EV' ♥ et si je ne voulais pas m'en souvenir ?
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✔ LA CITATION : Exister est bon ; non pas meilleur qu'autre chose ; car exister est tout, et ne pas exister n'est rien.




MessageSujet: EV' ♥ et si je ne voulais pas m'en souvenir ?   Dim 7 Oct - 23:10
« Give me love like her. ‘Cos lately I’ve been waking up alone. Paint splattered teardrops on my shirt. Told you I’d let them go and that I’ll fight my corner. Maybe tonight I’ll call ya, After my blood turns into alcohol No I just wanna hold ya ! » ft. Evangeline


La vie est courte dans ce monde cruel. On aurait tort de laisser passer une occasion de s’amuser. Durant les derniers jours à l’hôpital ? C’était ce que j’avais fait. Je n’avais pas vraiment passé beaucoup de temps dans ma chambre pour tout vous dire. Il fallait dire que j’adorais voyager dans les couloirs. Aller et venir dans les chambres. J’avais été voir les enfants malades, les infirmières. On avait même passé la soirée à jouer aux cartes. Apparemment plusieurs personnes me connaissaient des études et une infirmière m’avait parlée de cette histoire de porte aussi après Evangeline. C’était amusant car elle n’avait donc pas tort : j’étais un fou qui parlait aux portes. Enfin là, j’avais passé une bonne nuit, pour cause ? C’était la dernière. J’avais été dormir assez tôt pour mériter de pouvoir repartir demain. J’étais là depuis au moins 4 jours. Ma blessure me faisait mal parfois mais il fallait avouer que j’étais grandement aidée par les antidouleurs. Parfois, je planais même un peu. J’aimais bien les visites d’Evangeline. J’étais comme un gamin qui l’attendait parfois en tournant en rond comme un poisson dans son bocal en espérant bêtement qu’elle vienne rapidement. J’étais pressé de la voiture surtout de l’avoir contre moi. C’est stupide, je sais. Je vous avouerais que je me faisais même peur parfois car j’en avais presque besoin et j’ignorais pourquoi. Non pas que j’ignorais pourquoi mais disons que j’étais juste perdu. C’était nouveau, tout d’un coup. Pour moi, c’était l’enfer. Enfin je me sentais bien mieux. J’avais eu ma sœur au téléphone aussi. Enfin c’était génial. J’avais même reçu des chocolats donc j’ignorais la personne dont ils venaient enfin c’était juste un bon séjour qui avait mal commencé. J’avais vraiment l’impression que j’allais fuir au début et pourtant. Je dormais encore, le soleil allait se lever. Les couvertures tenaient parfaitement. J’étais simplement à rêver de choses donc je ne pourrais surement jamais me souvenir. Il fallait avouer que c’était toujours ainsi ce qui n’était jamais important ? Ne restait toujours pas important. Les allés et venus des infirmières dans les couloirs ne me dérangeaient même plus. J’étais juste bien installée mais quand j’étais rêveur. Tout se bouscula dans ma tête. Des millions d’images. Des armes pointées, des corps, des tirs, des coups de couteaux, des flashs rapides dont je ne pouvais pas directement comprendre que j’étais simplement celui qui tenait les armes et les couteaux. Je ne m’en rendais simplement pas compte. Me redressant d’un coup. Un réveil alors que je finissais par être moi-même la victime. Je fermais les yeux aussitôt tandis qu’ils s’étaient rouvert. Pour tout vous dire, je ne comprenais rien à ce qui venait de me passer par la tête. Je me redressai en frottant mon front et mes yeux avant de soupirer doucement et tendre la main vers ma bouteille d’eau que je tentais d’avoir pour juste une ou deux gorgées avant de voir la charmante infirmière passer me donner mes médicaments. Synchro, dis donc. Aussitôt, je les avalai avant d’aller me changer. Un jeans et une chemise tout simplement. Le bandage encore là, je savais pertinemment que j’allais encore devoir le porter longtemps. J’avais osé regarder dessous quand on me l’avait changé la première fois, c’était étrange de se sentir transpercé. J’inspirais en regardant alors vers ma chambre. Il fallait que j’attende encore l’avis u médecin après mes derniers tests et son passage. Le cerveau semblait clean donc ça allait mais je souriais doucement en regardant vers le lit et baissant le regard. Je me remémorais les moments que j’avais passés avec elle dans cette chambre. C’était con mais un souvenir pour moi. J’y tenais assez. Soupirant à nouveau en regardant le plafond. Je me demandais presque si je ne tombais pas amoureux de ma propre femme mais c’était génial. Cependant mon cauchemar me ramenait aussitôt à la réalité. Le docteur m’avait demandé si j’avais des souvenirs. J’avais osé lui raconter une partie mais il semblait ne pas comprendre car mes blessures n’étaient pas au même endroit. La culpabilité peut-être que ça venait de là d’après lui. Pourtant c’était stupide… je n’avais aucune idées de tout ça. Avais-je fais du mal ? Je n’en savais rien. Je baissais le regard encore une fois, m’attelant à préparer mon sac dans l’espoir que ce soit vraiment le bon jour. Je me dépêchais aussitôt à finir celui-ci avant que je ne puisse partir. J’avais décidé de faire la surprise pour tout vous dire, je voulais la surprendre. C’est pourquoi j’avais simplement dis que c’était en soirée que je devais rentrer alors que c’était seulement vers les 11 heures du matin que je rentrais. J’avais notée qu’elle aimait que je lui prépare le petit-déjeuner et donc voilà. Mais comme c’était l’heure du déjeuner et qu’elle avait dit apparemment rentrer pour le déjeuner à la maison lors d’un sms perdu le soir avant. Je profitais. Je prenais le taxi pour rentrer, j’en avais tellement envie. L’adresse se trouvant sur ma carte d’identité aidait. Je prenais le retour avec une certaine anxiété. Je n’osais pas vraiment rentrer. Je sortais du taxi une fois arrivé. Utilisant la clé que l’on m’avait rendue à l’hôpital et regardant en ouvrant cette main avec ce doigt donc l’alliance était bien installée. Je souriais aussitôt. Ouvrant la porte avant de rentrer de plus belles et poser mon regard dans la maison comme si c’était la première fois. Je riais doucement en voyant un chien arriver vers moi en aboyant. Chuchotant doucement. « Chuuuuut… », j’allais vers la cuisine aussitôt en la cherchant juste deux secondes. C’était comme si je connaissais mon chemin. J’allais alors dans la cuisine pour prendre des affaires dans le frigo et ainsi commencer. Pendant la cuisson des lardons, j’allais en direction du salon pour voir ainsi les dégâts restant, juste un miroir cassé. Cela semblait parfait sinon. Je me mettais sur le canapé en fronçant les sourcils. C’était bizarre. J’avais l’impression que je connaissais cette maison et pourtant enfin c’était vraiment stressant. Je souriais tout de même un peu en prenant cet ourson juste à côté de moi et le laissant aller et venir dans mes mains. Caressant son oreille de fourrure en souriant. C’était tellement génial les oursons. Je profitais un peu du moment calme avant de me relever et retourner en cuisine. Préparant la table. Avant d’y laisser au centre une rose que j’avais ramenée avec moi. Une fois tout prêt, j’allais profiter du temps qu’il me restait pour regarder autour de moi. Toutes les pièces. J’en profitais même pour aller prendre une douche encore mais cette fois dans notre douche. Ca changeait tout, je vous assure et ça me ramenait presque un souvenir. Des impressions surtout. Une fois que j’étais propre même si je l’étais déjà. J’allais alors dans la chambre pour m’habille simplement d’un autre jeans mais un qui me plaisait plus enfin je ne savais pas si c’était mon favoris ou non mais j’avais envie de le mettre puis j’allais devant le miroir, regarder un peu le bandage, grimaçant un brin avant de remettre une chemise noir par-dessus. Grimaçant encore un peu à nouveau avant de soupirer. « Parfait ! », lâchais-je en haussant les épaules par ce que ça ne changeait que d’un détail. Je redescendais en retournant en cuisine. Terminant ainsi les derniers préparatifs en attendant qu’elle ne rentre.

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M. HENRY GRAYSON « I DON'T KNOW WHERE I'M AT »
Not ready to let go. Cause then I'd never know. That I could be missing. I'm missing way too much. So when do I give up what I've been wishing for I shot for the sky. I'm stuck on the ground. So why do I try, I know I'm going to fall down. I thought I could fly, so why did I drown ? Can't find another way around. And I don't want to hear the sound, of losing of what I never found.
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MessageSujet: Re: EV' ♥ et si je ne voulais pas m'en souvenir ?   Lun 8 Oct - 15:57
La vie reprend son cours. Il faut avancer coute que coute et parfois faire face à des difficultés qu’on aurait voulu éviter. L’agression d’Henry environ une semaine plus tôt avait laissée des marques aussi bien à la villa que dans la vie d’Evangeline. Ne pas savoir si son mari sortira bientôt du coma. Ne pas avoir la certitude que tout ira bien et qu’ils s’en relèveraient sans problème. Et une fois réveillé se rendre compte qu’il avait oublié ces dernières années, tout ce qui les concernait. C’était difficile à affronter et même si le retrouver progressivement tel qu’il était et passer des moments avec lui était agréable et même parfait, ce n’était plus aussi évident et facile et elle craignait encore qu’à chaque seconde il y ait un problème qui mettrait fin au rêve qu’ils vivaient tous les deux ces derniers mois. Car en fin de compte tout n’était que cela pour elle : un rêve. Elle ne pouvait pas s’avouer qu’elle souffrait, elle ne pouvait pas l’avouer devant Henry. Avoir à tout révéler à une personne qui ne se souvient plus de son propre passé. C’était un enfer en quelque sorte et malgré les jours écoulés depuis son réveil Henry ne savait pas encore tout, pas le plus important surtout. Il ne semblait pas se poser de questions pourtant et c’était certainement le plus troublant pour Evangeline. Il demandait des détails, cherchait à comprendre les questions sans importance et refuser les sujets sérieux. Ils n’avaient jamais reparlé de la mort des parents du jeune homme. Il ne semblait pas chercher à comprendre ce qui était arrivé, comment les choses avaient put se passer ou ce genre de chose. De la même façon il n’avait pas posé énormément de questions sur sa sœur, ce qui la retenait au loin et pourquoi elle n’était jamais venu le voir. Elle n’avait pas tenté de l’empêcher lorsqu’il avait voulu l’appeler et ne savait pas vraiment ce qui était ressortit de cette discussion, mais n’ayant pas de nouvelles de sa belle sœur les choses semblaient aller plutôt bien. Les jours passaient normalement en somme. Chacun reprenant doucement sa petite vie. Evangeline était retournée à l’université et reprenait ses cours à un rythme plus léger il fallait bien l’avouer, mais tout de même. Elle partageait son temps au maximum entre ses étudiants, son mari et sa fille sans vraiment prendre de temps pour elle. Et les jours de repos n’étaient visiblement pas prêts d’arriver car Henry devait rentrer très bientôt de l’hôpital et alors elle devrait faire la police et veiller à ce qu’il respecte les consignes des médecins. Elle savait déjà que ce serait une lutte de tous les instants ou presque, mais elle espérait qu’il ne lui compliquerait pas trop les choses tout de même. Elle avait déjà tout préparé à la villa pour qu’il soit installé au mieux dès son retour de l’hôpital. Elle n’aurait plus qu’à aller le chercher à l’hôpital à la sortie de ses cours et ils pourraient rentrer tranquillement, lui laissant un peu de temps pour retrouver quelques repères avant de récupérer Nina à la crèche. Elle avait tout prévu. Ou presque. Elle ne s’attendait pas à ce qu’Henry lui prépare une quelconque surprise et surtout pas à ce qu’il sorte plus tôt.

Elle avait programmé toute sa journée au mieux pour que tout se passe normalement et sans embuche. Elle devait rentrer manger à la villa avant de retourner à l’université pour deux heures de cours et d’aller finalement récupérer Henry à l’hôpital. Elle rentrait donc comme prévu pour le déjeuner et quelle ne fut pas sa surprise en arrivant devant la porte la trouvant déverrouillée. « Qu’est-ce que … » Depuis l’agression d’Henry elle ne pouvait plus quitter la villa sans vérifier la fermeture de la porte près de dix fois. Elle ne laissait plus ce genre de détail au hasard et savait qu’elle n’aurait pas laissé la porte ouverte en partant. Elle tourna la poignée pas totalement rassurée et sans avoir la certitude que ce soit une bonne idée. Et si quelqu’un avait put entrer dans la villa et la piller … et si les agresseurs qui étaient venus pour Henry étaient revenus aujourd’hui pour récupérer quelque chose ? Tellement de questions se bousculaient dans son esprit en l’espace de quelques secondes qu’elle ne savait plus comment s’y prendre et quoi faire. Elle ouvrait la porte doucement, tentant de remarquer le moindre mouvement ou bruit à l’intérieur. « Il va vraiment falloir qu’on installe une alarme dans cette maison … » Elle n’avait pas réussit à retenir cette petite remarque. Depuis l’agression d’Henry elle y pensait de plus en plus souvent, envisageant de faire cela le plus rapidement possible, mais à cet instant, réalisant que la porte était ouverte elle se mit à y penser plus sérieusement encore. Ce ne serait qu’une sécurité sommaire mais qui permettrait peut-être de les prévenir de certains problèmes. C’est donc avec la plus grande sécurité qui existe qu’Evangeline franchit finalement la porte, sans savoir même une seconde à quoi s’attendre et ce qui pourrait lui tomber dessus. Elle ne put retenir un sursaut et un hoquet de surprise en entendant un bruit dans la cuisine. Elle réalisait vraiment qu’elle n’était vraiment pas seule et qu’elle découvrait finalement Henry. « Tu veux me faire mourir de peur ? » Elle s’avança vers le jeune homme souriant malgré tout en le voyant s’activer dans la cuisine. L’espace d’un instant elle avait l’impression que tout était revenu à la normale, comme si cette agression n’avait pas eut lieu ou presque. Elle lâcha finalement son sac dans l’entrée, repartant pour fermer la porte avant de revenir vers la cuisine et son mari. « Qu’est-ce que tu fais là ? Tu ne devais sortir que ce soir … » C’était ce que les médecins lui avaient dit encore la veille lorsqu’elle avait quitté l’hôpital, mais visiblement il avait trouvé le moyen de les convaincre de le lâcher avant le déjeuner. Il était donc rentré seul et était peut-être là depuis des heures. Elle craignait un peu le résultat de cette situation, qu’il ait vécu seul la remontée de certains souvenirs parfois douloureux. Il avait besoin de soutien et certainement lorsqu’il aurait dut en avoir le plus, il s’était arrangé pour être seul. Rah ces hommes. Une fois dans la cuisine avec lui, elle se plaça à coté sans trop savoir comment se comporter. Les choses revenaient doucement à la normale entre eux et même s’il ne semblait pas se souvenir de leur passé commun il réagissait de plus en plus comme avant. Si d’ordinaire elle le laissait décider et tout faire à son rythme, cette fois et peut-être juste pour cette fois, elle s’approcha de lui et se mit à sa hauteur pour l’embrasser doucement. « Bienvenue à la maison. » Elle savait qu’il faudrait encore un peu de temps pour qu’ils se réhabituent totalement à certaines choses, mais tout reviendrait progressivement et elle ne forcerait rien c’était certain. Cependant à cet instant elle trouvait cela normal et ne parvenait pas à s’en passer. C’était comme un baiser de bonjour, le premier de la journée sans quoi on ne peut pas passer une bonne journée. S’écartant légèrement d’Henry elle observa ce qu’il avait préparé en souriant. Décidément il semblait vraiment tout faire pour reprendre sa vie comme si de rien n’était. Mais ce n’était pas tout à fait le cas et elle réalisait alors que face à ce changement de dernière minute quelques détails allaient être à redéfinir. « Tu aurais dut me prévenir j’aurais fait en sorte de récupérer Nina pour que tu puisses rester avec elle pendant que je serais en cours. » Après tout il avait le droit et certainement plus besoin de passer du temps avec sa fille. Il en avait passé un maximum ces derniers jours même si l’hôpital n’était pas le meilleur environnement qui soit pour Nina. Evangeline avait tout fait pour qu’ils puissent renouer un contact tous les deux et se retrouver comme avant et elle ne doutait pas qu’une fois les premiers jours de repos obligatoire terminés pour le jeune homme il voudrait passer un maximum de temps avec sa fille et cela l’occuperait de s’en occuper plutôt que d’avoir à rester seul à la villa sans rien à faire.
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MessageSujet: Re: EV' ♥ et si je ne voulais pas m'en souvenir ?   Ven 12 Oct - 2:20
« Give me love like her. ‘Cos lately I’ve been waking up alone. Paint splattered teardrops on my shirt. Told you I’d let them go and that I’ll fight my corner. Maybe tonight I’ll call ya, After my blood turns into alcohol No I just wanna hold ya ! » ft. Evangeline


Un grand et génial adage dit toujours : Con un jour, con toujours. C’était vrai alors ? J’aurais clairement dû mieux réfléchir avant d’ouvrir cette fichue porte pour cette surprise enfin j’étais loin de me douter que je lui ferais peur. Je ne l’avais pas entendue rentrer, trop préoccupé par la cuisine sur le coup. Je m’en voulais peut-être un peu. J’aurais aimé l’accueillir en douceur, tellement mais bon, ce n’était bien. Au fond ? Rien ne pouvait être parfait. Je me devais de faire attention. Alors que j’entendis enfin des pas, je souriais doucement avant d’entendre qu’elle avait clairement été effrayée par ce sursaut. Je riais doucement en secouant la tête à ses mots. Dieu que non, je ne voulais point lui faire peur. J4avais trop peur qu’elle n’accouche sur place. C’est con de dire ça mais je suis un peu nulle pour les accouchements. Faut dire que j’y connais peu de choses sur les conséquences des travails et aussi tôt ? Pourquoi pas ? Crétin. J’avais encore besoin de lacunes. Il faut avouer que cela ne m’intéressait pas encore. Je la laissais approcher sans pour autant rien dire pour l’instant, j’étais concentré et j’avais surement une cuillère à la bouche alors que je venais de gouter. Je retirais la cuillère en souriant à sa question quant à savoir ce que je faisais là. Je lui montrais alors la table et la cuisson. « Je te fais à manger… », je riais doucement en haussant les épaules. « Et ce que je fais là ? Bah… une surprise… », disais-je en lui souriant. Je voulais être naturel. Un moment qui pourrait lui sembler : comment avant mais aussi me sembler comme avant. J’espérais ne pas faire de faux pas et je contrôlais tout pour que ce soit juste comme ça devrait être dans mon esprit. Pas par rapport à ce qu’elle m’avait dit mais c’est que je voulais agir ainsi. Je ne voulais pas me retenir de lui faire plaisir surtout que j’en avais envie. C’était troublant, très troublant. Une part de moi était l’homme d’avant et l’autre était enfin un adolescent en fin d’adolescence qui voulait juste devenir un homme. C’était chelou dans ma tête mais je me comprenais pour tout vous dire. Depuis quelques jours, j’avais l’impression d’avoir juste le manque de souvenirs mais devenir moi-même. Comme si c’était juste une porte des souvenirs mais pas des habitudes qui étaient fermées. D’après le docteur, c’était possible. Le blocage des souvenirs mais pas de la vie en elle-même était généralement favorable. On retrouvait vite la mémoire. J’en doutais parfois que ça allait réussir. Je ne savais pas pourquoi. Pour tout vous dire : mon rêve n’y encourageait pas car je me posais des millions de questions depuis mon réveil. Pourquoi ? Pourquoi tenter de retrouver la mémoire alors que peut-être… certains souvenirs ne voudraient pas revenir ? J’inspirais doucement en la regardant sur cette pensée et souriant. Je savais pourquoi. C’était con. Pour elles. « Désolé, je ne voulais pas te faire peur. Je n’ai pas réalisé que ça pourrait enfin c’est stupide ! », disais-je aussitôt en continuant de cuisiner et la regardant alors approcher en ne m’attendant pas à ce qu’elle m’embrasse mais souriant à ce geste en y répondant avec tendresse. Entendant alors son bienvenue, je ne pus m’empêcher d’agrandir le sourire en riant nerveusement. « C’est joli chez nous… », disais-je alors aussitôt sans vraiment savoir que rajouter de plus en me demandant comment j’allais faire pour résister à ses lèvres encore trop proche des miennes. Le choix ne fut pas compliqué alors qu’elle s’écartait. J’allais à l’opposé aussitôt prendre une bouteille d’eau dans le frigo. Je commençais à bien me repérer dans la cuisine et savoir inconsciemment ou tu devais aller. C’est peut-être bien futile, j’avoue mais ça me motivait dans un sens tout en m’effrayant alors. Quand je m’en rendais compte, j’avais aussitôt une minute d’égarement mais l’écoutant alors que je revenais à moi en la regardant. « J’irais la chercher s’il le faut… », j’haussais les épaules doucement en la regardant. « Je connais la ville, elle n’a pas pu bien changée si tu me donnes l’adresse ça devrait aller. », je n’avais pas eu de mal à prendre un taxi mais je pourrais conduire. « J’ai toujours mon permis, non ? », bien sûr, j’avais mon permis enfin par rapport à ma mémoire. Je savais conduire. Mon père m’y avait appris. J’allais alors chercher les assiettes en souriant. « Petites portions ou grosses portions ? », demandait-je en la regardant attentivement avant de poser celle-ci aussitôt subitement sur la table et retourner vers elle en souriant. En fait, nous avions un peu de temps et ce plat pouvait se manger un peu plus tiède mais là, j’avais juste envie de me retrouver avec elle : loin des hôpitaux. Je souriais doucement en approchant. « Si je suis chez moi, je peux faire ça ? », j’approchais de plus en plus en posant une main sur ses hanches et la rapprochant de moi en posant l’autre sur sa joue et la laissant passer dans ses cheveux. Lui caressant par la même occasion avant de sourire et allant déposer un baiser tout simple sur ses lèvres. Pourquoi ? Je ne savais pas, j’en avais envie et je sentais que je le ferais d’habitude. Je ne voulais pas laisser un simple baiser, le premier : être le seul. C’est stupide, non ? Cette envie subite. Ce n’était qu’un baiser enfin je le prolongeais pour tout vous dire en caressant son dos et la serrant un peu plus de moi. Un peu contre la plaie, certes mais je m’en fichais un peu sur le coup. Je reculais un brin pour reprendre mon souffle en souriant contre ses lèvres. « J’en avais envie… encore oui ! », enfin oui, encore car elle venait tout juste de la faire. Je reculais doucement en souriant et la regardant attentivement. Caressant encore ses cheveux et toujours la main dans son dos. « Ça m’arriva souvent, non ? Des envies subites de t’embrasser et t’avoir contre moi ? J’en ai la sensation comme je sais où se trouve le poivre… 3 iéme étagère après la coriandre mais encore… comme j’ai trouvé la cuisine ? C’est normal, non ? Je ne veux pas que tu penses que c’est juste l’ados en moi ! », je riais à ces mots, c’était con. « Ce n’est pas ça… Je ne me sens plus ados… d’après le docteur, il n’est peut-être plus là que partiellement à cause des souvenirs… », je souriais doucement en la regardant. J’avais besoin de la rassurer et lui prouver que oui, une part de moi enfin le moi qu’elle connaissait était encore bien vivante et qu’elle n’était pas face à un inconnu. « C’est bizarre mais je suis moi… sans le savoir ! Tu vois ce que je veux dire ? », Demandais-je alors. Je ne voulais pas lui imposer les détails de mes cauchemars. Peut-être pas tout de suite. « Je pensais… j’ai vu qu’on n’avait pas d’alarme. On pourrait y penser si tu veux. Je peux aller en acheter une et l’installer ? Je crois que je peux faire ça. Je n’ai pas vraiment le cerveau d’un ingénieur mais mon père m’a appris beaucoup sur le métier d’électricien. Il l’était. Je pense que je peux faire ça. Tu m’en sens capable ? Je n’ai jamais pensé à en mettre d’ailleurs ? », C’est alors sans vraiment attendre qu’elle ne réponde que je reprenais à nouveau ses lèvres avec un brin de fougue en plus. Pourquoi ? Encore cette fichue envie soudaine que je ne maudirais pas mais il fallait que je me résulte à la calmer. Pourtant, c’était normal. Je me retenais tellement à l’hôpital de peur à ne pas me sentir bien mais là, j’en avais besoin. Je le sentais. Ce besoin de recouvrer un peu de ma vie. M’y sentir bien et ça, c’était ma vie. Cette femme, cette maison, cette famille. C’était ma fille. Je n’allais pas me retenir. Oh non. Sous le mouvement de ce baiser. Je la dirigeais un peu contre le réfrigérateur en souriant contre ses lèvres et ne les quittant pas pour autant. Et tout ce à quoi je pensais ? Un peu de douceur. De la tendresse.

