Henry • Petits secrets et grandes conséquences .
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MessageSujet: Henry • Petits secrets et grandes conséquences .    Lun 13 Aoû - 12:08
Le temps passe c’est indéniable. On ne voit pas les jours et les mois s’écouler et parfois lorsqu’on ouvre les yeux sur la date on se rend compte que des mois se sont écoulés sans que vous vous en rendiez compte. C’est un peu l’impression qu’avait Evangeline depuis quelques temps. Depuis le mariage avec Henry elle avait l’impression de ne plus voir les jours défiler. Cela faisait déjà près de trois mois qu’ils étaient mariés. Elle était à quatre mois et demi de grossesse et ses formes commençaient à se remarquer de plus en plus. Elle en était contente surtout que depuis quelques temps les autres inconvénients de la grossesse, et surtout les nausées, commençaient à se calmer. Elle se sentait bien, complètement épanouie et heureuse dans sa vie actuelle. Elle continuait de donner des cours depuis la rentrée, menait sa vie de femme active, de mère de famille et d’épouse, tout cela de front, comme le font bon nombre de femmes partout dans le monde. Ce n’était pas un problème et tout se passait à merveille. Elle savait s’organiser pour tout faire sans que rien ne vienne contredire ses projets et pour passer un maximum de temps avec tout le monde et pour tout faire. Elle gardait malgré tout du temps pour se reposer, l’avantage d’avoir allégé son planning et de confier Nina à une nourrice de temps en temps. Elle se ménageait un maximum de temps pour elle et à passer avec Henry. Lui semblait moins heureux de cette vie cependant. Il n’en disait rien, ne montrait rien non plus, enfin il tentait de ne rien montrer, mais pour Evangeline c’était simple de comprendre quand il y avait un problème. Elle sentait que quelque chose n’allait pas et même si elle voulait comprendre elle ne posait pas de question, convaincue qu’il s’ouvrirait lorsqu’il le voudrait. Elle tenait bon et tentait de ne pas s’inquiéter pour rien, elle finissait par se convaincre que tout allait bien, que sinon il lui en parlerait, après tout c’était ca être marié : partager ses problèmes et ses inquiétudes avec l’autre.

Elle faisait donc abstraction du comportement parfois étrange d’Henry et continuait de vivre aussi normalement que tout autour d’elle le lui permettait. Une nouvelle semaine venait de s’écouler et le week-end arrivait. Henry et elle n’avaient rien prévu de spécial, comme toujours s’ils voulaient faire quelque chose ca se déciderait à la dernière minute. Evangeline comptait bien rester un peu à la villa, à profiter de son mari et de sa fille. Ils avaient eut la chance de pouvoir voir il y a quelques jours seulement leur autre bébé, celui qu’attendait la jeune femme. Ils n’avaient pas put en connaitre le sexe et plus elle y pensait, plus la jeune femme disait vouloir attendre la naissance, garder la surprise. Elle se moquait bien d’avoir un garçon ou une fille du moment que ce bébé soit en pleine forme. La chambre de bébé n’était pas encore prête, mais ils avaient le temps avant de tout installer et de l’aménager. Mais le temps passait tellement vite qu’elle ne s’étonnerait pas de ne pas pouvoir tout préparer à temps et de devoir tout faire en vitesse comme pour Nina. Les situations étaient certes différentes, elles restaient quelque peu semblables malgré tout. Elle ne s’inquiétait pas cependant, convaincue que tout viendrait à temps et que tout serait parfait quoi qu’il arrive.

C’était donc un week-end qui débutait assez tranquillement et Evangeline envisageait déjà de paresser entre la piscine, le salon et la chambre. C’était un peu son habitude ces derniers temps, les trois endroits où elle parvenait à se détendre au maximum. Mais depuis la veille Henry semblait inquiet, encore plus que d’ordinaire, comme si quelque chose n’allait vraiment pas. Elle avait bien tenté de lui en parler, mais il refusait de dire quoi que ce soit et changeait constamment de sujet. Comment faire alors pour lui permettre de s’ouvrir ? Suivre ces indications, aller dans son sens et attendre que les choses se fassent, qu’il se décide à parler. C’était tout ce qu’elle pouvait faire à présent à part s’inquiéter. Les appels étranges reçus à la villa ou sur le portable d’Henry continuaient et à chaque fois le jeune homme semblait plus mal encore comme s’il s’agissait d’une mauvaise nouvelle. Une fois ou deux elle avait crut percevoir des bribes de conversation et parfois elle en venait à croire que c’était son passé qui le rattrapait. Mais comme toujours lorsqu’elle tentait de lui en parler, il se renfermait sur lui-même, mettant fin à la conversation et fuyant même parfois. Mais pour cette fois c’était visiblement elle qu’il souhaitait éloigner. Depuis quelques temps il semblait stressé et aux aguets à longueur de journée. Comme s’il craignait quelque chose qui n’arrivait pas et alors Evangeline se doutait un peu plus encore d’un lien avec les démons de son passé. Il ne quittait pas la ville et avait promis plus d’une fois qu’il n’avait pas reprit sa vie d’avant, mais un doute subsistait. Malgré tout la jeune femme restait calme et préférait ne pas trop y réfléchir. Trop y penser la rendrait plus inquiète encore et le stress n’était pas bon pour le bébé elle le savait. Alors elle s’économisait, se disant que ca ne pouvait pas être si grave que cela. Ce matin au réveil elle pensait qu’une belle journée commençait, mais à peine fut elle levée qu’Henry l’envoyait hors de la maison sans donner de véritable raison. Il ne voulait pas d’elle dans ses pattes, c’était ce qu’elle comprenait. Il avait insisté pour qu’elle parte quelques heures avec Nina et à son retour il la renverrait ailleurs, comme il le faisait ces derniers temps. Plutôt que de passer leur temps libre ensemble il mettait des barrières entre eux et les éloignait l’un de l‘autre sans raison. Evangeline était loin de s’attendre à cela en décidant de se marier avec Henry et parfois elle craignait que ce soit la précipitation de leur mariage qui soit la cause de toute cette histoire. Mais elle ne s’attendait pas à ce qui se préparait et à ce qu’Henry tentait de lui cacher, ce dont il la protégeait.
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MessageSujet: Re: Henry • Petits secrets et grandes conséquences .    Jeu 16 Aoû - 19:54
Le temps passait depuis notre mariage et bien qu’il fût parfaitement équilibré la première semaine et même la deuxième… des coups de fils délabraient mon illusion du bonheur. La vie est ainsi. L’on doit cacher pour protéger. Le mensonge est une libération des autres. Si certaines personnes savaient ce qui se passait dans ma vie : elles prendraient peur. Je voulais les protéger. Depuis quelques temps, j’évitais des appels, j’éludais des questions d’Evangeline, je tentais de la tenir éloignée de la maison, parfois seule et d’autres fois avec elle. C’était étrange mais je me protégeais moi-même pour tout vous dire. Je savais que ça me tuerait s’il lui arrivait un truc. Alors que je recevais de plus en plus de menaces, je devais faire vite. Ce matin, c’était un matin normal. Un réveil avec elle. Deux jours avant mon anniversaire pour tout vous dire, l’enfer car je n’aimais pas le fêter sans ma mère. Je la retrouvais toujours à Sydney le 18 aout. C’était au fond : notre fête. Le jour où elle était devenue une maman. Ce jour était important pour moi enfin à l’époque mais maintenant ? Passons au fond car ce n’est pas vraiment ce qui importe. J’inspirais alors qu’elle sortait de la maison, j’avais réussi et pourtant pourquoi la mettre dehors ? C’est tout con mais simplement ce message que j’avais lu hier soir. Ils me donnaient rendez-vous au centre, je voulais qu’elle ne me suive pas et pourtant j’étais même en retard sur mon planning tellement j’avais trainé à réussir à le faire aller se balader, loin de moi, loin des coups, loin du danger. J’aurais dû y aller sans la mettre dehors mais c’était bien trop risqué. C’est alors qu’ils me téléphonèrent pour m’annoncer mon retard, on s’engueulait bien trop au téléphone. Du tac au tac, je répondais pour leur demander de me foutre la paix, j’en oubliais bien trop le temps supposé ne pas dépasser sans être repéré par l’appel. Je ne m’en rendais compte qu’après trois minutes. Aussitôt, je fouillais dans mes bagages, ils allaient me tracer. Je le savais. Je faisais les valises pour nous trois en sortant des passeports rapidement. Entreprenant de quitter la ville. Des noms inconnus, des photos. Tout était prêt comme planifié. C’était gros, impensable. Je sortais mon arme aussitôt en la mettant dans mon dos. J’allais vite, pressé. Je n’avais pas le temps, j’espérais juste qu’elle ne rentre pas maintenant. J’allais ouvrir la porte quand je vis ceux-ci juste devant. Une bagarre sans traite mot se mit en route. Une grosse bagarre. Pas de discussions. C’était comme s’ils me corrigeaient. Je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait. Pourquoi ? Pourquoi une correction ? Au fond, je n’avais rien fait de mal. Surement pour s’amuser ? Non, ils cherchaient un truc en fouillant partout. Un dossier que j’avais contre eux, des listes et des noms que l’on m’avait remis il y a 10 jours. Je n’en voulais même pas. On m’avait bêtement accosté, je n’avais rien compris. Une femme en rue, une blonde. Elle me les avait remis avant de rejoindre un café. Je m’étais renseigné sur elle mais elle semblait nette. On lui avait ordonnée de me le donner, j’en étais certains mais qui ? une fois qu’ils avaient le dossier, ils partaient en me laissant à l’agonie. Pourquoi moi ? Pourquoi cette femme devait me le donner à moi ? Je n’en savais rien. Je ne savais même pas comment tout ça m’était arrivé. Une histoire que je n’avais pas compris. Je n’avais rien compris. Je savais que c’était louche et je voulais m’en tenir à l’écart. C’est con, non ? Je ne pense pas réellement que cela le soit. C’était ainsi.

