie… tout ce qu’on désire est couper le contact avec le reste de la terre et bêtement… continuer. Ce matin-là fut comme tous les autres, un réveil en douceur sans boulot enfin du moins… de nuit ce qui n’était pas plus mal et me laissait profiter de ma journée même si cela fatigue cependant on peut dormir entre deux morts, je me trompe ? J’avais ensuite pris ma douche, rien de plus banal pendant que Lena était à la fac pour ses cours. J’avais la villa rien qu’à moi et c’est un pure plaisir savez-vous ? Je vous dis déjà que le plaisir de pouvoir se balader en sous-vêtement tout en dégustant une pomme et avec la musique à fond sans devoir se dire que peut-être qu’elle n’aime pas ce groupe ou alors déranger ses occupations enfin on s’en fiche en gros. La liberté, c’est fun ! J’avais rapidement enfilée un petit jeans avec un léger pull et sans oublier de recouvrir le tout d’un petit imper beige, rien de bien compliqué à vrai dire. Je n’allais pas sortir une tenue d’enfer alors qu’à cette heure-là… je sentais déjà le ciel se couvrir d’un petit nuage gris. Je me doutais de cette pluie donc je n’avais point pris la peine de me maquiller et seulement d’attacher mes cheveux d’une tresse. Il y a une chose que je détestais avec la pluie était d’avoir des mèches de cheveux qui collaient à mon visage dans ce cas, je prévoyais de ne pas m’exciter sur mes mèches collants à ma joue. Futée, la petite Pandy. Continuant et traçant ma route vers… je ne sais pas vers ou à vrai dire car je déambulais dans les rues, sur les bords de plages et tout simplement : je me baladais. Si, il existe encore des personnes qui sortent seulement pour se balader et réfléchir. Je pensais surtout à beaucoup de choses, beaucoup trop de choses ce que n’est point étonnant de ma part, je suis une tête pensante qui réfléchit et garde tout pour elle. Je suis comme ça, je ne dis rien mais cela reste et cela se dit tout seul dans ma tête sans même que je ne puisse contrôler tout ça. A quoi pouvais-je bien réfléchir ? La liste était longue et si nous ne commencions pas Lena ? Oui, Lena. Ma petite sœur à deux doigts d’accoucher ou bien Gianni, mon ami si proche et tellement proche depuis quelques temps que cela me perturbe quelques peu…. Mais encore… le retour de ce crétin que nous allons nommer « Jayden » dans ma vie. Je vous jure… quand je vous dis que je collection les choses dans ma tête… on se demanderait pourquoi je me prends toujours la peine à la réflexion surtout après mes derniers actes.

Je marchais et marchais encore en pensant à tout ça et tellement d’autres choses. Cela en était bien que trop pour moi entre mes soucis personnels et ceux de Lena que je devais également gérer comme la préparation de ses sacs d’urgences pour la maternité enfin un gros panel de choses qu’il était presque indispensable… je devais y penser et surtout ne pas m’éloigner du but « la laisser vivre seule » car à un moment… elle n’aurait plus besoin de moi et je savais, je sais tout en arrêtant pas de me dire que je dois apprendre à la laisser partir. La laisser aller plus loin, sans moi. Je rentrais alors dans ce pub irlandais… j’y étais déjà venu, il y a quelques mois. Je m’en souviens encore puisque c’était ma période « je fous n’importe quoi par ce que ce crétin de O’Connor m’a brisé le cœur »… heureusement qu’elle est terminée car j’étais totalement perdue et jamais moi-même… devenant simplement une image de moi-même que je portais en horreur. Je ne pouvais que séduire les hommes et me pousser à ne pas m’y attacher, juste pour me prouver que je pouvais ne pas m’attacher à un homme. Me faire une carapace. Je me leurrais… tout ce que j’arrivais à faire était me dégouter de moi-même quand je quittais leur chambre au petit matin comme une voleuse. Avant d’entrer, je ne me souvenais pas encore de ce bar mais des souvenirs remontaient progressivement à ma mémoire. Le décor, l’odeur aussi de l’alcool. Tout était encré dans ma tête comme le jour où c’était arrivé. Comme un souvenir, un flash. Je prenais place au bar simplement en tentant d’éviter que l’on me reconnaisse mais je savais que cela pourrait être impossible. Que faire ? Parler et faire la conversation ? Rêver qu’il m’a oublié ? Je devais être la pire des garces en profitant pareillement de tous ce qu’un homme avait à offrir pendant une nuit et puis filer à l’anglaise. Je vous jure… je détestais pourtant ce genre de choses que les hommes avaient coutumes de faire.

Je le regardais changer de disque et servir ses clients en me disant « Et merde… je dis quoi ? » enfin bref, j’étais trempée de la tête au pied alors que mon portable sonnait, le morgue et mince alors qu’est-ce qu’ils voulaient ? Je ne bossais pas, non d’un chien ? Je ne décrochais pas au premier coup de fil et le laissait passer comme si de rien n’était en attendant que l’on prenne ma commande et je ne savais d’ailleurs pas que prendre sauf que l’alcool n’irait pas se marier avec la nuit de boulot que je dois commencer dans quelques heures, pas plus de 5 heures. Je sentais à nouveau le portable sonner au fond de ma poche en lâchant un « Et merde », très classe… une Stam ne dit pas ce genre de choses en général sauf en cas de vrai agacement. Les Stam’s sont des filles classes et polies qui ne disent que rarement ce genre de mot. Elles ont quand même l’éducation de leur parent mais aussi des grands parents qui étaient assez strict sur ça. Me redressant légèrement pour l’attrapant et le sortir de la fine poche de mon jeans (un slim donc on sait tous qu’ils sont juste au corps), je décroche alors ce portable. « Allo ! » me laissais-je dire avec une pointe légèrement d’agacement. Il ne savait pas quand je commençais… me disaient-ils alors que la feuille ne bouge jamais et reste toujours sous leur yeux. Je ne prenais pas la peine de répondre ce qui se sentait dans mon regard était que j’allais m’énerver si je donnais une réponse à sa question « Kyle ? Bonne journée, à tout à l’heure »… c’est tout ce que je voulais répondre à cet appel qui m’agaçait. Si j’avais déjà du mal à stopper le boulot et me sortir tout cela de la tête… il n’était pas questions que l’on vienne me déranger dans ma vie priver pour des histoires ridicules d’horaire. Je vous jure. Le pire avec tout cela c’est que j’oubliais carrément l’endroit où j’étais et la situation qui m’attendait. Je refermais mon portable en grognant légèrement et maudissant la terre entière de quelques jurons bien placés par des murmures que l’on pouvait entendre si l’on était à deux mètres de moi mais peut-être pas plus.

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MessageSujet: Re: Pandy - Sur une ballade Irlandaise   Mar 22 Fév - 15:35
Intégration àl‘intrigue n°1
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Une rencontre inoubliable ? Sûrement… Quelques minutes après l'entrée de Pandorà dans le bar, on peut clairement voir les verres et les bouteilles du bar s'entrechoquer et subirent la dure loi de la chute des corps pour éclater contre le sol. L’ouragan est là… il faut se protéger au plus vite.

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MessageSujet: Re: Pandy - Sur une ballade Irlandaise   Mar 22 Fév - 20:37
[HRP : J'espère que OST à une bonne assurance... Parce que c'est qui qui va payer pour les dégâts dans mon pub xD]

La porte s'ouvrit avec une délicatesse telle qu'elle serait passée inaperçu si la petite cloche n'avait pas retentit de son tintement habituel. L'Australie changeait terriblement de l'Irlande de ce point de vue là aussi. A l'époque où son pub avait une renommée dans son pays natal, l'arrivée d'un nouveau client se faisait entendre par le bruit de ses chaussures, mais aussi par un amas de cris adressé au patron de l'établissement en guise de bonjour. Seulement deux sortes de personnes pouvaient encore prétendre à ne pas faire de bruit dans un pub irlandais. 1. Le touriste, qui était le plus souvent gêné et ne connaissait pas les coutumes locales. 2. Celui qui était là pour une autre raison de boire et qui voulait parler au patron "en privé". La deuxième catégorie était aussi appelé les fouilles-merdes quand ils ne pouvaient l'entendre ou les bon débarras quand il avait passé le pas de la porte dans l'autre direction tirant une tête jusque par terre de la même manière dont il était entré. Autant dire qu'aucun barman n'aimait les voir venir. Contrairement à la catégorie 1 qui elle, finissait au bout de quelques verres par prendre le pas des véritables irlandais et criait gaiement avec la faune locale. Ah, il était loin ce temps là.