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MessageSujet: Re: EV' ♥ et si je ne voulais pas m'en souvenir ?   Ven 12 Oct - 17:52
Se retrouver une nouvelle fois dans une situation qu’elle ne contrôlait pas n’était pas très plaisant pour Evangeline. Elle avait peur à présent que les choses se répètent et que l’agression d’Henry ne soit qu’un avertissement, que les gens qui avaient fait cela ne seraient pas satisfaits du résultat et qu’ils feraient tout alors pour le détruire, pour tout détruire autour de lui. Et bien entendu elle serait dans le lot avec Nina et l’enfant qu’elle attendait. Elle restait anxieuse à l’idée que cette situation se répète et que cette fois son mari n’en réchappe pas. Finalement il s’en était plutôt bien sortit il fallait bien l’avouer. Il pourrait rapidement sortir de l’hôpital et en dehors de quelques plaies qui resteraient à soigner, il allait relativement bien et pouvait se débrouiller seul. Elle en eut la preuve en arrivant à la villa. Il était rentré plus tôt que prévu, lui faisait alors la surprise. Bonne ou mauvaise ? C’était un peu les deux dans l’esprit de la jeune femme à cet instant. Bonne de savoir qu’il était finalement sortit, que les médecins avaient jugés qu’il était apte à reprendre sa vie normalement ou presque. Bien entendu il devrait surement faire quelques retours à l’hôpital avant de reprendre le boulot et de tout reprendre normalement, mais c’était malgré tout un très bon début. Le mauvais aspect était simplement cette surprise qui lui faisait craindre le pire lorsqu’elle arrivait dans la maison et réalisait que tout était ouvert et qu’il y avait quelqu’un. Mais une fois rassurée de voir que ce n’était qu’Henry, elle se sentit rassurée. Enfin à peu près.

Elle aurait dut s’attendre à ce qu’il lui joue un tour de ce genre. Elle avait bien remarqué ces derniers jours qu’il retrouvait une attitude à peu près normal, comme avant l’accident et elle s’étonnait elle-même de ne pas avoir envisagé la possibilité qu’il lui fasse une surprise de ce genre-là. C’était tout à fait son style et cela montrait bien que les choses revenaient doucement à la normale. Elle le rejoignit tranquillement dans la cuisine, ne sachant plus trop comment se comporter avec lui. A l’hôpital les choses semblaient plus simples car elle savait bien qu’il fallait lui laisser du temps, qu’elle devait rester raisonnable et ne pas se laisser trop emporter par ce qu’elle pouvait vouloir. A présent les choses étaient totalement différentes. Ils étaient seuls dans leur maison et ils allaient devoir reprendre la vie comme si de rien n’était mais en sachant bien que les choses étaient différentes malgré tout. Ils n’auraient plus les limites et les règles de l’hôpital pour se retenir de faire ce qu’ils pourraient vouloir. Elle allait devoir prendre sur elle plus encore maintenant qu’Henry était de retour. Il était là, mais tout n’était pas redevenu comme avant pour autant. Et soudain tout un tas de questions s’imposèrent à la jeune femme. Comment se passeraient les premiers temps ? C’était finalement comme s’ils reprenaient toute leur relation au premier jour ou presque. C’était étrange et même sacrément déroutant.

Evangeline rejoignait son mari dans la cuisine, l’observant un instant alors qu’il admettait ne pas avoir voulu lui faire peur. C’était certain et elle s’en doutait sans qu’il ait besoin d’en dire quoi que ce soit, mais il n’empêchait que l’idée était bonne et elle ne voulait pas qu’il croit qu’il avait eut tort. « Non c’est bien. Il faut juste que je me réhabitue à ce que tu sois là. » Ca ne faisait que quelques jours à peine plus d’une semaine, mais elle avait déjà pris l’habitude de ce silence et d’être seule dans cette grande maison lorsqu’elle n’avait pas Nina avec elle. Elle avait prit des habitudes dont elle pourrait se défaire à présent, comme ses allers-retours pour l’hôpital ou le fait de déjeuner sur le pouce pour passer du temps avec son mari ou sa fille. Elle pourrait elle aussi reprendre une vie tout à fait normale et elle comptait bien sur le fait que ce soit possible. Elle devait laisser de coté les problèmes de ces derniers jours pour tout reprendre normalement. Et pour faire au mieux, elle ne put s’empêcher de lui souhaiter la bienvenue chez lui comme elle l’aurait fait en temps normal. Elle sourit légèrement à sa remarque, il aurait été dommage qu’il n’aime pas les lieux car finalement ca n’avait pas vraiment changé depuis qu’Evangeline était installée. Elle avait ajouté quelques petites photos à quelques endroits et il y avait cette peinture qu’ils avaient refaits tous les deux, mais rien de plus. C’est presque par réflexe, pour être sure de ne pas faire de faux pas, pour ne pas risquer d’aller plus vite qu’il le faudrait, que la jeune femme se recula légèrement, mettant un peu d’espace entre elle et Henry. Cette situation était très complexe à gérer pour elle et elle n’osait pas imaginer ce que son mari pouvait en penser. Elle se mit alors à parler de Nina et du fait qu’elle aurait put aller la récupérer à la crèche. Il était certain qu’Henry pourrait bien sur aller la chercher mais il n’empêchait que quelques détails clochaient pour Evangeline. Pas qu’elle ne voulait pas le laisser faire seul, mais elle avait peur. « Tu as toujours ton permis oui, mais dans ton état je préfèrerais que tu prennes un taxi, ca serait plus sur. » Comme toujours, même avant l’accident, elle s’inquiétait pour lui et cherchait constamment un moyen pour le garder en sécurité ou mieux encore sous surveillance. A cet instant elle envisageait presque de demander à Alyzéah de garder un œil sur lui, mais bien entendu elle craignait les réactions d’Henry si elle faisait cela. Après tout il était grand et pourrait bien s’occuper seul de sa fille et aller la chercher, mais il n’empêchait que dans son état un accident pouvait arriver bien plus rapidement qu’à quelqu’un en pleine santé.

Elle prenait une seconde pour étudier le courrier qu’elle avait récupéré au passage lorsqu’Henry récupéra des assiettes pour servir à manger. Elle releva la tête vers lui en souriant à sa question, ayant encore une fois l’impression de revenir comme par le passé. « Moyenne c’est possible ? » Elle n’avait pas réellement faim et il fallait avouer qu’elle avait prit l’habitude de manger moins au déjeuner, mais elle ferait bien sur un effort pour faire plaisir à Henry. Elle le regardait faire, un peu surprise de son comportement. Pourquoi récupérer ces assiettes pour finalement les laisser de coté ? Elle eut à peine le temps de réagir qu’Henry se retrouvait juste devant elle et venait l’embrasser, comme il l’aurait fait par le passé, sans véritable raison et ne suivant que ses envies. Et l’espace d’un instant Evangeline se laissa porter par cet instant. Pouvoir se retrouver auprès d’Henry à nouveau, mais surtout loin des hôpitaux et des médecins. Elle avait l’impression de revenir en arrière, avant cet accident et tous les problèmes que ca avait engendré. Elle était bien, calme et tranquille comme jamais. Apaisée de retrouver le Henry qu’elle connaissait. Elle ne tentait pas de lutter ou d’échapper à ce baiser, au contraire elle en profitait et le lui rendait le plus naturellement qui soit. Elle ne put retenir un sourire alors qu’il reculait légèrement et reprenait la parole. Elle ne savait pas vraiment les conseils qu’avaient put donner les médecins juste avant qu’il quitte l’hôpital, mais ces derniers jours il était certain qu’ils incitaient Henry à reprendre les choses normalement et à tout faire comme il en avait envie. Elle n’allait pas se plaindre alors, surtout à cet instant. Elle profitait de pouvoir être encore proche de son mari, cette proximité qu’elle avait bien cru ne jamais retrouver. Elle posa une main sur le bras d’Henry, souriant à ses questions et remarques. Il était certain que ce genre d’attitude correspondait totalement à son mari, à celui qu’elle aimait. Elle ne trouvait rien à redire ou à répondre, ne pouvant qu’acquiescer à ses questions, confirmant que c’était bien typique du Henry actuel. Elle ne pouvait rien dire de plus. Il redevenait doucement lui-même et tout ne pourrait qu’être plus parfait encore par la suite. Elle ne put que sourire et acquiescer une fois de plus. Se retrouver à sa place ne devait pas être simple. Etre quelqu’un sans savoir qui et sans parvenir à dire ce qu’il aimait faire et faisait constamment. Bien entendu elle lui avait donné des détails sur ce genre de points, mais ce n’était pas comme s’il s’en souvenait par lui-même. Puis il dériva rapidement sur l’idée de mettre en place une alarme. Il était certain que ce serait plus sécurisant pour elle, mais dans un même temps pour une situation comme celle de l’agression d’Henry, une alarme n’aurait surement rien changé. « On en avait vaguement parlé quelques fois, mais jamais assez sérieusement pour le faire. Je comptais en faire poser une avant ton retour, mais je n’ai pas trouvé le temps de m’en charger. » Elle avait dut tout gérer, courir de tous les cotés pour assurer tout et rassurer tout le monde et en fin de compte elle n’avait pas put prendre le temps de contacter une entreprise pour mettre ca en place. Mais l’idée qu’Henry veuille s’en occuper semblait plutôt bonne, cela permettrait de l’occuper un petit moment. « C’est à toi de voir si tu t’en penses capable ou pas. Je ne peux pas te donner de réponse là. » Elle voulait bien lui dire si l’ancien Henry en aurait été capable, mais elle ne pouvait pas dire s’il l’était toujours à cet instant. Même s’il redevenait doucement lui-même il restait assez différent pour ne pas affronter les choses de la même façon.

Et à peine avait elle eut le temps de répondre, qu’Henry se rapprochait à nouveau et l’embrassait sans lui laisser plus de temps pour rajouter quoi que ce soit. Elle se laissait faire, ne réagissant pas tout de suite, répondant bien entendu sans amplifier les choses pour autant et pourtant l’envie ne manquait pas. Ce genre de situation finalement simple et bête lui avait manqué et elle ne voulait plus laisser passer la moindre opportunité de profiter de ce genre d’instant. Elle avait cru et craint le pire en trouvant Henry allongé quelques jours plus tôt et c’était un profond soulagement que de voir qu’il allait bien mieux à présent et que tout allait pouvoir reprendre son cours normal. Enfin pas tout à fait et cela elle ne l’oubliait pas, restant mesurée et ne se laissant pas trop entrainée de peur de brusquer les choses ou de faire mal à son compagnon. Après tout ce n’était pas parce qu’il était sorti de l’hôpital qu’il était totalement solide et il avait encore quelques blessures qui nécessiteraient un certain temps avant d’être complètement guéries. Elle gardait cela à l’esprit à chaque seconde même s’il était clair que plus les secondes passaient, plus ce baiser se prolongeait et plus elle aurait du mal à garder son calme. Et c’était effectivement ce qu’il se passait. Elle se laissait aller, ne réfléchissant plus à rien et ne réalisant pas que les choses pourraient facilement déraper. Bien entendu il ne le fallait pas, Henry ne devait pas prendre le moindre risque avec ses blessures. Mais il y avait une grande différence entre les possibilités, la raison et l’envie. Evangeline se laissait porter par le moment, ne réfléchissant plus à grand-chose et ne faisant que profiter à fond de cet instant. Elle se sentait bien et à nouveau en sécurité comme avant. Elle se laissait faire, reculant sans vraiment s’en rendre compte jusqu’à se retrouver prise entre celui-ci et son compagnon. Elle profitait de l’appui qu’elle pouvait avoir dans son dos pour se mettre au maximum à la hauteur d’Henry. Elle retrouvait enfin l’homme qu’elle avait connu et qu’elle aimait et face à cela elle oubliait tout le reste. Elle se laissait aller, ne réfléchissant plus à rien, et comme d’une habitude, sans vraiment y réfléchir elle laissait ses doigts naviguer dans le cou d’Henry et descendre progressivement à l’attaque de sa chemise. Elle ne pensait pas forcément à aller plus ou même trop loin pour l’instant, elle voulait juste retrouver ce lien qui les unissait depuis longtemps et le contact de sa peau qu’elle aimait tant. Ce n’est finalement qu’après avoir défait le troisième bouton qu’elle réalisait que continuer sur cette voie ne pourrait pas apporter quoi que ce soit. Ils devaient rester prudents, faire attention et surtout Henry devait se ménager au possible. Retrouvant alors ses esprits, elle s’écartait de son mari juste un instant pour le regarder et reprendre son souffle, lorsque bébé se mit à remuer dans son ventre. Elle y était habituée, mais bizarrement à cet instant la sensation semblait plus forte. Elle posa une main sur son ventre en souriant, relevant les yeux vers Henry. « Il bouge … » Elle s’en amusait toujours et même si elle savait qu’il ne pourrait rien sentir, elle aimait partager ce genre d’information avec lui. Elle tentait de s’écarter légèrement d’Henry, restant malgré tout à proximité et gardant une main dans la sienne, mais se libérant de sa « prison » que pouvait représenter le frigo. Ils devaient se calmer et pour cela elle allait devoir prendre sur elle et surtout s’écarter un peu de lui le temps de reprendre complètement ses esprits. Elle tenta de faire la discussion, de les maintenir occupés pour éviter de craquer et d’aller trop loin. « Tu sais si tu veux, je pourrais voir avec Alyzéah pour qu’elle passe chercher Nina et qu’elle reste avec toi en attendant que je rentre, elle pourra te tenir compagnie. » Elle n’était pas sure que ce soit une vraie bonne idée, mais c’était tout ce qui lui était venu à cet instant. Ainsi elle pourrait garder Henry à l’œil d’une certaine façon et s’assurer qu’il se ménage un maximum. Elle ne voulait pas prendre le moindre le risque et le voir dans l’obligation de retourner à l’hôpital.
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I would like to reach out my hand
I may see you, I may tell you to run
I would like to hold your little hand
Nobody safe, nobody on
How we will crawl, we will...
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✔ EN JEUX : Possible (voir le sujet)
✔ SURNOMS : Henry qu'il rit et qui pleure, c'est la clé du bonheur ! -sort- Tout ce que vous voulez. Marshamallow pour les intimes ou Chocolove mais encore Loveur !
✔ LA CITATION : Exister est bon ; non pas meilleur qu'autre chose ; car exister est tout, et ne pas exister n'est rien.




MessageSujet: Re: EV' ♥ et si je ne voulais pas m'en souvenir ?   Dim 14 Oct - 2:59
« Give me love like her. ‘Cos lately I’ve been waking up alone. Paint splattered teardrops on my shirt. Told you I’d let them go and that I’ll fight my corner. Maybe tonight I’ll call ya, After my blood turns into alcohol No I just wanna hold ya ! » ft. Evangeline


C’était étrange d’être ici surtout d’entendre qu’il fallait qu’elle se réhabitue. Cela m’arrivait souvent de ne pas être là ? Je me posais comme un con cette question en me demandant si j’étais crétin à ce point pour être rarement présent. Je n’en savais rien en fait d’après ce qu’elle disait, je semblais l’être mais depuis combien de temps étais-je dans le coma ? Avait-elle totalement perdue l’habitude de ma présence en si peu de temps ? J’en doutais fébrilement mais j’étais perdu pendant un instant dans ces questions mais n’en disant rien. Je voulais y répondre de moi-même et le découvrir. Je doutais d’être un mari absent et ne pas lui donner l’habitude d’être là. J’interprétais surement mal cette histoire et ses mots. Peu à peu de feeling, la discussion continuait naturellement. Pas de faux semblant. Ça allait comme bonjour. Parler alors de mon permis aussi ? Oui, en y pensant car je n’y avais jamais réfléchis. C’était net dans ma tête pour moi. Toutes les règles étaient là, rouler et savoir utiliser une voiture de notre époque. J’en étais plus que capable et en l’entendant alors me dire de préférer le taxi, je riais doucement en la regardant. Me retenant de rire que je pouvais bien conduire comme je pouvais m’occuper de la cuisine. Bien sûr, j’étais un peu touché dans mon égo d’homme qui voulait au moins faire ça. J’ignorais même à quoi ressemblait ma voiture. Je ne rajoutais cependant rien, baissant seulement le regard. Je la comprenais. Elle avait crue perdre son mari, elle ne devait surement pas vouloir en avoir encore l’idée d’un accident de voiture ou que sais-je mais encore de me retrouver à l’hôpital par ce que j’avais trop forcé. C’est peut-être pour cela que je ne forçais pas la discussion sur le coup. Je préférais taire et la comprendre car au fond ? Je m’en fichais du taxi ou la voiture mais j’avais peur de m’encrouter dans la maison sans pouvoir sortir. Enfin c’était bête mais je voulais voyager. Je souriais doucement en continuant à papoter avec. Je souriais quand elle venait à me répondre sur la quantité dans son assiette et la regardant alors s’occuper du courrier. Je souriais doucement avant de lui tomber sur les lèvres littéralement. Juste pas ce que j’en avais envie. Beaucoup dirait que ce qu’elle m’avait racontée sur notre vie pourrait être là-dessous mais non, pas pour moi. Ce n’était que ses souvenirs, je ne les avais pas. Ce n’était que des histoires. Je voulais les avoir mais pas en jouer. Je ne voulais pas me dire que c’était les miens, je préférais grandement les récupérer et me faire une vraie idée mais ces idées, je me les faisais progressivement de par ce que me dictait mon cœur ! C’est con à dire mais c’est ainsi et mon regard se contentant d’aller vers elle, lançant alors l’idée de l’alarma simplement par ce que ça me passait par la tête. J’ignorais totalement ou nous en étions sur cette idée mais alors qu’elle répondait, j’hochais la tête en souriant. « J’en suis capable, c’est seulement l’une des choses dont je me sens le plus capable. Juste avant la maladie de mon père, il m’avait appris. Je devais en installer une dans la maison enfin… avant de me réveiller dans ce lit d’hôpital ! », je souriais doucement. « Il trouvait que ça serait plus sécurisant. », j’ignorais encore la raison de la mort de maman ou même tout mon passé donc pour moi, c’était bêtement pour être certain comme il n’était plus là pour nous protéger enfin je n’en savais rien mais j’avais aussi besoin de les savoir en sécurité même quand je ne serais pas là. Cependant apparemment je n’aurais pas vraiment bien aidé. Une question me traversait l’esprit cependant pourquoi l’on en avait parlé vaguement enfin qu’est ce qui y menait ? Je m’en posais tant surtout lié à mon cauchemar. Avait-il un réel lien avec mes souvenirs ? Dans le fond, il n’y a qu’elle qui pourrait le dire ou même qui pourrait m’expliquer les raisons de cette agression. Je n’y comprenais rien car les flics n’en savaient pas plus. Criminelle pour nous voler mai apparemment rien ne les avait intéressés ou le retour d’Evangeline qui les avaient bloqué ? Je n’en savais rien mais je me posais la question depuis ce matin cependant passons les questions que l’on se pose car là, je ne pensais qu’à une chose. Ses lèvres et ce baiser la menant au frigo progressivement. Ce baiser s’intensifiant progressivement tandis que je ne voulais que ses lèvres. Ses mains me provoquant des frissons que je ne voulais pas sentir car je savais pertinemment que ma blessure devait encore se reposer quelques jours. Cette blessure totalement absente à mes pensées pourtant. Je ne la sentais plus à mesure ou ses lèvres caressaient les miennes pour cet échange passionné. Ses flashs qui me surprenaient d’un coup mais ne me donnait pas plus envie d’arrêter. Elle et moi dans cette cuisine. Couvert de trucs visqueux. Elle et moi sur ce plan de travail nous embrassant aussi passionnément finissant même au sol. D’autres simplement de moment classique, des baisers, des moments autour du fourneau. Des sensations, des frôlements. C’était magique à mes yeux. Ce flash coupé court quand elle reculait tandis que j’en découvrais plus. Ce flash que je voulais continuer dans l’espoir d’en déclencher d’autres. Ses mains descendant à me chemise qui n’aidaient pas et me laissaient amplement de frissons. Ce flash arrêté alors qu’elle me disait que le bébé bougeait. Mon regard se posant sur son ventre tandis que je souriais doucement en la regardant. Ne sachant pas si je devais poser une main sur celui-ci. Hésitant. Encore un peu perturbé par les images que je venais de voir. Encore un peu dans le besoin de les explorer. Je ne savais même pas si ça allait aider de l’embrasser à nouveau. Peut-être que le lien était rompu ? Je n’en savais rien. Le cerveau et moi avions beau être potes en psychologie mais là, j’en ignorais les mystères. Je fermais doucement les yeux en souriant. La laissant reculer en comprenant ses raisons. « Il doit être content que je sois de retour, peut-être ? », je souriais doucement en me demandant ce qui avait aidé ce bout de chou à se secouer dans le ventre de sa maman. J’allais peut-être la faire accoucher encore ? « Fais attention, on ne sait jamais... t’imagines, je déclencherais l’accouchement ! », disais-je hébété en souriant. Bien sûr qu’au fond, je me doutais que non mais j’en avais cette peur de gamin. Une peur encore un peu guidée par le Henry sans souvenir. Il me persistait des sortes d’habitudes comme celles-ci. Je l’écoutais alors me parler de Nina et son amie en hochant la tête. « Si elle n’a rien d’autres à faire, pourquoi pas. Je ne m’ennuierais pas ! », je ne voyais pas vraiment cette image de surveillance. J’avais un garde du corps mais je l’ignorais encore mais souriant doucement en la regardant. Reprenant sa main pour l’empêcher de s’éloigner de trop. Lui caressant doucement en allant dans son dos et souriant. « Pardonnes-moi pour ce que je vais faire ! », chuchotais-je alors à son oreille avec un léger sourire. Un brin taquin, je posais une main sur son ventre et l’y caressant comme dans mon souvenir encore frais de ce moment à préparer simplement des cookies. J’allais alors dégager son cou de ses cheveux, allant l’y embrassant de baiser frôlant sa peau. Souriant doucement. « J’adore te voir préparer des cookies ! », laissais-je alors souffler comme une répétition. C’était une façon pour moi de lui dire que je m’en souvenais. « Tu m’as griffé aussi… tu t’en souciais. », je continuais maintenant inconsciemment mes baisers. « Pas à ce moment-là, un peu après… », je fermais les yeux en continuant mes baisers et souriant. « Une douche… Je suis un roc, c’est ma sauvage de fiancée qui m’avait fait ça. », je souriais à l’idée de voir juste son visage alors que j’évoquais des souvenirs, des phrases, des moments qui me semblaient revenus et quand j’y réfléchissais. Des mots me revenaient automatiquement. « Tu avais peur que cela change ce genre de situation que nous devenions parents… tu ne voulais pas que l’on perte ça… », je laissais filer mes bras sur son épaule en laissant descendre la bride doucement pour y déposer des baisers. Sans m’en rendre compte. Les souvenirs avaient déclenchés en moi : une brève. Ils avaient laissés en quelques sortes s’ouvrir une petite porte sur le passé. Je me laissais aller, continuant mes baisers qui remontaient d’autres souvenirs. Je souriais doucement en la caressant du bout du nez avant de remonter à son oreille. « Des tartines… », je souriais doucement en laissant ma main remontant à son bras et lui caressant du bout des doigts. « Couverte de peinture, mademoiselle. Il fallait nettoyer tout ça… », je souriais doucement en allant chuchoter à son oreille. « Je voulais dire quoi par-là ? », disais-je en riant alors que je l’ignorais mais ne lui laissant pas le temps alors que je retournais devant elle en posant les mains sur sa joue. « Je progresse ? », demandais-je en souriant. Allant déposer un baiser sur ses lèvres et souriant contre. « Ne te retiens pas, j'ai l'impression que ça m'aide. », je caressais sa jouer en souriant avant de déposer un baiser sur ses lèvres et de la regarder dans les yeux. Plongeant juste mon regard dans le sien pour y lire ce qu'elle pensait.