Mon sang coulant après un des coups, car oui, ce n’était pas seulement des coups de poings mais un ou deux coups de couteaux que je n’avais même pas senti entre deux poings tellement j’en étais déjà arrangé à ce moment-là. La pagaille dans la maison, tout était retourné. Ils en avaient finis avec moi. Ils ne m’avaient pourtant pas tué mais je m’endormais petit à petit. Je perdais connaissance en maudissant simplement ce moment, cet instant. Je maudissais, oui. Je ne sentais même pas une présence près de moi, je ne sentais rien. Je sentais encore moins le trajet en fait ? Tout était flou pour moi. Je ne sentais pas les soins de l’infirmier. Rien n’était palpable. Je dormais à point fermé. Je dormais oui, un coma dit : profond et pourtant ? L’espoir voulait toujours que le patient entende. Entendais-je ? Je ne pourrais pas vous le dire, mon esprit peut-être ? Deux longs jours dans le coma. Parfois des réactions à des voix : des battements de cœur plus saccadés. Parfois seulement les pieds ou l’orteil qui bougeait tout seul. C’était con mais ainsi. Les docteurs ne peuvent l’expliquer. Le coma est bien étrange pour eux. C’était complexe. Je ne pourrais même pas vous dire si je rêvais. J’étais simplement endormi. Je me reposais. C’est le 18 aout à 18 heures que je bougeais enfin les doigts, serrant une main. La sienne ? Je n’en savais rien car qui ? J’ouvris les yeux en les refermant aussitôt, bougeant un orteil puis un autre. Remuant à nouveau les doigts. J’ouvris les yeux à nouveau en étant encore aveuglé pour la lumière. Maudite lumière si tu savais comme je rêve que tu sois noire. Alors la lumière fut tamisée. Par qui ? Je n’en savais rien. Je finissais par ouvrir plus librement les yeux en les refermant et les rouvrant à nouveau comme si je testais bien la lumière ou même le fait de les ouvrir. Je tendais de passer la main sur mon front mais aussitôt rattrapé par les Baxter. Je n’avais aucune idées de mon arrivé ici. Aucunes. J’inspirais profondément en refermant les yeux. C’est alors que j’entendis un bruit sourd que je tournais la tête en les rouvrant vers la personne se trouvant dans la piéce.

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M. HENRY GRAYSON « I DON'T KNOW WHERE I'M AT »
Not ready to let go. Cause then I'd never know. That I could be missing. I'm missing way too much. So when do I give up what I've been wishing for I shot for the sky. I'm stuck on the ground. So why do I try, I know I'm going to fall down. I thought I could fly, so why did I drown ? Can't find another way around. And I don't want to hear the sound, of losing of what I never found.
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MessageSujet: Re: Henry • Petits secrets et grandes conséquences .    Jeu 16 Aoû - 20:57
Evangeline sentait bien que quelque chose clochait, que rien n’allait plus comme avant, que tout était différent à présent. Henry se comportait bizarrement comme s’il lui cachait quelque chose. Dès qu’un téléphone sonnait il semblait aux aguets, près à bondir sans lui laisser le temps de réagir. Et à chaque fois qu’il raccrochait il paraissait plus nerveux encore qu’auparavant la faisant généralement quitter les lieux avant même qu’elle ait eut le temps de réagir. Ce jour là elle espérait pouvoir passer du temps tranquille à la villa avec son mari et leur fille, mais non. Comme d’habitude depuis quelques temps il fallait qu’elle quitte les lieux, qu’elle sorte pour quelques heures avec Nina. Mais pour aller où ? A force de devoir constamment partir elle ne savait plus quoi faire et où se rendre. Aujourd’hui elle sortait bien volontiers, mais ne comptait pas rester dehors aussi longtemps que ce qu’il lui demandait. Elle n’allait pas continuer ainsi à passer ses journées sans lui alors que c’était les seuls moments qu’ils pouvaient avoir ensemble. Quelque chose clochait encore plus que d’habitude lorsqu’elle quitta la villa, mais elle laissa faire, ne parvenant pas à demander des comptes sur l’instant. Elle avait besoin de réfléchir, de trouver une explication à tout cela pour éviter de devenir folle et de croire n’importe quoi. Henry aurait il une maitresse ? Voyait il quelqu’un d’autre ? Alors qu’ils étaient mariés. Ca semblait totalement surréaliste, mais par moment elle en venait à envisager le pire et pour elle c’était certainement le pire. En dehors bien sur de l’autre pire qui serait là, pire que tout : l’idée qu’il soit retourné à sa vie d’avant. Elle n’osait envisager cela, elle ne le voulait pas de peur que ca devienne réel. Il lui avait promit de ne jamais retourner à cette vie là et elle voulait le croire, ne voulait pas envisager que celle-ci l’ait rattrapé une fois de plus. Elle ne voulait pas envisager l’idée d’être en danger, de risquer de subir la même chose de Shibhoan ou même que la mère d’Henry, ou pire encore que ce soit Henry la cible.

Malgré ses doutes et ses craintes elle quittait la villa, mais après à peine quelques heures elle ne tenait plus. Elle savait qu’Henry avait voulu l’éloigner de la maison, mais pourquoi ? Elle ne le comprenait pas et cette fois s’en était trop. Elle voulait des réponses et elle ferait ce qu’il faudrait pour en avoir. C’est finalement légèrement stressée, mais pas réellement inquiète qu’elle reprit la direction de la villa, rentrant avec Nina de cette promenade qui n’avait pas duré si longtemps que prévu. Prenant le temps pour récupérer toutes ses affaires et ne rien laisser dans la voiture, elle récupéra le siège auto de Nina qui lui servait encore de siège pour la déplacer plus facilement. Ce n’est qu’en arrivant à proximité de la porte qu’elle comprit que quelque chose clochait. « Tiens, papa a laissé la porte ouverte … » Henry n’était pas du genre à partir en laissant la porte ouverte ou même à la laisser ouverte pour quelque raison que ce soit. Il râlait déjà lorsqu’elle laissait la porte ouverte cinq minutes alors la laisser ouverte de cette façon était étrange. Evy entra à peine dans la villa, déposant Nina dans l’entrée en remarquant le bazar qui régnait dans les lieux avant de s’avancer doucement. « Qu’est-ce que … Henry ! » Elle le remarqua enfin, étendu au sol dans une mare de sang, à moitié englouti sous des affaires laissées en vrac. Ils avaient été cambriolés et Henry venait de se faire agresser. Elle se précipita vers le jeune homme ne réalisant plus vraiment ce qu’elle faisait. « Non, non non … me fait pas ca … » Elle parvint tout juste à trouver son pouls, le secouant en espérant qu’il reprendrait connaissance sans obtenir la moindre réaction. Elle dut passer pour une folle lorsqu’elle téléphona aux urgences, elle ne faisait que répéter sans cesse la même chose ayant un mal fou à se contenir et à retrouver son calme. Henry était gravement blessé cela se remarquait rapidement et elle ne savait plus quoi faire pour l’aider. Une fois les secours appelés et en route, elle ferma les yeux l’espace d’un instant, tentant de se calmer un peu. Revenant vers Nina qui pleurait dans son siège, elle renonça à la prendre dans ses bras pour la calmer en remarquant le sang qui la couvrait. Donnant un léger mouvement de balancier au siège, Nina finit par se calmer et la laisser réfléchir quelques instants. Un regard à la ronde et elle remarqua des détails qui lui paraissaient étrange. Des vêtements, les siens, ceux d’Henry, ceux de Nina était éparpillés partout dans la pièce, ainsi que des valises qui en contenaient encore quelques uns. Des papiers se retrouvaient dans la même configuration, les tiroirs et placard étaient tous grands ouverts. Elle réalisa alors qu’elle ne devait toucher à rien si elle voulait permettre de comprendre ce qu’il s’était passé. Revenant auprès d’Henry et posant une main à coté de lui, un de ses doigts entra en contact avec quelque chose de froid et dur. Dégageant très légèrement l’objet pour s’en saisir elle réalisa qu’il s’agissait d’une arme. Elle la lâcha aussitôt, fermant les yeux à bout de nerfs sans plus savoir quoi penser et comment gérer tout cela. Elle dut rester ainsi un moment car lorsqu’elle retrouva ses esprits la sirène de l’ambulance se rapprochait dangereusement. Sans même réfléchir elle saisit l’arme avec un pan de sa robe et alla la cacher dans le fond du pot à biscuit qui se trouvait sur la table du salon. Quelle belle planque ! Mais elle n’avait pas le temps de réfléchir à un meilleur endroit et savait que n’importe où ailleurs l’arme risquait d’être retrouvée. Elle eut tout juste le temps de revenir auprès de son mari, que les ambulanciers arrivaient s’occupant du jeune homme et lui demandant de reculer. Un jeune homme vint lui parler, s’assurant qu’elle n’avait rien et parvint à la convaincre d’aller se laver les bras pendant que ses collègues s’occupaient d’Henry. Tout se passa à une vitesse folle, en ce qui lui semblait être à la fois quelques secondes et une éternité les secours avaient pris Henry et l’emmenaient déjà dans l’ambulance. On lui proposa d’accompagner, mais elle réalisa alors qu’elle devait rester avec Nina. Récupérant la petite et ses affaires, elles repartirent en voiture et à peine deux minutes après l’ambulance les deux femmes arrivaient à l’hôpital.

Cet hôpital elle avait l’impression de le connaitre par cœur. Ils étaient ensemble depuis peu de temps mais y avaient déjà passé trop de temps. Elle aurait espéré ne pas avoir à y revenir en dehors de ses échographies et ce jusqu’à l’accouchement. Mais il avait fallut que les choses s’emballent une fois de plus et que rien ne tourne plus rond. Elle passa des heures dans la salle d’attente à tenter de calmer Nina alors qu’elle-même ne tenait pas en place et ne parvenait pas à garder son calme. Elle tentait de réfléchir à quoi faire, à qui prévenir. Elle tenta de joindre Shibhoan qui était toujours en désintoxication et qui ne pouvait recevoir des appels que très rarement encore. Elle laissa un message en espérant qu’on le lui transmettrait au moins, à moins que ce ne soit pas une bonne idée. Elle ne savait plus comment réagir, elle n’était pas prête à perdre Henry et encore moins en ce moment alors qu’ils avaient Nina et qu’elle était enceinte. Les médecins passaient dans les couloirs sans lui donner la moindre nouvelle. Elle put finalement en avoir lorsqu’Henry passa toujours allongé sur un lit alors qu’on le transférait jusqu’à une chambre. Les dégâts avaient été réparés, le pire était évité et il fallait juste attendre qu’il se réveille. En entendant cela Evangeline ne put que soupirer, elle envisageait déjà que tout irait bien, qu’il se réveillerait dans quelques heures et que tout reprendrait son cours, avec les conséquences mais peu lui importait. Sauf qu’un médecin se montra bien moins jovial et encourageant. Henry avait reçu un mauvais coup sur la tête et il pourrait rester dans le coma. Pour combien de temps ? Ca c’était le mystère. C’était peut-être pire que tout ce qu’elle avait put envisager, mais au moins il était vivant et l’espoir n’était pas encore totalement éteint.