Isaac, comme un mauvais barman, n'alla pas directement prendre la commande du ou de la nouvelle arrivante. Il n'avait pas l'intention de la faire attendre des heures, mais il y a des choses sacrées dans ce monde, et le verre de whisky plein qui trainait à mi-chemin entre sa bouche et le comptoir, lévitant entre ses doigts et attendant de déverser son liquide dans la gorge du patron de l'Irish Clover. Et il ne se fit pas prier, portant le verre à ses lèvres et vidant d'une traite le petit verre en se le jetant derrière la cravate comme on dit. Il redéposa le verre sur le comptoir qui, sans être d'une façon violente, était assez énergétique pour provoquer un bruit malgré le brouhaha mélangé de la populace qui discutait et de la musique irlandaise qui allait légèrement plus fort que pour un simple bruit d'ambiance. Mais Isaac voulait surtout entendre la musique et se moquait un peu des clients à ce moment là, cette musique était aussi sacrée que le liquide qui remplissait son verre une dizaine de secondes plus tôt. L'irlandais déplaça son verre et la bouteille sous son bar, dans sa petite réserve personnel avant de se tourner vers celle qui venait de rentrer dans son établissement.

Il traversa son bar, la nouvelle arrivant se trouvant à ses côtés, bien décidé à lui demander sa commande, mais il s'arrêta net lorsqu'il entendu la voix de la demoiselle. Pas qu'elle prononça quelque chose qui le heurta, stoppant sa marche en le glaçant d'effroi d'une terrible réalité qui l'aurait frappé en plein cœur tel une claque qu'on fourni joyeusement sur la joue d'un énergumène qu'il l'aurait mérité d'une façon ou d'une autre. Non, il s'agissait d'un simple "Allo" qui indiqua qu'elle était au téléphone, d'une conversation qui ne faisait que commencer visiblement, on dit rarement allo pour la terminer et ce même de l'autre côté de l'équateur. La cliente lui tournait le dos, l'empêchant ainsi de voir à qui il avait affaire, hormis que la demoiselle avait un dos assez agréable à regarder, à espérer que le reste en fallait la chandelle également. Contrairement à ce qu'il eu cru, la conversation fut courte et il eu à peine le temps de poser ses avant-bras sur le comptoir, en faisant mine d'attendre, que déjà, elle disait au revoir à son correspondant mystère. Le plus drôle avait été, car Isaac bien malgré lui avait entendu la conversation, que cette dernière n'avait eu pour consistance qu'un bonjour et un au revoir. La logique des Australiennes, pour autant qu'elle en soit une, échappait toujours un peu à l'étranger qu'il était. D'habitude, on gratifiait le tout d'un "comment ça va ?" suivit d'un "Ca va aussi !"

La cliente raccrocha et le barman pu enfin faire son boulot, commençant par un sourire jusqu'au oreille, accompagné par un petit regard furtif vers le bois vernis du bar en guise de "c'est pas trop tôt" ironique c'est alors que son regard se posa enfin sur le recto de la demoiselle et là, à ce moment précis, il eu le glaçage d'effroi, la terrible réalité, le frappage en plein cœur, et très certainement la douleur d'une claque au visage. Il connaissait la fameuse nouvelle venue dans son bar pour l'avoir rencontrer une fois précédemment. Une seule fois. Isaac n'était pas du genre physionomiste à reconnaître une personne dès qu'elle avait pénétré son champ de vision. Mais, la demoiselle avait fait plus que de passer à travers son regard, elle n'avait fait que passer dans sa vie par contre. Il fallait remonter quelques mois auparavant, elle était déjà venue à l'Irish Clover et elle avait discuté avec le patron des lieux, le bel Isaac. La discussion avait été assez loin puisqu'elle était rester jusque la fermeture et elle avait même réussi à monter à l'étage, dans les appartements de l'irlandais. Mais leur histoire avait été sans lendemain, et contrairement à ce qu'on pouvait croire, Isaac n'était pas celui qui avait mit fin à la relation en disparaissant une fois la chose consommée. C'était plutôt elle qui avait filé à l'anglaise, ce qui pour un irlandais la foutait mal, dès le matin. Isaac ne se souvenait même pas de son nom, chose qui n'arrivait jamais avec les filles qui partageaient sa couche. Parce que le barman était loin d'être un salaud avec les femmes, il ne pouvait juste pas remplacer celle qui l'avait aimé depuis tant d'année, alors il collectionnait les amourettes sans réelle conviction.

Il voulu prononcer une phrase, n'importe laquelle, même si il hésitait entre "Qu'est-ce que je vous sers ?"et "Comment ça va depuis la dernière fois". Mais il n'eu pas le temps de prononcer un mot, une syllabe même que les vitres qui ornaient la façade du pub commençaient à danser dans leur chambranle en bois, balayée par le vent qui soufflait de plus en plus, s'engouffrant dans la rue australienne. Puis, ce fut au tour des verres derrière le comptoir de produire un bruit qui dépassait à présent la musique pour la remplacer par une autre, plus inquiétante, accompagné par le silence de la foule qui tournait petit à petit la tête vers l'extérieur. Quelques un s'approchaient même des fenêtres pour tenter de voir ce qui se passait à l'extérieur. Isaac lui détournait son regarde de son ancienne amante pour essayer aussi de comprendre ce qui se passait. La lueur du soleil se faisait de moins en moins visible, changeant toutes les couleurs dans des tonalités beaucoup plus ternes. Certains verres tombaient de l'étagère pour se briser un étage plus bas sur le sol, ce qui ramena Isaac à la raison alors qu'il se retrouvait hypnotisé par le vent violent qui faisait voler ici et là des morceaux de papier et d'autres pancartes. Il essaya tant bien que mal de limiter les dégâts en faisant obstacle de ses bras sur les diverses rangées. Quand la musique arrêta sa course et les lumières se coupèrent instantanément au même moment. Une panne de courant maintenant, génial, que demander de plus ? Isaac continuait de faire écran sans plus trop y penser, regardant les clients qui commençait à paniquer en tournant la tête par-dessus son épaule, autant qu'il le pouvait.

"Personne n'a rien de cassé ?"
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MessageSujet: Re: Pandy - Sur une ballade Irlandaise   Mer 23 Fév - 4:59
[HRP : je paye les dégats si tu veux ]

Vous allez surement vous demander pourquoi mais alors que je raccrochais le téléphone et voyais le regard de ce barman que bien sur… je reconnaissais malgré moi. Sachez déjà qu’il est sacrement rare que je me souvienne des gars de ma mauvaise période. Je pense même que j’en oublie les nuits. C’est un truc psychologiquement étrange mais me sentant comme honteuse de cette période, j’en efface mes souvenirs pour la plupart surtout. Là, je me souvenais de lui. Peut-être par ce qu’il m’avait marqué ? Nous avions longuement parlé et pourtant de tout et de rien avant et je sentais un petit truc chez lui qui me disait qu’il était loin d’avoir la belle vie mais encore d’être un gars comme les autres… Qu’est-ce que je veux dire par là ? Peut-être simplement qu’il est simple et ne se prend pas la tête enfin je ne sais pas si on me comprend ou si je me comprends moi-même mais en gros je sentais un truc bien chez lui. Une chose que je n’avais pas vue chez la dizaine d’autres gars dont j’avais honteusement finie dans leur lit. En repensant à ça, je ne pouvais m’empêcher de penser à John, ce gars du club dont j’avais cruellement oublié le nom et encore nos ébats apparemment tout ce dont je peux être certaines… serait que j’appréciais qu’il me fasse fondre un glaçon dans le cou… mouais ou peut-être pas sachant que c’est froid. Je devais avoir une forte dose d’alcool pour apprécier ça. Passons car penser à ça me rappelle aussi ma dispute avec Gianni quand il avait appris que je déraillais à ce point et tout et tout. Revoir ces gars de l’époque me rappelait de mauvais souvenir et en y pensant, j’avais cruellement le cafard. Mon cœur se serrait alors que je voyais qu’il m’avait reconnu… j’allais faire quoi ? Rien, je me contentais de sourire. Je n’avais rien à dire qui pourrait excuser mon comportement sauf que je n’étais pas moi-même. C’est vrai, je ne l’étais pas car si je l’étais… nous n’aurions même pas finis au deuxième étage… pas une seconde. La Pandorà de cette époque était blessée, elle voulait simplement se montrer forte et courageuse, oublier le mal que cet abruti de Jayden lui avait fait. Elle voulait simplement arrêter de souffrir et se sentir un peu mieux. Se rassurer tout en se rendant compte que ça la détruisait. Je n’ai jamais été une femme facile et encore moins peu futile, j’étais sérieuse. Avant cette période… difficile, je n’avais fréquenté seulement que deux hommes : Stan et Jayden. C’est peu pour une jeune femme ? J’avais rencontré Stan à l’adolescence, il était un peu plus âgé et j’étais déjà mature pour mon âge devant avoir le rôle de la mère pour Lena. Il fut le premier mais pas le dernier quand il décéda alors que le mariage approchait. Triste vie mais au fond… si je dis qu’il était un surfeur, vous comprenez par là qu’il n’était pas fidèle. Ils ne le sont jamais. Ensuite Jayden, crétin qui n’était pas mieux à fuir à la première déclaration. Je vous jure, les hommes parfois. Au fond, je voulais simplement me prouver que je pourrais éviter de m’attacher trop rapidement ? Que ce soit amicalement parlant ou alors en amour, je m’attache trop vite. Je le sais et je l’ai toujours su. C’est peut-être par ce que j’ai tant perdu que je veux être entouré pour ne jamais être seule ? Au fond, on ne le saura jamais.