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M. HENRY GRAYSON « I DON'T KNOW WHERE I'M AT »
Not ready to let go. Cause then I'd never know. That I could be missing. I'm missing way too much. So when do I give up what I've been wishing for I shot for the sky. I'm stuck on the ground. So why do I try, I know I'm going to fall down. I thought I could fly, so why did I drown ? Can't find another way around. And I don't want to hear the sound, of losing of what I never found.
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MessageSujet: Re: EV' ♥ et si je ne voulais pas m'en souvenir ?   Dim 14 Oct - 17:26
Qu’Henry quitte déjà la villa pour aller en ville et s’occuper seul de Nina semblait un peu trop rapide aux yeux d’Evangeline. Il venait juste de revenir de l’hôpital et il avait besoin d’un certain temps de repos et d’adaptation avant de reprendre totalement sa vie comme auparavant. Qu’il veuille s’occuper était normal, naturel même pour lui qui ne tenait pas très longtemps à ne rien faire, mais elle préférait bien entendu qu’il s’occupe de quelque chose de tranquille et calme plutôt que d’une petite fille qui pleure pour s’exprimer. Pas qu’elle doute de ses capacités à le faire, elle avait bien vu ces derniers jours qu’il se débrouillait aussi bien qu’avant. Mais il avait malgré tout besoin de repos et de calme, ce qui ne serait pas très facile avec une fillette de l’âge de Nina à s’occuper. L’installation de cette alarme était une bonne idée en apparence. Cela permettrait à Henry de se maintenir occupé quelques temps sans avoir à faire trop d’effort même si elle se doutait que ce ne serait pas simple comme bonjour d’installer un système de ce genre dans toute la maison. Elle comptait malgré tout sur lui et son sérieux pour être sure qu’il ne forcerait pas trop et qu’il ne ferait rien qui risquerait de l’épuiser ou le fatiguer. Elle savait bien qu’elle devrait surement le garder à l’œil et le forcer à se ménager les premiers temps de peur qu’il n’abuse et n’en fasse trop, mais il fallait également qu’elle accepte le fait qu’elle ne pouvait pas le forcer à faire ce qu’elle voulait ou non. Elle devait accepter de le laisser gérer les choses selon ses envies et surtout selon ce qu’il se pensait capable de faire ou non. D’ailleurs ce baiser qu’il lança de lui-même et qui s’avérait plus proche de ceux qu’ils échangeaient avant l’agression la ramena à leur vie d’avant. Elle perdait doucement pied, se laissant porter par le moment et par ce baiser. Ce simple contact qu’elle avait bien cru ne jamais plus retrouver. Ce simple contact qui déclenchait tout un tas de choses en elle. Jusqu’à faire en sorte que le bébé remue dans son ventre. Elle en souriait bien entendu, ce n’était pas nouveau, mais il semblait s’affirmer plus depuis qu’Henry s’était réveillé à l’hôpital. Elle ne put s’empêcher de sourire à la remarque de son mari. C’était certain que c’était lié, mais ca devait surtout être dut à l’effet que ce baiser provoquait chez la future maman. Depuis le début de sa grossesse elle se passionnait pour la lecture de roman sur le sujet et elle se souvenait avoir lu que ce genre de sensation de bien-être pour elle se répercutait jusqu’au bébé. « Peut-être, après tout c’est le plus souvent en ta présence qu’il réagit. » C’était certain cela aussi. Il était rare qu’elle remarque un quelconque mouvement durant la journée, c’était encore assez discret et flou, mais c’était toujours en présence d’Henry et lorsqu’ils étaient proches tous les deux que le bébé se manifestait le plus ou plus fortement. La jeune femme ne s’étonna pas réellement de la remarque qui suivit de la part d’Henry. Après tout il semblait craindre constamment le fait qu’elle puisse accoucher trop tôt. Ce n’était pas un risque réel pour elle, elle était sure que tout irait bien jusqu’au terme de cette grossesse, en tout cas il n’y avait rien de très inquiétant là-dessus. Mais c’était Henry et déjà avant l’agression il avait tendance à s’inquiéter des petits riens. « Ne t’en fait pas pour ca, s’il a résisté jusqu’à présent il tiendra jusqu’au bout. » Elle en était certaine sans vraiment pouvoir expliquer pourquoi. Elle ne comptait pas prendre le moindre risque, ce bébé elle y tenait et même si l’idée de le perdre restait encore présente à son esprit de temps en temps, elle refusait d’y penser trop sérieusement de peur que cela arrive pour de vrai.

Rien n’irait de travers temps qu’ils seraient ensemble et que les choses continuaient à retrouver leurs normalités. Pour elle rien n’était plus compliqué alors autant ne pas s’inquiéter pour rien. Avoir mis fin à ce baiser ne l’aidait pourtant pas encore totalement à reprendre ses esprits. Elle savait qu’elle ne devait pas se laisser trop aller, Henry était encore blessé et convalescent. Ce n’était pas parce qu’il était sortit de l’hôpital qu’il pouvait tout reprendre comme si de rien n’était et pour cela elle devait lutter contre elle-même, contre ses envies et les dégâts que pouvaient provoquer ses hormones de ce coté là. Elle tentait donc de discuter de tout et rien histoire de ne pas penser trop à ce qu’il pourrait se passer et ce qu’elle pouvait vouloir. Lançant alors l’idée qu’Alyzéah vienne lui tenir compagnie pour garder Nina. Ainsi il n’aurait pas à rester seul avec la petite et elle aurait un moyen de le garder à l’œil en plus. L’affaire était close dans l’esprit de la jeune femme. Elle n’aurait plus qu’à tout arranger avec son amie et pourrait poursuivre sa journée de cours l’esprit tranquille. « Je passerais lui demander en retournant à l’université tout à l’heure. » Pas non plus besoin de courir chez elle à présent pour lui en parler. Surtout qu’Evangeline n’en avait pas la moindre envie. Elle avait beau faire tout ce qu’elle pouvait pour se calmer et prendre ses distances, elle n’y arrivait que difficilement et l’attitude d’Henry n’arrangeait rien c’était certain. Elle l’observa un instant, cherchant à comprendre ce dont il s’excusait par avance avant de comprendre qu’il ne comptait pas en rester là. Elle restait figée, tentant de ne pas réagir, de ne pas se laisser trop emporter par ce qu’il pourrait faire. Elle ne pouvait pas se le permettre, ce n’était pas une bonne idée et elle le savait. Mais ce n’était pas suffisant et les gestes d’Henry ne l’aidaient vraiment pas. Elle se laissait faire sans pour autant se détendre totalement, luttant pour garder les idées claires. Elle ferma les yeux l’espace d’un instant alors qu’il parlait, se laissant happer par le souvenir qu’il évoquait sans vraiment réaliser qu’elle n’était pas entrée dans les détails à ce point-là. Elle avait l’impression de revivre ce moment à quelques détails près et cela la troublait totalement. Elle le laissait exposer certains détails de ce moment, se laissant porter par ses baisers par la même occasion et ne réagissant qu’à moitié alors qu’il ajoutait des détails dont elle n’avait jamais parlé, ca elle en était sure. « Tu t’en souviens ? » Elle tourna légèrement le visage vers lui pour le regarder et avoir la confirmation de ce qu’elle pensait à cet instant. Il retrouvait la mémoire, quelques éléments en tout cas et c’était déjà un très grand pas dans l’esprit de la jeune femme. Ils avaient enfin un début d’évolution et pour cela la jeune femme était aux anges il fallait bien l’avouer. La mémoire de son mari semblait pouvoir revenir même si rien n’était sur, que certains détails pourraient avoir plus de difficultés que d’autres à refaire surface, c’était déjà un très bon début et ne pas avoir à lui donner plus de détails sur leur passé commun, leur relation la rassurait. Le fait qu’il puisse se rappeler ce genre de chose était une bonne chose et serait surement bénéfique à un retour à la normale dans leur couple. Elle se laissait faire, luttant encore un peu, refusant de capituler tout de suite et de prendre le risque de se laisser aller trop rapidement. Elle savait que ce n’était pas bien, qu’elle devait garder le contrôle de la situation, mais le savoir ne signifiait pas y arriver … Elle dérivait, tentant de suivre le fil des réflexions du jeune homme, souriant à chaque anecdote qu’il mentionnait et dont elle n’avait jamais parlé. Son sourire s’agrandit un peu plus encore à l’évocation de la peinture. Cela remontait au tous début de leur relation alors cela signifiait bien qu’il pourrait retrouver ce qui semblait pour elle la partie la plus importante de sa mémoire. Elle retint un frisson alors qu’il lui posait une question, lui soufflant légèrement dans le cou par la même occasion. Il fallait nettoyer la peinture ? Leurs premières heures de couple. Un moment inoubliable pour elle et le fait qu’Henry s’en souvienne et s’y arrête l’amusait assez. « On était couverts de peinture. On a finit dans la piscine, à peine quelques heures après notre premier baiser. » Evangeline avait l’impression de tout revivre, se replonger dans ses souvenirs de cette façon était encore mieux que l’autre jour lorsqu’elle avait dut en donner quelques-uns comme rappels à Henry. Elle souriait encore alors qu’il revenait devant elle, et qu’elle croyait rêver. Les médecins avaient bien exprimés le fait qu’il pourrait rapidement et facilement retrouver ses souvenirs, mais elle ne pensait pas que ce serait de cette façon. Elle ne savait plus trop quoi faire et comment réagir face à cela. Elle craignait que pousser la situation trop loin ne fasse que provoquer de nouveaux problèmes. Elle devait rester raisonnable et se retenir. « Tu as l’air en très bonne voie. » C’était certain. Il retrouvait sa mémoire et ses habitudes et à ce rythme là tout serait revenu à la normale d’ici quelques jours, sans compter sur les blessures qu’il lui restait encore et qui elles tiendraient certainement un peu plus longtemps. Elle se laissait faire alors qu’il venait l’embrasser, se rapprochant de lui autant que son ventre le lui permettait, sentant presque le cœur du jeune homme cogner contre le sien. Elle continuait de tenir bon, de se contenter des petits contacts simples et de ne pas craquer. Mais ce n’était visiblement pas tout à fait ce qu’il voulait. Elle releva les yeux vers lui alors qu’il lui disait de ne pas se retenir. Etait-il sérieux la ? Il ne savait visiblement pas à quoi s’attendre. Et même si ses souvenirs lui revenaient progressivement il fallait avouer qu’avec ses hormones qui lui jouaient des tours même elle ne savait pas de quoi elle pouvait être capable si elle se laissait aller. Elle l’observa encore un instant, se perdant dans l’océan de ses yeux. Elle détourna le regard à peine une seconde, secouant la tête sans être réellement convaincue de l’idée. Se plaçant contre le plan de travail, elle s’y hissa comme à son habitude, pas vraiment gênée par le ventre qui pouvait être en plus par rapport à l’habitude, se retrouvant ainsi plus à hauteur de son mari avant de l’attirer doucement à elle. « Rappelle toi bien que c’est toi qui l’as demandé. » Elle sourit légèrement, se rapprochant progressivement d’Henry pour reprendre où ils en étaient. Elle gardait à l’esprit l’idée qu’il était blessé qu’elle devait y aller doucement et qu’il ne pourrait rien y avoir d’autre que des baisers. C’était certain et c’était surtout cela qui restait fixé dans son esprit. Elle ne voulait pas prendre le moindre risque. Avec douceur elle relança un nouveau baiser. Tout nouveau, totalement différent des précédents et si semblable en même temps. La douceur des lèvres d’Henry contre les siennes n’était comparable à rien qui lui vienne à l’esprit. Ses mains se baladaient doucement, dans le cou du jeune homme, passant dans ses cheveux et s’y agrippant même parfois pour le maintenir plus proche d’elle, descendant ensuite vers son torse, prenant garde de ne pas aller là où il était blessé. Elle profitait même de quelques secondes pour reprendre son souffle et déposer quelques baisers tendres dans le cou de son mari. Elle savait toujours comment le faire craquer et malgré elle, ces vieilles habitudes restaient tenaces. Elle s’accrochait encore à lui, restant douce malgré tout, repartant à l’attaque des boutons de sa chemise, découvrant comme pour la première fois le corps de son mari et réalisant que continuer ainsi serait plus que risqué. Elle posa sagement ses mains sur le torse d’Henry, tentant de calmer doucement ces baisers avant de s’écarter légèrement. « Tu ne peux pas savoir à quel point ca m’a manqué, mais … » Elle n’aimait pas gâcher ce genre de moment. C’était loin d’être un plaisir pour elle ou même de faire partie de ses envies, mais elle n’avait pas le choix à cet instant. Sans même s’en rendre compte elle continua d’étaler ce qu’elle pensait sans véritables détours. « si on continue comme ca, je pourrais pas tenir et je dois retourner en cours dans moins d’une heure … » Elle n’en avait pas envie. Savoir qu’Henry était rentré et qu’elle ne pourrait pas passer les prochaines heures avec lui la dérangeait. Elle avait déjà tout arrangé pour ne pas travailler le lendemain et enchainer ensuite sur le week-end afin de profiter pleinement de son mari de retour, mais les quelques heures qu’elle devrait passer hors de la villa seraient un véritable supplice si les choses continuaient sur cette voie.
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MessageSujet: Re: EV' ♥ et si je ne voulais pas m'en souvenir ?   Sam 20 Oct - 1:09
« Give me love like her. ‘Cos lately I’ve been waking up alone. Paint splattered teardrops on my shirt. Told you I’d let them go and that I’ll fight my corner. Maybe tonight I’ll call ya, After my blood turns into alcohol No I just wanna hold ya ! » ft. Evangeline


S’inquiéter pour des petits riens. C’était en quelques sortes une bête logique pour ma part ? Je m’étais toujours inquiété pour tout et rien même si ma nature avec mémoire me portait à croire que c’était seulement de mon histoire mais là ? Non, apparemment c’était juste moi. Un gars, un mari et un père trop protecteur. Peut-être pas assez avec lui alors que je jouais déjà les rebelles contre le système féminin. Me protéger ? Mais contre quoi ? Contre le vilain vent d’extérieur qui pourrait me faire tomber ? Sortir ce n’était pas si grave dans le fond par ce que ça me ferait prendre l’air. Peu à peu les choses prenaient des tournures bien différentes, un baiser des plus passionnés et une situation qui menait à son recul. Parfois je me demandais si elle n’avait pas peur… du fait que je n’ai pas ma mémoire mais ce baiser m’avait aidé. Bien sûr, elle l’ignorait encore et alors qu’elle me disait qu’elle irait demander à la jeune femme que je connaissais assez peu avant de partir, j’hochais la tête. C’était étrange mais tout mon entourage me semblait juste inconnu. Je ne reconnaissais pas la moitié de tous ceux qui disaient me connaitre ou être mes amis ce qui était parfois un peu effrayant mais c’était avec le pack « plus de mémoire ». Hé oh, Henry. C’était normal. Nom d’une petite girouette. Bien sûr… se rappeler de tellement de choses était un brin effrayant pour le jeune homme que j’écoutais. Des souvenirs que je ne pensais pas exister et qui se dévoilait dans ma tête. Comme des flashs ou des impressions de déjà-vu ceux avec le sonore. Parfois l’on se dit que c’est impossible d’avoir ce genre de flash mais disons que ce n’est pas vraiment des images mais l’imagination qui était maitre. Des idées, des parfums, des phrases qui se répètent dans nos têtes. Comme quand on a déjà vu un film et que l’on tente de s’en rappeler. C’est l’image qui le crée. Ce n’est pas comme une prémonition avec tous pleins de flashs qui vont mener à sauver le monde bien sûr, c’est différent. C’est même tout simplement parfois comme si vous l’aviez toujours su enfin comme ça se remettait dans votre cerveau. C’était étrange comme sensation mais repassant. Tout n’était donc pas perdu ? Et c’est alors qu’elle était figée que je passais dans son dos. Faisant preuve d’une simple sensualité en révélant les souvenirs que je pouvais enfin me vanter d’avoir retrouvé. Les exploiter et les avancer pour lui montrer que je me souvenais enfin d’elle. C’était surement bien trop peu et pas assez approfondi mais je me souvenais de son sourire, son rire, ses larmes aussi. Tout ce que cette cuisine avait traversé. Ses premiers émois en ma direction également. Ce moment où nous parlions juste de nos gouts d’autres ou elle posait sa main sur ma joue pour me rassurer de l’état de ma sœur mais quel était ? Je me sentais étourdi de tous les souvenirs que je venais d’avoir mais je n’en notais que les meilleurs. Les nôtres, les siens, les miens même si c’était encore un peu difficile à gérer. C’était les miens. Je ne répondais pas vraiment à sa question, je me contentais de continuer pour lui faire comprendre que oui. En fait, c’était sans réponses car oui, ça se savait de mon comportement et de mes gestes. Les baisers sur sa peau dont le parfum me rappelait effectivement une odeur que je semblais bien connaitre. Je me demandais pendant un instant si elle n’avait pas omit de la mettre avant. Oui, pourquoi ? Bêtement par ce que je ne l’avais pas senti à l’hôpital mais peut-être que je n’y avait pas fait attention ? Je n’arrêtais point. Juste être l’homme que je suis avec la femme qu’il aime et son épouse ? Cela me convenait parfaitement. Je ne savais pas si je voulais vraiment que ça aille plus loin ou si je m’en sentais prêt. C’était tellement étrange à mes yeux. Cette histoire de mariage donc je ne me souvenais pas encore. M’en souviendrais-je un jour ? Tout ça n’était que prise de tête pour moi, je voulais els effacer et profiter juste de l’instant mais j’y arrivais. Parlant alors de cette histoire de peinture en venant même à demander son aide pour me clarifier la situation. Les souvenirs n’étaient pas encore complets. C’était comme morceau par morceau mais ça me suffisait pour en imaginer la suite. Créer ainsi en ce moment même… de nouveaux souvenirs. Plus fort, plus vrai encore qu’avant car là, je sentais que c’était encore mieux, encore plus vivant et pourtant ? Je n’étais pas encore assez présent que pour être l’homme qu’elle connaissait. Je riais doucement en découvrant que l’on avait fini dans la piscine. « Oups… mouillé ! », disais-je en taquinant un peu alors que je devais reculer pour aller face à elle. Lui demandant comment j’avançais. Souriant même en apprenant que j’étais en bonne voie. C’était rassurant, effectivement car bien souvent : je n’imaginais pas me retrouver ici en ce moment-même. A l’hôpital… les deux premiers jours, je craignais totalement ce moment. J’avais alors proposé qu’elle ne se lâche peut-être pas tout de suite mais en général à vrai dire. Je sentais qu’elle avait bien trop de recul. Elle était souvent à s’éloigner quand on se rapprochait trop. Je pouvais amplement en comprendre la situation mais cela m’effrayait un peu aussi par moment. J’allais alors la regarder se hisser sur le plan de travail. Approchant alors automatiquement vers elle en posant une main de part et d’autre de celle-ci. Souriant en l’entendant et hochant la tête sans même me douter de ce qui allait se passer. Il était loin de moi l’idée que ça se dérouler maintenant et tout de suite. Je ne savais même pas si d’autres souvenirs pourraient revenir. Maintenant ? Demain ? Dans 3 mois. Le docteur l’avait dit. C’est une émotion qui déclenchait. Une émotion déjà ressentie. Une impression de déjà-vu. Pourtant je me laissais guider car j’en avais envie. L’avoir contre moi. Et je répondais à ce baiser. Laissant mes mains se glisser dans son dos pour la serrer contre moi. Les laissant dans le bas du dos même un peu plus bas au fur et à mesure de notre baiser. Inconsciemment mais ça me permettait surtout de la rapprocher encore plus. Et ses caresses, oh ses caresses. Me provoquant bien plus que des souvenirs mais des frissons mais rien de comparables à ceux de ses baisers. Elle savait comment me faire craquer, oui et là ? Elle était totalement en train de me faire craquer, je me laissais emporter sur le coup, intensifiant même un peu le baiser sans m’en rendre compte. Sentant ses mains se charger de ma chemise et ma peau s’électrifiant sous ses doigts. Je passais volontairement les mains sous le haut qu’elle portait. Caressant son dos alors qu’elle se stoppait et j’étais en train de me dire ouf mais zut à la fois. Perdu car je ne savais pas ce que j’aurais voulu. Je riais un peu nerveusement en retirant mes mains de son dos et lui souriant. « Je ne suis pas loin, Evangeline. Je suis là enfin je l’étais aussi ! », je souriais doucement en la regardant attentivement. Ayant encore cette envie de reprendre ses lèvres mais hochant la tête en souriant. « Je crois que je ne pourrais pas tenir tout simplement… », il n’y avait plus besoin de me retenir car je savais que dès le moment où je reprendrais ses lèvres… je ne les quitterais plus ! Je la regardais attentivement en finissant par déposer un baiser sur son front. C’était plus responsable et allant alors aussitôt vers le plat en souriant. « On va manger, c’est une meilleure idée. J’ai encore trop mal… », je fis une moue à mes mots. Je me sentais triste, un peu frustré aussi mais elle n’y pouvait rien, je l’avais voulu. Une part en moi voulait céder à cette tentation de retrouver ma femme mais la douleur de cette blessure était douloureuse en cette partie de journée. J’étais resté debout trop longtemps et il fallait que je me pose un peu, je le savais. Je reprenais les assiettes pour ainsi les servir. Mettant une dose moyenne comme elle l’avait demandée et donc approximativement ce que je pensais être une dose moyenne. Une fois la mienne prête aussi, je lui souriais en prenant les assiettes. « A table… madame Grayson ! », je lui disais ce nom comme si c’était la première fois mais pour moi ? C’était bêtement le cas. Je riais doucement en baissant le regard. « Tu devais surement savoir que les baisers dans le cou était le moyen le plus efficace pour me faire craquer… ? », demandais-je en sous-entend que c’était bon, j’avais craqué. J’aurais vraiment pu et je pourrais encore craquer. Je riais nerveusement un peu gêné. Elle l’avait surement sentie dès le moment ou le baiser s’était intensifié. En passant, je lui volais rapidement un baiser en souriant. « La prochaine fois, je ne me retiens pas, on fera juste attention à ne pas me faire mal ? », demandais-je en souriant alors que je profitais d’aller m’assoir à table pour prendre mes antidouleurs et ainsi faire passer celle que m’avait lancée. C’était pratique ces choses. On en prenait et on avait beaucoup moins mal enfin si encre un peu mais c’était un peu comme des chatouilles même si elles ne font pas rire. Je me posais alors pour manger en la regardant. « Bon appétit… », disais-je en lui offrant un beau sourire tandis que je me lançais dans mon assiette. Pas d’appétit vorace pour tout vous dire. J’étais un brin frustré, oui. C’était embêtant mais je n’étais pas… frustré en colère mais un frustré qui le cachait bien. En fait, j’avais eu envie d’elle et cette envie était encore là comme l’on dit bonjour. J’avais envie de l’avoir contre moi et pouvoir la serrer contre ma peau. Cela peut vous sembler romanesque mais pour moi ? C’est plus que ça. Je ne pouvais expliquer l’électricité qu’elle avait déclenchée en moi. Je mangeais pourtant mais j’avais du mal à m’arrêter d’y penser. Ce n’est pas pour rien que l’on dit que l’homme pense souvent au sexe. J’y pensais en mangeant alors que je n’en avais pas le truc mais je me souvenais de nous en pleine action sur le sol de la cuisine et rien que ça, rien que ce moment qui apparemment l’avait fait rougir à l’hôpital suffisait à m’intensifier cette envie. Une fois le repas fini, je me levais en lui souriant. Calme, je ne montrais rien. Allant dans la cuisine pour débarrasser en lui ramenant alors une part de gâteau réduit pour un dessert. Me posant contre le bord de la table en souriant. « Tu reviens vite ? », demandais-je en ne voulant même pas qu’elle ne s’en aille. En fait, je voulais bien plus mais je ne pouvais pas. J’étais aussi à la fois rassuré qu’elle doive partir quelques heures le temps que la pression redescente. Je prenais rapidement le dessert pour ainsi la laisser terminer de manger aussi et regardant l’heure donnant le moment de son départ. Une heure et moi était passée, on allait devoir nous séparer pour les prochaines heures. Je ne le voulais pas. Allant poser une main contre la sienne, je souriais. « Si je te demandais de rester cela serait impossible, hein ? », demandais-je alors en lui offrant un léger sourire et penchant la tête tandis que je caressais main, ses doigts et son bras lentement, d’un geste des plus sensuel et d’un regard qui pourrait surement ne pas rendre subtile les idées que j’avais en tête en ce moment-même. « Au fond, c’est peut-être pas une mauvaise idée, sûr que je pourrais te faire… », je la rapprochais un peu plus de moi en souriant. Faisant attention à son ventre et déposant un baiser sur ses lèvres en mettant ma main sur sa joue, la descendant à son cou pour la caresser en souriant. « Craquer… mais ça serait loin d’être une bonne idée, je me trompe ? », demandais-je alors à la jeune femme en la regardant dans les yeux. Connaissant même la réponse. C’était bête mais je la connaissais. Je me doutais qu’elle préférerait qu’on fasse assez attention.