Sauf que les jours se suivirent et que rien ne semblait réellement s’arranger. Deux jours plus tard, seulement deux jours mais qui avaient parut une éternité à la jeune femme. Deux jours qu’elle passait à ses cotés, gardant Nina quelques heures avec eux avant de la confier à ses nourrices habituelles. Seulement deux jours mais elle était déjà connue des infirmières qui venaient régulièrement constater qu’il n’y avait aucun changement. Quelques mouvements furtifs de temps à autre histoire de donner l’impression qu’elle avait juste rêvé l’avoir vu bougé. Le temps semblait arrêté et elle ne rentrait à la villa que la nuit et quelques heures pour être un peu avec Nina et suivre les conseils des infirmières. On l’appellerait dès qu’il se réveillerait … mais elle voulait être là lorsque ca arriverait et elle restait toujours fidèle au poste. Elle était à moitié endormie sur le fauteuil très inconfortable qui bordait le lit, une main toujours dans celle du jeune homme. Elle avait besoin de garder un contact avec lui et les infirmières semblaient l’approuver. Elle lui parlait également, aussi souvent que possible, tentant de lui rappeler leur passé commun, ce qu’ils avaient vécut ensemble, qu’ils étaient plus fort que cela. De temps en temps un médecin passait pour préciser qu’il se remettait plutôt bien de ses blessures. Le dernier était passé quelques minutes plus tôt seulement, faisant le tour habituel des 17h30-18h, à croire qu’ils étaient réglés comme des machines. Evangeline savait qu’elle n’aurait plus que quelques heures avant qu’on la fiche dehors en lui disant que les visites étaient terminées, peu importait, elle restait jusqu’au dernier moment. Elle était donc en train de somnoler elle-même lorsqu’elle crut sentir la main d’Henry bouger dans la sienne. Ouvrant les yeux en vitesse pour se le confirmer sans pour autant vouloir espérer trop rapidement elle perçut un autre mouvement. Ils étaient tous infimes, mais suffisant pour qu’elle les remarque et qu’elle se remette à espérer. Ce n’est finalement que lorsqu’il sembla essayer d’ouvrir les yeux qu’elle se redressa d’un bond se pensant en plein rêve. « Henry ? » Elle l’observa un instant. Cette fois elle n’avait pas rêvé, il avait vraiment commencé à ouvrir les yeux, presque instinctivement elle éteignit la lumière, sachant à quel point ca pouvait être violent de se réveiller avec la lumière dans les yeux. Prenant la main du jeune homme elle la serra un peu plus encore, se saisissant du bouton pour appeler les infirmières et le laissant tomber un peu violemment contre la table de chevet. Elle n’était pas sure d’être bien réveillée ou d’être en train de rêver. Les rares heures où elle avait dormit depuis trois jours n’étaient faites que de ce genre de rêves alors comment faire la différence à présent. Il suffisait d’un détail pour qu’elle comprenne que c’était la réalité. Les yeux d’Henry, ils finirent par s’ouvrir doucement et leur bleu semblait bien différent de celui de ses rêves qui n’était jamais assez transparent, qui n’avait jamais cette façon de la regarder qui était celle d’Henry. Elle ne put retenir un sourire en réalisant que ce n’était pas un rêve et alors que l’infirmière entrait dans la chambre. « Hey Henry ? Tu m’entends ? » Restant à coté de lui, elle posa doucement une main sur le torse du jeune homme, cherchant le moindre détail, le moindre contact possible pendant que l’infirmière vérifiait le moindre détail.
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MessageSujet: Re: Henry • Petits secrets et grandes conséquences .    Jeu 16 Aoû - 21:49
Henry ? C’est le nom que j’avais perçu entendre mais tellement perturbé de ma présence dans cette pièce, je ne m’en souvenais plus quand mes esprits revenaient. Je bougeais, j’étais réveillé mais ou étais-je ? Comment étais-je arrivé, ici ? Qu’est-ce que je faisais là dans ce lit ? Qui était cette personne qui avait dit mon nom. A ce bruit, celui de l’appareil frappant le meuble, je me retournais vers celui-ci. J’aperçue une jeune femme, magnifique, surement trop âgée pour moi. Je fronçais les sourcils, la contemplant attentivement. Je vis même ce sourire s’afficher sur son visage. C’était étrange mais il me fit aussi sourire. Comme si cela me réchauffait le cœur de le voir même si je ne la connaissais ni d’Eve, ni d’Adam mais c’était complexe. Une impression d’avoir déjà croisée ce sourire mais où ? Commet ? Je ne pourrais même pas vous le dire. Elle était vraiment belle et oui, je regardais les femmes avec un certain intérêt ! Je fronçais les sourcils en l’entendant me parler. Qui était-elle ? Je n’en savais rien. Comment connaissait-elle mon prénom ? Et pourquoi je ne l’entendrais-je pas ? Etais-je devenu sourd ? Non, cela ne se pouvait pas. Je n’étais pas sourd. Je posais une main libre sur pour mon oreille et l’autre pour vérifier si j’avais toujours les deux. C’est idiot mais là, c’était la première chose qui me venait à l’esprit. « Oui ! », l’infirmière rentrait et je restais bête à regarder la jeune femme poser la main sur mon torse. Cette main me provoquait une sorte de frisson. Une impression de déjà-vu, pas nouveau. Un bien-être aussi. Une sécurité que je ne pourrais pas expliquer. Une bonne sensation mais une surprise aussi. Qui était-elle ? Je tentais un peu de me redresser en regardant la jeune femme et fronçant les sourcils. Je tentais de voir qui elle était, ou je l’avais connue. Etait-elle mon docteur ? Était-elle une personne qui m’avait aidée ? Aidée à quoi ? Qui étais-je ? Je remarquais alors son ventre rebondi. Elle était enceinte, je le voyais mais qui était-elle bon sang ? Je le regardais, perdu sans vraiment comprendre ce qui se passait et laissant l’infirmière remonter le lit, j’en sentais une douleur à mon ventre et relevant alors un peu mon t-shirt pour remarquer les pansements, je grimaçais. « Aie… mais qu’est… », disais-je simplement alors que je reposais mon regard sur l’infirmière. « Ne bougez pas, les points de sutures pourraient se rouvrir en cas de mouvement trop brusque. Le docteur va arriver pour voir si tout va bien ! », je fronçais les sourcils en entendant l’infirmière car je ne savais même pas ce que je faisais là. « J’étais juste dans ma chambre à lire un bouquin avant de dormir, je n’y comprend rien. Papa va bien ? Et maman ? Shibhoan ? Il se passe quoi ? », je regardais alors la jeune brunette à côté de moi en fronçant les sourcils. Pour moi, j’avais encore 19 ans et j’allais bientôt m’endormir avant de me réveiller dans cette chambre. Je n’y comprenais rien. « Qui êtes-vous ? Vous êtes mon docteur ? Qu’est-ce que je fais ici ? », C’était dingue de dire cela et pourtant c’était ainsi. Je tentais de me redresser plus rapidement en m’énervant un peu sur le moment surtout par ce que je ne comprenais rien. « Non mais expliquez-moi ce que je fais, ici ! », je voyais bien la surprise sur les regards. Je me rendais compte qu’il se passait un truc et je n’avais aucune idée de ce qui se tramait. « Mais quoi ? Qu’est ce qui se passe ? », c’est alors que le docteur entrait dans la pièce que je voyais bien la blouse blanche mais punaise qui était cette femme alors ? Elle me semblait tellement familière, je sentais que je devais au moins l’avoir croisée. Elle devait m’être connue mais rien ne venait sans un flash de son visage pendant un simple instant quand je la regardais à nouveau. Je levais aussitôt mon regard vers le docteur. J’étais totalement perdue. J’avais besoin que l’on ne m’éclaire. Pas de lumières mais simplement de réponses. « Docteur… qu’est-ce que je fais, ici ? », demandais-je aussitôt en regardant la jeune femme et puis l’infirmière. « Expliquez-moi ! », répliquais-je aussitôt. Le docteur venait à mon chevet, assît au bord du lit et passait une lampe sur mes yeux. Le contact fut parfait et ils répondaient. J’étais pourtant totalement réveillé s’il n’était pas aveugle pour le voir. Les docteurs craignent je vous assure. « Calmez-vous, monsieur Grayson. Vous êtes tombés dans le coma suite à une agression. Tout va bien. Cela fait deux jours que vous êtes ici et vos blessures guérissent. Vous avez pris un sacré coup sur la tête. C’est… », je ne comprenais rien… Je regardais la jeune femme puis à nouveau l’infirmière et le docteur. « Et mes parents ? », je fronçais les sourcils, inquiet. « Ma petite sœur… », elle me regardait attentivement. « Monsieur Grayson, quel jour sommes-nous ? », je riais nerveusement. « Euh ben le 20 décembre 2001 ! », elle me regardais, allarmée. « Oh… », elle regardait Evangeline en grimaçant. « C’était ce que je craignais. Le choc est bien plus grave… », elle me regardait à nouveau. « Monsieur Grayson, nous sommes le 18 aout 2012… », elle regardait à nouveau Evangeline. « Madame Grayson ? Je peux vous parler en aparté ? Je vous laisse un peu de temps avec lui, j’ai des papiers à remplir ! », elle montrait le couloir pour dire qu’elle y serait tandis qu’elle reculait et moi ? Je calais juste sur les points importants : la date et le Madame Grayson. Hein quoi ? Ce ventre ? Moi ? Père ? Marié ? Je ne savais pas sue penser. En regardant ma main, je voyais l’alliance, je fronçais les sourcils. J’avais 19 ans et j’étais marié ? Hein quoi ? C’est un vidéo gag ? Je regardais autour de moi avant de regarder Evangeline, j’étais soudainement triste pour elle. Je me mettais un peu à sa place car je devais bien être pitoyable en ce moment-même. « Madame Grayson ? Vous êtes ma… », je n’osais pas venir sur le mot et je me sentais mal en la regardant, mal pour elle. Ça se voyait sur le bout du nez que ça devait surement la tuer. Je ne voulais pas voir ça, je fermais les yeux en posant ma tête contre l’oreiller. C’était assez difficile. Avec mémoire ou non, la voir triste était la fin du monde pour moi. Comme quoi… ça ne changera jamais, ça.