C’est alors que je pensais à cette soirée au club… que soudainement tout se mit à trembler dans le bar et que la panique m’emporta pendant un instant. Les vitres se misent alors à éclater sous la pression du vent devant mes yeux ce qui me fit soudainement une frayeur. Je ne savais pas ce qui se passait ou encore moins pourquoi, il est vrai que la météo était loin d’être au beau fixe mais la peur l’emportait et je ne comprenais plus rien tout en regardant les verres sautiller sur le comptoir et le contenu de ceux-ci trembler. Me planquer ? Je le voulais mais je restais comme figer, impossible de bouger. M’inquiétant alors simplement pour les gens qui m’étaient proche et me demandant ce qui se passait. Je ne comprenais rien, je ne voulais rien comprendre mais m’abriter cependant… comment faire si seulement mon esprit se mettait en action et que mon corps se refusait d’un déplacement ? Pourquoi restais-je là ? Peut-être de peur qu’un geste puisse m’être fatal. C’est alors que je sentais soudainement un genre de mal à la cuisse, je le sentais enfin tout en me rendant compte après plusieurs minutes qu’un fracas de vitre avant simplement atterri dans le bas de ma jambe. J’avais envie de crier ma douleur mais pourtant j’étais trop paniqué par la situation que pour avoir « mal » au point d’être une souffrante chiante à l’agonie puis ce n’était qu’un petit fracas, rien de grave et je me sentais alors peu soutenu par ma jambe qui relâcha soudainement. C’était pourtant totalement superficielle enfin assez pour n’avoir touché aucuns os. Autour de celui-ci, mon rouge était simplement d’un brun… non pas un rouge sang mais le mélange de couleur donnait un brun se mélangeait un peu d’un mauve enfin une couleur jean avec du rouge sang… Ne faut pas faire un dessin pour que vous voyiez ce que je voulais dire ! Je tentais de bouger mais j’avais de moins en moins d’équilibre et pourtant je restais là, je me disais… je dois le retirer mais je ne le retirais pas. Encore fallait-il que mes bras réagissent et se rendent à la blessure pour sauver le tout mais je ne pouvais pas. Alors qu’il demandait si quelqu’un avait un truc de cassé, beaucoup ne répondaient rien dans le bar et je ne répondais rien car je me contentais de m’écrouler sur le sol, non… je ne perdais pas connaissance mais c’est ce qu’on pourrait dire un petit choc qui ne me permettait pas réellement d’agir. Etais-ce un choc ? Une peur de mourir ? Je n’allais pas mourir, je le savais mais c’est toujours sur l’instant par la surprise que l’on se pose la question. Comme quand on regarde un film d’horreur et que d’un coup… alors qu’on s’y attendait le moins… le tueur arrive et tire ou donne un coup de couteau tandis qu’on dormait ou que l’on s’attardait sur un autre truc… dans ce cas, on a le cœur qui bat vite, très vite et depuis l’instant ou les fenêtres avaient explosées, mon cœur battait. Pour être plus précis, mon pouls prenait de la vitesse. Je me retrouvais alors sur le sol en portant enfin ma main vers ma cuisse et retirant le morceau de verre en le regardant bizarrement et en me demandant si c’était du sang ou pas. La question con mais je me remettais de mes émotions peu à peu… je n’y croyais pas vraiment et commençait seulement à me rendre compte de la douleur. Beaucoup diront « elle est courageuse, elle n’a pas mal » mais attendez… la douleur ne fait que commencer alors que je me rends compte de celle-ci. Ma première réaction fut de chercher mon portable à la ronde… ou l’avais-je déposé ? Je ne m’en souvenais plus mais je m’inquiétais pour Lena, enceinte qui devait être « Dieu, je ne sais où », je m’inquiétais pour elle et tous mes proches en oubliant pas la douleur qui me tiraillait à la cuisse tout en tentant de me glisser vers un mur pour m’abriter. Je regardais devant moi en voyant un jeune homme écroulé sur le sol… je ne savais pas si il était blessé enfin je n’en savais rien et peut-être qu’il avait simplement trop bu. Était-il déjà là tout à l’heure ? Il paraissait inconscient et mon regard se fixa sur lui alors que je tentais de me laisser glisser vers lui comme je le pouvais. Ouais, j’étais blessée à la cuisse et tout ce que je pouvais faire était de l’aider ! Je m’écriais alors « Ici, un inconscient », j’aurais du mal à me dire que j’aurais confondu un homme mort saoulé à un inconscient ayant mon diplôme en médecine mais on s’en fiche un peu, non ? Je ne me rends même pas compte que moi-même… je suis blessée et que j’ai besoin d’aide. J’aide les autres comme une Pandy fait toujours. Je mérite une médaille…

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MessageSujet: Re: Pandy - Sur une ballade Irlandaise   Mar 8 Mar - 20:35
Isaac se retourna une fois que le premier gros coup fut passé. Le vent continuait à souffler, semblant plus fort qu'avant à cause des vitres éclatées en morceau qui jonchaient à présent le sol, risquant pour quiconque voulant subrepticement marcher à pieds nus dans l'établissement, ce qui, il fallait l'avouer, était aussi stupide que de manger sa soupe avec une fourchette. Vous pouvez toujours essayer, les joies de la physique font en sorte qu'un corps liquide tienne moyen dans ce genre de couvert. Mais tout de fois, durant cette accalmie, c'était un bien grand mot, disons que au moins, il n'y avait pas de pancarte qui traversait le champ de vision d'un bout à l'autre de la vitrine à la vitesse avoisinant le "si tu te le prends dans le visage, on ramasse ta tête 10 mètres plus loin". Oui, c'est une expression très classe mais Isaac est comme ça aussi, le patron de L'irish Clover quitta les verres qu'il cherchait désespérément à sauver, autant dire que ça allait être peine perdue pour lui. Il posa les mains sur le comptoir, les morceaux de verre craquant sous son poids et formant une mélodie fort peu plaisante à entendre. Alors qu'il aurait pu penser aux coûts des dégâts, l'irlandais pensait surtout à ses clients et à leur santé actuelle.

Il parcouru du regard la pièce, tournant la tête à gauche à droite en quête d'une réponse à sa question. Ici et là, les clients se relevaient, parfois en s'entraidant. Il avait tous l'air d'aller plus ou moins bien. Du moins, il n'était pas gravement blessé. Un des clients, un homme chauve et légèrement bedonnant, en costard cravate gris, remettait ses lunettes qui avaient subit le même sort que la vitrine du pub, un des verres avait volé en éclat et la branche qui lui était opposée se dressait vers le ciel sous la forme d'une antenne cherchant à capter un message… ou la chaîne météo. Il sorti un mouchoir en tissu blanc de la poche de son veston et étouffa l'arrachement de ses poumons dedans, tout en faisant un signe de la main au propriétaire pour lui faire comprendre que tout va bien. Un peu plus loin, une femme aidait son mari, tout le laissait paraitre du moins, à se relever, difficilement. Mais c'était plus du à son grand âge qu'à une blessure lors de la chute. Enfin, son regard se perdit vers un jeune homme, ayant déjà vidé quelques verre d'eau de vie depuis son arrivée qui observait la rue comme si godzilla venait de passer devant ses yeux ébahis.

Isaac suivit alors son regard vers l'extérieur, et, non conscient du danger, s'approcha du chambranle qui, il y a quelques minutes, entourait fièrement une vitre de verre sur laquelle était apposé en lettrage un trèfle à quatre feuilles ainsi que l'appellation du pub, "Irish Clover", le tout entouré de part et d'autres de trois lignes horizontales dont la grosseur allait en diminuant plus on remontait sur le support. Malgré le vent qui soufflait, Isaac n'était pas plus effrayé que ça, il avait l'habitude des orages violents dans son pays natal, surtout quand on vit son enfance dans une roulotte au toit qui perce et au mur qui chante sous l'effet de la moindre bourrasque. La météo était quand même plus puissante que dans son Irlande bénie, mais autant ne pas sombrer dans l'inquiétude, les clients s'en chargeait très bien tout seul. Il pencha sa tête par le trou former par l'ouragan avant de constaté les dégâts sur dans la rue. Une voiture se retrouvait sur le toit et pour ainsi dire les objets de plus petite taille avait disparu, purement et simplement, remplacer par d'autres venant d'un quartier différent que la Market Street. Le vent recommença à souffler de plus belle, obligeant le barman à rentrer à l'intérieur pour ne pas se faire aspirer par une brise un peu trop puissante pour ses jambes.