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M. HENRY GRAYSON « I DON'T KNOW WHERE I'M AT »
Not ready to let go. Cause then I'd never know. That I could be missing. I'm missing way too much. So when do I give up what I've been wishing for I shot for the sky. I'm stuck on the ground. So why do I try, I know I'm going to fall down. I thought I could fly, so why did I drown ? Can't find another way around. And I don't want to hear the sound, of losing of what I never found.
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MessageSujet: Re: EV' ♥ et si je ne voulais pas m'en souvenir ?   Sam 20 Oct - 10:34
Tout allait bien trop vite. Ce n’était pas raisonnable. Evangeline avait un mal fou à se concentrer et à garder les idées claires, mais le voulait-elle vraiment ? Henry lui avait manqué, bien plus qu’elle n’oserait l’admettre et il était certain que si elle ne prenait pas sur elle pour calmer les choses tout déraperait bien trop rapidement. Il était blessé, devait faire attention à lui et ne pas en faire trop. Ils ne devaient pas non plus aller trop vite tous les deux. Certes le jeune homme retrouvait progressivement la mémoire, mais ce n‘était pas suffisant encore. Il ne fallait pas qu’il se laisse emporter parce qu’être proche l’un de l’autre pouvait ramener des souvenirs. Même si c’était plus bien et bon signe, ce n’était surement pas une raison pour forcer les choses et tout faire pour continuer sur cette voie. La jeune femme tentait de garder son calme et ses esprits, elle devait rester dans la réalité et se rappeler qu’elle devrait bientôt retourner en cours. Que même si elle ne voulait pas elle n’avait pas le choix. Bientôt elle devrait réellement s’absenter de l’université à cause de sa grossesse et elle voulait profiter au maximum du temps qu’il lui restait à y enseigner. Elle ne voulait pas s’absenter encore et elle ne pouvait pas le faire n’importe quand, juste parce qu’elle en avait envie même si beaucoup de monde le comprendrait surement. Elle n’avait que quelques petites heures à tenir et ensuite elle aurait plus de deux jours complets à passer avec son mari et sa fille, alors à ce moment là elle pourrait laisser les choses se passer sans avoir à penser à rien, mais pour l’instant il fallait plus que tout qu’elle réagisse, qu’elle calme les choses et qu’elle garde les pieds sur terre. C’est malgré tout à contre cœur qu’elle finit par s’écarter d’Henry, lui expliquant qu’ils feraient mieux de manger. Elle sourit légèrement à sa remarque, comprenant bien que comme elle, il ne lui faudrait pas grand-chose pour craquer. Ils étaient à la limite d’aller trop loin et ce n’était pas raisonnable à cet instant alors autant tout arrêter là et attendre que les choses se tassent et que les blessures du jeune homme s’apaisent. C’était surtout cela qui inquiétait Evangeline et la légère remarque d’Henry sur le fait qu’il avait « encore trop mal » la calma directement, presque comme une douche froide.

Elle s’était convaincue que ce n’était rien, qu’ils n’étaient pas allé encore trop loin, mais visiblement c’était déjà suffisant pour que ses blessures s’en ressentent et qu’il ait mal. Ce qui signifiait bien qu’à l’avenir elle devrait faire attention et qu’ils ne pourraient pas se laisser emporter de cette façon. Ce n’était pas raisonnable ni acceptable. Elle ne dit rien à ce sujet, mais la réflexion restait présente à son esprit et elle ne la lâcherait pas de si tôt. Evangeline laissa Henry retourner aux fourneaux et servir les assiettes, descendant du plan de travail et réajustant ses vêtements avant de rejoindre la table du repas. Elle sourit légèrement devant les deux assiettes et les deux portions, relevant les yeux en souriant plus encore à sa remarque. En fin de compte c’était bien la première fois qu’il l’appelait « madame Grayson » et c’était presque étrange, comme s’il acceptait enfin réellement la situation et le fait qu’ils soient mariés. Bien entendu elle savait qu’il n’avait jamais vraiment remis cela en doute, mais c’était comme rassurant pour elle de se rendre compte de cela, elle ne parvint pas à répondre quoi que ce soit sur le coup d’ailleurs. Elle observait son mari en souriant l’espace d’un instant, ne s’attendant pas vraiment à ce qu’il pose une question et surtout de ce genre là. Elle secoua légèrement la tête, se disant qu’elle aurait dut s’attendre à ce genre de question, après tout. « C’est toi qui a demandé à ce que je ne me retienne pas … et ca n’a pas été difficile à découvrir vu qu’on fonctionne un peu pareil. » Elle ne se rendit pas réellement compte qu’elle venait de se vendre. Il était clair que sur ce point là ils étaient pareils, ils étaient sensibles aux mêmes gestes ou presque alors cela rendait les choses plus faciles aussi. Bien entendu il restait des points de différences et pour l’instant il restait encore quelques zones d’ombres entre eux sur ces détails, mais c’était plutôt bien. Tout connaitre de l’autre et savoir constamment comment s’y prendre pour le faire craquer n’était surement pas la meilleure chose qui soit. Il fallait bien garder quelques secrets et quelques surprises pour faire durer la relation et les découvertes concernant l’autre. Elle aimait jouer de ces petites choses et il était vrai qu’elle ne s’était pas retenue sur ce coup là. Elle se dirigea alors vers la table, se plaçant devant son assiette sans s’assoir tout de suite pour autant. Elle se figea l’espace d’un instant à sa phrase suivante. La prochaine fois … il faudrait faire attention à ne pas lui faire mal. Ce qui signifiait bien qu’ils avaient déjà été trop loin et qu’il avait déjà eut mal. Evangeline ne put s’empêcher de secouer la tête, elle aurait dut s’y attendre, s’étonnait même de ne pas y avoir fait plus attention avant. Mais elle ne se ferait pas prendre au piège encore une fois. « Sauf qu’il n’y a que toi qui sait si tu as mal et il est hors de question que je te laisse faire sans savoir ... » C’était certain qu’elle ne prendrait plus le moindre risque. Henry était à peine revenu qu’il commençait déjà à trop forcer et elle n’aimait pas cette idée là. Elle se tiendrait donc à distance de lui et ne se ferait pas avoir une nouvelle fois. Bien entendu elle n’allait pas expliquer clairement qu’il était hors de question qu’ils recommencent avant qu’il soit complètement guérit, mais l’idée était là et elle s’y tiendrait autant que possible.

N’ajoutant rien sur cette question, elle s’installa à table, observant Henry qui prenait ses antidouleurs et craignant de savoir à quel point il pouvait avoir mal. Il était sortit de l’hôpital bien trop tôt et il aurait certainement été plus avisé de le forcer à y rester quelques jours de plus, le temps que ses blessures cicatrisent un peu plus. Evangeline n’avait plus vraiment d’appétit sur l’instant, elle réfléchissait un peu trop à ce qu’il venait de se passer. « Bon appétit. » Elle faisait de son mieux pour ne rien laisser paraitre et pour sauver les apparences. L’esprit complètement ailleurs elle mangeait autant que possible, s’amusant presque plus avec sa nourriture qu’autre chose. Elle ne savait plus comment faire. D’un coté elle voulait être avec son mari comme avant, elle voulait que tout redevienne comme avant, mais de l’autre elle devait faire attention à lui, prendre soin de lui. Elle devait rester raisonnable quand lui refusait de l’être. D’eux deux, elle avait toujours été la raison et elle savait bien que l’agression n’avait pas changer cela et même si elle l’espérait, elle se rendait bien compte qu’Henry préférait encore tout faire sans réfléchir, quitte à prendre des risques pour lui-même. Tout cela trottait dans l’esprit de la jeune femme qui avala malgré tout son assiette. Elle n’avait plus quelques bouchées à terminer lorsqu’Henry se leva pour aller chercher le dessert, la sortant de ses pensées par une question. « J’ai tout juste trois heures de cours, donc je serais rentrée assez tôt. » Sa journée était assez tranquille et elle avait fait en sorte de pouvoir partir tôt pour aller le chercher à l’hôpital. Bien entendu ca n’avait plus tout à fait lieu d’être, mais comme tout était arrangé pour aller dans ce sens elle n’avait pas à s’inquiéter de quoi que ce soit. Elle observa la part de gâteau qu’il avait posé juste à coté d’elle, relevant la tête vers lui alors qu’il posait une nouvelle question. Elle jeta un rapide coup d’œil vers l’horloge réalisant qu’elle avait encore moins de temps qu’elle le pensait et de toute façon, s’absenter était hors de question. « Il faut que j’y aille, je ne peux pas me permettre d’être absente maintenant, déjà que je le serais à la fin de la grossesse. » Elle avait réussit à tout arranger avec le directeur de l’université pour que tout se passe au mieux et qu’elle puisse s’absenter quelques temps avant et après l’accouchement, mais elle avait bien compris qu’en attendant d’arriver là elle devrait éviter les absences trop fréquentes et sans explications valables. Et tout ce qu’Henry pourrait faire pour la faire craquer ne saurait plus marcher à cet instant. Il avait beau faire de son mieux, et elle avait beau se laisser aller légèrement, elle ne cèderait pas et ne prendrait plus le moindre risque à présent. Elle finit par se lever, se retrouvant à la hauteur d’Henry alors qu’il semblait convaincu qu’il pourrait la faire craquer. Il n’avait visiblement pas à l’esprit le fait qu’elle ne se laisserait pas faire si facilement et qu’elle ne prendrait plus de risque. Il avait le chic pour faire tout ce qu’il fallait pour la faire craquer et si l’envie de craquer était forte, sa raison l’était plus encore et elle n’entrerait pas dans ce jeu. Elle sourit légèrement à sa phrase, il savait bien que ce n’était pas une bonne idée et pourtant il tentait sa chance. Elle jeta un nouveau coup d’œil vers l’heure, comme si elle cherchait une bonne raison pour prendre la fuite, mais il lui restait encore du temps et cette excuse ne marcherait pas. Elle préférait donc être claire et définir les nouvelles règles dès à présent. « Tu n’en auras pas le temps vu que je vais bientôt devoir y retourner et il faut que tu prennes soin de toi donc interdiction de forcer. » Elle n’ajouta pas que c’était valable jusqu’à ce qu’il soit totalement remis, mais une fois encore elle pensait que c’était clair. Elle ne voulait pas qu’il ait mal à cause d’elle et pour cela elle serait prête à rester à distance un bon moment. Sans rien ajouter, elle déposa un baiser tout simple sur les lèvres de son mari, se réinstallant à table pour manger son dessert avant de devoir partir. Elle savait que cette attitude le déconcerterait certainement et qu’elle devrait faire attention à ce qu’elle faisait, mais elle ne voulait pas prendre de risque et se retrouver à devoir le remmener à l’hôpital alors qu’il en était tout juste sortit. Elle ne mangea finalement que la moitié de sa part de gâteau avant d’être gavée et de se préparer à partir. Elle se leva un peu rapidement, se retenant à la table prise de vertige. Ce n’était pas inhabituel et sa grossesse n’avait pas changé cela. Elle fit malgré tout comme si de rien n’était. « Il faut que j’y aille si je veux passer voir Aly. » Elle n’en aurait pas pour longtemps pour passer voir son amie, mais elle préférait prendre un peu de recul et se laisser le temps de réfléchir et de se calmer complètement avant d’avoir à recommencer les cours. Evangeline se plaça finalement à coté d’Henry, l’embrassant doucement avant de s’écarter. « Toi repose toi en attendant qu’elle revienne avec Nina et que je rentre. » La soirée serait certainement longue et il fallait mieux pour lui qu’il puisse se reposer en l’absence de Nina. Quand la fillette serait là ce serait certainement bien plus compliqué de se reposer alors autant qu’il en profite avant. Elle lui sourit doucement, elle savait que ce serait difficile pour lui, mais il en avait besoin et elle comptait bien veiller autant que possible à ce qu’il se repose et reste tranquille temps que les médecins n’auraient pas dit qu’il pouvait reprendre une vie totalement normale. Elle l’embrassa une dernière fois avant de prendre la direction de l‘entrée pour récupérer ses affaires. « A tout à l’heure. Je t’aime. » Certes elle se montrait assez distante et froide à cet instant mais elle savait que si elle se laissait aller, il en profiterait et alors elle ne parviendrait plus à partir. S’éloigner de son mari de cette façon n’était pas simple du tout, mais elle n’avait pas le choix. C’était pour leur bien à tous les deux. Une fois sortie de la villa, elle resta quelques secondes devant la porte pour reprendre ses esprits avant de passer voir Alyzéah et d’aller finalement assurer ses cours à l’université.

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MessageSujet: Re: EV' ♥ et si je ne voulais pas m'en souvenir ?   Mar 23 Oct - 9:29
C’était assez dingue cette vie. Ce moment où vous cherchez à vous demander où et comment tout s’est changé chez vous. Je ne comprenais pas toujours le tournant qu’avait pris ma vie. Pourquoi mes parents étaient morts et pourquoi à ce moment précis… ce jour-là, je ne perdais que mes souvenirs depuis. Pourquoi ? J’avais bien une raison ! C’était ce que le psychologue me disait mais je l’ignorais. Je ne voulais pas vraiment le savoir, pas encore disons que ma vie me plaisait assez. C’est bête non ? Ma vie me plait et je suis heureux. Parfois c’est même tout ce qui compte pour faire sourire. Il fallait avouer que c’était frustrant de ne point ce souvenir des détails mais là, je profitais de ce déjeuner et cette impression nouvelle qu’une vie m’attendait effectivement face à moi. Cette jeune femme qui était la mienne était tout simplement magnifique et je me sentais heureux, oui. Totalement. Même sous cette douleur mais l’antidouleur faisait progressivement effet pour calmer ce qui tiraillait ma peau. Je sentais bien qu’elle tentait de s’éloigner et s’en trouvait les raisons cela m’amusait assez. Je n’étais pas pressé par ce que oui, c’était douloureux. Enfin je la comprenais même car j’étais ainsi aussi, super protecteur et ça, je le comprenais de plus en plus en me questionnant à propos de la grossesse ou des détails du genre. C’était nouveau pour moi dans le sens où j’étais plus protégé que protecteur avant… enfin en partie car avec ma sœur c’était bien différent. Cette attention dans nos vies prenait de bonnes circonstances sachant que j’avais réellement besoin de faire attention à ne pas me faire mal cependant il ne fallait pas que je fasse trop attention et ça, je le savais. M’encrouter était surement pire aussi. Rester dans mon canapé avec de la bière et un match de foot ? Cela n’avait jamais été mon genre et je doutais que cela soit devenu. J’en avais même des fourmis dans les jambes en y pensant. Me reposer ? Comment j’allais faire ? Une sieste ? Je pourrais mais je n’étais même pas fatigué. Alors qu’elle était à deux doigts de partir, je la regardais alors dire que je n’aurais pas le temps ou aussi qu’elle devait passer revoir son amie enfin j’hochais la tête en souriant et acquiesçant avant de sourire en l’entendant me dire d’encore me reposer. Elle y tenait que je me repose. Je trouvais ça attendrissant même si j’ignorais réellement comment j’allais faire car je n’avais pas vraiment envie de me reposer. Je voulais bouger et c’était peu raisonnable. Oui, soyons raisonnable pour changer, Henry. Il fallait que je me convainque à l’être pour guérir plus vite mais bon, c’était loin d’être facile. « A tout à l’heure ! », bien sûr les mots ne sortaient pas encore. C’était encore trop tôt pour moi. Parfois encore confus même si je ne doutais pas que je l’aimais. Le dire et le penser, c’est différent puis je voulais me souvenir du moment où je lui avais dit avant, je voulais que ça ne soit pas la première fois. J’ignorais même quand et comment je lui avais dit. Je savais l’avoir dit à une porte mais c’était tout. D’ailleurs je devais vraiment être dérangé pour parler à une porte. Je la laissais alors partir sagement en débarrassant la table et rangeant aussitôt la cuisine pour commencer. C’était juste simple pour moi, rien de bien compliqué que de s’occuper du ménage. J’avais toujours été le gars un peu maniaque qui n’aimait pas qu’une chaussette sale ne traîne que ce soit maintenant ou après. Enfin c’était ainsi et je me demandais souvent si je ne devenais pas parfois agaçant enfin dans l’époque où je l’étais à la maison avec mes parents. Je repassais souvent devant eux. Ils n’étaient pas aussi maniaques que moi et se demandaient bien souvent de quel facteur je tenais bien ce gène. Il fallut peu de temps avant que ma nounou n’arrive. Au début, je ne la voyais que comme une compagnie mais je finissais bien rapidement par me rendre compte qu’elle était ma baby sitter surtout. Je ne m’étais pas vraiment reposé mais elle insistait tellement pour que je le fasse que 1 + 1, j’en faisais le calcul. J’étais donc le petit garçon que l’on surveillait. Dans un sens cela me rendait dingue mais je trouvais aussi cela asse amusant. J’étais à ce point blessé ? Le pire était ma mémoire mais cela n’allais pas être grave si je tombais, je n’allais pas tout perdre. Certes j’étais blessé mais j’avais cette fichue impression d’avoir connu bien pire comme douleur. C’était supportable. C’est dingue non ? Rapidement les heures prévues passaient même très rapidement, j’étais un peu vexé, un peu hein mais pas du genre en colère. Je m’étais débrouillé pour qu’Aly ne me materne plus, lui demandant alors gentiment de ne pas trop en faire. Je ne suis pas en sucre au fond. Je suis un homme tout de même. Je m’étais même très bien occupé de Nina. Lui faisant prendre son bain aussi et retrouvant en quelques sortes l’impression d’être un papa pas seulement en le sachant mais en le sentant. C’était étrange comme sensation car je ne me souvenais plus vraiment de son premier regard même si son rire résonnait dans ma tête alors qu’elle dormait. Oui, un rire. Une impression d’avoir vécu un fou rire et de l’entendre encore comme si c’était hier. Je m’installais dans ce grand canapé alors que la jeune femme venait tout juste de partir et je regardais ma montre. La sieste de Nina était lancée, c’était parti enfin elle dormait beaucoup quand même. J’ignorais le système de repos des bébés, je découvrais même. Allant chercher des lèvres sur tout ça et les lisant pendant une petite vingtaine de minutes dans le canapé. Elle en avait même sur la grossesse, je les feuilletais intéressés allant et venant de chapitres pour trouver les réponses à mes questions car oui, des millions de questions et des réponses qui me semblait que j’avais déjà. C’était dingue mais je ne finissais même pas réfléchir en me concentrant avant de regarder la réponse comme pour me tester. Cela fonctionnait apparemment. C’était dingue. Je devenais un pro à ce jeu. Quand la porte s’ouvrit, je continuais ma lecture en souriant. Tiens, c’était intéressant ça. Directement, je relevais le regard vers elle d’un grand sourire. « Oh te voila, t'as passée une bonne après-midi ? C'était bien ? Tiens, tu savais que les bébés dans le ventre de la mére apprécie la musique et c’est même le moment où ils se remuent le plus ? », j’étais là à écarquiller les yeux en la regardant. « C’est dingue… faut que je lui fasse écouter pleins de musique… », je souriais doucement comme un benêt en la regardant attentivement. « Aly a surement des disques, j’irais lui demander. C’est une chic fille. Elle m’a aidée, grandement ! », j’étais un coquin oui car je préparais ça depuis que j’avais carrément remarqué le cinéma de ma jeune voisine. Je me doutais amplement que ça pourrait peut-être faire effet comme je me souvenais qu’elle m’avait confiée que nous étions des jaloux ce qui ne m’étonnait même pas de ma part. Je lui souriais. « Elle m’a dit qu’elle en pinçait pour moi au début, c’est dingue… que je n’ai rien fait pour qu’elle n’ait pas le cœur brisé !, disais-je alors aussitôt en lui souriant avant de pencher la tête et me lever. C’est alors que Nina pleurait que je me levais en passant alors à côté d’elle et déposant un baiser sur sa joue. « Je m’en charge, j’aime vraiment ça. J’ai l’impression qu’on va devenir pote de garderie ! », j’allais alors à l’étage sur ses mots peut-être bien sarcastiques, la pauvre. Je m’en voulais mais bon, il fallait aussi que je puisse respirer sans être suivie comme un toutou. C’était oppressant mais je m’en remettais cependant. Je sentais aussi que je ferais mieux de rester longtemps en haut pour ne pas m’en prendre une mais bon. J’allais m’occuper de Nina qui en fait avait juste fait pipi et il me fallut un bon moment pour le comprendre. Je la changeais pour ensuite la reposer et la remettre à la sieste. Retournant au salon de petit pas de souris comme si je ne voulais pas me faire prendre un objet dans la tête. C’était enfantin mais prévoyant. Non mais, je ne voulais pas m’abimer.

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M. HENRY GRAYSON « I DON'T KNOW WHERE I'M AT »
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MessageSujet: Re: EV' ♥ et si je ne voulais pas m'en souvenir ?   Mar 23 Oct - 16:52
Evangeline avait beau savoir qu’elle ne devait pas trop couver Henry, elle ne pouvait pas s’en empêcher, s’était plus fort qu’elle. Elle l’aimait, voulait prendre soin de lui et s’assurer qu’il ne fasse pas n’importe quoi. Il était déjà sortit plus tôt que prévu avec les médecins, alors pas question qu’en plus il force dès sa sortie. Elle avait vécu son pire cauchemar une fois déjà, elle ne voulait pas que cela se reproduise ou qu’elle doive une nouvelle fois se rendre à l’hôpital pour Henry. Elle faisait en sorte de calmer le jeu entre eux pour ne pas trop qu’il force, elle le maternait et le confiait à quelqu’un pour être sure qu’il ne fasse pas n’importe quoi. Elle savait qu’elle abusait de son statut de petite femme de … mais elle ne pouvait pas s’en empêcher. C’était nécessaire, obligatoire même pour elle. Elle ne pouvait pas faire autrement, elle ne se voyait pas faire autrement. Henry ne prendrait pas soin de lui, ne ferait pas attention à ce genre de détails par lui-même. C’était à elle de veiller là-dessus et les médecins le savaient bien. Elle était convaincue qu’ils n’auraient pas laissé sortir Henry en se disant qu’elle ne serait pas là pour le garder à l’œil et le forcer à se ménager. Recourir à l’aide de leurs proches était peut-être abusé, mais elle n’avait pas d’autre choix pour ces quelques heures. Les jours à venir seraient plus simples, elle avait tout fait pour s’organiser en fonction et ne pas avoir à travailler ou s’absenter trop longtemps. Le schéma idéal en somme. Comme son idée de mettre Alyzéah comme responsable d’Henry pour la journée lui semblait bonne. Mais c’était bien entendu avant qu’elle ne rentre et constate que tout n’avait pas dut se passer comme elle l’avait imaginé. Arrivant à la villa, il ne lui fallut pas longtemps pour remarquer que son amie était déjà partie. Depuis combien de temps ? Elle l’ignorait et c’était certainement ce qui la dérangeait. Et si Henry avait réussit à la faire fuir dès les premières minutes et qu’il avait dut se charger seul de Nina durant ces quelques heures. Elle le craignait mais n’oserait clairement pas poser la question.

Ouvrant la porte doucement, espérant surprendre une conversation elle réalisait plus sérieusement qu’Henry était seul à la villa et il lui fallut quelques secondes pour arrêter de s’inquiéter et pour avancer un peu plus, jusqu’à entrer pour de bon. Elle n’était pas vraiment sereine, bien au contraire. Elle se sentait mal, comme oppressée comme à cet instant où elle avait découvert la porte de la villa ouverte et son mari étendu sur le sol presque mort. Elle fut soulagée en l’entendant bouger et parler, installé sur le canapé du salon au milieu d’un tas de livres. Elle fit mine de rien, tentant de traiter toutes les informations qu’on lui donnait d’un seul coup. C’était un peu trop et la fatigue accumulée jusqu’à présent en plus du stress de cet après-midi fini par avoir raison de son cerveau et le léger mal de tête qu’elle avait se transforma définitivement en migraine carabinée. Elle prit une légère inspiration, se débarrassant de ses affaires dans l’entrée avant de venir plus dans le salon. « Ca m’a paru beaucoup plus long que la réalité et il faut bien avouer que je n’avais pas les plus agréable en plus. » Il y avait des jours comme ca, des classes qui paraissaient plus intéressées que d’autres, plus dissipées que d’autres, etc. Elle n’avait généralement pas de problèmes avec ses étudiants, mais il arrivait que quelques fois ceux-ci soient infernaux et s’avait été le cas pour cet après-midi. Elle n’était pas du genre à s’en plaindre pourtant et n’entrerait pas dans les détails des problèmes posés par ses étudiants, mais cela commençait à peser un peu plus sur son moral déjà assez fragile avec l’accumulation de stress. Elle réfléchit une seconde à la remarque d’Henry concernant la musique. Il paraissait qu’elle avait un certain effet sur les bébés, mais elle n’avait pas vraiment pris le temps de vérifier jusqu’à présent. Elle avait déjà bien assez de choses à gérer pour aller tenter ce genre de chose. « Il parait oui, mais je n’ai jamais fait le test. » Posant finalement ses chaussures à talons, elle souffla un instant, ayant l’impression que la journée n’en finirait jamais et sentant la fatigue s’installer un peu plus à chaque seconde. Et sans qu’elle comprenne le pourquoi du comment, le sujet dériva.