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M. HENRY GRAYSON « I DON'T KNOW WHERE I'M AT »
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MessageSujet: Re: Henry • Petits secrets et grandes conséquences .    Ven 17 Aoû - 8:05
Retrouver Henry dans cet état était un calvaire pour Evangeline. Ne pas savoir ce qu’il s’était passé, pourquoi il était dans cet état et surtout qui avait put faire ca. Bien entendu Henry pourrait peut-être leur en dire plus, lui permettre de comprendre, mais elle en doutait sérieusement et plus les heures passaient plus elle craignait le pire. Voyant le sourire qu’il affichait en ouvrant les yeux la jeune femme réussit à se convaincre que tout allait bien, qu’il n’avait aucune séquelle de cette agression. Elle voulait s’accrocher à cela, mais la lueur d’inquiétude et de surprise qu’elle lut dans ses yeux ne firent que la ramener sur terre brutalement. « L’amnésie … » Les médecins avaient été clairs : ils auraient de la chance si Henry se réveillait. Aucune de ses blessures n’était plus mortelle à présent, les problèmes étaient endigués et il ne craindrait plus rien, mais le coup qu’il avait reçu à la tête rendait les médecins plus qu’inquiets et assez pessimistes. Ils avaient abordé le sujet, mais Evy avait refusé d’entendre à ce moment là. Elle savait au fond d’elle que ca pouvait arriver, que c’était à envisager plus qu’autre chose, mais elle ne voulait pas avoir à l’envisager. Elle ne voulait pas se dire que dans son état elle allait devoir tout reprendre de zéro comme si leur relation n’avait pas existé. Ils étaient mariés à présent, ils avaient une fille et allaient avoir un second enfant d’ici quelques mois, ce n’était pas rien et ils ne pouvaient pas faire comme si de rien n’était. Faire en sorte qu’Henry retrouve la mémoire sans le brusquer serait certainement impossible dans ces conditions et elle sentait que c’était certainement le pire scénario envisageable en dehors de l’éventualité qu’il ne se réveille pas. Mais à présent il était réveillé et plutôt bien même apparemment.