« Ici, un inconscient »

Les paroles provoquèrent chez l'Irlandais un retournement à cent quatre-vingt degrés pour voir d'où venait la voix. Il réalisa alors que la demoiselle qu'il s'apprêtait à servir était couchée sur le sol à quelques centimètres d'un autre homme semblant inconscient. Il était dans l'angle mort du barman lorsque ce dernier se trouvait derrière son outil de travail. Et dans la panique, il ne pensait plus à son ancienne conquête qui avait disparu suite à l'explosion de la vitre. Isaac se précipita alors vers l'homme étendu, terminant sur les genoux dans une glissade parfaite dès que le sol n'était plus recouvert de débris de verre, et que la distance n'était pas trop longue quand même. Il retourna l'homme sur le ventre pour constater avec joie qu'il respirait encore. Mais seulement, il était bel et bien dans les vapes. Isaac réfléchit un petit instant en regardant la pièce pour voir où il pourrait porter le bougre. Une chaise se trouvait non loin, contre le mur arrière du pub. Restait plus qu'à l'amener là-bas. Il se tourna alors vers l'inconnue de ses rêves et s'inquiéta finalement de son sort.

"Et vous, ça va ?"

Il eu à peine fini sa phrase qu'une nouvelle bourrasque s'engouffra dans la pièce soulevant les cheveux des gens qui pouvait encore se vanter d'un avoir. Isaac releva la tête juste à temps pour voir le pire arriver. Sans réfléchir plus que ça, il attrapa la demoiselle pour la plaquer contre le sol en se mettant au dessus d'elle, essayant tant bien que mal de protéger les deux personnes les plus proches. La voiture termina son tonneau dans la façade du pub, éclatant au passage une partie des boiseries qui composait la vitrine. Isaac sentit les morceaux de bois tomber sur son dos. Malgré une douleur passagère, il se contenta de garder un visage impassible devant l'adversité. Il releva la tête pour voir la voiture à moitié rentrée dans le pub, retournée sur le flanc, une roue tournant encore au ralentit.

"Excusez-moi" dit-il à la demoiselle avec un léger sourire quand il pu faire le constat que sa protection avait été efficace. "Nous ne somme pas en sécurité ici. Descendons à la cave, on ne risque rien… vous pouvez vous lever ?" Voyant qu'elle le faisait avec beaucoup de mal, Isaac remarqua alors le jeans qui prenait une couleur rougeâtre qui s'étendait de plus en plus. Il se tourna alors vers le jeune homme à casquette qui imitait à merveille le poisson sortit de l'eau devant l'automobile qui s'était invitée pour boire un verre. "Toi, viens me donner un coup de main pour le porter. Et vous" s'adressant à présent à l'homme à lunettes "venez aider la demoiselle."

Le jeune garçon arriva assez vite pour mettre le bras de l'inconscient sur son épaule, suivit dans la foulée par Isaac afin de le relever. Le troisième homme lui, fut d'abord surpris de la requête du patron de l'Irish, il bafouilla des mots inintelligibles avant de se résigner en voyant que Isaac ne l'écoutait pas de toute façon. Il se leva timidement et approcha de la demoiselle tout en s'excusant, cherchant un moyen de la relever avec des gestes affreusement gauches. Isaac demanda à tous les clients de le suivre et il enfonça la porte de la cave avec son pied. Tout en faisant attention, et en allumant le courant qui, par chance, marchait encore dans cette pièce, vive l'éclairage de secours qu'il avait installé, il descendit les marches en premier, suivit par le jeune et entre eux deux l'homme inerte. Il fut déposé contre le mur de la cave, comme la majeure partie des autres qui s'asseyait sur le sol comme un siège de fortune. Isaac lui restait debout, avant de se tourner vers la demoiselle de ses nuits, ou d'une seule plus vite.

"Je vais chercher de quoi vous soigner… ne bougez pas !" Pour joindre les gestes à la parole, il remonta les escaliers. Il avait une trousse de soin à l'étage, le tout, c'était d'y arriver. Isaac était fou ? Non pas plus que ça, il savait juste que les autres avaient besoin de lui et que c'était de son devoir de veiller sur eux. Après tout, "Un barman sauve des vies" ça sonne mieux que "Mort tragique dans un pub irlandais" dans les gros titres de journaux. Isaac claqua la porte derrière lui pour se retrouver seul à l'étage, avec pour compagnie cette voiture qui, espérons-le, n'allait pas vouloir exploser. Il y avait déjà assez de dégâts comme ça.
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MessageSujet: Re: Pandy - Sur une ballade Irlandaise   Dim 20 Mar - 17:37
Je prévenais seulement d’un inconscient que je sentais tous les regards se braquer sur mon comme si… tout le monde oubliait ce qui ne va pas chez chacun pour se concentrer sur la seule personne qui parlait. Je n’aimais pas attirer l’attention sur moi, je dois même dire que je haïssais ça mais que pouvons-nous y faire ? Cela arrive toujours dans ce genre de situation, une personne qui capte l’attention des autres qui ont justement besoin de capter leur attention ailleurs pour reprendre les esprits. Je n’aimais pas ça mais que pouvais-je y faire ? J’étais en quelques sortes l’attireuse des foules avec cet inconscient. En très peu de temps le barman arrivait à mon « secours » si l’on veut mais plus vite à celui de l’inconnu. Je n’avais pas besoin de secours mais ce jeune homme en avait tout simplement bien plus besoin que moi. Il allait bien enfin j’avais constaté qu’il respirait mais je savais pertinemment que cela pouvait changer ayant fait médecine et étant à la morgue… j’avais déjà vu plusieurs cas d’inconscient donc la respiration ce coupe soudainement suite à des laissons que nous ne pouvions déceler sans radio ou même qu’on l’ouvre (je passe les détails). Le barman me demandait si j’allais bien… « Je… je » disais avant que ça reprenne pour un tour et qu’il ne se jette sur moi en me plaquant au sol ce qui me surprit et me gênait un peu sans que je puisse l’expliquer. J’entendais tellement de bruits en ne voyant que sa chemise qui me volait les yeux et m’empêchait de voir ce qui se passait autour de moi. Ma jambe me lançait mais c’est surtout la panique qui s’emplit encore de moi et me disait de me contenter de ne point bouger. Ne pas bouger ? Je trouve ça drôle car ce n’est point facile pour tous. Je me demandais ou était Lena, ce qu’elle devenait ? Était-elle à l’abri ? Je ne pouvais pas le savoir et cela me laissait de glace mais pas seulement Lena mais aussi Gianni et toutes les personnes qui m’entourait… comme une folle… je me faisais des films monstrueux sur ce qu’ils pourraient leur arriver et c’était tout moi… j’étais là à m’inquiéter alors que j’avais la cuisse blessée.

On dit souvent que l’on voit notre vie défiler avant de mourir, je n’allais pas mourir… je le savais mais je voyais bêtement et simplement toutes les personnes que j’aime défiler dans ma tête en me demandant ou ils se trouvaient. C’est stupide, hein ? La peur qui paralyse et ne peut m’empêcher de me faire des soucis. Une fois le tout calmé, il s’excusa ce qui me fit légèrement rire malgré tout… c’était une phrase de routine dans ce genre de situation, j’avais l’impression de vivre un film bizarre de science-fiction du genre… tornado ! Et mince… j’allais passer sur un écran géant ? « C’est rien », disais-je simplement d’une voix assez douce et sereine alors que j’étais loin d’être douce ou même sereine à l’instant présent… je voulais m’endormir et me réveiller quand tout serait fini mais je ne pouvais pas. « Ça va, je crois que je peux marcher », disais sans vrai conviction mais je savais que je le pourrais seulement j’étais encore un peu sous le choc cependant j’allais très bien et ce n’était que superficielle, juste un petit bobo comme quand nous marchons sur un morceau de verre… on boite les premiers mètres mais après, ça va. Je tentais de me lever alors qu’aussitôt, il commanda à un homme de venir m’aider. Un homme à lunette typique du pervers marié avec 3 enfants dont la femme ne satisfait plus qui traine dans les bars… j’avais l’art d’avoir toujours juste sur les personnes quand je les regardais et quand il commençait à me porter avec un peu de retard suite à la demande du barman. Ses gestes me gênait car il s’approchait un peu trop près de la blessure et je ne pouvais me contenter de le regarder avec mon air « mais ça va pas dans ta tête » ? C’est alors que ses gestes étaient un peu trop « pas normale » et me gênait encore plus… que je finis par le regarder en arquant un sourcil. C’était le genre de geste qui me sortait de mon choc et me remettait les idées en place… « Ouais, bref… lâchez-moi, je vais me débrouiller comme une grande », disais-je sur un ton un peu désinvolte avant qu’il ne me repose sans insister et que je commençais à descendre les escaliers en tentant de ne pas forcer trop sur l’une de mes jambes. Le gars à lunette me regardait toujours bizarrement, le genre qui lèche les vitrines… comme un chien qui regarde ses croquettes et je ne pouvais m’empêcher de lui faire un sourire qui voulait dire : même pas en rêve. Il devait avoir 40 ans et aussi manger bien trop de Donuts comme Homer Simpsons.