Passant de bébé et de musique, à Aly, qui semblait tout à coup être la meilleure amie d’Henry, comme si leur passé n’était rien et qu’il ne se méfiait pas d’elle. Mais après tout il n’avait plus de raison, il ne s’en rappelait pas. Et elle n’aurait pas dut avoir à s’en inquiéter. Ils étaient mariés à présent et Henry lui avait bien dit que ce n’était pas son genre de fille. Oui, il l’avait dit … a l’époque où ils ont commencé à se connaitre, une époque dont il ne se rappelait plus et qui pourrait bien être révolue. Et tout à coup, Evangeline en venait à craindre le pire et à envisager l’idée d’avoir fait plus de mal que de bien en demandant à son amie de venir surveiller Henry. Elle ne put donc empêcher la question qui s’imposait d’elle-même ou presque. « Ah ? Elle t’a aidé à faire quoi ? » Henry qui était tellement content de dire qu’il pouvait se débrouiller seul avait accepté qu’elle l’aide, alors qu’il l’avait refusé plus d’une fois de la part de sa femme. Comme si ce n’était pas suffisant, il fallait qu’il en rajoute un peu plus encore. Elle savait bien ce qu’il en était des sentiments de sa meilleure amie envers Henry et elle savait aussi que même s’il était pris, marié et heureux, ces sentiments n’avaient pas vraiment changé. Elle avait confiance en son mari c’était certain, mais ca s’était avec l’ancien Henry, celui qui se souvenait de tout ce qu’ils avaient traversés tous les deux. Et là elle venait à croire que tout cela était très loin d’eux. Elle ne parvint pas à répondre quoi que ce soit, se faisant interrompre par Nina qui plus est qui pleurait à l’étage. Sauvé par le gong. Enfin presque parce que même si la discussion en restait là pour l’instant et malgré ce qu’elle pouvait en penser, Evangeline n’était pas sereine avec tout cela, bien au contraire. Avant qu’elle ait eut le temps de réagir et de prendre la direction de l’étage pour aller s’occuper de sa fille, Henry proposa d’y aller. Proposa ? Pas tout à fait, il semblait ravi de s’en occuper à croire qu’il faisait tout à présent pour fuir la discussion. « T’as raison, va jouer à la poupée. » La remarque était sortie plus mordante qu’elle l’avait voulu mais elle ne s’en excuserait pas, ca c’était hors de question. Elle observa Henry rejoindre l’étage durant quelques secondes avant de se remettre en marche. Elle avait l’impression que le retour de son mari était une mauvaise idée finalement. Ce n’était pas le bon moment, elle n’était pas en état pour assumer sans conséquences ce genre de petites joutes verbales. Elle pourrait bien rapidement être plus méchante qu’autre chose et elle n’aimait pas cela, mais elle n’y pouvait rien. Entre la fatigue, le stress et les hormones elle ne savait plus où donner de la tête.

A sa tête justement. Même si elle savait bien qu’aucun médicament ne ferait effet sur sa migraine, elle partit vers la cuisine pour y prendre quelque chose dans l’espoir de calmer au moins les marteaux qu’elle percevait dans son crane. Sortant plusieurs boites de médicaments, elle finit par trouver celui qui l’intéressait et surtout qui était permit dans sa situation. Elle en prit un avec un verre d’eau avant de prendre la direction du salon. Elle n’avait pas fait attention aux deux flacons restés posés sur le plan de travail dans la cuisine. L’un était celui qu’elle avait pris, l’autre était un antidouleur très puissant et interdit pour les femmes enceintes. Elle n’y prêta pas plus attention, se disant qu’elle les rangerait plus tard, gardant les réflexes qu’elle avait eut ces derniers temps. Et continuant sur les habitudes qu’elle avait prises, elle abandonna progressivement ses vêtements, jusqu’à arriver à la piscine. Elle ne s’embarrassait plus de maillot de bain, de toute façon plus aucun ne lui irait et ses sous vêtements étaient parfaits pour ce qu’elle comptait faire et elle partit alors à nager quelques brassées pour se détendre. C’était fou l’effet de l’eau sur elle, surtout depuis qu’elle était enceinte. Cela calmait toutes les douleurs qu’elle pouvait ressentir, mal au dos, aux jambes, etc. et comme si le bébé le sentait cela semblait l’apaiser lui aussi. Elle avait découvert cela il y a quelques semaines alors qu’elle avait voulu nager un peu et depuis elle avait pris cette habitude pour se détendre et faire en sorte d’évacuer une partie de son stress. Bien entendu, une fois revenu sur terre et sortie de l’eau, l’effet s’estompait rapidement, mais les quelques heures qu’elle pouvait y passer par semaine étaient un véritable miracle pour elle. C’était en plus de tout un moyen de noyer ses problèmes et les idées noires qu’elle pouvait avoir. Noyer cette impression qu’elle avait qu’Henry s’était rapproché d’Aly sans qu’elle puisse faire quoi que ce soit.
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MessageSujet: Re: EV' ♥ et si je ne voulais pas m'en souvenir ?   Mar 30 Oct - 14:12
Les hommes agissent vraiment comme des idiots parfois, j’étais stupide de faire une mini vendetta de rien de tout pour un geste si nul au fond. C’était seulement une histoire d’inquiétude et je le savais mais bon, je voulais qu’elle puisse avoir confiance en moi. Je savais être raisonnable cependant : je poussais le bouchon un peu trop loin, Maurice, je m’en doutais mais quand elle demandait ce qu’elle m’avait fait, j’haussais seulement les épaules car je n’étais pas vraiment au point sur ma technique et mon plan n’était qu’une pure improvisation donc je n’avais pas encore les détails puis de toute, je pensais qu’il n’y en avait pas donc pourquoi mentir ? Lui mettre le doute suffirait à m’amuser un peu même si c’était très con, très mal et pas vraiment gentil mais bon, je ne m’en voulais rien que de le faire. Je craignais même déjà le pire. Une fois que le bébé pleurait, oui, j’étais un peu sauvé en quelque sorte et j’y allais en levant les yeux, amusé par ce qu’elle venait de dire mais le ton aussi. Je ne lui en voulais pas mais pour tout vous dire, je m’en voulais. Oui, bon ben c’est plus fort que moi. J’allais alors m’occuper de Nina à l’étage. La langeant et tout pour qu’elle puisse alors reprendre sa sieste comme une reine. J’adorais m’en occuper, étonnant ? Ce n’était pas une poupée bien sûr mais bonne. Je souriais une fois que c’était fait avant de redescendre comme un crétin qui avait peur. Je me rendais même compte que j’étais doué pour être discret. Mes pas de loups semblaient travaillés. Pas un craquement de sol. Pas un seul bruit. Je semblais connaitre les endroits ou le sol n’allait pas grincer par cœur. Préparer à être une souris dans la maison et ne pas me faire remarquer. Je semblais doué pour juste longer les murs mais passant les yeux discrètement dans le salon. Personne. Sauf un plouf. J’approchais alors de la table sans plus vraiment me soucier qu’elle ne me saute au coup pour m’étrangler. J’ignorais un peu pour l’instant comment elle pourrait réagir dans ce cas car je sais que ce n’est pas mon genre et en général : je ne l’aurais jamais fait. Je le sens et ça ça n’aurait pas pu changer dans le passé même si j’avais été un vampire sanguinaire. Je n’aurais jamais été aussi méchant avec elle, même si méchant était un grand mot. J’arquais aussitôt un sourcil en la regardant attentivement dans la piscine et encore ce verre vide donc une aspirine avait été prise. Je voyais vraiment les petits bouts de médicaments fondus dans le fond. J’arquais un sourcil en regardant les deux boites. L’une d’elle semblait ne pas être mauvaise mais l’autre ? Mes antidouleurs grandement fort et surement trop forts. Je paniquais sur le coup pour rien… sachant qu’ils sont loin d’être des aspirines mais des cachets. Ouvrant la boite pour les compter et soupirant de soulagement alors que le compte était bien juste avant d’aller vers la cuisine pour ouvrir le frigo et me servir un verre de jus de fruit. Je me posais contre la gazinière en réfléchissant un instant, allant dans mon téléphone dont je connaissais bien les fonctions maintenant. Je ne savais pas vraiment pourquoi j’y allais mais c’était devenu nerveux. Comme si c’était une habitude que je ne contrôlais jamais avant. Comme si j’en avais vraiment le geste répétitif et que cela restait car je n’avais pas vraiment de raisons à consulter mon téléphone. Une fois fait, je le reposais lascivement sur le plan de travail en levant les yeux, terminant mon verre pour le poser alors à côté en inspirant doucement et regardant par la fenêtre la jeune femme nageant. Je souriais doucement, un fin sourire, me demandant ce qui l’avait poussé à aller faire des brasses. Moi ? Devais-je aussi la laisser tranquille suite à mon ménage purement improvisé pour cette vengeance pas vraiment sympathique à mon sens ? Je n’en savais rien mais je me redressais de l’endroit où j’étais juste posé en allant vers le jardin et retirant mes chaussures avant de juste remonter un peu mon jeans et la regardant faire quelques minutes sans bouger, debout comme un con. Le pire était que je ne pouvais même pas la rejoindre à cause de mes fichus pansements mais je souriais doucement en allant juste au bord. Laissant mes pieds et mes mollets sous l’eau.

Je profitais de l’eau qui enrobait mes mollets pour sourire doucement, c’était étrange car j’avais l’impression que sauf sous la douche : je n’avais plus vraiment été dans l’eau depuis longtemps surement par e que l’hiver venait de se terminer et que l’été commençait. J’allais alors poser mon regard sur mes pieds pataugeant et sans mots au début mais la laissant juste faire ses brasses et son petit sport quotidiens. Je souriais quelques fois quand elle m’éclaboussait au passage. La regardant alors avec un sourire attendri par juste des gouttelettes. Oh gosh, j’étais vite attendrie, non d’une sucette. J’attendis alors qu’elle sorte la tête de l’eau lors d’une courte pause pour la regarder attentivement et lui sourire. « J’ai joué à la poupée, elle redort comme un bébé ! », je lui tendis alors la main en souriant et lui faisant signe d’approcher. « Tu m’as fichu les jetons avec les aspirines, j’ai cru que tu t’étais trompé. Ça m’arrive souvent de paniquer pour nada comme ça ? », Éclate de rire et lui offre un beau sourire assez mignon. « Je te rejoindrais bien mais je ne peux pas enfin ce n’est pas déconseillé mais je me doute que ce n’est pas conseillé aussi, c’est dommage, je suis persuadé que j’aurais eu de bons souvenirs dans l’eau mais bon. C’est joli comme jardin quand même ! », disais-je en regardant autour de moi et évitant de revenir ainsi sur le sujet de Aly et surtout par ce que je ne voulais pas encore couper le mystère. J’en avais envie, oui, lui dire que non : on n’avait rien fait et que tout allait bien enfin je ne voyais toujours qu’elle. Je souriais doucement en me penchant un brin pour lui voler un baiser mais tombant littéralement dans l’eau la tête la première et paf, c’est bien fait pour ta pomme, Henry. Je riais en remettant à la surface et n’ayant pas trop mal, les antidouleurs faisant toujours effet. Je la regardais attentivement en arquant un sourcil. « Fallait bien que ça m’arrive, non ? », je lui fis un beau sourire en la rapprochant de moi et me demandant vraiment ce qu’elle pensait d’Aly et cette histoire. Je voulais sonder son esprit comme jamais et en découvrir la profondeur. C’est crétin, non ? Je caressais alors sa joue en la regardant dans les yeux et lui souriant. « T’es belle même mouillée… », je souriais doucement de ce compliment en reculant un peu dans l’idée de sortir de l’eau surtout par ce que j’allais avoir sacrement du mal si je ne pouvais pas y aller. Le chlore c’était peut-être mauvais, non ? De toute manière, j’avais des points de sutures donc ce n’était pas bien grave ? Je n’en savais rien mais dans mon esprit : c’était une mauvaise idée. Enfin je riais. « Je ne ferais pas mieux de rester là », disais-je avant de revenir juste le temps pour lui voler ce fameux baiser que je n’avais pas pu voler en tombant à l’eau.


HJ : Désolée, c'est vraiment vraiment pas fameux :(

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MessageSujet: Re: EV' ♥ et si je ne voulais pas m'en souvenir ?   Mar 30 Oct - 19:05
Cette histoire avec Aly n’était pas pour plaire à Evangeline. Déjà en temps normal elle ne supportait pas qu’une autre femme approche Henry de trop près, mais là c’était pire. Entre les hormones de sa grossesse et l’amnésie du jeune homme elle ne savait plus où se situer et elle était prête à craquer à chaque seconde. Les petits points sur lesquels il avait insisté à cet instant n’auraient pas dut la mettre dans cet état, mais là elle n’était plus elle-même et réagissait au quart de tour c’était certain. Elle s’en voulait de cela, mais n’y pouvait rien et n’avait pas même l‘envie de changer quoi que ce soit. Elle le laissa aller à l’étage pour s’occuper de Nina. Mettant fin au sujet même si bien entendu elle gardait tout à l’esprit et ne pourrait pas tirer un trait là-dessus si facilement. Elle était du genre têtue lorsqu’elle le voulait et sa grossesse n’arrangeait rien là-dessus c’était certain. Elle n’aimait pas cela, elle n’aimait pas ce qu’elle devenait et se laisser diriger par ses hormones, mais c’était bel et bien le cas, surtout depuis l’agression d’Henry. Si les premiers temps tout allait bien, depuis qu’il allait mieux c’était la catastrophe pour elle et elle qui s’était toujours promis de ne pas utiliser l’excuse des hormones, ne voyait presque plus que par ca. Le seul moyen qu’elle avait encore pour se détendre et oublier ses problèmes quelques instants c’était de nager. La piscine était bien pour cela, ne pas avoir à aller dans un endroit public où elle se retrouvait dérangée par les autres personnes présentes, ne pas craindre qu’on la surveille ou qu’on fasse des remarques sur le moindre de ses gestes, c’était vraiment mieux ainsi et si ca n’avait pas été le cas elle aurait certainement dut trouver une autre solution. Peut-être qu’un simple bain aurait suffit, mais la piscine lui permettait de se dépenser un peu plus encore et en plus de tout le bébé semblait adorer ca. Evangeline profitait dans le calme de ce moment, ne prêtant pas vraiment attention à Henry alors qu’il venait la rejoindre au bord de la piscine. Elle ne voulait pas relancer une dispute et tentait d’oublier tout cela. Ce n’était pas simple et plus ils en parleraient plus ce serait compliqué. Elle le laissait s’installer au bord de l’eau. Il était assez grand pour se débrouiller seul et savoir ce qu’il pouvait ou ne pouvait pas faire. Elle se doutait bien qu’il finirait à l’eau, mais ce ne serait pas de sa faute, ca c’était certain. Elle gardait ses distances le temps de se calmer et étrangement elle n’y parvenait pas cette fois contrairement à l’habitude. Elle continuait de nager, s’amusant et se détendant autant que possible sans vraiment prêter attention à ce qu’il se passait autour d’elle. Elle ne s’inquiétait pas d’éclabousser Henry en passant devant lui. Elle s’arrêta en l’entendant parler alors qu’elle faisait une pause, nageant plus doucement ou se laissant plutôt flotter. Elle ne répondit rien à la remarque du jeune homme. Il semblait à l’aise pour s’occuper de leur fille, c’était tant mieux, ainsi elle saurait qu’il pourrait s’en occuper le temps d’être apte à reprendre le travail. Elle s’approcha légèrement de lui, suivant les indications qu’il lui donnait. Elle n’était pas totalement calmée et même si elle ne fut pas étonnée de savoir qu’il s’était inquiété face aux médicaments, elle n’en était pas attendrie pour autant. « Paniquer pour rien oui … mais te soucier de ce qui importe c’est de plus en plus rare. » Elle avait parlé sèchement, méchamment presque. Elle ne se reconnaissait plus elle-même, mais quoi qu’il arrive elle ne reviendrait pas sur ses paroles. Il était certain que ces derniers mois, surtout avant l’agression, Henry était du genre à se préoccuper des petits détails sans importance pour oublier les choses qui en avaient vraiment. Il se focalisait sur le bébé, l’oubliant et la délaissant quelque peu en temps que femme. Elle en arrivait à se convaincre que tout était totalement différent depuis qu’elle était enceinte. C’était ce qu’elle craignait et c’était finalement la réalité.

Elle ne parvenait pas à se sortir de la tête le fait que rien n’était plus comme avant et que ca ne le serait surement plus jamais à présent. Entre les deux enfants et l’amnésie d’Henry, elle ne savait plus sur quel tableau jouer et sentait bien que tout allait de mal en pire. Elle ne répondit pas une fois de plus alors qu’il disait qu’il l’aurait bien rejoint. Elle avait beau savoir qu’il était blessé et devait faire attention à lui, elle l’oubliait bien volontiers lorsque cela l’arrangeait. Elle en venait à se dire qu’avec une autre femme dans la piscine il n’aurait pas reculé ainsi et ne se serait pas arrêté à ce genre de détail. Rah ces fichus hormones … Elle ne fit rien pour se rapprocher en le voyant se pencher vers elle, ni pour le retenir alors qu’il tombait dans l’eau. Elle aurait certainement fait plus de mal que de bien en tentant de le rattraper, mais l’idée ne lui traversa même pas l’esprit l’espace d’un instant. Elle l’observa juste alors qu’il remontait à la surface, se ventant de ses exploits comme il le faisait toujours. Et presque malgré elle, elle se surprit à sourire à sa remarque. « C’était à prévoir. » C’était certain. Henry au bord de l’eau ne le restait jamais très longtemps quoi qu’il fasse. Il était très rare qu’il ne se laisse pas tenter ou embarquer dans des trucs tordus qui faisaient qu’il finissait toujours à l’eau. Bien entendu dans la condition actuelle ce n’était surement pas une bonne chose et malgré tout son instinct la poussait à vouloir le forcer à sortir de l’eau. Mais ils étaient bien là tous les deux finalement et l’espace d’un instant elle avait l’impression de faire un bon dans le passé. Elle sourit plus encore alors qu’il lui caressait la main, plongeant dans le bleu de ses yeux sans se rendre compte qu’elle risquait de s’y noyer. Elle se sentait étrangement mieux d’un coup. Pour une fois il semblait la revoir comme une femme et pas seulement comme la future maman qu’elle était. Même si elle était fière de cela, de l’enfant qu’elle portait, elle ne supportait plus le fait qu’on la voit comme un incubateur et rien de plus. Et là l’espace de quelques secondes elle oubliait son bidon de femme enceinte et se sentait femme et rien de plus. Elle ne tenta pas de retenir Henry cependant le voyant s’éloigner. Il devait faire attention avec ses plaies et la piscine n’était surement pas la meilleure des solutions. Elle aurait put le retenir pour tenter de prolonger ce moment, mais son instinct l’en retint et elle fut presque surprise que son mari revienne vers elle pour lui voler ce baiser qu’il avait finalement pris l’eau quelques secondes plus tôt. C’était naturel, tout à fait le genre de geste qu’ils auraient eut avant tout cela. Avant l’accident et surtout avant cette grossesse. Elle avait voulu cet enfant c’était certain, mais elle regrettait déjà les conditions de sa grossesse et tout ce que cela déclenchait chez elle. Elle sentait bien que tout venait d’elle, que c’était son imagination et ses hormones qui créaient tout cela, mais elle n’y pouvait rien et ne parvenait pas à se contrôler et à canaliser tout cela.

Elle se sentait bien mieux malgré tout. Ce simple rapprochement, ce petit geste avait un effet plutôt bénéfique sur elle et elle en oubliait même tous les problèmes de sa journée. Elle se sentait relaxée sans vraiment comprendre ce qui pouvait avoir cet effet là sur elle. Quoi qu’il en soit elle était suffisant bien pour se décider à sortir de la piscine à peine quelques minutes après Henry. Elle n’avait pas entendu le moindre bruit et sa surprise fut relativement grande lorsqu’une fois hors de la piscine elle aperçue par la vitre du salon Henry et Alyzéah main dans la main. Enfin c’était ainsi qu’elle voyait les choses de là où elle était bien qu’elle se doutait que ce n’était pas la réalité. Ils devaient certainement échanger un objet ou quelque chose dans le genre, mais son esprit s’emballa assez rapidement et son calme commençait déjà à se fissurer. Elle s’enveloppa rapidement dans la serviette qui se trouvait toujours au bord de la piscine, laissant là ses habits pour en savoir plus sur ce qu’il se passait dans le salon. Et quelle ne fut pas sa surprise une fois de plus quand, arrivant dans le salon, elle retrouva son mari et sa meilleure amie, tous les deux accroupis à terre, les visages à tout juste quelques centimètres l’un de l’autre. Et là dans son esprit tout se fit sans même qu’elle ait le temps de réagir. Henry était attiré par Alyzéah, il ne pouvait pas en être autrement dans la situation actuelle. Il avait oublié une bonne partie de son passé avec sa femme. Cette femme plus aussi séduisante avec son gros ventre et tout ce que cela comportait de négatif. Il avait juste à coté, prête à combler le moindre de ses caprices une belle jeune femme… « Ne vous dérangez pas pour moi. » Les mots étaient sortit assez tranquillement, trop même. Le calme avant la tempête. Elle ne leur laissa pas le temps de réagir ou même de se relever, filant directement vers l’escalier et l’étage, rejoignant sa chambre et la salle de bain, pièces qui communiquaient et entre lesquelles elle naviguait les fermant à clé pour être tranquille. Les gestes étaient mécaniques, pas vraiment guidés par son énervement. La porte de la chambre de ferma rapidement et comme d’un réflexe elle retira la clé de sa serrure, une habitude qu’elle avait gardé depuis longtemps et qui lui paraissait idiote même si elle ne pouvait pas s’en empêcher. Elle passa rapidement dans la salle de bain, faisant de même là bas, verrouillant tout avant de faire couler l’eau de la douche pour que le bruit l’empêche de s’entendre penser … Pas très concluent, mais tant pis.
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MessageSujet: Re: EV' ♥ et si je ne voulais pas m'en souvenir ?   Ven 2 Nov - 2:36
Je la sentais, elle était froide et isolée de moi. Elle semblait tellement sèche que je ne savais pas qu’en penser. Comment une jeune femme aussi douce pouvait elle m’en voulait autant ? Ah oui, je m’étais mal comporté et j’avais été un vrai crétin. C’est stupide de ma part, je l’avoue. Les hommes étaient stupide au fond… enfin le sont encore mais ceci depuis la fin des temps. Il fallait avouer que c’était ainsi. Les femmes peuvent être comme ça aussi mais les hommes. Je m’en voulais déjà et je sentais qu’il serait assez difficile de calmer ce qui se passait. Je riais nerveusement en la regardant attentivement, je ne rajoutais rien en sortant alors de l’eau. Je ne le voulais mais je sentais que c’était peut-être mieux, elle semblait tellement éloignée et parlait tellement peu que je me sentais mal à l’aise comme repoussé. Je le méritais, j’avais été con, oui. J’assumais. J’allais dans le salon, préparant deux chocolats chauds rapidement et pendant qu’il chauffait, j’allais vers les escaliers quand Aly arrivait en trompe pour chercher son portable. Je l’aidais aussitôt à chercher un peu alarmé car elle semblait assez pressée. Je riais nerveusement en lui tendant alors et quand elle le mettait dans son sac, celui se renversait aussitôt vers le sol. Ses objets partout, je tentais de les ramasser en grimaçant. Je me sentais un peu mal de la retarder un peu. Je lui tendis tout pour qu’elle puisse alors aller où elle devait aller et souriant doucement. « Voilà ! », c’est alors que j’entendis Evangeline passer et relevant le regard vers elle en même temps qu’Aly. Nous étions tous les deux surpris par ce qu’elle disait, sans trop comprendre enfin moi… un peu. Je soupirais doucement en me levant et la regardant aller vers les escaliers. Je me passais la main sur mon front. Comment devais-je agir ? Comment le Henry de maintenant agirait alors que celui de l’adolescence pourrait agir ? Comment combler les deux situations ? Comment faire ? La mémoire ne pouvait pas toujours me donner les clés à mon problème. Je soupirais doucement en regardant Aly. « Désolé, je pense que tu devrais y aller, tu vas arriver en retard ! », disais-je en voulant éviter de la mettre à la porte mais voulant surtout aller rassurer la femme qui était la mienne à l’étage. Je fis une petite moue, je m’inquiétais en laissant alors la jeune femme partir. Elle semblait se demander ce qui se passait et je n’en avais aucunes idées. Je soupirais en regardant les escaliers tandis que le chien aboyait à mes pieds, j’allais lui mettre des croquettes pour qu’il me fiche la paix et remontant alors à l’étage doucement. Je tentais d’entendre les bruits qui me diraient ou elle se trouve. Je marchais petit à petit en entendant alors l’eau de la douche et soupirant doucement en levant les yeux avant d’aller à la chambre. Premier réflex : la porte. Je tentais d’ouvrir mais c’était fermé, je soupirais en regardant le trou de la serrure pour voir ce qui se passait mais je ne voyais rien que le carrelage qui m’étouffait les yeux. Je prenais mon courage à deux mains en frappant un coup mais aussitôt me traitant d’idiot car si elle était sous la douche : elle ne m’entendrait pas. J’allais sur le lit en m’asseyant rapidement, frappant un peu du pied et levant les yeux en me demandant comment j’allais réparer mon erreur. Je soupirais doucement en me relevant aussitôt et regardant mon alliance pour la tourner un peu, inspirant profondément et fermant les yeux avant de me rappeler d’un truc que j’arrivais remarqué en regardant dans ma commode alors que je m’habillais. Le double des clés. J’allais vers le tiroir ou se trouvait aussi les chaussettes pour le prendre et sourire doucement. Allant alors tenter la clé sur la porte. Ça passe ou ça casse car ça se trouve elle l’a remise entre temps, je priais pour que cela ne soit pas le cas. Je soupirais doucement alors que ça fonctionnait, inspirant en ouvrant la porte timidement, regardant au début ou elle se trouvait mais affichant un sourire rassurant en la voyant. J’ouvrais totalement la porte et lui tendant une main en approchant pour finir par glisser celle-ci autour de sa taille et la forcer en quelques sortes à se rapprocher de moi. Posant par réflexe l’autre main sur sa joue en souriant. « C’est loin d’être ce que tu crois… je suis stupide, je ne ressens rien pour elle ! C’est toi que j’aime… même en perdant la mémoire, non ? », je riais doucement, nerveusement en la regardant dans les yeux et lui offrant un beau sourire. « J’ai été con, j’en suis désolé… j’ai tentée juste de te taquiner pour rien. C’était loin d’être ce que tu penses, je m’en veux. J’étais juste un peu vexée… », je fis aussitôt en mous en la regardant attentivement et passant la main dans ses cheveux avant de reculer et allant sous la douche pour couper l’eau. Je ne voulais pas réellement qu’on paye une somme gigantesque. Je riais nerveusement en retournant vers elle et lui souriant. « Je ne veux pas d’Aly… je n’en ai jamais voulue sinon j’aurais fini avec elle, non ? C’est toi que je veux… elle a juste oubliée son téléphone et elle a fait tomber son sac. Tu remarqueras qu’il y a plus romantique ? », je me détachais d’elle en allant chercher dans les armoires des draps de bains secs. « Tu devrais aller prendre une douche et te réchauffer. J’étais juste vexé, je suis navré, c’était con, vraiment. J’avais juste l’impression que j’avais une baby sitter et… que tu n’avais pas confiance en mes aptitudes à m’occuper de notre fille… et je suis peut-être frustré... », je soupirais doucement en la regardant. « Mais Aly… », je riais nerveusement en secouant la tête. « Elle est sympathique mais ça s’arrête là ! », je fermais les yeux pour aller rallumer l’eau en lui souriant. Je retirais alors ma chemise en grimaçant. Cette douleur revenue, je ne pouvais pas la supporter sur le coup surement à cause de la piscine. Ça allait mieux du coup. « Je reviens… », je lui souriais doucement. J’allais vers mon sac de l’hôpital pour en reprendre un antidouleur et retourner vers elle en souriant en allant contre le meuble ou était le robinet et lui souriant en lui tendant la main. « C’est toi que je veux… », lui disais-je d’un joli sourire. « Toi et nos souvenirs aussi et tout ce qui nous entoures… », Susurrais-je aussitôt en baissant le regard vers ma blessure en riant. « Avec ou sans ça… », je posant alors mon autre main sur ma tête et fronçant le nez. « Et même si ça bug, là-haut ! Et je t'aurais bien proposé de prendre cette douche avec toi mais je vais aller attendre dans la chambre sinon... je risque de ne pas me retenir sachant que je me retiens de t'embrasser... car je sais comment ça pourrait se terminer si seulement j'osais... », disais-je en riant nerveusement.