Evangeline tenta de l’arrêter alors qu’il se mettait à remuer et à tenter de comprendre. Ca ne serait pas une bonne chose qu’à peine réveillé il réduise à néant tous les progrès qu’il y avait eut ces derniers jours avec la guérison de ses blessures. Se réveiller ainsi dans une chambre d’hôpital n’était pas simple elle le savait bien. Le plus souvent on était déboussolé surtout quand on ignorait la raison de notre présence en ces murs. L’infirmière fit un rapide tour des indications données par les machines qui étaient reliées à Henry, semblant attendre l’arrivée du médecin. Et bien entendu Henry était là à s’agiter, à vouloir des réponses et à chercher à comprendre. Elle ne comprenait pas les choses elle-même et ne savait pas par quoi commencer, comment faire pour l’aider. A cet instant tout ce qu’elle pouvait faire c’était tenter de l’apaiser de son mieux. Reprenant la main qu’elle avait posée sur le torse du jeune homme elle la posa sur son poignet comme si lui tenir plus fermement la main l’aiderait à s’apaiser. « Calme toi, on va tout t’expliquer, mais il faut que tu restes calme en attendant que le docteur arrive. » Elle ne voulait pas entraver le travail des médecins. Elle préférait attendre d’avoir un avis médical pour accepter les choses comme elles étaient et se faire à l’idée que tout était à refaire. Henry ne parvenait pas à se calmer, il avait des questions et avait besoin de réponses ce qui était normal dans son état. Elle aurait voulu l’aider en lui donnant toutes les réponses tout de suite, mais la présence de l’infirmière l’arrêtait et elle ne savait pas à quel point cette amnésie l’avait touché. Elle se doutait bien que ses souvenirs concernant ses parents étaient touchés sinon il ne demanderait pas de leurs nouvelles et c’était certainement là le pire. Il les pensait toujours en vie et elle allait devoir lui révéler ce détail. Elle s’effondra sur le fauteuil à coté d’elle, ne lâchant pas Henry pour autant, alors que le docteur expliquait le plus important à Henry. Evangeline elle était sur le point de s’effondrer et ne savait déjà plus comment elle pourrait gérer tout cela en plus de ce qu’il y avait déjà à prendre en compte. Et c’est sur sa tête que le marteau tomba lorsque le jeune homme répondit à la question de la date. Dix ans en arrière, il se croyait dix ans en arrière. Ce n’était pas possible, c’était un véritable enfer. Reculant un peu plus dans le siège, elle finit par lâcher la main d’Henry. Elle allait devoir l’aider à retrouver ses souvenirs et bien entendu il fallait qu’elle lui fasse revivre son passé, la mort de ses parents. Comment pourrait-elle faire ca ? Comment le supporterait-elle ? Ce n’était pas possible … Se passant une main sur la figure elle réalisait à quel point les prochains jours, les prochaines semaines, peut-être même les prochains mois seraient difficiles à affronter. Elle ne voulait pas avoir à affronter cela, elle ne tiendrait pas sans l’aide d’Henry et pour lui elle n’était qu’une inconnue. Evangeline se redressa légèrement, posant par réflexe la main sur son ventre alors que le docteur disait avoir à lui parler. Il était certain qu’elle devait avoir des choses à dire, mais Evy ne se sentait pas prête à les entendre pour autant. Le serait-elle un jour cependant ? Pas sur du tout alors autant s’y faire tout de suite et voir ce dont il était question. Elle adressa un acquiescement au docteur qui quittait la chambre alors qu’Henry semblait prendre conscience d’un détail. Elle eut l’impression de se prendre un second coup de massue en réalisant qu’il n’avait effectivement aucun souvenir d’elle. Elle l’observa un instant, lui adressant un sourire triste, ne pouvant faire mieux à cet instant. « Ta femme, oui, même si ce n’est que depuis quelques mois seulement. » Elle savait qu’elle devrait lui donner ce genre d’informations, des détails petit à petit pour tester son cerveau et voir si quelque chose l‘aidait. Elle savait que le parcours serait long et compliqué, mais elle ne savait pas si elle pourrait l’affronter et tenir le coup. Le laissant réfléchir et lui laissant le temps de comprendre tout ce qu’on venait de lui apprendre, elle se releva de son fauteuil. « Tu peux rester tranquille deux minutes ? Je reviens. » Elle devait parler au médecin, qu’elle le veuille ou non et retarder l’échéance ne servirait à rien. Après avoir obtenu un semblant de réponse de la part d’Henry, elle quitta la chambre, s’appuyant contre le mur pour éviter de s’effondrer pour de bon. « Madame Grayson, ca va aller … » Le docteur vint pour la soutenir un instant et Evangeline reprit contenance, tentant de se contrôler en attendant de savoir ce qu’on avait à lui dire. Le pire peut-être. « Ce n’est pas le pire des scénarios qui soit. Il se souvient encore d’une part de sa vie c’est déjà une bonne chose. Demain nous ferons des examens pour tester les réactions de son cerveau et tenter de voir si cette amnésie est rétrograde ou non. » Elle comprenait alors qu’il y avait un risque qu’Henry ne retrouve jamais la mémoire et qu’elle doive vivre avec la version rajeunit et différente de l’homme qu’elle avait connu jusqu’à présent. Quelques larmes s’échappèrent de ses yeux alors qu’elle regardait le jeune homme dans ce lit d’hôpital. Elle allait devoir tout reprendre avec lui, comme s’ils ne se connaissaient pas. Elle allait devoir lui révéler des vérités qui le détruiraient une fois de plus et qui feraient certainement plus de mal que de bien. « Je sais que ca ne va pas être simple pour vous et je veux avant tout que vous sachiez que si vous en ressentez le besoin nous avons des spécialistes qui sont là pour prendre le relais. Ils pourront travailler avec Henry pour l’aider à retrouver la mémoire si c’est possible. » Elle en avait envie, passer le relais à quelqu’un qui était habitué à cela, se dire que lorsqu’elle reviendrait elle aurait peut-être retrouvé l’homme qu’elle aimait, celui d’avant cette agression. Mais ce n’était pas possible. Elle devait être là pour lui, l’aider et surtout elle ne pouvait pas prendre le risque de laisser un inconnu lui énoncer son passé. Même si pour lui elle serait aussi inconnue que n’importe quel médecin, elle ne pouvait pas le laisser seul face à tout cela. « Non ca va aller. Je … pour l’instant je préfère essayer moi-même. » Elle n’avait pas le choix. Henry devait pouvoir compter sur elle et elle était la seule à tout connaitre de sa vie ou presque. Elle était finalement la mieux placé pour cela. « On verra plus tard alors. Il faut que vous teniez bon, il est réveillé c’est déjà un très bon point, le reste reviendra surement au fil du temps. Pour l’instant il lui faut juste du repos et du temps. Alors accrochez vous d’accord ? » Evangeline devrait s’accrocher, mais à quoi, à qui ? La plupart du temps c’était à Henry qu’elle s’accrochait c’était lui qui l’aidait à tenir et là la situation était inversée, c’était à elle de le laisser se reposer sur elle. « Oui. Je peux retourner le voir ? » Elle ne savait pas si rester à ses cotés serait la meilleure des solutions, mais elle ne pouvait pas se résoudre à l’abandonner. « Il vous reste quelques heures avant la fin des visites, à vous de voir si vous préférez commencer maintenant ou attendre demain. Bon courage. » Le médecin partit après avoir déposé une main sur le bras d’Evangeline comme pour la réconforter. La jeune femme resta là un instant, observant Henry à travers la vitre sans plus savoir comment s’y prendre et comment elle pourrait affronter cette situation. Essuyant les quelques larmes qui restaient sur ses joues, elle ne put effacer cependant ses yeux légèrement rougit, avant de rentrer dans la chambre. Elle avançait doucement jusqu’à reprendre sa place sur le fauteuil, n’osant plus le moindre contact avec Henry de peur de ses réactions. « On a quelques heures avant qu’ils me mettent à la porte … tu as des questions que tu veux qu’on aborde tout de suite ou tu préfères te laisser la nuit pour réfléchir à tout ca ? » Ce n’était certainement pas plus simple pour lui que pour elle. Elle avait envie de l’aider, de répondre à ses questions de tout faire pour qu’il retrouve la mémoire, mais rien n’était si simple et ca ne se ferait pas d’un coup de baguette magique elle le savait. Peut-être que les choses reviendraient progressivement et si c’était le cas, elle devait y être attentive. « Si jamais tu as le moindre souvenir, que tu repenses au moindre détail n’hésites pas à me le dire, j’essayerai de t’aider à y voir le plus clair possible. » Ce n’était pas simple pour elle, mais elle n’avait pas le choix. Elle devrait l’aider et le soutenir quoi qu’il arrive, quelles que soient les épreuves. Elle espérait qu’il ne resterait pas dans son coin, ne garderait pas les détails qui pourraient lui revenir pour lui seul. Et s’il retrouvait la mémoire concernant le décès de ses parents et l’agression de sa sœur avant qu’elle ait put préparer le terrain. Comment réagirait-il ? Comment pourrait-elle l’aider à faire face à cela ? « C’est juste une épreuve de plus, on en a connu d’autre et on s’en sortira comme toujours. » Les mots étaient sortis presque malgré elle et elle regardait droit devant en les prononçant avant de reporter son attention sur Henry avec un léger sourire. Le mieux qu’elle puisse faire en tout cas.
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MessageSujet: Re: Henry • Petits secrets et grandes conséquences .    Ven 17 Aoû - 17:45
Rester calme, il fallait que je reste calme. C’est plus facile dire, mes blessures me faisaient mal, surtout de surprises. Je ne savais pas comment elles étaient arrivées ou même… enfin pourquoi ? Je ne savais rien. Sur le coup, je pensais à des tonnes de choses. Et si papa était dans le coup ? Enfin on avait quitté Paris, on ne devait pas dire ou on allait, c’était louche. Je pensais à des millions de choses. Et le lycée ? Comment je vais faire. Ils sont au courant que je suis, ici ? J’étais un peu un élève modèle à cette époque donc il était logique que cela m’inquiète. Je pensais à papa surement à l’hôpital aussi. JE ne comprenais encore rien qu’on me demandait de rester calme ? La voix de la jeune femme me reposait, c’était étrange. Complexe, je ne comprenais pas. Je ne l’avais jamais vue, mon dieu. Qu’est ce qui se passait ? Je devenais un peu dingue. C’est bête, non ? J’inspirais profondément et peu à peu je discutais avec le docteur et je m’affolais un peu. Vous ne vous affoleriez pas vous ? J’étais un peu comme une carotte perdue au milieu d’un champ de petit pois. Vous voyez le genre ? J’étais du style : merde, je fous quoi ici avec cette bande de vieux qui me regardent comme si j’étais tombé de 6 étages. C’était bête, je n’étais pas du genre à parler comme ça, je suis même respectueux. Surtout avec les femmes et mes ainés. Je me sentais étouffer. Trop de choses. Cela faisait combien de temps que j’étais là ? Je n’en savais rien. Je notais petit à petit ce qu’on m’avait dit. Des détails sans importances. Des détails avec plus d’importance. Tout ce que j’entendais me donnait une migraine atroce. Petit à petit, je comprenais plus ce qui se passait enfin comprendre ? C’est un bien grand mot, vous ne trouvez pas ? La jeune femme me tenait, elle semblait s’effondrer aussi mais qu’est ce qui se passait de si grave alors que je n’avais aucune idée de qui elle était ? Comment était-elle arrivée dans ma chambre ? C’était étrange car je voulais vraiment le savoir mais j’avais peur pour elle aussi, pourquoi ? Peut-être par ce qu’elle était enceinte, c’est con l’inquiétude que peut provoquer un détail. Ou peut-être que je suis trop con pour savoir réellement pourquoi je m’inquiète de la voir comme ça. Je fermais les yeux progressivement, je devais revenir à l’évidence. Je connaissais la jeune femme, c’était totalement certain surtout si le docteur parlait avec elle comme d’une personne attachée à moi. Elle le semblait en plus et au fond de moi, je me rendais compte que j’y étais également attaché. Le cœur a ses raisons que même la raison peut ignorer. C’est un peu le cas pour le moment. Je ne pouvais pas comprendre ce qui se passait mais ça se passait et aux mots du docteur, je réalisais progressivement ce qui se passait. Je la regardais attentivement en lui demandant ou essayant de lui demander si j’étais son mari ou si elle était ma femme car on ne sait jamais, ça pouvait être ma belle-mère ou même pleins de trucs : madame Grayson au fond. Je ne savais rien de ce qui se passait. Je me passais la main sur le front en grimaçant. Un coup que je sentais sur ma peau qui me lançait une douleur le long de l’échine. Je voulais rester calme et ne pas montrer que j’allais devenir totalement dingue. J’étais désolé pour elle, triste. Je comprenais que ça ne devrait pas être simple et je crois que sur le moment, c’était tout ce qui me traversait l’esprit : pourquoi je l’avais oubliée ? Je m’en voulais car je sentais qu’elle n’était pas rien pour moi, je sentais un truc. « Je suis désolé ! », disais-je doucement d’un fin murmure en détournant un peu le regard mais n’hochant pas la tête du tout. Je ne pouvais pas rester calme. A 28 ans ou à 19 ans… j’étais toujours aussi pile électrique quand j’avais vraiment un truc dans la tête. Je restais pourtant dans ce lit à juste regarder le plafond attentivement et soupirer. Je venais d’entendre qu’elles lui demandaient si ça allait, je m’inquiétais car elle est enceinte et je ne suis pas stupide de me dire que c’est de mon enfant. Je me sentais mal. C’était assez complexe. Voir même complétement dingue. Vous ne pouvez pas imaginer une seule seconde ce qu’on ressent dans ce genre de situations. Je finissais par me redresser en me baladant dans la chambre à l’aide d’une sorte de canne. Je regardais autour de moi et ce miroir. Je me plaçais devant avant de voir mon visage, c’était étrange. C’était presque mon père que je voyais en plus jeune quand même. Les coups, la déchirure sur l’arcade sourcilière recousue. Tellement de choses que je ne voulais peut-être pas voir sur mon visage qui n’avait jamais réellement souffert de coup. J’étais loin d’être le genre de type à se faire passer à tabac dans les souvenirs que j’ai actuellement. Je soupirais automatiquement en baissant mon regard. J’allais aussitôt m’assoir sur le bord de mon lit en regardant certains coups bleus sur mes jambes devenus mauves. Je ne ressentais pas vraiment la douleur. La perfusion de morphine étant efficace.

Je restais là sans bouger en regardant la bouteille d’eau en me disant que je prendrais bien une gorgée mais j’hésitais à me relever et risquer de me revoir ou de me faire engueuler par une infirmière. Je soupirais doucement. Je me sentais infirme. Alors qu’elle revenait, je n’osais pas spécialement la regarder au début, surement peur de la réaction ou de voir comment elle allait. Je ne voulais pas voir un fossé entre nous. C’était bien étrange. Je n’aimais pas la sentir aussi loin de moi. Surprenant ? On était peut-être de ces couples qui n’aimaient pas rester loin de l’autre trop longtemps ? J’aimais bien ce genre de couples, ça me faisait une sensation étrange. Je souriais doucement en la regardant me parler. Elle semblait patiente avec moi. Une force. Je n’étais pas certains d’etre aussi fort qu’elle. C’était étrange. Je me sentais nulle. J’étais perdu et je ne disais pratiquement rien alors qu’elle parlait en fait, je ne disais même rien du tout. Elle me proposait des questions en attendant la fin des visites et moi, je souriais encore légèrement. Je tentais de savoir si j’allais retrouver un souvenir rien qu’à sa présence. Qui sait ? Soyons un peu rêveur et fou. Le miracle existe parfois. Bons d’accord seulement dans les contes de fées mais l’espoir fait vivre. On avait donc aussi connu des épreuves ? Je ne savais même pas de quelle épreuve elle parlait. Je ne connaissais rien de notre couple. J’osais enfin la regarder. Lui offrant un tendre sourire en baissant le regard. « Comme quelle épreuve ? », alors je secouais la tête, je ne voulais pas découvrir le point négatif, les mauvais moments. Mais je remarquais aussi qu’elle avait pleurée, je n’étais pas stupide. Dis-donc, je dis souvent que je ne suis pas stupide. Je ne voulais pas lui imposer ça, ce genre de questions qui rappellent le mauvais moment. « Non oublies… », je fronçais les sourcils en regardant vers la table de nuit et prenant le portable ou ce que je définissais. A mon souvenir : cela n’avait jamais cette forme en fait. Je prenais le téléphone en cherchant le clavier, je ne savais pas que le tactile existait. J’en étais encore aux téléphones qui ressemblaient à des cabines téléphoniques de poches. Je soupirais. « On fait comment pour écrire avec ça ! », c’était plus vite une pensée qui s’échappait. Pour tout vous dire, je ne savais pas comment commencer. J’étais un peu dans le flou. Que dire ? Que faire ? Comment poser des questions alors que je ne savais même pas ce que je voulais savoir. Je baissais le regard pour le remonter vers son ventre en le regardant un peu avant de remonter à son visage. « C’est… moi… », J’hésitais, soupirant doucement. « Enfin le père… », je fis un sourire assez fin en me disant que la question était stupide. Je secouais à nouveau la tête. « C’est stupide désolé… vraiment, je crois que je suis assez nul pour ce genre de truc. Je pense que le mieux est de rester naturel. Qu’est-ce qu’on ferait, là tout de suite ? Subitement, qu’est-ce que tu ferais ? Ou je ferais quoi. Qui suis-je ? Qu’elles sont mes habitudes ? Je prends quoi au petit déjeuner ? Enfin je le sais mais je suppose que j’ai changé, je ne me reconnais pratiquement pas. », je riais nerveusement en la regardant. « C’est con, non ? », je sentais cette situation assez dingue. Devoir en venir à demander à cette jeune femme comment je vivais par ce que je ne m’en souvenais pas ? Cela en coutait même à mon égo d’être humain. Non pas celui de l’homme mais de l’être humain simplement. Je baissais le regard en tentant de savoir ce que je devrais normalement faire ou dire. « Ça ne serait que moi, je reprendrais ma vie comme si rien ne s’était passé mais je ne sais même pas ce qu’est ma vie et ma tête va exploser car j’ai l’impression que je dois m’apprêter pour aller au lycée… pas que je viens de me marier, c’est loufoque… je ne sais même pas comment ce bidule fonctionne. Remarques, je ne suis pas stupide, je sais que c’est un portable. Je n’ai même aucunes idées de mon métier. Je suis surement éboueur… ouais pour avoir autant de coups, des poubelles me sont tombées dessus ? », je disais ça pour rire surtout… je voulais la faire rire, c’est con. J’ai mal partout et je suis pourtant ainsi. Je voulais encore rendre la situation moins lourde et plus simple pour elle. Surement con comme idée. Je me levais pour tenter d’aller vers la bouteille d’eau en galopinant un peu et prenant un gobelet en polystyrène et sentant la matière. « On en avait pas des comme ça avant… », disais-je comme un inculte en la regardant bêtement. C’était stupide. Oui au fond, j’étais à semi-stupide. Une partie qui l’était et l’autre non. Ça allait me revenir naturellement. Je me servais un gobelet d’eau en allant me rassoir et reprenant le téléphone posé sur le lit entre deux mots plus tôt. Machinalement comme un geste que je faisais au quotidien et sans m’en rendre compte, j’arrivais à le déverrouiller. Cela me semblait tellement familier que je ne tintais pas de mon geste.