Voyant l’homme du bar que je connaissais déjà enfin connaissais… je ne sais pas si l’on peut dire connaitre car au fond, on ne s’était vu qu’une seule fois. Enfin bref, il me disait aller chercher de quoi me soigner mais je voyais bien trop de monde avec des petites blessures par ici et par là comme une enfant qui avait l’air d’avoir eu plus ou moins la même chose que moi dans son bras. Je ne pouvais m’empêcher d’arracher le bas de mon jeans violemment sous les regards du pervers lourd à lunettes qui disait « Tigresse »… premier réflexe que j’avais était lui sortir un beau « Hein ? » en grimaçant avec la tête qui accompagnait ce genre de réponse. La petite fille souriait légèrement à la situation en disant… « Ce n’est pas un tigre, c’est une madame… » Ce qui m’amusait car oui, les enfants aimaient les animaux et ils avaient la curieuse habitude d’imiter les bruits et de s’éclater à les reconnaitre. Je m’occupais alors de ma cuisse en utilisant un morceau de jeans comme garrot pour arrêter le sang même si il ne coulait pas réellement trop fort mais on ne sait jamais cependant je savais que je pourrais marcher sans trop de difficultés pour aider la petite fille à soigner ses blessures. Très rapidement, je pouvais me lever et je n’avais pas désinfecté, je le savais cependant ce n’était rien, je pourrais tenir en attendant le retour du jeune homme. Je prenais alors rapidement un peu d’eau et un chiffon propre en allant près de la petite fille et la rassurant tout en lavant sa plaie à l’aide d’eau. Les enfants passaient toujours avant les adultes et là, je me fichais un peu de ma blessure. « Ils sont ou tes parents ? », disais-je doucement avant qu’elle ne montre l’homme inconscient sur le sol en disant que c’était son papa. La pauvre. Je ne voyais que cette petite fille qui avait besoin de l’aide d’un adulte assez intelligent que pour l’aider car l’homme à lunette n’avait pas l’air futé et les autres s’occupaient de réveiller l’inconscient. « Personne n’aurait une chemise blanche ou un tissus simplement propre et fin ? » disais-je ne m’écriant en peu pour dire que l’on m’entende entre deux pensées. Je voulais simplement de quoi penser la blessure de la petite en attendant mais personne ne répondait, personne ce qui m’énervait et je me relevais en montant alors les escaliers « Je vois… », Même pas capable de partager la chemise avec un enfant ou un truc tout simplement, les gens étaient de plus en plus égoïste ce qui avait le don de m’énerver. Je remontais en cherchant Isaac du regard entre les décombres car j’avais absolument besoin de quoi aider la petite. « Il y a quelqu’un ? » disais-je bêtement alors que je savais qu’il devait y avoir quelqu’un. « Un enfant est blessé, il faut de quoi l’aider. »

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PANDORA ♥ I LOVE YOU Ton regard n'est que le miroir de mon âme. Quand tu poses les yeux sur moi, je me sens unique. Quand tu me murmures, je les ressens. J’entends ton cœur qui bat aussi fort que le mien. Cette chamade des organes qui ne font qu'un lorsque tu embrasses mes lèvres. Cette électricité qui en émane. Cette impression que rien ne compte, sauf moi. Ce regard qui me dit : Je t'aimerais toujours. Est-ce si facile d'aimer quand on est aimé ?
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MessageSujet: Re: Pandy - Sur une ballade Irlandaise   Mar 5 Avr - 18:11
"Ok mon vieux, c'est bien le moment pour jouer les héros et épater la galerie"

Voilà exactement ce qu'Isaac s'était dit au moment où la porte en chêne menant à la cave se refermait. C'est vrai à la fin, qu'est ce qu'il avait à se mettre en plein cœur d'une tempête pour sauver la vie, certes d'un client, mais qui n'en restait pas moins un sombre inconnu qui, outre la reconnaissance éternelle ne lui rapportera pas grand-chose. Et la reconnaissance éternelle ne paye pas trop les factures ces derniers temps. Et vu l'état du mobilier… et de la façade, autant dire qu'il lui faudrait un beau paquet de reconnaissance à mettre sur le chèque de l'assurance, ou des réparateurs, c'était selon. Il doit avouer qu'il ignorait totalement si son assurance prenait en charge les dégâts réalisé "à cause de conditions météorologiques inattendues". Pour le moment, le bar de son pub adoré semblait encore tenir le coup, si une nouvelle bourrasque ne prenait pas un malin plaisir à renvoyer une voiture finir le Strike de la première. Pour ce qui était de la vaisselle, on pouvait repasser. Bon Isaac en a vu d'autre mais il allait être difficile de retrouver de l'argent pour tout reconstruire maintenant, comme on pouvait le comprendre, il préférait ne pas faire appel à des mauvaises fréquentations comme la dernière fois.

Isaac pris une profonde inspiration alors qu'il était toujours sous la protection de l'encadrement de la porte. Sa chemise dansait au grès du vent accompagné dans ce magnifique ballet par les cheveux du bel irlandais. La trousse de secours se trouvait dans sa boite à pharmacie qui elle-même se trouvait dans la salle de bain et qui elle-même se trouvait… à l'étage… Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer. Ca aurait été aussi facile d'avoir une trousse de secours à portée. Mais soyons sérieux, très honnêtement, est-ce qu'un seul d'entre vous penserais à mettre une trousse de secours dans une cave ? Personne ? Tout à fait logique, car on a aucune raison de la mettre là. Le propriétaire de feu l'Irish Clover commença sa longue course alors que deux choix s'était offerts à lui. Courir tête baissée au prochain coin le plus sécurisé ou option 2, longer le mur en prenant appui à tout ce qu'il pouvait. L'option 1 avait été sélectionnée, mieux valait ne pas trop rester à l'extérieur, enfin l'intérieur même si on ne pouvait plus exactement voir la différence entre le pub et une simple terrasse couverte. Déviant de sa trajectoire par moment, Isaac arriva quand même à son point de rendez-vous, l'escalier en colimaçon, seul accès à l'étage supérieur et les quartiers d'Isaac. Il monta les marches quatre à quatre.

Et comme il s'y attendait, le premier étage ressemblait assez bien au rez-de-chaussée. À savoir un chaos indescriptible, entre les vitres éclatées en morceau qui jonchaient le sol accompagné par tous les objets de petites tailles relativement légers qui n'avait pas su résister à la violence du vent. Tout ce qu'il fallait pour faire déprimé un homme en se rendant compte qu'il avait tout perdu. Heureusement, Isaac n'était pas de cette catégorie d'homme. Un pub ça peut se reconstruire de toute façon, ce n'était pas comme si c'était la première fois qu'il perdait absolument tout. Alors qu'il se déplaçait le long de ce couloir vers la porte du fond, son pied écrasa un objet non identifié. Isaac plongea son regard sur le sol pour apercevoir un petit cadre dans lequel on pouvait voir sa famille, son ancienne famille au grand complet. Il y avait Luna, sa femme, Michelle, sa fille et même Amy, sa sœur. Isaac se pencha pour prendre la photo hors du cadre brisé, faisant bien attention de ne pas se couper. Il plia la photo en deux avant de la glisser dans sa poche avant d'essuyer la larme qui commençait à perler sur le coin de son œil. Si il devait tout perdre, c'était bien la dernière chose qu'il sauverait de l'apocalypse. Maintenant direction la salle de bain. Il passa devant les autres portes sans trop s'attarder sur l'état des pièces avant d'ouvrir la dernière porte et de remarquer que les canalisation avaient explosé, pour tout arranger. Visiblement, une bourrasque dans la petite fenêtre avait fait tomber la grande tour qui lui servait d'armoire pour butter contre la douche et flinguer le tuyau. De mieux en mieux. Isaac marcha dans la flaque d'eau sans trop se poser de question. C'était une journée de merde, c'était une journée de merde.


"Un enfant est blessé, il faut de quoi l’aider."