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MessageSujet: Re: EV' ♥ et si je ne voulais pas m'en souvenir ?   Ven 2 Nov - 12:49
Cette histoire devenait ridicule. Evangeline savait bien qu’elle n’avait rien à craindre d’Aly, elles étaient totalement différentes toutes les deux et ce n’était pas parce qu’Henry avait oublié une part de son passé qu’il tomberait sous le charme de la première femme venue. Mais bien entendu le risque resterait présent par la suite, avec les autres femmes. C’était normal et il fallait qu’elle s’y prépare. Mais face à cette situation et à ses doutes concernant sa meilleure amie elle ne parvenait plus à être logique et à penser clairement. Elle se rendait compte que c’était idiot de piquer une crise pour si peu, mais elle n’y pouvait rien, ne contrôlait rien de tout cela. Elle s’enfermait dans la salle de bain, laissant couler l’eau pour couvrir les bruits et ce qu’Henry pourrait tenter de dire pour s’expliquer. C’était plutôt à elle de s’expliquer et s’excuser pour son comportement, après tout elle savait bien qu’il n’avait rien fait de mal, mais pour l’admettre ce serait bien plus compliqué. Elle se posa finalement contre le bord de la baignoire, observant son reflet dans le miroir en pied qui se trouvait contre le mur. Il aurait certainement de nombreuses raisons d’aller voir ailleurs et de tomber sous le charme d’une autre femme. Elle n’avait plus grand-chose à voir avec la fille qu’elle était lorsqu’ils se sont connus. Elle avait l’impression d’être une autre personne, elle ne se reconnaissait plus elle-même. C’était effrayant même. Alors qu’elle aimait voir une femme enceinte, celle que lui renvoyait ce miroir ne lui plaisait pas même une seconde. Elle semblait misérable, avait perdu toute la beauté qui la caractérisait par le passé et à présent elle paraissait pitoyable. Ce n’était pas étonnant alors que son mari soit tenté par les autres femmes et aille voir ailleurs. Et plus elle pensait à cela plus elle finissait par s’en convaincre, par se convaincre que c’était la réalité. Pourquoi n’irait il pas voir ailleurs après tout ? Elle n’aurait pas cru pouvoir douter d’Henry un jour, mais là elle ne pouvait pas s’en empêcher, s’était plus fort qu’elle et ses vilaines hormones semblaient s’amuser à lui faire voir les choses pires encore que ce qu’elles étaient. Elle n’avait pas changé tant qu’elle semblait le croire à cet instant. Elle avait juste pris en forme comme n’importe quelle femme enceinte. Bien entendu elle pourrait paraitre plus sure d’elle et jolie si elle se décidait à porter de vraies tenues de grossesse faites exprès, mais au lieu de cela elle ne faisait que porter des vêtements trop larges aux mauvais endroits pour permettre de loger son gros bidon dedans. Elle savait qu’acheter des tenues adaptées s’imposaient, mais avec les évènements de ces derniers temps elle avait laissé tout cela de coté et n’y pensait plus une seule seconde.

Elle ne bougeait pas, trop absorbée par ses pensées, trop embrouillée par ses hormones pour accepter de bouger et de régler les choses avec Henry. Elle avait besoin de calme, de tranquillité et de temps pour se calmer et apprendre à ne plus tout exagérer. Elle savait qu’elle devait se contrôler et ne pas forcément prendre pour acquis tout ce que ses hormones lui faisaient croire, qu’elle devait analyser les choses sans leur intervention, mais c’était toujours plus simple à dire qu’à faire. Elle était toujours assise sur le bord de la baignoire, la douche continuant de couler en fond lorsqu’Henry parvint à ouvrir la porte. Ses manies qu’elle avait de retirer les clés des portes après les avoir verrouillées venaient de lui revenir en pleine figure et à présent elle allait devoir affronter les remarques de son mari. Elle s’attendait au pire, à ce qu’il la traite de folle, à ce qu’il ne cherche pas à comprendre et décide de partir. Son esprit partait rapidement dans les pires idées qui soient sans qu’elle puisse rien faire pour les arrêter. Mais bizarrement, tout revint au calme lorsqu’il s’approcha la faisant lever et la rapprochant de lui. En une seconde tout semblait totalement différent dans l’esprit d’Evangeline et comme dans la piscine quelques instants plus tôt c’était un vrai retour à la normale avant même qu’il ait besoin de dire quoi que ce soit. Elle savait tout ce qu’il disait, il n’avait même pas besoin de préciser tout cela. Elle le savait et à cet instant elle s’en voulait à elle-même d’avoir réagit de cette façon et d’avoir laissé sa grossesse et ses hormones empiéter sur la réalité qu’elle connaissait pourtant. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, il avait juste voulu l’embêter, la taquiner, ce n’était pas sa faute à lui si elle n’avait pas réagit comme d’habitude et qu’elle s’était laissé embarquer dans cette histoire. Elle releva les yeux vers lui alors qu’il disait être vexé. Elle aurait dut se douter qu’il avait fait cela pour une bonne raison, mais sur l’instant elle ne comprenait pas pourquoi il s’était vengé ainsi. Ca n’avait pas de sens dans son esprit, mais elle garda les questions pour elle, attendant qu’il continue ses explications. Il s’écarta d’elle un instant seulement pour couper l’eau, mais instantanément elle se remit à broyer du noir et à se dire que tout cela était sa faute, qu’elle avait fait les choses de travers et que ca lui retombait dessus. Et elle avait raison en fin de compte. C’était son idée d’envoyer Aly pour le surveiller et s’assurer qu’il ne force pas trop, c’était cela qui était à la base de tout et c’était ce qui leur posait des problèmes à présent. La jeune femme ne put donc que se sentir plus mal encore alors qu’Henry récupérait des draps de bains secs. C’était effrayant de voir à quel point la moindre seconde d’écartement lui faisait perdre l’esprit et l’effet apaisant qu’avait Henry sur elle. C’était plus important encore que depuis leur rencontre et ce n’était surement pas une très bonne chose non plus. Cela montrait une fois de plus à quel point elle était dépendante de lui et il fallait plus que tout qu’elle reprenne le dessus et qu’elle retrouve un comportement normal. Elle acquiesça doucement alors qu’il lui conseillait de prendre une douche. Elle en avait besoin même si elle était dans l’eau quelques minutes plus tôt. Une bonne douche chaude lui permettrait de se détendre et d’oublier plus facilement la crise qu’elle venait de piquer. Elle ne lâchait pas son mari du regard cependant alors qu’il expliquait le pourquoi du comment et elle comprit enfin une partie de l’histoire. Elle n’avait pas cru qu’il verrait cela de cette façon, mais il était certain que c’était une réaction normale de sa part. Elle cherchait comment dire les choses et tout exposer le plus clairement possible et l’espace d’un instant elle avait l’impression que son cerveau fonctionnait au ralentit. Henry eut le temps d’aller rallumer l’eau et chercher un cachet pour la douleur avant qu’elle ait réussit à déballer son point de vue. Ouvrant la bouche pour la première fois depuis qu’il l’avait rejointe, elle tenta de se défendre tant bien que mal, gardant malgré tout en mémoire tout ce qu’il avait dit. « Je n’ai jamais douté de tes aptitudes à t’occuper de Nina. Si je lui ai demandé de venir c’était pour que toi tu t’économises, que tu ne forces pas alors que tu étais juste rentré de l’hôpital. » Ca semblait logique dans son esprit, lorsqu’elle l’avait fait et encore maintenant, mais pour Henry il était normal que les choses paraissent bien différentes. « J’ai déjà cru que je t’avais perdu une fois, j’ai pas envie que ca recommence parce que tu n’en auras fait qu’à ta tête et que tu auras surévalué ta force. » Comme un réflexe, elle se rapprocha d’Henry, posant ses mains sur son torse en reprenant son souffle pour continuer. « Il faut que tu comprennes que tu n’es pas un surhomme et il y a des limites à ce que ton corps peut endurer et plus tu forceras dès maintenant plus ca prendra de temps pour que tu sois totalement sur pied. C’est ca que je vois moi. » Elle ne doutait pas une seconde de ce qu’il pouvait faire ou non, elle craignait juste qu’il en fasse trop et trop vite. Il avait passé une semaine à l’hôpital et son corps avait eut droit à un changement de rythme de vie conséquent dans un sens et là il voulait le faire dans l’autre sens pour reprendre sa vie comme si de rien n’était. Ce n’était pas la meilleure solution qui soit. Et ce qu’il se passait à cet instant en était une preuve, le fait qu’il ait besoin de ces cachets pour la douleur, cela signifiait bien qu’il forçait trop et que sa blessure tentait de le rappeler à la raison. Et alors qu’elle pensait à cela, se disant qu’il faudrait qu’elle trouve un moyen pour qu’il reste au repos le plus longtemps possible, il reprit la parole, lui faisant perdre le fil de ses pensées. Elle entendait enfin ce dont elle avait besoin depuis des jours et cela lui faisait un bien fou. Savoir que finalement rien n’avait changé et que tout ce qu’ils avaient vécut récemment n’avait pas brisé leur lien la rassurait même si dans le fond une part d’elle restait très inquiète et irrationnelle. Elle avait beau savoir que rien ne pourrait réellement changer leur lien, elle le craignait plus que tout car elle se rendait compte progressivement que sans lui elle n’était plus grand-chose. Elle avait prit l’habitude de vivre avec lui et de tout faire ou presque en fonction de lui alors que deviendrait-elle s’il quittait sa vie ? Elle ne voulait même pas y penser ou chercher une réponse à cette question. Elle ne put s’empêcher de sourire alors qu’il parlait d’aller sous la douche avec elle, même si l’idée la tentait rien que pour le principe de ne pas s’éloigner de lui, elle savait surtout que ce n’était pas la meilleure solution et que c’était totalement déconseillé. Ils devaient faire attention et comme Henry ne semblait pas capable de prendre soin de lui tout seul, il fallait qu’elle soit là pour le faire. « C’est pas conseillé en effet … mais de toute façon il faudra refaire ton pansement tout à l’heure. » Elle ne se rendait pas vraiment compte de l’invitation qu’elle venait de lancer. Ce n’en était pas une dans son esprit, juste une constatation, après tout il n’allait pas garder ce pansement mouillé et qui avait finalement baigné dans le chlore de la piscine. Elle se retint de lui conseiller de même oter le pansement maintenant pour laisser la blessure prendre un peu l’air. Elle devait arrêter de lui dire toujours quoi faire et de le chouchouter comme elle le faisait. Il était grand, pouvait faire les choses comme il les voulait sans avoir à s’inquiéter d’elle et son avis. L’eau continuait de couler sous la douche, et un panache de vapeur s’en échappait progressivement. Evangeline se rapprocha légèrement pour l’embrasser doucement, ne se laissant pas emporter, ce baiser restait finalement très simple avant de rejoindre la douche et de se glisser sous le jet d’eau chaude. C’était fou ce que ca pouvait faire du bien alors qu’elle était presque frigorifiée quelques minutes plus tôt. Elle se laissait doucement aller sous la douche, ne se préoccupant plus vraiment d’Henry et ne cherchant pas à savoir ce qu’il allait faire pendant qu’elle prenait cette douche.
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MessageSujet: Re: EV' ♥ et si je ne voulais pas m'en souvenir ?   Sam 3 Nov - 18:30
Etrange pour moi. Dans ma tête, c’était la première fois qu’il m’arrivait une chose pareille. Une crise de jalousie en quelques sortes mais surtout d’elle. Je n’avais aucune idée quant à savoir si c’était déjà arrivé ou non dans le passé. Je l’ignorais et j’ignorais encore plus que ça aurait un rapport avec sa grossesse. Je savais que les femmes étaient toujours plus compliquées à cette période et surtout grâce à ma lecture dans la journée mais là, je ne réfléchissais pas réellement. Je me laissais juste inquiet et agissant comme il me semblait bon d’agir. Quand il se passe un truc on dit toujours de laisser la personne se calmer mais je ne suis pas certain que ce soit toujours la meilleure des solutions. Pas quand il est question de couples ou d’amour. Plus on tarde ? Et plus cela peut prouver qu’on ne tient pas assez ou qu’on tient mal à une personne. Je ne voulais pas qu’elle le pense car c’était bien sûr tout le contraire et je me contentais de juste chercher à ouvrir cette porte. Savoir que faire pour l’aider ou même ce que j’allais lui dire. Je savais ce que j’avais à dis mais c’était tout cependant puisque les mots ne peuvent pas toujours être choisis sur mesure. J’inspirais doucement en finissant par entrer et tout allait tout seul. Les mots sortants alors que je la rapprochais de moi et la sentant même se détendre dans mes bras. J4étais au moins heureux de réussir à la rendre bien. La calmer. Je me sentais bien et rassurant mais surtout utile. Ce sentiment d’être utile. J’en avais tellement besoin car oui, je me sentais utile seulement pour un bébé de quelques mois et c’était tout. Je devais m’en contenter mais savez-vous que cela tue ? J’avais l’impression qu’elle m’était utile mais pas l’inverse. Je voulais pouvoir la rassurer. Je sentais même que j’en avais besoin. Comme un second instinct. Comme si l’on me commandait de l’être. J’inspirais doucement en la regardant alors quand elle s’expliquait à son tour, je m’étais moi-même étonné d’avoir pu m’exprimer aussi facilement comme si lui parler et la rassurer était une habitude pour moi car je n’avais clairement pas l’impression de la rassurer par moment. C’est stupide, non ? Tellement de choses dans ma tête qui me disaient que j’étais un vrai crétin parfois. Et puis oui, non faire des blagues comme ça c’était loin d’être sympa. Je jouais de la situation de la perte de mémoire aussi et ce n’était pas vraiment un jeu. Rien d’amusant et c’était même grandement crétin. Mais bon, elle semblait ne pas m’en vouloir en plus et en l’entendant, je n’étais pas sûr de vouloir en parler. Autant laisser ça au passé. Je soupirais doucement en haussant les épaules. Laissant mon regard se baisser et soupirant. « T’en fais pas, oublies c’est bon. C’est rien de grave. », Quand elle me disait qu’elle avait crue qu’elle m’avait perdu et qu’elle voulait que je ne me prenne pas pour un surhomme, je fronçais les sourcils en secouant la tête. Je n’étais point un surhomme, je le savais mais je la laissais terminer attentivement en souriant doucement. « Je fais attention mais je ne veux pas non plus ne rien faire. J’ai besoin de me sentir utile mais vraiment utile. Mon corps est blessé mais là aussi… dans ma tête, il faut que je fasse le point et que je sois moi. Je ne veux pas me retenir de trouver ma vie ou qui je suis par ce que je suis blessé. Je ne suis pas un superhéros, je le conçois et je ne ferais rien au-delà e mes limites. Je sais ce que je peux me permettre. Je suis raisonnable. Je suis grand, je ne suis pas un enfant ! », je disais ça calmement mais au fond, j’avais vraiment cette impression d’être couvé car j’étais assez grand pour mesurer ce dont j’étais capable et être raisonnable. Je ne voulais pas non plus me blesser mais j’avais l’impression de supporter la douleur. J’avais l’impression que ce n’était pas nouveau pour moi d’être blessé et devoir faire avec. Je sentais que mes limites étaient vastes en général comme si j’avais déjà fait bien pire et avec un plus gros handicap. Comme si j’avais déjà eu mal. Ce qui surement expliquerait les deux ou trois cicatrices que j’avais trouvé sur mon corps depuis mon réveil. « T’en fais pas pour moi, promis ? », lui demandais-je alors avec un fin sourire en allant alors parler de la douche et tout ce qui pourrait s’y passer ceci rapidement en me disant que je puais vraiment le chlore et que je détestais ça enfin je prenais toujours une douche après la piscine car cette odeur était dérangeante. Je me souviens que je détestais les piscines couvertes que l’on fréquentait en petites écoles par ce que ça sentait toujours mauvais. C’était un bon souvenir d’enfance comme quand même me disait de me boucher le nez pour imaginer qu’on était ailleurs. Je sentis alors qu’il fallait mieux aussi ne pas aller sous la douche en même temps mais une part de moi en avait envie et puis je ne savais pas trop. En parler avec elle serait mieux de voir sa réaction d’où le fait que j’en avais vaguement parlé en mettant ça sur le pot avec un brin d’humour comme quoi je craquerais. Je riais doucement en l’entendant dire que c n’était pas conseillé et lui souriant doucement tandis qu’il fallait refaire mon pansement mais je ne voyais pas vraiment le rapport sur le coup car le pansement en lui-même pouvait être mouillé disons que sous la douche c’était rien enfin presque rien. Surement pas dans la piscine. « Oui mais t’en fais pas, je le ferais ! », ce n’était surtout pas beau à voir et j’en avais pas envie de la laisser regarder ce que ça faisais. Falloir avoir le cœur accroché car quand même, c’était en cicatrisation et rien de beau. Enfin je lui souris en répondant à son baiser et luttant contre l’envie de la rapprocher de moi et mettre plus d’entrain à ce baiser. Oui, je le voulais réellement. Je reculais en lui souriant. « Allez… à la douche ! », je la regardais y aller en m’assurant qu’elle y aille bien mais c’était con, elle irait ou ? Oui, bon d’accord : je ne suis pas mieux non plus, je m’inquiète aussi mais ça viendra le temps où je rendrais compte que j’étais surement pire quand il était venu le moment de m’inquiéter. Je baissais le regard vers le sol en souriant doucement. Hésitant, retournant aussitôt à la chambre, j’allais faire un petit tour en rond. Super passionnant cette carpette apparemment elle semblait m’intéresser mais aussitôt je délaissais la pauvre carpette pour retourner dans la salle de bain et contempler le joli pavé. Je fis l’aller et retour plusieurs fois : comme un crétin. Inspirant doucement, hésitant. Je me prenais la tête pour un rien. Bon j’y vais ou j’y vais pas, c’est bon. Un homme hésitant, ça craint. J’étais comme ça en général ? Sérieusement ? Je la plaignais la pauvre. Je devrais être un cas social ! Je soupirais en levant les yeux. Regardant alors le plafond. Il est joli aussi. Bon pas aussi moelleux que la carpette ou aussi froid que les pavés de carrelage de la salle de bain mais pas mal dans leur genre. Enfin bref. Ce suffit les bêtises, je retirais mon pantalon et aussi tout ce qui se trouvait sur moi en fringue surtout. Et puis ? J’allais sous la douche comme un peureux avec une main devant les yeux et souriant. « Je ne regarde pas, je ne touche pas, ne me regarde pas et ne me touche pas sinon je te saute dessus et je te… », je riais doucement, nerveusement. « Je vais éviter d’y penser ou même le dire, c’est encore mieux ! », je voulais surtout être taquin et amusant. Je restais de mon côté de la douche par bonheur assez grande pour 3 ou 6 enfin surement pas autant mais là, j’avais l’impression qu’elle était géante tellement je me disais que j’étais trop loin d’elle à mon gout. Je prenais alors le gel douche pour me laver comme un grand gamin et ainsi être tout propre, tout lustré. Je prenais juste attention à ne pas m’en rapprocher et pourtant c’était plus fort que moi, un coin d’œil qui allait se poser sur elle. Je ne la regardais pas du fait qu’elle soit nue et qu’elle m’attirait mais de l’œil d’un homme amoureux. L’œil d’un homme qui a envie de la regarder seulement par ce qu’elle est splendide à ses yeux. L’œil devenait plus insistant que je m’en rappelais de ce premier moment où j’avais posé cet identique regard sur elle. Je souriais doucement en me souvenant alors de ce moment où nous peignons et allant au bout de mon souvenir sans l’interrompre mais cependant c’était trop, j’en avais mal à la tête à l’idée. Je souriais doucement en allant près d’elle et déposant un baiser sur sa joue. « Tu es magnifique… », je posais une main sur son ventre et lui caressant doucement avant d’aller poser les mains sur ses joues et l’embrassant avec tendresse. Comme notre premier baiser, il avait ce petit gout. De toute manière, j’avais tellement la migraine que je pouvais presque dire merci à cette image dans ma tête qui m’avait collée une douce migraine enfin douce. Je souriais doucement en lui volant un dernier baiser avant de sortir de la douche. Même si j’avais la migraine, j’avais toujours envie d’elle donc je voulais éviter de vraiment pousser trop loin et allant hors de la douche donc en prenant une serviette et m’enroulant dedans enfin autour de la taille. Comme un homme quoi, j’étais seulement dans ma serviette. J’allais alors vers mon sac en sortant tout ce que l’on m’avait donné pour changer le bandage. Je me prenais alors un cachet pour la migraine que j’avais à côté des antidouleurs apparemment pas vraiment spécialisé dans la tête qui fait mal. J’inspirais doucement en levant les yeux avant de retirer le pansement. J’avais peur qu’il m’arrache la peau mais ça semblait aller surement par ce qu’il était encore humide. Je le retirais sans trop de peine. Le collant n’était plus vraiment efficace. J’inspirais doucement en allant prendre le désinfectant et un tampon. Je désinfectais alors doucement la plaie comme un grand mais pas vraiment facilement tandis que j’étais donc à moitié courbé pour être sûr de ne pas manquer un morceau de peau.