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MessageSujet: Re: Henry • Petits secrets et grandes conséquences .    Sam 18 Aoû - 9:38
Se retrouver ici à cet instant et dans cette situation avait tout de l’horreur ou du cauchemar pour Evangeline. Qu’Henry soit à l’hôpital était une chose et en somme ce n’était pas impossible, elle aussi y avait fait des passages depuis le début de leur relation. Mais à présent c’était cette histoire d’amnésie qui faisait toute la différence et qui rendait les choses plus difficiles encore. Elle allait devoir gérer cela en plus de tout le reste durant les semaines à venir et cette perspective ne l’enchantait pas vraiment. Elle était presque prête à demander à Henry si ce n’était pas encore une de ces blagues parfois si loin d’être drôle qu’on finissait par les croire réelles. Mais ses réactions n’étaient pas feintes, il ne savait vraiment plus et avait réellement un problème de mémoire. Alors face à cela comment réagir, comment devait-elle se comporter ? Elle n’en avait aucune idée, ne comprenait plus comment elle pouvait faire pour s’en sortir et l’aider de son mieux. Elle devait être forte et tout faire pour ne pas se laisser démonter. Elle devait se montrer optimiste et ne pas trop s’en faire même si c’était bien plus simple à dire qu’à faire. Elle devait croire réellement que tout s’arrangerait et qu’Henry retrouverait la mémoire sans quoi tout progrès serait certainement vain. Revenant auprès de lui après sa discussion avec le médecin elle ne savait plus trop comment se comporter. Comment permettre à Henry de retrouver la mémoire alors qu’il la voyait comme une parfaite inconnue et qu’il aurait put avoir toutes les raisons du monde de se méfier d’elle. Après tout elle pouvait très bien l’avoir trouvé là et se faire passer pour sa femme. Bien sur elle aurait risqué d’être démasquée lorsqu’il retrouverait la mémoire … s’il la retrouvait. Elle en arrivait au point où elle cherchait ce qu’Henry pourrait bien croire et envisager à son sujet. Elle devrait certainement lui donner des informations pour le conforter dans l’idée qu’ils se connaissaient, mais comment faire et quoi dire. Elle se tenait donc là, à disposition, prête à faire ce qu’il préférerait. Il voulait parler ? Alors elle répondrait à ses questions. Il préférait rester seul et attendre le lendemain ? Elle le ferait sans sourciller. Il l’avait soutenu tellement de fois qu’elle ne pouvait pas le laisser tomber et s’écarter de lui. Elle n’en aurait pas eut la force quoi qu’il arrive. Elle se mit à parler en flot ininterrompu. Elle était mal à l’aise, ne savait pas comment se comporter face à son mari qui ne l’était plus réellement puisqu’il ne s’en souvenait plus. Elle craignait plus que tout qu’il la repousse et qu’il décide de reprendre une nouvelle vie loin d’elle et de tout ce qu’ils avaient construit. Mais après si peu de temps depuis son réveil il ne pouvait pas avoir déjà cela à l’esprit, ca ne se ferait certainement que dans les jours à venir, lorsqu’il se rendrait compte de ce qui lui tombait sur la tête. Et sans même s’en rendre compte elle donna une piste qui mènerait finalement à des détails qu’il devait connaitre et qui risquait d’être déjà un coup dur. Elle sourit presque malgré elle alors qu’il demandait quelle épreuve. Il fallait avouer qu’elle ne comptait pas commencer par là, mais il fallait bien aborder un sujet en premier alors pourquoi pas. Mais avant qu’elle ait eut le temps de formuler sa réponse, il reculait déjà ne voulant plus le savoir. Ce n’était rien de réellement tragique à son sens et maintenant tout cela était derrière eux même si pour Henry ce n’était pas arrivé. « Si ! Il faut bien commencer par quelque chose. » Elle cherchait ses mots, ne sachant pas comment commencer et se décidant finalement. « Des épreuves comme un léger accident de voiture alors qu’on était ensemble depuis quelques heures seulement. Ou des histoires de jalousies et les disputes de n’importe quel couple. Il y a aussi eut … une fausse couche et une adoption. » Ce n’était pas anodin et elle se doutait que les deux derniers points amèneraient des questions, mais elle était prête à les affronter. Il faudrait bien qu’ils se décident à aborder tous les sujets à un moment donné alors autant commencer dès à présent.

Tout en parlant, Evangeline regardait Henry récupérer le téléphone avec l’air de ne pas savoir comment s’en servir. Il fallait avouer qu’il y avait eut de sacrés changements depuis le temps sur ce genre de détails. Alors qu’il demandait comment écrire avec ca, elle comprit qu’il devrait se réadapter à tout et même à ce qui en temps normal lui aurait parut si facile. « Si tu préfères on peut échanger le temps que tu te réhabitues. Le mien est plus pratique. » Le sortant elle montra son propre téléphone qui lui était à touche même s’il restait encore bien loin des téléphones des derniers souvenirs du jeune homme. Elle ne savait pas si elle devait l’aider ou le laisser faire et voir si les choses lui revenaient. Elle cherchait encore quoi faire et un moyen de l’aider au mieux lorsqu’il reprit la parole, regardant son ventre. Le bébé, il fallait bien que le sujet soit abordé et même si c’était douloureux pour elle, elle ne pourrait pas reculer face à cela. Elle sourit légèrement à sa question. Ca devait faire bizarre de se réveiller un jour sans comprendre ce qu’il s’est passé, se retrouver dans un hôpital où on vous dit que 10 ans ont passé, que vous êtes marié, que votre compagne est enceinte et tout ca sans que vous vous souveniez de rien. Ca devait faire un sacré choc c’était certain et c’était surtout pour cela qu’Evy faisait en sorte de rester calme et de tout prendre à la rigolade, enfin pas tout à fait, mais avec le sourire au moins. « Oui c’est toi le père. » Il devait être totalement perdu et c’est pour cela qu’elle avait l’impression d’aller trop vite en restant là. Il avait besoin de se reposer, de prendre conscience des changements en douceur et pas tout à coup dès son réveil. Mais à présent elle ne pouvait plus vraiment faire marche arrière. Elle comprenait qu’il soit complètement déphasé et elle savait que cela risquait de durer quelques temps et elle devait le soutenir pendant ce temps. Elle se retrouvait un peu bête, comme assaillie de question tout à coup. Ce n’était pas vraiment dirigé vers elle, c’était certainement plus des questions existentielles. Il tentait de comprendre comment il se comportait et ses habitudes actuelles. Elle ne savait plus alors si elle devait répondre à toutes ces questions ou non et finalement elle comprit qu’y répondre n’aiderait pas vraiment et qu’il devait retrouver cela tout seul, qu’il devait se comporter comme ca venait sans tenter de jouer le rôle d’un autre. Elle prit une grande inspiration pour lui répondre du mieux qu’elle pouvait. « Non c’est normal. Ton cerveau a prit un sacré coup d’après les médecins et avec cette amnésie c’est normal que tu ais l’impression de ne pas te reconnaitre. Mais ca reviendra ne t’en fait pas. Il faut juste laisser un peu de temps et en attendant … ne réfléchit pas trop, laisse toi aller et tout se fera naturellement. » Une fois de plus les vannes étaient ouvertes et Evangeline ne pouvait plus s’arrêter de parler. Elle fit à peine une pause avant de continuer en tentant de se montrer le plus rassurante possible. « Plus tu vas réfléchir à comment te comporter et plus tu vas avoir du mal à rester naturel et à ne pas te poser de questions. Et si je te dis comment réagir et te comporter tu ne ferais que jouer un rôle alors … reste naturel et fait les choses à ta façon. Pas à celle que tu penses correspondre, mais à ta façon à toi. » Elle savait que ce serait risqué pour elle, qu’ils ne seraient peut-être plus si proche qu’il faudrait peut-être du temps pour retrouver ce lien entre eux ou même que ce lien ne serait plus jamais là. Elle savait tout cela, mais il fallait surtout qu’il laisse les choses se faire toutes seules et pas qu’il lutte contre ce qu’il était pour tenter d’être un autre. Elle comprenait bien son malaise et les problèmes qu’il traversait, et elle restait là pour l’épauler autant que possible, elle espérait juste que ce ne finisse pas par détruire leur couple.