"Oui, bon, je fait ce que je peux"

Isaac avait gardé cette réflexion pour lui. La personne qui avait lancé cette phrase au loin, depuis la cave à n'en pas douter, était loin de ce douter des difficultés qu'Isaac avait pour arriver à faire ce qu'il fallait pour aider ses clients. Il aurait pu tout aussi bien lâcher un "Vous n'avez qu'à le faire vous-même". Ce n'était pas dans l'habitude d'Isaac d'être aussi froid, et c'était d'ailleurs la raison pour laquelle il ne l'avait dit qu'à voix basse pour ne pas qu'on puisse l'entendre, mais il n'avait que deux mains et l'incapacité de faire plus que ce qu'il ne faisait déjà. Il ouvrit le miroir qui servait d'armoire pour y prendre la trousse de premier soin et l'ouvrit. Elle contenait tout ce qu'une bonne trousse de soins se devait de contenir. Le patron des lieux regarda dans l'armoire et glissa tout ce qui pouvait aider dans la trousse avant de la refermer tant bien que mal. Il ne restait plus que le chemin du retour. Isaac quitta la pièce pour retourner dans le couloir et se diriger vers l'escalier en bois. Et c'est là que les problèmes pouvaient commencer. En arrivant à hauteur de l'escalier, le propriétaire du dit escalier pu constater que ce dernier n'était plus que des ruines, du moins les dernières marches qui manquait à présente. Il descendit prudemment autant qu'il le pouvait avant de se retrouver devant ce gouffre et sur une paroi assez instable, qui tenait plus par sympathie que par des appuis solides. Isaac cala la trousse contre son torse avant de faire un bon vers le sol. Il chuta douloureusement et, selon ses rapides estimations, se foula la cheville dans sa chute. Il se releva en boitant pour se rendre vers la cave avec son butin lorsqu'il tourna la tête vers la direction de la rue. C'est à ce moment là qu'il l'aperçu, une jeune demoiselle qui s'avançait dans la rue. Toujours en boitillant, il se dirigea vers la façade désormais disparue de son débit de boisson. Se protégeant du vent en portant son bras juste au dessus des yeux, chose totalement inutile, comme si il n'allait rien lui arrivé parce qu'il a pris cette position, il porta un peu plus son attention sur la personne qui semblait aussi lutter contre le vent dans une sortie qui, si ça n'avait pas voulu être du suicide, était de loin une idée stupide. Et vouloir lui porter secours dans son état était aussi stupide, mais ça, c'est juste un détail. Isaac approcha ses deux mains de sa bouche afin d'en faire un mégaphone primitif et donner plus de portée à sa voix.

"Mademoiselle, venez par ici, c'est dangereux de rester dehors"
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MessageSujet: Re: Pandy - Sur une ballade Irlandaise   Lun 18 Avr - 20:29

Layla, you've got me on my knees…Layla, I’m begging Darling please…

Ainsi fut la mélodie qui me tira du sommeil, un sommeil qui, la veille, je n’aurais pas imaginé si profond. J’avais eu de la chance cette fois-ci, car je n’avais pas eu besoin de me gaver de médicaments pour espérer avoir une réaction positive de mon organisme face à l’oreiller et au sac de couchage (j’aurais préféré dire « draps », mais mentir dans ce cas-là serait…comment vous dire…honteux ?). Une belle nuit en somme. Pas trop de bruit à l’extérieur, le minimum que je puisse demander pour avoir du repos. Seul le vent avait commencé à se lever vers trois heures du matin – le tableau de bord l’affichait fièrement, de ses chiffres fluorescents – mais Dieu sait que ça ne pouvait réveiller une gitane. Tout du moins, ce qu’il en restait. Je m’étirai comme je pu, évitant de me cogner la tête dans quelque chose en me redressant. J’évitais un maximum de me blesser, car je n’avais pas suffisamment d’argent pour les soins. C’était difficile à avouer. Difficile à vivre également je vous l’accorde. Mais chaque vie a sa part de noirceur. Qu’en est-il de la mienne ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je ne veux même pas le savoir. Je vis l’instant présent ; j’ai Hope, une petite fille que j’aime, et qui m’aime aussi…je ne peux rien demander de plus. Car tout ce que l’on m’a offert, on me l’a reprit aussitôt. Je pris la peine de m’installer à la place du conducteur de façon à retirer le carton que j’avais placé sur le pare-brise de façon à isoler un maximum la voiture, mais aussi dissimuler les plus gros rayons du soleil, s’ils tentaient à s’infiltrer à l’intérieur. Lorsque je retira cette épaisse couverture, je tombai alors nez à nez avec une vue sur l’océan magnifique, que l’on me donnait chaque matin, lorsque je me levais de bonne heure. Six heures et demie et quelques, c’était, en gros, l’heure à laquelle j’avais l’habitude de quitter les bras de Morphée. Un peu tôt pour certains australiens, qui ne pointaient pas encore leur nez dehors, sauf pour quelques courageux qui voulaient se préparer en bonne et due forme pour leur matinée – voire journée – surf. Cela devait bien faire deux semaines que je n’avais pas surfé. Pas par manque de temps…juste que je n’avais pas trop l’esprit à cela. J’éteignis le poste radio qui jouais encore la chanson de Clapton que j’aimais tant, puis enfilai mon manteau. Un manteau que je n’osais porter qu’en me réveillant, car il n’avait vraiment rien d’attirant. Une espèce de doudoune qui me donne l’air d’une bonbonne, mais c’était pour ne pas attraper froid, car je dormais en débardeur la majeure partie du temps. Je sortis, prit mes affaires de toilette dans le coffre et m’en allait vers les vestiaires de la plage, de façon à m’y préparer, comme tous les matins. L’avantage était sa gratuité et ses heures d’ouverture illimitées. Ce n’était guère la même chose au port, dont la capitainerie refusait catégoriquement les non adhérents (ou non visiteurs possesseurs de bateau). Je ressors enfin, propre comme un sous neuf. La journée pouvait enfin commencer.

J’ai déplacé la Chevy, comme d’habitude, pour ne pas avoir à craindre qu’on lui fasse voir quelques rayures…non, je ne suis pas paranoïaque : juste préventive. Les jeunes ne sont pas tous aussi sages que l’on croie, surtout à proximité d’une plage, lieu de détente (dans l’idée). Une fois à l’abris, je pris mes affaires pour me rendre à la boutique. Je quitterai après la pause midi pour pouvoir répéter un peu avant ce soir. Peut-être que Jake serait là avant moi au point de rencontre, il aimait être ponctuel – moi aussi certes, mais je n’avais pas toujours le temps dans la poche. Ce grand homme en l’apparence inapprochable avait un cœur gros comme ça. Un nounours. Je le voyais un peu de cette manière, et ce genre de remarques lui faisait souvent lâcher quelques grossièretés mal placées, qui tenaient plus de l’amusement qu’à autre chose. Je ne pouvais l’imaginer frustré à cause de l’une de mes fébriles paroles, parfois dénuées de sens. Tout se passa plutôt tranquillement, avec le bon vent de prévu, beaucoup sont venus s’essayer aux vagues ce matin. Ça m’aura au moins permit de voir de nouvelles têtes, ce qui n’était pas le cas tous les jours. Après le déjeuner, j’ai salué les quelques employés qui étaient restés, puis je disparu de nouveau. J’avais quelques courses à faire.

Lorsque je suis rentrée dans le magasin de vêtements, je me suis sentie tout de suite mal à l’aise. Comme si je n’avais pas ma place. En passant à côté d’un miroir positionné aux côtés des cabines d’essayages, je découvrais un visage morne. Je n’avais l’air de rien, si ce n’est une femme terriblement fatiguée, peut-être même spectrale. La voix de la vendeuse me tira de mes pensées, et elle me demanda ce que je recherchais. « Rien en particulier, je regarde juste. », répondis-je de façon automatique. Je n’avais pas très envie de m’éterniser dans ce genre d’endroits. Certains m’avaient peut-être déjà vue dans certaines boîtes de nuits…quoique, ils ne regardaient plus tellement les visages mais les formes, parfois même la danse, lorsqu’ils avaient moins d’alcool dans le sang. Je passais alors furtivement dans les couloirs tout d’habits garnis, sans vouloir passer pour une pauvre biquette perdue dans les bois. D’ailleurs, si on me comparait à une biquette, je serais forcément vexée : je n’avais rien en commun avec cet animal, sauf peut-être la blancheur, aujourd’hui. J’étais fatiguée et cela se sentait. En me souvenant cette nuit, je ne pouvais que relativiser…alors je relativisais, je n’étais pas aussi malheureuse que ça, non ?