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MessageSujet: Re: EV' ♥ et si je ne voulais pas m'en souvenir ?   Dim 4 Nov - 17:19
Evangeline ne pouvait pas s’empêcher de s’inquiéter pour Henry, c’était plus fort qu’elle, c’était devenu naturel, comme une habitude et avec sa grossesse ca ne pouvait pas aller en réduisant. Elle devait penser à Nina et à ce bébé qu’elle attendait. Elle devait prendre cela en compte pour elle, mais aussi lorsqu’il s’agissait d’Henry. Après tout comment pourrait-elle s’en sortir sans lui, s’il forçait trop et qu’elle devait se retrouver seule pour affronter sa grossesse. Ca ne semblait pas réaliste et elle savait bien que ca n’irait jamais à cet point là, mais tout de même, elle restait inquiète de l’état de santé de son mari et alors qu’il lui disait de ne pas s’en faire pour lui, qu’il savait se débrouiller seul et qu’il n’était plus un enfant elle se rendait compte qu’il inversait les rôles en permanence. Elle rit légèrement devant la situation. Il n’y a pas si longtemps encore c’était elle qui se retrouvait à ne plus devoir bouger et à devoir faire attention et bien entendu Henry était avec elle, comme elle était actuellement avec lui. Un juste retour des choses en somme. Elle ne pouvait de ce fait pas promettre quoi que ce soit, même si bien entendu elle le laisserait plus libre de faire ce qu’il se pensait capable, elle ne pourrait jamais arrêter de s’inquiéter pour lui. Elle affichait encore un petit sourire en le regardant, préparant sa réponse. « Je te signale que quand les rôles sont inversés tu es pire que moi à me surveiller tout le temps et à tout faire à ma place. Et je peux te promettre de ne plus être sur ton dos, mais pas de ne plus m’en faire, ca ce n’est pas possible. » Son instinct de mère était totalement réveillé à présent et il était certain qu’elle ne pourrait plus laisser derrière elle ce genre d’habitude qu’elle avait prise de surveiller son mari. Elle avait besoin de s’assurer que tout allait bien pour lui et c’était certainement un peu normal étant donné la situation dans laquelle ils étaient depuis peu. Entre sa grossesse et l‘accident d’Henry, elle ne pouvait pas faire comme si de rien n’était et comme si tout cela n’avait pas d’importance.

Elle se sentait légèrement mieux d’être plus proche d’Henry à présent et même si tout n’était pas parfait, les choses semblaient arrangées et elle était calmée. Elle se rendait bien compte du ridicule de sa crise et de sa réaction, mais elle n’aurait pas put changer quoi que ce soit, c’était sa réaction du moment dictée par ses hormones et rien de plus. A présent il fallait surtout réussir à passer au dessus et oublier cela. Tout ce qui lui importait à présent c’était de prendre une bonne douche, de se réchauffer un peu et de se détendre à nouveau afin de pouvoir enchainer sur la fin de journée. Elle ne lutta donc pas alors qu’Henry allumait la douche et la poussait à y aller. « Oui, c’est bon j’y vais ! » Elle posa les derniers morceaux de tissus qui la couvraient encore avant de se glisser sous la douche, profitant au maximum des avantages de l’eau chaude sur sa peau et ne se préoccupant plus réellement de ce que pouvait faire Henry. Elle ne put malgré tout s’empêcher de remarquer les allers-retours d’Henry entre la salle de bain et la chambre. Elle ne chercha pas vraiment à comprendre ce qu’il cherchait ou ce qu’il faisait sur l’instant. Elle tentait de faire ce qu’elle avait dit et de ne plus trop s’occuper de lui. Il était assez grand pour savoir quoi et comment faire alors pas besoin qu’elle soit là à le surveiller. De ce fait, elle ne comprit pas vraiment le manège qu’il fit en entrant dans la douche et même si la situation lui paraissait un peu comique, elle tentait de ne pas rire et de comprendre. Tout lui parut plus clair lorsqu’il se mit à parler. Et bien entendu elle ne put retenir un sourire à ses remarques. Il n’avait jamais sut résister à une douche à deux et ce depuis qu’ils étaient ensemble, elle le savait bien. Mais il faisait l’effort de rester sérieux, ce qui étonnait grandement la jeune femme qui n’osait pas y croire. Elle ne comptait pas faire quoi que ce soit, elle n’était là que pour prendre une douche et se tiendrait à son idée de ne rien forcer et de ne pas aller trop vite. Elle gardait à l’esprit le fait que même si le Henry qu’elle connaissait revenait progressivement, ce n’était pas tout à fait son mari qui était à coté d’elle. Elle ne pouvait pas se permettre d’oublier ca et se comporter comme si ce n’était pas ce pas. Elle devait laisser le temps au temps et à Henry celui de retrouver suffisamment de sa mémoire pour reprendre leurs vies normalement. Sage et tranquille, elle ne fit rien, ne dit rien, faisant en sorte de lui tourner le dos pour ne pas craquer à son tour. Elle savait bien qu’elle ne tiendrait pas longtemps si elle le voyait ainsi et elle préférait éviter toute tentation. Et lorsque son regard dériva l’espace d’un instant il tomba sur le pansement que portait Henry et qui calma toute éventuelle ardeur de la part de la jeune femme.

Elle se tenait tranquille, étrangement elle n’était pas aussi mal à l’aise qu’elle aurait put le penser, après tout c’était finalement la première fois qu’Henry la voyait nue depuis son réveil de l’hôpital et son amnésie et même s’il pouvait avoir retrouvé des souvenirs ce n’était surement pas la même chose que la réalité. Elle aurait dut se sentir mal à l’aise, d’autant plus qu’elle était assez perturbée par ce nouveau corps en changement constant. Elle avait beau savoir qu’elle n’était pas difforme, qu’elle n’avait pas grossit plus que nécessaire pour la croissance du bébé, elle avait l’impression d’être horriblement laide. Elle restait donc autant que possible de dos par rapport à Henry, tentant de faire comme s’il n’était pas là pour ne pas avoir à imaginer son regard sur elle. Ca semblait plus simple comme ca même si ce n’était pas vraiment le cas. Elle avait presque terminé et finissait de se rincer avant de sortir lorsqu’Henry s’approcha d’elle, venant l’embrasser sur la joue en lui parlant. Bizarrement elle se sentit rougir, hésitant entre deux idées. La première étant qu’il avait compris son malaise et qu’il faisait ce qu’il fallait pour la rassurer. La seconde étant qu’il le pensait vraiment et à cet instant là elle réalisait la situation. Elle n’eut pas beaucoup plus de temps pour réfléchir qu’Henry se retrouvait face à elle, une main sur chacune de ses joues à l’embrasser comme la première fois ou presque. Elle perdit le fil de la situation l’espace d’un instant, juste le temps qu’il fallut pour qu’Henry s’éloigne et sorte finalement de la douche. Lorsqu’elle revint à la réalité, elle était seule sous le jet d’eau avec l’impression d’avoir fait un bon dans le temps l’espace de quelques secondes. Elle jeta un coup d’œil à son mari de l’autre coté de la vitre alors qu’il s’enroulait dans une serviette et quittait la salle de bain. Il fallut quelques secondes à Evangeline pour retrouver ses esprits et reprendre le fil de ce qu’elle faisait. Elle sortit finalement de la douche, se séchant en partie avant de sortir de la douche et de s’envelopper dans un peignoir de bain. Elle s’égouttait encore les cheveux avec sa serviette en revenant vers la chambre pour s’habiller. Et comme elle s’y attendait c’était un Henry visiblement empêtré avec son pansement qu’elle retrouva assis sur le lit. Elle l’observa un court instant avant de se proposer. « Laisse-moi faire, ca sera mieux. » Elle avait l’habitude de soigner le moindre bobo d’Henry et elle avait déjà changé ce pansement à quelques reprises à l’hôpital, sous surveillance d’une infirmière pour s’assurer que les gestes soient les bons une fois de retour à la maison mais tout de même. Elle avait la technique qu’Henry n’avait visiblement pas encore acquis et même s’il refusait qu’elle s’en mêle, elle y mettrait son grain de sel. Après tout elle était là pour ca et les médecins avaient accepté qu’il sorte à cette condition. Elle se plaça juste devant Henry, tentant de récupérer la compresse qu’il avait dans la main alors qu’il l’en empêchait. Elle faisait en sorte de rester calme, mais elle savait qu’elle devrait surement jouer d’influence pour avoir le dessus sur le sujet. « Je te rappelle que ca fait partie de mon boulot de jouer les infirmières. Allez, allonge-toi. » Elle l’observa attendrit l’espace d’un instant, elle reconnaissait bien l’attitude d’Henry et il avait raison de vouloir se débrouiller seul, mais pour ce genre de blessure c’était plus risqué de tout faire seul. Elle lui appuya sur l’épaule pour le forcer à s’allonger et s’installa à coté de lui se mettant le plus à sa main possible. L’infirmière avait émis la possibilité que ce soit plus simple à faire en étant debout, mais elle craignait qu’avec son ventre ce soit plus difficile et il valait mieux qu’Henry soit posé au cas où le nettoyage fasse mal. Elle prit une compresse, nettoyant en douceur la blessure, prenant garde à ne pas tirer sur les points et à ne pas oublier pour autant le moindre petit endroit. Elle s’appliquait, dressant en détail la liste des conseils de l’infirmière et les reprenant tous. Elle savait faire et ne s’en inquiétait plus. Un détail qui l’inquiétait cependant, c’était un point qu’il avait mentionné un peu plus tôt et sur lequel elle n’avait pas prit le temps de réagir sur l’instant. A présent elle y repensait et ne pouvait s’empêcher de se poser des questions. « Hum tout à l’heure tu as dis que tu … étais frustré … hum … tu parlais de quoi au juste ? » Elle était mal à l’aise, l’idée que ce soit à cause d’elle et de leur relation la mettait à mal, mais elle ne pouvait pas passer à coté de cette question. Elle avait besoin de cette réponse et même si ce n’était certainement pas le meilleur moment pour aborder la question, selon la réponse du jeune homme, elle s’en fichait et ferait en sorte de ne pas se laisser surprendre ou déstabiliser par sa réponse.

Et avec tout cela, il lui fallut quelques minutes pour venir à bout de ce nettoyage de plaie et que sa compresse revienne quasiment propre. Elle finissait de déballer un nouveau pansement avant de l’appliquer toujours doucement pour recouvrir la plaie. « Voilà, c’est tout de même mieux comme ca. » Elle sourit un peu à Henry, déposant les débris tous ensembles avant de se relever pour aller finalement s’habiller. Elle avait bien fait de mettre un peignoir de bain, ainsi elle restait au chaud même si elle était encore un peu mouillée. Se dirigeant vers son armoire, elle sortit des sous vêtements et une tenue, les premiers vêtements qui lui tombaient sous la main avant de les enfiler. Le t-shirt remontait sur son ventre déjà trop proéminant et elle ne parvenait pas à fermer son pantalon. Et de deux, et de trois tenues différentes toutes plus larges les unes que les autres mais dans lesquelles elle n’entrait plus. Elle observa un instant les robes qu’elle pouvait avoir espérant y trouver quelques ressources, mais toutes étaient très ajustées. Toutes sauf une. Elle sortit de l’armoire la robe style grecque qu’elle n’avait plus mis depuis des mois et qui dans son esprit ne pourrait pas lui aller mieux que les autres tenues qu’elle avait essayé. Elle l’enfila et fut elle-même surprise du rendu. Cette robe semblait avoir été pensée pour ce genre de situation. Le décolleté n’était pas trop débordant et elle le remplissait même mieux qu’en temps normal et son ventre parvenait à passer à merveille sous les différentes couches de voilages. Elle se regarda juste un instant dans le miroir avant de réaliser que c’était certainement la seule tenue qu’elle pouvait encore porter à présent. « Je crois que je vais devoir acheter des tenues de grossesse. » Elle soupira légèrement, pas qu’elle ne soit pas emballée par l’idée, mais de tout ce qu’elle avait vu jusqu’à présent elle avait l’impression que les tenues de grossesse étaient toutes faites pour faire ressembler la future maman à un bonbon rose. Ce n’était pas pour lui plaire et rien que cela lui faisait repousser le moment d’aller faire des emplettes et pourtant elle adorait cela.
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MessageSujet: Re: EV' ♥ et si je ne voulais pas m'en souvenir ?   Sam 10 Nov - 5:20
Oh mon dieu, c’était dingue d’être ainsi. Des souvenirs se rajoutant à d’autres ma tête totalement embrouillée comme quand on est en cours, oui lycéen et que l’on doit réviser. Oh oui, comme ça. Quand on doit étudier des millions de choses et toutes les rentrer pour l’examen final. Oui j’étais un étudiant de ma propre vie et je recevais des souvenirs de moi-même que je ne connaissais pas. Mon passé dont je ne sais même pas comment il a fait pour me mener. On dit toujours que tous nos actes mènent à notre chemin actuel. Tout ce que j’avais fait dans le passé m’avait amené ici… dans cette douche avec cette femme magnifique et en y pensant, ça me chopait encore plus la migraine. Magique. Merveilleux. Génial mais ça partait vite une fois que j’en étais sorti. C’était même bien mieux ainsi. Je n’étais même pas gêné de cette situation. Elle nue sous la douche alors que moi, j’étais tout simplement nu aussi enfin on s’en fiche mais ça me semblait : normal. C’est fou mais des situations me semblent normales alors qu’elles sont anormales. Une licorne, ça me paraitrait anormal, vous croyez ? En ce moment, je me pose clairement la question. Qu’est ce qui me paraitrait normal ? Ou non ? Enfin bref, j’en venais donc rapidement à quitter cette douche car sérieusement ? Ça craint. J’étais là, coincé dans la douche pour quoi ? Pour risquer de céder mais je m’étais tout de même montré amoureux car c’était ce que j’étais. Spontanément, j’avais montré mon affection sans vraiment me contrôler juste par ce que c’était ainsi. J’avais envie de me comporter comme ça, lui déposant alors ce baiser avec ce murmure avant de l’embrasser et quitter cette douche. C’était comme ça. Car j’aurais bien trop de tentation. Il fallait aussi que je fasse attention car même si j’étais capable de beaucoup je n’en restais pas malingre avec cette blessure pouvant être rouverte à tout moment. Un risque tout simplement à prendre. J’inspirais doucement en sortant alors et allant m’assoir sur le lit près du sac de tous les petits trucs disponibles. Je commençais à tenter de me soigner comme un grand enfin pas vraiment facile. Je ne faisais même pas attention à sa sortie de la douche pour tout vous dire : j’avais peur de la voir encore nue et lui sauter dessus. Quand même pas mais disons que j’étais surtout concentré et c’était loin d’être facile. Je marmonnais doucement en regardant la plaie et soupirant mais c’est à ce moment-là que je la sentais proche de moi. Vous connaissez cette sensation de présence ? Oui comme si l’on était à vos côtés ou quand on vous regarde. Tout le monde l’a un jour en fait parfois c’est juste un bruit et quand on est occupé à se concentré, on se dit que la personne nous regardes et ça stresse en quelques sortes. Rien de bien méchant mais tout de même. C’est alors qu’elle proposait de la laisser faire, je secouais doucement la tête. « Non t’en fais pas ! », disais-je comme un homme bien têtu mais finissant tout de même par céder alors qu’elle insistait en approchant et s’en occupant. Elle avait raison, c’était son boulot mais quand même, j’aimais bien pouvoir faire ça seul. Une sorte de virilité d’homme. Que voulez-vous. Je suis bel et bien : un homme. « Ok… », comme un bon mari sans mémoires obéissant, je m’allongeais en grimaçant doucement car oui, il y avait une tétine pour bébé dans mon dos. Je la retirais aussitôt en étant bien mieux installé sur le coup. Wouah vachement même oui. La voir à côté de moi m’amusait même un peu alors que j’étais couché, je mis machinalement une main dans son dos pour la caresser doucement. Un simple geste tendre malgré le peignoir ! Je m’en fichais, c’était juste comme si c’était une habitude. Je ne voulais pas changer ça. Je fermais les yeux en la laissant faire, je profitais un peu de ce rapprochement qui était un peu différent des autres car je n’avais pas l’impression qu’elle se retenait enfin plus normal. Etrange car on en revient à la normalité et moi ? J’avais juste peur que Nina fasse la castafiore en se réveillant. Oui bon, non pas qu’elle hurle en dormant mais vous voulez le genre. C’est pourtant là que sa question arrivait, je voulais faire comme si je ne l’avais pas entendu car j’ignorais quoi lui répondre. J’inspirais doucement en la regardant et sans lui donner mots. Pourquoi ? Je n’en savais rien, je ne savais que dire, je devais y réfléchir car c’était complexe. De millions de choses. « C’est… », laissais-je en suspens en lui souriant et me redressant. « Merci, mon ange… », oui, je n’avais toujours rien dis et ce surnom sortait comme une fleur comme une habitude comme si je l’avais toujours dis alors que je l’ignorais comme si c’était ainsi sans savoir que c’était celui que je lui donnais. Parfois la vie vous surprend alors que vous ne vous y attendez pas.

Et sans avoir réellement répondu, je me levais en la laissant aller s’habiller mais j’allais devait ma penderie à moi et regardant alors les piles mais qu’allais mettre ? Bon d’accord parfois je passais la tête hors de l’armoire pour regarder la jeune femme s’habiller et se déshabiller, elle m’amusait même assez à se changer des millions de fois alors qu’elle aurait pu être en sac poubelle, elle serait aussi belle à mes yeux sauf que ce n’était pas que pour moi qu’elle s’habillait. J’inspirais doucement en allant prendre un boxer et l’enfilant aussitôt discrètement sous ma serviette en riant nerveusement tandis que je l’entendais alors dire qu’elle devait acheter des vêtements de grossesse. Je la regardais alors en prenant un t-shirt et lui souriant. « T’en fais pas, tu sais… tu peux rester nue quand t’es à la maison ! », disais-je sur le ton d’une boutade en riant doucement et la regardant attentivement dans sa robe, arrêtant de rire aussitôt pour lui offrir un sourire. « Ou dans cette robe… », elle était magnifique et mon sourire en témoignait. Pour moi ? C’était la première fois que je la voyais ainsi. Pourquoi ? Simplement par ce que mon cerveau était surement un peu trop fatigué pour ce soir, cela reviendrait surement mais pas ce soir. Là, c’était trop et j’ignorais que je devrais même m’en souvenir mais cela m’amusait assez de la voir ainsi. Dans une robe assez classe tout de même, bien trop pour rester à la maison. Je me demandais presque si ça ne me donnait pas envie de l’inviter à diner mais j’étais un peu trop raplapla avec cette migraine. Je savais que si je me recouchais, je m’endormais. J’enfilais alors rapidement un jeans en étant un peu pressé, c’était con mais oui. J’allais alors aussitôt fait vers elle en lui souriant et penchant la tête avant de prendre sa main pour l’attirer un peu vers moi en posant mon autre main sur son front. Le caressant doucement en souriant mais ce sourire faiblissait. « Tu voulais savoir pourquoi j’étais frustré ? », demandais-je tout en sachant pertinemment la réponse mais il fallait que je pose cette question en éloignant encore un peu machinalement le moment fatidique ou je devrais enfin devoir le dire. C’était stupide et clairement : idiot. Ce qui au fond veut dire la même chose mais là, tout était un peu embrouillé dans mon esprit. Je devenais dingue, oui dingue. J’inspirais doucement en la regardant et levant les yeux un instant. « Un peu de tout en fait… », soufflais-je alors doucement en laissant mes yeux vers le plafond d’un blanc éclatant avant de les baisser vers elle et la regarder à nouveau attentivement en lui souriant. « C’est… cette situation, la mémoire. En fait avoir une vie dont on voudrait se souvenir mais ne pas y arriver aussi vite qu’on le voudrait puis avoir… », je lui fis un sourire un brin malicieux en riant nerveusement. « Terriblement envie de séduire une jeune femme ou simplement terriblement envie d’elle mais la sentir partir en courant à chaque fois… comme si elle n’avait pas vraiment envie de vous… », je riais nerveusement en fronçant le nez avant d’aller l’embrasser brièvement et sourire contre ses lèvres. « Alors que je suis persuadé que c’est le contraire… et puis… je sais pas, un peu de tout, ne pas savoir quoi faire. Etre au chômage aussi enfin en attendant de retrouver la mémoire, je chôme même si je me sens apte à reprendre le boulot… j’ai toutes les matières dans la tête mais j’ignore juste comment elles sont arrivées. Tu sais… je vois ma vie, nous, nos mariages, notre fille et ce bébé ! »,je reculais pour m’abaisser et donner un fin baiser sur son ventre avant de lever les yeux vers elle en me redressant petit à petit et lui souriant. « J’ai envie de m’en souvenir et savoir comment j’en suis arrivé là. Toute une vie par d’actes… des actes dont je n’ai aucuns souvenirs. Mes parents tout ça, pour moi… ils n’étaient pas morts alors que si, c’est frustrant et c’est encore plus frustrant car j’ai envie de m’en souvenir. Je veux de notre vie, je sais que c’est la mienne et je sais que je suis fait pour la vivre, je le sais. Je sais que c’est notre vie, c’est moi, c’est nous mais j’ai des trous, un trou surtout énorme à remplir et je ne sais pas comment je suis devenu moi. Je ne sais même pas si je veux le savoir ce qui est encore plus étrange. J’ai l’impression que je ne devrais même pas chercher à le savoir mais que j’en ai besoin. », je la regardais alors avec tendresse en allant caresser sa joue et lui souriant. « Puis je t’aime et ça, je le sais. J’ai le cœur qui bat juste en étant là, face à toi. J’ai l’impression que je pourrais même t’embrasser là de suite et ne jamais m’arrêter alors qu’avant de me réveiller dans cet hôpital… j’ignorais qui tu étais mais… maintenant je le sais… t’es juste et simplement : la femme que j’aime et l’unique ! », disais-je alors en la regardant dans les yeux et lui souriant. « Et ça m’aide… », rajoutais-je aussitôt d’un léger souffle en baissant le regard. « Tu dois me prendre pour un idiot, là ! », je riais nerveusement en passant la main sur mon front.

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M. HENRY GRAYSON « I DON'T KNOW WHERE I'M AT »
Not ready to let go. Cause then I'd never know. That I could be missing. I'm missing way too much. So when do I give up what I've been wishing for I shot for the sky. I'm stuck on the ground. So why do I try, I know I'm going to fall down. I thought I could fly, so why did I drown ? Can't find another way around. And I don't want to hear the sound, of losing of what I never found.
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MessageSujet: Re: EV' ♥ et si je ne voulais pas m'en souvenir ?   Dim 11 Nov - 8:42
Prendre une douche avec Henry en ce moment ? Surement pas une très bonne idée pour lui comme pour elle. Elle ne pouvait pas se permettre de se laisser trop aller et de laisser les choses déraper. Henry était blessé et il fallait que l’un d’eux le garde à l’esprit en permanence. Elle ne pouvait pas se laisser trop approcher de peur qu’il lui fasse oublier ce détail et que tout soit ensuite hors de contrôle. Pas que l’envie n’était pas là, c’était même tout le contraire, mais elle ne pouvait pas le montrer, surtout pas maintenant. Car comme si cette blessure n’était pas suffisante, il y avait cette histoire de mémoire défaillante qui la tracassait. Elle craignait qu’ils se précipitent trop tous les deux et qu’il se soit convaincu que la vie qu’il menait était bien celle qu’il voulait. Elle craignait qu’il se force en quelque chose et ne voulait alors pas aller trop loin de peur de souffrir par la suite. Elle savait bien que c’était idiot et qu’il ne se forcerait certainement pas à faire semblant ou à tenter de reprendre sa vie comme elle était avant l’agression si elle ne lui plaisait pas, mais la jeune femme ne pouvait s’empêcher de craindre tout cela. Ce n’était pas pour autant qu’elle restait réellement distante, qu’elle le repoussait définitivement ou qu’elle ne jouait pas son rôle de bonne petite épouse. Une fois sortie de la douche elle ne réfléchit même pas avant d’aller lui proposer son aide pour changer son pansement. Après tout il fallait bien qu’elle l’aide quand elle le pouvait et là l’occasion était parfaite, surtout que ce n’était pas simple du tout à faire soi même. Ca ne la dérangeait pas vraiment de voir l’état de la blessure, au contraire c’était sa façon à elle de s’assurer que tout guérissait normalement et qu’il n’y avait pas de problèmes dont Henry refuserait de lui parler. En fin de compte il lui semblait très facile, peut-être même trop, de s’occuper de nettoyer la plaie d’Henry lorsqu’elle se retrouvait ensuite face à son armoire sans rien qui lui aille encore.