Elle jouait nerveusement avec son téléphone alors qu’Henry continuait de parler, exprimant son malaise et son impression d’être totalement perdu. Elle sourit légèrement, après tout il était en droit de vouloir reprendre sa vie comme dans son souvenir, mais sa vie était bien différente à présent, 10 ans s’étaient écoulés et il devrait composer avec. Il ne pourrait plus mener sa vie d’avant et devrait apprendre à se fondre dans celle qu’il avait à présent ou au moins à s’en créer une autre avec les éléments qui étaient entre ses mains. C’était un risque à courir, le fait que ce choc le change et qu’il ne réagisse plus de la même façon, qu’il ne désire plus qu’une chose par la suite, reprendre une nouvelle vie loin de tout cela. Elle le craignait mais préférait ne pas y penser pour le moment. Elle tentait de se mettre à sa place autant que possible et c’était loin d’être si simple qu’on voulait bien le croire. Elle retrouvait cependant une part d’Henry, de celui qu’elle connaissait et elle ne put s’empêcher de sourire plus franchement que les fois précédentes. « Ca aurait put, mais tu y crois vraiment ? Au moins ton sens de l’humour n’a pas été touché. » Henry un éboueur ? Ca semblait surréaliste et il était étonnant qu’il puisse lui-même envisager cela. Mais elle comprenait sans mal qu’il tentait de rire un peu de la situation comme il le faisait toujours et l’avait toujours fait avec tout ce qui était trop sérieux pour lui. Elle tentait donc de l’éclairer légèrement, ajoutant un léger détail sans certitude que ca donne quoi que ce soit de bon ou non. « Tu es professeur de psychologie à l’université. Et tu t’es fais agressé c’est pour ca que tu es dans cet état là. » Ce n’était pas simple pour elle de parler de cette « agression ». Aux yeux de tout le monde c’était un cambriolage qui avait mal tourné, mais Evangeline sentait bien qu’il y avait autre chose derrière cela. Le fait qu’Henry ait préparé des bagages et qu’il ait eut son arme sur lui laissait présager qu’il s’attendait à cette visite ou plutôt qu’il tentait de l’éviter. Et comme il avait finit à l’hôpital et sans le moindre souvenir elle ne pouvait même pas savoir ce qu’on était venu chercher et si les personnes qui l’avait mis dans cet état avaient trouvé ce qu’elles voulaient ou avaient tout mis à sac juste par plaisir. A cause de cela Evangeline ne se sentait plus en sécurité à la villa et elle avait préféré s’installer chez Alyzéah en attendant d’en savoir plus. Elle se perdait doucement dans ses pensées, gardant un œil sur Henry sans pour autant l’empêcher de faire ce qu’il voulait. Elle savait bien qu’il voudrait se débrouiller seul et n’aimerait pas qu’elle l’aide pour tout même si ce serait surement mieux pour lui pour l’instant. Le laissant faire, et face à sa remarque concernant le verre, elle sourit vaguement avant de reprendre. « Pour l’instant il faut surtout que tu gardes ton calme et que tu te ménages. Demain on verra avec les médecins la meilleure solution selon eux pour t’aider à retrouver la mémoire. » Il fallait un peu de temps et de repos pour que tout revienne à la normale ou presque. Il fallait qu’il se ménage et fasse attention à lui, qu’il prenne le temps de se soigner avant de penser à retrouver sa vie actuelle. Elle sourit presque malgré elle en réalisant le simple geste que venait de faire Henry avec son téléphone. Il n’avait certainement pas réfléchit ni réagit, mais il retrouvait les réflexes d’utilisation de son téléphone et c’était déjà une bonne chose. « Tu vois, quand tu arrêtes de trop y réfléchir, certaines choses reviennent toutes seules. C’est déjà ca. » Elle se doutait que le lui faire remarquer ne serait pas de trop pour l’encourager et ca lui ferait surement du bien. Il fallait qu’il comprenne que tout reviendrait doucement comme ce simple geste et qu’il fallait juste qu’il cesse de réfléchir à tout. Jetant à son tour un coup d’œil à son téléphone pour consulter l’heure elle réalisait qu’il allait être temps pour elle de partir. Savoir qu’Henry était réveillé rendait les choses à la fois plus compliquées et plus simples. Elle devrait rentrer pour s’occuper de Nina et en même temps elle voulait rester ici auprès d’Henry. Mais ce soir rien ne changerait. Il devait se reposer et prendre un peu de temps pour réfléchir à tout cela et comprendre les changements qui avaient eut lieu. Entendant une infirmière faire le tour du couloir dans les autres chambres pour prévenir que les visites étaient bientôt terminées elle comprit qu’on leur laissait un peu de temps supplémentaire. Mais rien d’autre n’arriverait ce soir et le fait qu’Henry ce soit réveillé était certainement déjà une très bonne chose. « Je vais te laisser te reposer et tenter de te rattacher à la réalité. Et puis il faut que je fasse de même maintenant que tu es réveillé. » Elle aussi allait devoir reprendre sa vie. Elle avait tout laissé en suspens depuis l’agression et même si on lui avait soutenu qu’elle pouvait prendre le temps qu’il fallait pour revenir elle préférait ne pas trop s’attarder à reprendre sa vie. Une fois qu’Henry serait sortit de l’hôpital elle devrait reprendre sa vie en main pour tout gérer alors autant commencer à préparer les choses dès maintenant. « Je reviendrais demain matin et on essayera de voir ce qu’on peut faire de toi … » Elle sourit largement en disant cela. Elle savait que son cas n’était pas désespéré et il avait finit par déteindre sur elle avec son humour par toujours très drôle. Observant le téléphone qu’il avait toujours dans les mains, elle sourit un peu plus en remarquant la photo d’elle avec Nina qui se trouvait en fond d’écran. Une preuve de plus de leur lien à tous les trois. Elle s’attendait à avoir des questions et s’y préparait encore avant de partir. « Si tu as besoin de quelque chose les infirmières seront là, et … si tu veux me parler tu n’auras qu’à appuyer là. » Prenant le doigt d’Henry pour mieux lui montrer, elle lui fit appuyer sur l’écran du téléphone à deux reprises lui laissant le temps d’enregistrer sur quoi il appuyait pour pouvoir le refaire. Le téléphone lança l’appel et celui d’Evy se mit à sonner dans sa main. Elle savait qu’il allait mieux à présent même si tout n’était pas totalement rentré dans l’ordre et elle espérait qu’en lui donnant un maximum de conseils à présent il parviendrait à reprendre le cours de sa vie.

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MessageSujet: Re: Henry • Petits secrets et grandes conséquences .    Mer 22 Aoû - 13:10
Voulais-je savoir le mal pour un bien ? Les épreuves passées étaient elles aussi positives ? Je demandais juste à savoir qui j’étais et je ne savais point ce que je voulais savoir ou ce que je devais savoir. Je n’étais pas réellement prêt, peut-être. Apprendre les mauvaises histoires pour en découvrir aussi les bons moments. Apprendre ce qui peut détruire un pauvre cœur ou le rétablir. La mémoire n’allait pas revenir avec des souvenirs mais le naturel. C’était ce qu’on lisait dans les livres ? Je n’en savais rien en fait mais il me semblait que j’en connaissais bien plus sur le cerveau et la psychologie que je ne le pensais. D’instinct, je savais qu’il fallait juste être moi-même, nous-même mais comment ? Je l’écoutais alors parler de nos épreuves, oui même si je n’en voulais pas de suite. Elle avait pourtant raisons, il fallait commencer mais là, c’était peut-être beaucoup. En fait, le pire c’était l’adoption. Alors nous avions déjà un enfant ? Punaise, je les faisais toutes, j’étais mal barre. J’en avais combien aussi ? J’étais peut-être comme Brad Pitt et Evangelina Jolie à vouloir adopter des millions d’enfant. Punaise et c’est qui eux ? Enfin c’est un couple ? Il a divorcé Brad ? Des choses de ma culture me revenaient un peu sans que je ne m’en rende compte. Une partie bien moins touchées… les choses qu’on sait tous. Des impressions de déjà fait ou déjà pensé. Surement dans les tabloïds et pourtant je n’en parlais point. J’en étais encore au vieux game boy. Je ne disais encore rien à cette annonce. Je préférais rester pour l’instant taciturne sur mon présent qui pourrait changer tout ce que je pensais être ma vie donc : celle d’un étudiant qui arrive en fin d’année. Je pensais soudainement : j’avais fait l’université ? Mon doctorat en psychologie ? Oui ? Non ? Je n’avais bien aucunes idées de ce que j’étais devenu et je peux vous dire que c’est effrayant. C’était beaucoup, la grossesse, le mariage, l’adoption. Ma maitresse allait-elle sortir du placard ? Je n’en savais rien et peut-être ? Peut-être pas. C’est alors que le téléphone entrait en jeux, je ne savais pas vraiment comment l’utiliser. J’étais perdu. Cette technologie me choquait un peu. Comment on avait réussi à faire ça sur une si petite chose et depuis quand étaient-ils aussi petit ? A quoi servait un appareil photo sur un portable ? Ce n’était même plus un téléphone mais une grosse machine en tout riquiqui. Je ne savais pas vraiment si j’étai accroc à toute cette technologie à mon âge ou si j’étais restée le bon vieux Henry qui n’aimait pas tout ça. J’inspirais quand elle sortait son téléphone et me proposait le sien. Je secouais doucement la tête en lui souriant. « Ça ira… je suis peut-être infirme de la mémoire mais je crois que je dois reprendre mes vrais habitudes ! », et ça ? Je n’y arriverais jamais seul mais je ne devais pas changer mes gadgets, mes fringues ou même ma coiffure. Il faudrait de son aide pour m’aider à reprendre le cours de ma vie. Je ne devais pas changer mes programmes. « Je ne sais même pas pourquoi j’en suis aussi certain ! », lâchais-je alors que je me demandais d’où je pouvais sortir cette idée mais je savais que je le savais. Etrange ? Disons que le cerveau nous dicte bien des choses parfois. Là, il me dictait que je devais reprendre ma vie comme avant cet accident. Une vie dont je n’avais pas la connaissance. Ce n’était pas seulement pour elle ou pour moi mais pour nous. Bien sûr, j’en avais conscience que je devais être le père de ce bébé mais c’était compliqué à croire. Totalement. Imaginez pendant 5 secondes que ça vous arrivais… comment réagiriez-vous ? Personnellement : je ne savais pas comment je devais réagir. Sourire ? Sauter de joie ? Etais-je heureux ? L’avions-nous voulu ? Je n’en savais rien et j’étais perdu dans ce que j’avais face à moi ou dans ma tête. Je n’avais rien en fait. Rien que du brouhaha. J’hochais simplement la tête avec un fin sourire. « Combien de mois ? », demandais-je simplement. Je ne savais que dire, je ne savais que demander, c’était surtout par curiosité aussi. J’avais toujours aimé les femmes enceintes même à 18 ans, c’est pour dire. Mais pas que je fantasmais d’en avoir une dans ma vie. Loin de là mais je les admirais. C’est donner naissance cependant dites ça à un de mes potes au lycée et je vous tue… enfin peut-être pas. Mais je vous botterais le cul ! Ça n’était pas en plus dans la liste, je n’en doutais pas. Je n’étais point un crétin au fond. C’était logique si nous étions mariés. Je devrais juste m’y faire et ça ? Cela serait surement le plus compliqué mais pour l’instant : je ne voulais pas me prendre la tête. Je voulais encore moins forcer la mémoire. La migraine arrivait et je la sentais.