Alors que j’essayais un jean dans une cabine, la radio qui passait s’arrêta brutalement. La chanson en apparence sans complexe de cette chère Inna (que je ne portais pas dans mon cœur en tant qu’artiste, soyons d’accord) fut coupée, pour être remplacée par une voix féminine grave, beaucoup moins funky que tout à l’heure…je m’étais arrêtée dans mon geste, celui de retirer le jean que je venais d’essayer. Une jambe dehors, l’autre était belle et bien saucissonnée dans cette prison de tissu grisâtre. Un ouragan était en approche certaine. Ça ne semblait pas être la première fois qu’elle lançait cet appel au confinement, toutes les radios devaient s’y mettre. J’étais un peu à la ramasse : je venais même de remarquer l’employé qui s’occupait de protéger les vitres. Instinctivement, je pensai à Hope. Nous étions bien mardi, n’est-ce pas ? Elle devait aller au parc avec son père toute l’après-midi, c’était ce qu’elle m’avait rapporté le week-end dernier. Comme quoi, il s’occupait d’elle de temps en temps. Même si je le sentais incapable de faire plus sur cinq jours. Il avait fallut que ce soit ce jour-là…pourquoi ? Je dû laisser tout en plan, me rhabiller en vitesse, prendre mon sac, et m’excuser au passage de ne pas pouvoir finir ce que j’avais à faire. Dehors, de grosses bourrasques rythmaient l’avancée des quelques passants, et moi-même par la même occasion, car je pris la direction du parc qu’ils avaient l’habitude de fréquenter : cela ne pouvait être que celui-là, c’est le plus proche de l’appartement d’Alexei. Tout en tenant fermement mon sac contre moi, je sentais le vent me faucher d’une façon de plus en plus dangereuse. Jusqu’à ce que je doive m’accrocher à un poteau pour ne pas succomber à la rafale qui venait de s’engouffrer dans l’avenue. Plus personne sur la route, ni même dans cette rue, sauf peut-être une ombre, là-bas, que je discernais difficilement. Alors que je luttais contre la colère du ciel, j’entendis quelqu’un crier. J’essayai de le trouver, mais je n’y arrivais pas. Le sifflement était trop important et mes cheveux me griffaient le visage, m’empêchant de voir quoi que ce soit. J’étais aveuglée. Mes membres, eux, étaient tendus, tentant tant bien que mal de devenir aussi robuste que le poteau auquel je me retenais : en vain. Mais, dans mon esprit, cela n’était plus tellement la même tournure…qu’en était-il de Hope ?
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MessageSujet: Re: Pandy - Sur une ballade Irlandaise   Dim 22 Mai - 12:22
Je n’avais pas vraiment entendu ce qu’il avait dit… trop bas mais avec les décombres, je m’en fichais un peu de lui demander de répéter car nous n’avions vraiment pas le temps de chipoter. Cherchant alors mon sac à proximité de l’endroit où je me trouvais. J’attrapais mon portable et constatais que j’avais un minimum de réseau mais peine perdue, je ne voulais pas appeler l’hôpital, ils devaient être aussi occupé que nous ici… ça devait être l’enfer. Non, je devais utiliser mes connaissances ici et pour soigner les gens. Attrapant alors une bouteille d’alcool rapidement dans le bar, je ne voulais pas laisser cette enfant comme ça sans désinfecter sa plaie, c’était une petite fille. Je tenais à ce que tout aille bien pour elle, pas d’amputation. Un enfant a besoin de s’amuser avec tous ses membres. Prenant alors des morceaux de mouchoirs propres qui pourraient servir de compresse et ma trousse d’urgence à manucure pour avoir d’urgence pour les filles maladroites dans mon sac afin de l’aider. Ma jambe me faisait mal, oui mais je m’en fichais un peu en ne faisant qu’attention à ce qui pourrait me servir. Prenant alors des chiffons propres dans le bar car cela peut toujours être utile. Oui, je me servais mais il y avait urgence donc l’on ne pourrait pas m’en vouloir et puis faut s’entraider. J’avais les connaissances pour servir à quelques choses. J’avais trouvé le nécessaire… parfois il faut se contenter de ce qu’on a et avant même qu’il ne trouve ce dont il avait besoin, je descendais les escaliers pour retourner parmi les autres ou parmi cet enfant comme personne ne voulait vraiment agir en dessous, je devais le faire. Les dévisageant d’un regard assez froid comme pour leur faire comprendre qu’il était pathétique et égoïste. Je regardais une jeune femme qui devait avoir la vingtaine paniquer… tremblant et chuchoter « On va mourir », je riais doucement et la regardait en souriant. Elle me rappelait un peu ma petite sœur sans les 9 mois de grossesse enfin oui… Je me penchai à sa hauteur pour lui prendre la main, seulement ça en souriant. « On ne va pas mourir, c’est la nature qui fait seulement sa petite fête. », je lui fis un sourire rassurant alors qu’elle relevait son regard vers le mien pour me regarder en souriant doucement. « Viens, tu veux m’aider à soigner cette jolie petite fille ? », elle ne disait rien… elle me paraissait en état de choc mais elle hocha la tête docilement. Les femmes étaient plus réactives que l’homme faut croire. J’attendais sagement, tout simplement attendre que le propriétaire revienne, il pourrait les faire bouger ou je ne sais quoi enfin les remuer… un homme et une voix masculine aurait plus d’impact que ma douceur surement… fallait peut-être que je me dandine autour d’une barre de striptease pour qu’ils m’écoutent. Vous en pensez quoi, vous ? Ils me faisaient tous rire à me regarder faire sans même bouger un petit doigt et chuchoter parfois entre deux dents… des choses que je ne comprenais pas mais chercher à le comprendre m’aurait surtout et avant tout totalement agacé, je ne voulais même pas les écouter, oh non. « C’est la fin du monde » disait un homme au fond avec un air de chasseur… et son chapeau typique de l’Australie. Je me marrais doucement en le regardant. « Oui, c’est la fin du monde… en 2012 mais aussi le 21 mai 2011. Vous allez effrayer tout le monde avec vos conneries alors arrêtez. Merci ou alors bougez votre cul et qu’on s’en sorte tous en un morceau. », Ils me regardaient tous avec le genre de petit regard… qui se demande comment une femme peut oser parler comme ça… ouais… Matcho. A ce moment-là, je me demandais ou était Gianni, il aurait pu m’aider dans ce genre de situation oui et puis je ressentais comme le besoin de l’avoir près de moi car au fond de moi, je paniquais c’était comme Lena, je me demandais ou elle était, je voulais qu’elle soit là, je voulais qu’ils soient là. Je prenais mon portable et j’envoyais un sms à ma petite sœur et je le tendais à la jeune femme en souriant « tu pourrais envoyer un petit message à ma petite sœur, elle est enceinte de 7 mois. Je m’inquiète pour elle », elle hocha la tête toujours sans parler depuis qu’elle avait chuchotée qu’on allait tous mourir. Elle tapait le message et je la laissais mettre ce qu’elle voulait, elle avait l’air malin et pas stupide donc je lui faisais confiance en regardant la petite fille me sourire. « Tu me montres comme va ton bras, mon petit cœur ? », elle hocha vivement la tête, elle allait bien. Elle respirait la vie et la santé. Ça me tuait qu’elle soit coincée ici car elle ne le méritait pas. Personne ne le mérite. Quand je pense que des millions de personnes osent se suicider ou d’autres alors que la vie est belle, elle est belle la vie et que les gens qui aiment vivre… tombe toujours sur des situations pareils. Elle me rendait donc son bras quand je me mis à sa hauteur et le posait sur mon genoux en souriant « Ca va faire mal, madame ? », je ris doucement et lui caressa la joue. « Non, non… on va essayer de ne pas te faire mal et appelles-moi Pandy. Je suis trop jeune pour une madame. », je lui souris. Je voulais surtout la détendre et la mettre en confiance même si je pense qu’elle l’était déjà. La jeune femme me sourit en déposant le portable à ma portée. « Voilà », disait-elle… oui, elle parlait mais c’est tout ce qu’elle dit malheureusement cependant cela me suffit amplement. « Merci, tu peux tenir l’autre main de cette jolie princesse ? », avant même que je ne puisse terminer ma phrase, elle lui prenait la main en souriant. Je me contentais d’ouvrir doucement la bouteille d’alcool et d’en mettre sur un chiffon propre que j’avais pris au-dessus avant de sourire à la petite. « Maintenant, tu vas fermer les yeux… », Elle les ferma sans broncher et serrait les dents comme par peur d’avoir mal et je souris… « Calmes-toi… ça va aller ». Je taponna doucement sur sa plaie en caressant sa main de l’autre main libre que j’avais et je n’avais même pas finis qu’elle rouvrit les yeux assez fière d’elle en souriant. « J’ai pas mal, je suis forte », un homme rit doucement assez amusée par cette petite fille et venait près de nous… enfin et lui tentait un bonbon. « Tu vois… je te l’avais dit, tu es courageuse. », je lui souris en prenant un autre chiffon propre que je tendis à l’homme au bonbon « vous pouvez le découper en lambeau pour lui faire un bandage ? », il hoche de la tête et commença à le faire derrière moi à son aise tandis que je prenais une pince à épiler qui sert à beaucoup de choses pour retirer les copeaux de bois qui était sur la plaie de la petite et elle me regardait faire en mangeant son bonbon. Elle était calme et zen cela m’étonnait mais me faisait plaisir qu’un enfant soit en confiance. Elle regardait alors son papa et prenait une petite moue… « Mon papa, il va bien ? », je continuais sans tourner la tête en me concentrant sur ce que je faisais et rit doucement. « Oui, mon ange… il fait seulement la sieste », il fallait être honnête avec elle mais ne pas dire qu’il était dans les pommes ou autres… elle avait besoin d’honnêteté. Je me demandais si j’étais aussi calme quand j’étais petite, aussi calme que ce petit ange qui pourrait presque se mettre à nous chanter une petite chanson… peut-être l’araignée gypsy qui grimpe à la gouttière. (Désolée, j’ai mon petit cousin dans le coin ahah) Je finissais de retirer les copeaux de bois en étant très douce alors qu’autour de moi, les gens commençaient à se calmer et se détendre pour devenir plus sociable. Il était temps car sinon nous aurons une longue journée ou quelques longues petites heures en prévisions quant à moi, je ne pensais qu’aider car si je commençais à m’inquiéter pour les gens que j’aime… je ne pourrais pas avancer dans ce que je fais, je stagnerais. Je ne recevais point de réponse à ma sœur et tentait alors d’appeler Gianni mais le réseau était déjà bloqué par les millions d’appels que devenait donner les gens. Je voulais juste m’assurer que tout le monde aille bien mais je devais bien me douter que tous les habitants de la ville feraient de même. Reposant alors mon téléphone à nouveau et regardant la petite fille en souriant… « Courage, petit cœur… maintenant je vais prendre les chiffons que Monsieur t’as préparé et tout ira bien. », je lui souris alors qu’elle me rendait ce sourire en regardant le chiffon que je commençais à bander autour de sa plaie. Je faisais attention à ne pas serrer trop fort car il ne fallait pas non plus que ça lui fassent mal quand elle bouge le bras. Une fois le bandage terminé… je lui souris et tandis mes bras vers elle. Sentant un peu le poids sur ma jambes blessée, je m’assis à sa place et la posait sur mes genoux en évitant qu’elle ne touche mes plaies à moi. Une personne s’approchait me proposant de soigne ma cuisse mais je refusais. « C’est superficiel, je préfère être certaine qu’elle va bien »