Cette grossesse elle l’avait voulu, attendu, désiré, mais bizarrement ces derniers temps elle la regrettait un peu, se disait que tout était allé trop vite et trouvait toujours à redire de tout dans le moindre détail. Elle se trouvait pénible, savait bien qu’elle l’était et ne comprenait pas qu’Henry n’ait pas encore craqué face à la situation. Mais en même temps elle faisait son possible pour se montrer agréable et ne pas laisser paraitre son plus mauvais coté. Elle ne voulait pas que le Henry qui avait perdu une partie de sa mémoire s’imagine qu’elle était toujours ainsi et ne la voit que comme elle était depuis son réveil de l’hôpital. Elle faisait son possible pour lui montrer aussi et surtout ses bons cotés et parfois elle doutait d’y arriver. C’était surtout pour cela qu’elle n’avait pas put retenir la question qui la tracassait depuis quelques minutes déjà concernant cette histoire de frustration. Elle n’était plus tout à fait elle-même depuis l’agression d’Henry et cela cumulé à sa grossesse ca faisait un peu beaucoup. Elle craignait que cette distance qu’elle tentait de garder pour éviter d’aller trop loin et que les choses dérapent, ne fasse que poser des problèmes à son mari et que ce soit la source de cette frustration. Ce n’était pas simple pour elle et elle se doutait au fait qu’il ne réponde pas à la question tout de suite, que c’était pire encore que ce qu’elle pensait. Elle en venait doucement à craindre le pire et s’attendait presque à ce qu’il lui annonce que ce n’était pas ainsi qu’il imaginait leur vie ensemble. Evangeline préféra ne pas insister. Après tout il valait peut-être mieux ne pas savoir pour le coup. Elle n’apprécierait peut-être pas ce qu’elle risquait d’entendre alors autant ne pas prendre le risque. Elle n’attendit pas d’avoir la réponse pour aller s’habiller et là un nouveau problème se posait. Tout cela devenait impossible et elle n’avait plus une tenue correcte à se mettre. Elle n’en revenait pas. Il y a encore quelques semaines tout ce qu’elle tenta d’enfiler lui allait encore. A croire que son ventre avait pointé un peu plus et suffisamment pour être de trop en si peu de temps. Elle n’avait plus rien de correct à se mettre sur le dos et sentait bien que là elle n’avait plus le choix. Elle allait devoir penser plus sérieusement à acheter des vêtements de grossesse. Elle qui pensait pouvoir s’en passer, ne pas avoir à acheter des vêtements qu’elle ne mettrait que quelques mois et certainement plus avant un bon moment. Sauf que là la situation l’exigeait et elle allait devoir s’y plier qu’elle le veuille ou non. Et la seule relique qu’elle parvint à enfiler et qui finalement rendait plutôt bien était cette robe qui lui donnait un air de déesse grecque. Et même cela ne durerait certainement pas très longtemps encore. Réalisant cela elle se mit à ronchonner un peu. Il fallait bien avouer qu’autant elle adorait le shopping, autant pour cette fois elle n’était vraiment pas emballée par l’idée. Et bien entendu il fallait qu’Henry rigole de la situation et trouve quelque chose à y répondre. Elle ne put s’empêcher de rire en l’entendant, il était vrai que pour rester à la villa elle pouvait bien rester dans ses vêtements trop petits, mais le problème n’était pas là en fait. Elle souriait encore malgré elle devant l’air qu’affichait Henry tout en refermant sa penderie. « Sauf que je ne peux pas rester à la maison en permanence. Il faudra bien que j’aille travailler et je ne suis pas sure que ton idée soit très appropriée pour l’université. » Elle ne put s’empêcher de rire légèrement en imaginant la scène qu’il pourrait lui faire ou les problèmes qu’elle se causerait elle-même en allant à l’université vêtue de cette robe. Elle n’était pas interdite, particulièrement osée ou quoi que ce soit dans le genre, mais elle connaissait bien les réactions des étudiants dans certaines situations et beaucoup n’hésiteraient pas à tenter leur chance même en sachant qu’elle était mariée et enceinte. Il n’y avait qu’une solution au final : elle allait devoir faire les boutiques pour se trouver des vêtements de grossesse. Elle avança de quelques pas seulement vers Henry, remarquant finalement son regard et réalisant que pour lui c’était la première fois qu’il voyait cette robe. Pour elle bien entendu elle avait tout une signification, c’était un pan de leur histoire, mais plus autant pour lui. Elle perdit son sourire l’espace d’un instant, réalisant à nouveau que tous les souvenirs qu’elle avait n’étaient pas encore revenus à Henry et qu’il faudrait être patient là-dessus comme sur le reste. Et chassant tout cela de son esprit pour éviter de continuer à s’attrister pour rien, elle finit par mettre en œuvre la petite idée qui lui trottait dans la tête. « Dis mon petit mari chéri ? Tu viendrais avec moi faire ces quelques achats ? Demain ? » Elle ne put s’empêcher de sourire à ce petit surnom. Elle savait que c’était ridicule de demander les choses de cette façon et que s’il le pouvait il n’hésiterait pas à l’accompagner, mais cela l’amusait. Il ne fallait pas grand-chose après tout. Elle alla ranger son peignoir dans la salle de bain avant de revenir à sa place en l’espace de quelques secondes seulement et retrouver un Henry totalement habillé qui la rejoignait rapidement.

Là l’espace d’un instant elle oubliait tout ce qui l’embêtait. Une fois de plus elle trouvait tout cela futile et se félicitait d’avoir encore Henry à ses cotés. Après tout c’était tout ce qui comptait, le reste irait de soit et s’arrangerait avec un peu de temps. Elle se détendait instantanément, se crispant légèrement alors qu’il reprenait la parole, répétant la question qu’elle avait posée un peu plus tôt. Finalement elle ne voulait plus savoir. Elle n’avait pas envie de gâcher ce moment avec des bêtises de ce genre. Elle ne parvint pas à l’empêcher de répondre malgré tout, car même si une part d’elle ne voulait pas savoir, une autre en mourrait d’envie. Elle restait alors patiente, se doutant bien que ce ne serait pas facile pour lui de répondre, sinon il l’aurait fait dès qu’elle avait posé la question. Elle voulait lui laisser le temps de trouver les mots et restait là, calme et silencieuse, l’encourageant à sa manière pour qu’il continue et parvienne à s’exprimer. Elle ne devait pas le couper, elle devait le laisser parler, dire tout ce qu’il avait à dire et ne surtout pas le couper. Même si l’envie était là malgré tout. Elle ne pouvait pas se le permettre, il devait pouvoir exprimer cette frustration et peut-être que les choses iraient un peu mieux par la suite. Elle se retint d’intervenir à quelques reprises attendant qu’il ait terminé et gardant tout en mémoire pour pouvoir y répondre ensuite. Mais elle se retrouvait à ne plus pouvoir répondre, une boule dans la gorge et les larmes aux yeux en l’entendant parler. C’était juste ce qu’elle voulait entendre, ce dont elle avait besoin. Alors qu’elle l’avait regardé d’un bout à l’autre quand il parlait, elle ne put s’empêcher de baisser la tête alors qu’il parlait d’elle et une larme finit par couler sur sa joue alors qu’il finissait de parler. « Tu as tout gagné … » Elle releva la tête, essuyant partiellement la larme en souriant avant de lui prendre les mains pour l’attirer vers le lit et l’y faire assoir. Elle ne savait pas encore quoi répondre et elle avait besoin d’une seconde pour se concentrer avant de prendre la parole à son tour. Elle s’installa à coté d’Henry, se mettant en travers par rapport à lui et prenant ses mains. « Je me rends bien compte que ce n’est pas simple pour toi, mais tu retrouveras la mémoire là-dessus je ne me fais pas de soucis. » Elle s’inquiétait un peu du moment où il se rappellerait son passé avant la mort de sa mère et tout ce qui y était lié c’était certain, mais les médecins étaient encourageants et les derniers jours avaient prouvés que ses souvenir pouvaient revenir. Ce n’était certainement qu’une question de temps avant que tout revienne totalement. Enfin elle l’espérait. « Officiellement tu n’es pas au chômage. Le directeur de l’université est prêt à te reprendre dès que tu te sentiras prêt, c’est juste moi qui freine les choses pour que tu ne forces pas trop tôt. » Elle devait faire preuve de franchise et ne pas le laisser croire qu’il devrait être redevenu totalement lui-même avec tous ses souvenirs pour retourner à l’université. « Pour l’instant je pense qu’il te faudrait encore un jour ou deux de repos, mais si tu veux essayer de retrouver la mémoire, de forcer les choses on peut essayer de voir comment faire. Peut-être qu’en reprenant les notes de tes cours … les photos de ces derniers mois ca reviendra. » Elle ne pouvait pas être sure de ce genre de choses, mais elle espérait que ca pourrait aider et sinon il y avait encore d’autres possibilités. Elle poussa un léger soupir en repensant à une solution pour l’aider, elle n’était pas sure que ce soit la meilleure façon de faire, mais comment s’y prendre autrement. Elle devait au moins proposer l’idée à Henry même si elle n’était pas totalement pour. « Et si jamais ca ne marche pas … les médecins ont proposé des choses comme l’hypnose, apparemment ca pourrait t’aider à te rappeler de certaines choses. » Elle ne donnait pas son avis même s’il était clair rien qu’au son de sa voix que l’idée ne l’emballait pas vraiment. Et en même temps ce qui la dérangeait le plus c’était le contenu de ces souvenirs qui se retrouveraient alors étalés devant les médecins. Henry n’avait pas besoin que tout le monde connaisse son passé au contraire et les méthodes naturelles seraient certainement les meilleures pour qu’il retrouve la mémoire même si elle craignait ses réactions en découvrant tout cela. La version d’Henry qui était avec elle depuis quelques jours semblait totalement libérée de ces démons qui le hantait auparavant et c’était plus simple à vivre pour eux deux. Même s’il n’en laissait rien paraitre auparavant, il restait très marqué par son passé et le fait de l’avoir oublié était peut-être une bonne chose finalement. Elle serra la main d’Henry un peu plus fort à cette idée, préférant aborder le sujet dès maintenant. « Je comprends parfaitement que tu veuilles retrouver la mémoire, c’est normal, mais … » Elle fit une pause, cherchant ses mots, baissant le regard vers ses doigts avant de le relever pour le regarder. « Tu ne te dis pas qu’il peut y avoir une raison pour que tu ais oublié ce pan là de ta vie ? Tu envisages l’idée que certains souvenirs de ton passé puissent être difficiles à affronter ? » Elle savait des choses c’était certain, mais elle ne savait pas si elle pouvait et devait les dire. Elle devait faire attention à tout et ne pouvait pas vraiment se permettre de lui révéler son passé, de peur que ca ne le plonge dans le malheur duquel il se sortait tout juste lorsqu’ils se sont rencontrés. Tentant de camoufler cela derrière autre chose, elle ne lui laissa pas le temps de répondre pour reprendre. On garde le meilleur pour la fin, enfin en quelque sorte. « Tu sais que je suis là et je t’aiderais autant que je pourrais. Je sais bien que je n’ai pas forcément la meilleure attitude qu’il faille. Je préfère garder mes distances mais ce n’est pas parce que je le veux. » Et là ca devenait plus difficile à dire. « Ces derniers jours j’ai eut un aperçu de ce que serait ma vie sans toi et je préfère me protéger de l’éventualité où … » Elle avait un mal fou à y penser ou à le dire, mais elle prit sur elle pour y arriver. « Je crois que j’ai peur que tant que tu n’auras pas retrouvé la mémoire tu puisses encore changé d’avis sur nous. » C’était compliqué de dire cela et elle savait bien qu’il faisait tout pour lui prouver qu’avec ou sans la mémoire ca ne changeait rien. Elle baissa les yeux une fois de plus, ne les relevant pas cette fois. « Après tout ca se pourrait … que tu te rendes compte que finalement ca n’a rien à voir avec ce que tu en vois jusqu’à présent. » Elle était mal à l’aise, comme prise à son propre piège sans savoir comment s’en sortir. Elle n’aurait surement pas dut mettre tout cela sur le tapis, mais elle avait besoin elle aussi de vider son sac et de lui faire part de ses craintes.
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MessageSujet: Re: EV' ♥ et si je ne voulais pas m'en souvenir ?   Ven 23 Nov - 7:07
On m’a dit une fois que le temps guérirait toutes les blessures. Le temps avait-il raison ? Blessé de la perte de mes parents, blessé physique, blessé d’oublier mon histoire avec la femme que j’aime. Tellement de détails qui rendent notre vie trépidante dont je ne me souvenais plus. Comme si l’on m’avait retiré une part de ma vie pour en faire une boule de papier et l’envoyer aussitôt dans la première corbeille qui passait. Mais je voulais mes souvenirs, je les voulais oui, surtout en ce moment alors que je la regarde juste s’apprêter et s’engueuler avec ses vêtements. Cela m’amusait mais néanmoins me venait à l’esprit : n’est-ce pas déjà arrivé dans le passé ? Même pas une seule fois ? Juste une seule fois ? Comment pourrais-je le savoir ? Je la taquinais en cachant bien ce qui me passait par la tête, mes doutes. Je souriais doucement en secouant la tête et persuadé que même avec mémoires ou non, je n’étais pas le genre d’hommes à l’autoriser à sortir nue. Et pourtant cela m’amusait de le dire. Une impression de vie normale, sans les souvenirs surtout à ce qu’elle répondait. Je ne pus que sourire doucement. Je souriais aussitôt en entendant alors le mot « mari chéri », c’était tellement nouveau pour moi enfin dans ma mémoire, c’était même la première fois qu’elle le disait ce qui me fit sourire. Je lui souriais aussitôt, comme si c’était vraiment une première alors que non, pas vraiment. Et oui, je radote comme les vieux enfin c’était ce que je trouvais même si c’était loin d’être simple pour moi d’être là, devant elle à cette question qui me ramenait encore à l’idée : l’avions-nous déjà fais ? Je ne voulais pas montrer mon embarras. Je souriais doucement en hochant aussitôt la tête, comment lui dire non de toute manière ? Je ne voulais même pas lui dire et puis ? Ca me ferait sortir donc je gagnais doublement. Bien sûr, les choses avançaient et je m’habillais aussitôt en mettant mon jeans et j’en passe. Une fois tout ça enfilé, j’allais près d’elle. Je me mis alors à répondre à sa question. Je n’étais pas des plus confortables en parlant de ça pour tout vous dire. J’inspirais doucement en regardant la jeune femme et finissant alors à m’étendre sur le sujet. Je n’étais pas vraiment fort en ce moment-même pour me confier ainsi sur ma frustration mais on vite ensemble à deux, on est un couple. Je voyais toujours l’image de mes parents, un couple uni. II se confiaient tout et pour moi ? C’était ça le mariage donc je ne voulais pas lui cacher de futiles détails. Je voulais tout lui dire comme ceci. Oublier ce qui me rongeait. La frustration ? Ce n’est agréable pour aucuns hommes, il fallait bien l’avouer. Périple de l’amour comme de l’être humain car la frustration est trop souvent comparée à un acte charnel mais non, ce n’est pas seulement en ce domaine. La frustration peut venir de tous les endroits, pour toutes les raisons valables ou pas. Et là ? C’était un vrai mélange. Style ? Un patchwork, vous voyez ? Et je lui disais tout comme si je devais le dire avant qu’une bombe n’explose. J’entendais presque le tic tac dans ma tête. Je la vis alors aussitôt se perdre en baissant le regarde, entrevoyant même cette larme brièvement et me demandant si elle pleurait de tristesse ou non. Je ne savais pas vraiment ce qui se passait et je me sentais aussitôt désarmé. J’avais tout gagné me disait-elle mais qu’avais-je gagné ? Je ne savais même plus ce que je pouvais faire ou dire sans savoir ce qu’elle avait dans la tête sous ses mots. Je la regardais effacer cette larme et baissant le regard à mon tour en me laissant alors attirer et me posant docilement en caressant ses mains alors qu’elle prenait les miennes. Je regardais celle-ci en écoutant alors ce qu’elle me dit. Je l’écoutais sagement sans dire mot, buvant ses paroles surtout par ce que je ne savais pas encore comment récupérer ou si j’étais prêt à juste savoir ce que je savais car les médecins m’avaient au fond dit la même chose qu’à elle si ce n’est même plus. Je savais ce qu’il en était comme le patient au courant de son dossier. Je connaissais même ces flashs de mon réveil ce qu’elle ignorait mais je ne voulais même pas lui dire car même moi, j’en avais peur. Je l’écoutais en sentant ses mains se serrer contre les miennes, pourquoi ? Qu’est-ce qu’elle s’apprêtait à dire. Cette pause… Elle me fit soudainement peur comme si mon cœur c’était arrêté pendant un cours instant. Pensant qu’elle allait me faire une révélation. M’arrêtant alors simplement de penser. Ce qu’elle me dit au contraire me fit juste arquer un sourcil et rire nerveusement aussitôt. « Je n’en sais rien… », en fait, c’était un mensonge. Un vrai mensonge. Le verrait-elle à mon air désappointé qui s’affichait sur mon visage ? Cette perte soudaine d’esprit qui s’offrait à moi alors que je me mis à réfléchir mais voulait-elle me dire un truc par-là ? Voulait-elle confirmer qu’il se passait bien une histoire complexe entre nous ? Je ne comprenais rien mais je me contentais d’arrêter de penser. Parfois, c’est bien plus simple. J’inspirais doucement en la regardant attentivement continuer à parler. Oui, encore. Je la laissais parler en étant peiné par ses mots, elle semblait tellement de poser des questions mais à quoi bon ce les poser ? Il y a une chose dont j’étais certain… je ne voulais que découvrir notre histoire. Pourquoi partirais-je en courant ? Je la regardais alors baisser ce regard et je me demandais comment me dépêtrer de mes mots présentant qui semblait l’avoir fait se poser des questions. La crainte que je ressente en ce moment qu’elle ne pense que je ne veuille pas d’elle alors que c’était simplement faux. Je ne savais que faire, regardant juste nos mains en cherchant non pas ce que l’ancien Henry ferait mais aussi : ce que je ferais ? Qu’est-ce que je vais faire pour la réconforter ? Comment ? N’est-ce pas le rôle d’un mari ? J’étais conscient de la complexité de cette situation, j’inspirais doucement en regardant l’heure. Nina devrait faire la sieste encore une bonne demi-heure. Le temps n’avait pas vraiment avancé très vite. Je soupirais doucement en détournant mon regard et passant brièvement la main dans mes cheveux. Comment allais-je réussir cette fois encore à lui prouver que je n’irais nulle part ?

Au final ? Ah quoi bon me disais-je, agis instinctivement. Henry. Je prenais sa main, la rapprochant de moi et allant poser une autre main au niveau d’Evangeline plus sensible aux chatouilles. C’était le but, je le savais instinctivement que c’était là qu’il fallait que je la chatouille comme si mon ancien moi venait de me le souffler à l’oreille comme si c’était ainsi et pas autrement. C’était comme si je le savais et pas autrement. Comme si c’était ainsi. Ancré dans mon cerveau comme un cours de psychologie. Comme si tout ce que je savais était un peu les détails parfaits pour la faire sourire. Comme si je déconnectais cette impression de ne pas avoir de mémoires pour m’ouvrir ainsi sur le futur. A cet endroit précis. Oui, pas un autre. Je m’allongeais en la rapprochant alors de moi tout en prenant attention à son ventre un peu plus volumineux et souriant doucement. « Tu ne dis que des bêtises en fait… », soufflais-je doucement en allant presque à son oreille et déposant un fin baiser au creux de son cou. J’y laissais mon visage en souriant doucement contre sa peau, gardant cette proximité sans vouloir reculer. Je restais là, quelques instants sans dire mots, me ressourçant simplement contre sa peau. Fermant les yeux automatiquement et la serrant un peu contre moi. « Sauf que ta vie ne sera pas sans moi, Evangeline ! », murmurais-je alors délicatement à son oreille en inspirant. « Je ne sais pas qui je suis ou j’ai été mais il y a une chose que je sais… la seule chose que je sais c’est que je n’irais nulle part. Que ton odeur… je la sens tout autour de moi-même quand tu n’es pas là et je veux juste t’avoir près de moi. Je pense sans cesse à ce sourire qui se dessine par moment sur tes lèvres. A ton rire, tellement réconfortant car il me donne envie de l’accompagner. Et puis on s’en fiche que j’imagine ou que je vois ce que je voulais voir, on s’en fiche oui car l’important c’est que je t’aime et que mon cœur batte à chaque fois que tes yeux se posent sur moi. C’est peut-être stupide, je sais mais oui, c’est ainsi et puis je ne veux pas que tu pleures, non, je préfère te voir sourire. », disais-je en laissant mon regard s’éloigner de son cou pour aller se poser dans ses yeux. Posant une main de part et d’autres de ses joues. Je lui caressais doucement en la regardant dans les yeux et lui offrant un sourire. « Je t’aime… même si j’ai envie de reprendre mon job car j’ai besoin de redevenir moi mais que ça te fait peur, même si tu me poses alors instante ment sans choix quand ça concerne mon repos ou ma forme physique car je vais bien, moi seul peut en connaitre mes limites même si je suis sûr que tu es surement la deuxième personne qui me connait le mieux… après moi bien sûr par ce que ça, je le sens dans ton regard ou dans ta façon de t’occuper de moi et même si tu me connais surement mieux que moi-même en ce moment. Je t’aime juste par ce que c’est comme ça. Mes souvenirs ne reviendront surement pas de suite, peut-être pas demain, peut-être pas après-demain mais je te promets que moi, je n’irais nulle part car je n’en ai nul envies. Pas besoins d’être en sécurité. Pas besoin, non. Sois juste toi et là, on va juste être nous. Oublies que je n’ai plus de mémoires, oublies tout ! », souriais-je doucement après lui avoir dit ça d’une voix douce, calme et reposée. Au ralenti. Comme si mes mots étaient retirés délicatement à la petite pincette. Ce regard qui se plongeait dans le sien pour donner plus d’impact à mon discours et qu’il rentre vraiment dans sa tête. Mon fin sourire qui s’affichait. « Et si après ça, tu te poses encore des questions sur ce que je pourrais faire, je ne peux rien faire de plus que répéter encore que je t’aime et encore et encore par ce que j’ai toute la vie pour le faire, non ? Enfin, je pense. J’ai toute la vie, je ne vais pas partir et encore moins te laisser seule. », j’allais alors poser une main douce sur son ventre et souriant. « Vous laisser seuls, toi, Nina et ce bébé. Je n’y connais rien aux grossesses ou aux rôles d’un père. Rien du tout si ce n’est que je sais m’occuper d’un bébé mais je ne vais pas non plus t’abandonner pour ça même si le peu de mémoire que j’ai me ramène au lycée mais ce soir… j’ai toute ma mémoire, nous sommes mariés et heureux… on oublie tout et on vit juste ça car je pense que toi, tout comme moi, on en a besoin. Agis juste comme si rien ne s’était passé et… », je lui offris un grand sourire un peu taquin en fronçant les sourcils. « … tu ferais quoi là ? », demandais-je alors sans la quitter du regard pour tenter d’infiltrer son esprit enfin non mais plus vite de voir si je la connaissais au point de deviner ce qu’elle pensait. Serais-ce possible ? En avais-je la capacité ? Me tester et tenter d’approfondir mes limites mais je pensais aussi à cette migraine calmée, ne voulant pas rouvrir de nouveaux souvenirs. Je lui souriais. « Cependant, on peut faire table rase sur le fait de me retrouver des souvenirs pour ce soir… sinon ma tête pourrait très bien explosée… ? », demandais-je alors en souriant, libéré un peu de tout ce que je venais de dire de tout ce qu’on venait de dire. Comme si l’on m’avait retiré un grand poids, une épine sous le pied et slash, je suis libre. Oui, la liberté. Fleuve de tranquillité. Tellement beau d’être enfin libre et ne plus devoir se négocier une stabilité avec nos idées.

HJ : désolée du retard ^^ ! J'ai mis plusieurs jours par morceaux à l'écrire donc si je me répète ou que je suis incohérente, ça vient de ça. Puis faudrait qu'on pense à le conclure pour passer à un autre !

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M. HENRY GRAYSON « I DON'T KNOW WHERE I'M AT »
Not ready to let go. Cause then I'd never know. That I could be missing. I'm missing way too much. So when do I give up what I've been wishing for I shot for the sky. I'm stuck on the ground. So why do I try, I know I'm going to fall down. I thought I could fly, so why did I drown ? Can't find another way around. And I don't want to hear the sound, of losing of what I never found.
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EV' ♥ et si je ne voulais pas m'en souvenir ?

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