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MessageSujet: Re: Pandy - Sur une ballade Irlandaise   Mer 25 Mai - 18:21
"Mademoiselle, est-ce que vous m'entendez ?"

Peine perdue, soit le vent masquait terriblement sa voix, soit il était devenu aphone dans la bataille et ne s'en était pas encore rendu compte. Quoi qu'il en soit, il était bien et bien d'un côté de la rue et elle… en face, perdue et sans un abri… bon, le pub était dans un état que le terme "abri" était peut-être mal choisi, mais c'était toujours mieux que le trottoir et les bourraques de vent qui s'engouffrait dans ce couloir artificiel créé par les maisons des hommes. Il continue à bifurquer de sa destination première, la cave, pour se rapprocher de plus en plus de la porte béante faite par la voiture retournée, qui visiblement, d'après l'odeur, commençait à perdre son essence. Génial, pourquoi se contenter d'un seul problème quand on peut en avoir quinze. Il y avait juste à espérer qu'une petite étincelle ne se décide pas à faire un petit voyage près de ce liquide hautement inflammable. Il passa en s'appuyant, à côté de ce véhicule extrêmement mal garé avant de demander une nouvelle fois à la demoiselle de le rejoindre, criant de plus fort, mais sans grande réaction de sa part. Et voilà, il allait encore devoir jouer les chevaliers servants. Au diable sont côté de héros qui maudissait en ce moment, mais il ne pouvait pas laisser une fille à la merci des vents et de la nature déchainée… un mec non plus d'ailleurs, mais encore plus une fille.

"Et merde…"

Il s'élança donc à vive allure dans la rue… enfin, quand on parle de vive allure, il faudrait plutôt mentionner le fait qu'il boitillait grandement à chaque foulée, ce qui donnait au super-héros un aspect assez ridicule, fort heureusement, il ne portait ni cape, ni caleçon par-dessus une paire de collant. Le vent s'engouffrait dans ses cheveux, tentant de le faire chuter à chaque pas, comme si ce n'était pas encore assez difficile comme ça. Il ne perdait pas des yeux cette demoiselle qu'il continuait d'appeler à chaque fois que son pied gauche touchait le sol, une façon toute singulière de cacher la douleur naissante qui parcourait toute sa jambe suite à la foulure qu'il s'était fait. Bon, même le moins qualifier des médecins pourrait dire que piquer un sprint dans de tels condition avec une jambe dans cet état était un acte totalement stupide, et Isaac en avait bel et bien conscience, c'est ça le pire. Il fini par arrivé à sa hauteur, la chopant par l'épaule pour qu'elle se retourne enfin vers lui, posant un dernier "mademoiselle", sans pour autant le crier à ses oreilles.

"Mademoiselle, il ne faut pas rester là. Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, il y a un ouragan dehors" oui, même dans de telles circonstances, Isaac arrivait encore à faire de l'humour. Bon, c'était surtout une façon de cacher son anxiété face à la situation. "Venez avec moi, il faut se mettre à l'abri."

A peine sa phrase finie, une nouvelle bourrasque de vent violente fit volé un objet planant non identifié par le patron du pub sur la façade, non pas de son établissement pour une fois, mais bien de l'immeuble en face. Sauf qu'en dessous de l'immeuble en face, il y avait Isaac et sa nouvelle interlocutrice. Et c'est à ce moment précis qu'un homme normalement constitué se demande si il ne porte pas la poisse pour avoir autant de malheur en une journée… et vous savez quoi ? Isaac est un homme normalement constitué. Un pan du mur céda sous le choc, fracturant la façade et faisant tomber un pan de brique en direction des deux pauvres êtres perdu sur ce trottoir. Isaac fit fort heureusement le morceau de maison assez tôt pour prendre des dispositions, il tira la jeune demoiselle vers lui, avant de la plaquer contre la dite façade, la protégeant de son corps en se collant contre elle. N'ayez pas d'idée perverse, il n'avait aucune arrière-pensée dans ce geste si ce n'est celui de protéger une innocente. Bien que cette dernière était, il ne fallait pas le cacher, plutôt jolie et tout à fait dans les goûts d'Isaac. Le mur termina sa chute dans un nuage de poussière, se brisant à l'impact et réduisant le trottoir dans un bien triste état.

"Vous savez, vous êtes la seconde demoiselle en détresse que je sauve aujourd'hui !" lança-t-il avec un petit air moqueur et un rictus se dessinant au coin de ses lèvres. Il tendit sa main vers la miraculée, pas comme on la tend pour se dire bonjour, mais plus vite pour une invitation à le suivre."Venez, je connaît un coin pas mal où vous serez en sécurité."

Il entraîna en pressant le pas autant qu'il le pouvait… oui, je vous rappelle l'état avancé de sa jambe, en direction de sa première destination, la cave de son pub adoré et maintenant en miette. Il attrapa au passage tout ce qu'il avait laissé sur le bar, juste à côté du corps métallique hautement explosif. Puis il arriva derrière son bar devant cette porte fétiche qu'il adorait tant en de tels moments, celle menant à la cave. Il ouvrit la porte avant de demander à la jeune demoiselle de descendre en premier, demoiselle dont il n'avait pas encore demandé le nom, je sais, ça peut être d'un malpoli, mais vu les circonstances atténuantes, il pouvait se permettre ce léger oubli. Et puis, ce n'est pas comme s'ils allaient tous y passer dans les 5 minutes à venir… n'est ce pas ? Isaac tourna la tête vers l'arrière du bar avant de tendre la main vers celui-ci, il boitilla un peu avant de pouvoir atteindre l'objet de son but, sa bouteille de whisky fétiche, il sentait qu'il allait en avoir besoin. Il finit par descendre les marches en boitillant toujours autant tout en regardant les gens qui ne bougeait pas pour la plus part, alors que d'autres se retrouvaient tous autour d'une petite fille. Il sautilla en prenant appui sur les murs en direction de celle qui avait partager une nuit avec lui et qui semblait avoir pris les choses en mains.

"Tenez, voilà la trousse de secours. Il n'y a pas eu de problème pendant mon absence ?"

Une fois la réponse donnée en échange de la boite, il se retourna vers la rescapée qu'il avait sauvé juste à l'instant et qui semblait encore un peu sous le choc de tout ce qui leur tombait dessus, il alla se poster devant elle.

"Et vous, vous allez bien ? Vous n'avez rien de cassé ?"
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MessageSujet: Re: Pandy - Sur une ballade Irlandaise   Lun 12 Sep - 4:54
J'envoie en corbeille x) trop vieux !

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MessageSujet: Re: Pandy - Sur une ballade Irlandaise   
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Pandy - Sur une ballade Irlandaise

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