Jouer le rôle d’une personne que je n’avais jamais vu, connu enfin si mais c’était un moi que je ne connaissais pas. Je ne savais rien de ses 10 années. Rien du tout, je savais juste que j’étais un homme marié et que j’allais être papa mais aussi que je l’étais aussi d’un côté. Adoption et quand allais-je relever cette situation ? Là, je parlais juste, je posais toutes les questions qui défilaient dans ma tête. Peut-être que la réponse n’était pas encore attendue enfin ça sortait toujours de mes pensées. Tout était sous des paroles. Tout se ferait naturellement, elle semblait y croire mais j’en doutais un peu. Comment je vivais ? Etais-je du genre pantouflard ? Je n’en avais aucunes idées. Dans une vie, tout peut nous changer. Une moindre action, un fait, une douleur. Tout change et comment avais-je changé ? Je n’en avais aucunes idées. Je la regardais attentivement pendant qu’elle parlait. Elle semblait autant bavarde que maman, ça m’amusait. Maman ? Maman ? Rien qu’en y pensant, je baissais un peu le regard. Je ne pouvais pas être celui que j’étais ou être naturel, j’avais perdu toutes les personnes qui m’y aidaient. Comment j’allais faire ? Je n’en avais bêtement pas idée. « Tu veux vraiment d’un homme en train de grandir et qui termine l’adolescence ? », je riais nerveusement. « Tu sais… j’adore jouer à la console et faire du surf… et pour moi, ça serait surtout interdit d’être ton mari… je vais quand même avoir besoin de remplir les trous ! », je disais ça aussi pour moi-même. Comment être un homme alors que je n’étais même pas encore totalement sorti de l’adolescence ? J’en sortais mais ce n’était point encore gagné. J’étais perdu en route, là où je n’en avais aucunes idées. Je ne savais pas comment me comporter. Je parlais alors et encore et encore en sortant tout ce que j’avais en tête, parlant de mon métier, de mon présent… dans ma mémoire. Le moment où je m’étais arrêté. Je ne pus m’empêcher de remarquer son sourire et fronçant les sourcils alors qu’elle me demandait si j’y croyais. « Ben, j’en sais rien. Je ne suis pas vraiment un gars qui attire des problèmes ! », disais-je bêtement en ignorant carrément ce qu’était ma vie. Surement qu’il était préférable que je l’ignore ? Je n’en savais rien et je m’en fichais en quelques sortes. « Mais je suis ravie de te faire rire ! », disais-je en laissant un léger rire nerveux. Au moins, c’était déjà ça : je suis toujours le grand comique que j’étais. Je baissais machinalement le regard vers le portable en réussissant alors mon acte et souriant doucement en entendant que j’étais professeur. « Pourquoi pas psychologue ? », c’était ce que je voulais au départ. Pourquoi avais-je changé d’avis mais là n’était pas l’important. J’étais donc victime d’une agression mais pourquoi, comment ? « Comment ça une agression ? Tu n’as rien eue, toi ? Et… notre enfant ? », oui, les derniers mots sortaient plus difficilement. « Celui de l’adoption… », demandais-je plus hésitant encore. Je ne savais pas si je devais en parler ou non, je secouais la tête. Pourtant elle me disait de garder mon calme, c’était peu facile pour tout vous dire car je m’inquiétais un peu pour ma mémoire et pour la situation. Je ne savais pas pourquoi une partie de moi trouvait réellement tout ça inquiétant. Pourquoi ? Comment ? C’était la folie dans ma tête, tout se bousculait. « Oui ! Je crois que c’est mieux d’attendre demain pour les détails ! », la migraine se faisait de plus en plus présente. Je tentais réellement de retrouver une once de mémoires et m’en sortir mais ce n’était pas vraiment gagné. Toujours sur le téléphone, je réussissais même à aller dans le menu des contacts, regardant les prénoms pour voir si j’en connaissais mais rien n’était pratique. Je trouvais celui de ma sœur et je n’osais même pas l’appeler, c’est bête. J’avais peur d’en apprendre encore plus. J’hochais la tête pour le téléphone en le regardant. « Oui, apparemment. Lentement mais surement ! », je voulais que ça aille plus vite ou même avoir évité tout ça. C’était normal. Je n’aimais pas me sentir ainsi ou même diminué. Alors que les infirmières passaient pour nous avertir qu’il était l’heure de partir, j’hochais la tête en lui souriant. « D’accord ! », je riais cependant en l’entendant parler de ce qu’on pourrait faire pour moi et hochant vivement la tête. « C’est vrai mais m’envoyer à la casse serait surement moins problématiques. », je me trouvais cassé, oui. C’était bête mais ce qu’on pouvait faire de moi m’amusait. Je me sentais comme un objet que l’on devait rétablir. Étais-je sous garantie ? Fallait se plaindre au fabricant. Je n’avais pas encore remarqué la photo avec Nina, il fallait dire que j’étais encore depuis le début dans le menu des contacts donc je n’avais vu réellement que ça mais mon doigt s’égarait sur l’écran ce que me menait au fond que je regardais silencieusement pendant un instant avant qu’elle ne me montre comment la joindre. J’enregistrais en riant nerveusement. « Je vois, ce n’est pas toujours pratiques ce gadget, non ? », demandais-je en souriant doucement. Bien sûr alors qu’elle avait les mains sur mon portable, elle était rapprochée, surement plus prés. Elle tenait mon doigt et c’était un peu étrange, je ne savais que faire. Je la regardais en prenant sa main et lui caressant plongeant un peu mon regard dans le sien pour une minute sans réfléchir. C’était donc ça pour trouver comment cette bêtise fonctionnait, j’avais stoppée mon cerveau. Peut-être devrais tenter ? Là, je tentais en mettant mon autre main sur sa joue avant de déposer un baiser sur ses lèvres ! Pourquoi ? Par ce que c’était ainsi mais je me sentais mal, peut-être allais-je lui donner de faux espoirs. Je me disais que ça n’était peut-être pas une bonne idée. Je reculais doucement même si l’envie d’un vrai baiser était totalement dans ma tête mais là, ce n’était pas bien. Pas bien pour elle. Je ne voulais pas lui faire du mal. « Je suis désolé, je ne voulais pas, ce n’est pas bien. Tu veux retrouver ton mari et moi, je fais l’autruche mais je tente juste d’être moi-même et je pense que c’est ce que je voulais faire. », je disais ça, embarrassé sur le coup, surement trop. J’en oubliais les fichues infirmières car qu’elles soient d’accord ou pas, c’était ainsi.

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Not ready to let go. Cause then I'd never know. That I could be missing. I'm missing way too much. So when do I give up what I've been wishing for I shot for the sky. I'm stuck on the ground. So why do I try, I know I'm going to fall down. I thought I could fly, so why did I drown ? Can't find another way around. And I don't want to hear the sound, of losing of what I never found.
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MessageSujet: Re: Henry • Petits secrets et grandes conséquences .    Mer 22 Aoû - 15:14
Se retrouver dans cette situation était loin d’être facile pour Evangeline. Pourquoi avait-il fallut qu’elle soit absente ? Pourquoi n’avait-elle pas insisté pour rester ? Mais si elle avait été présente peut-être qu’elle serait dans le même état que lui. Pourquoi ne pas avoir insisté pour qu’il vienne alors ? Il avait tout fait pour qu’elle quitte la villa et n’avait pas voulu venir avec elle. Tout ca n’avait pas le moindre sens et elle ne comprenait pas pourquoi il avait fallut que les choses se passent de cette façon. Tout ce qui comptait à présent c’était qu’Henry soit sain et sauf, qu’il soit réveillé et puisse se remettre de ses blessures. Pour le reste et ses problèmes de sa mémoire il faudrait attendre, laisser faire le temps. Ne pas le bousculer était primordial, il fallait lui laisser le temps de se remettre et ne pas donner les informations les plus importantes trop vite. Ne pas parler de son passé, de la mort de ses parents, des évènements traumatisants pour éviter qu’il ne fasse un blocage et refuse ensuite de se souvenir de quoi que ce soit. Et visiblement il avait déjà les bons réflexes pour reprendre sa vie actuelle en main. Il ne voulait pas risquer de dévier sur un détail, il savait qu’il devait reprendre ses habitudes telles qu’elles étaient. C’était important et ce serait certainement une bonne solution. Evangeline releva les yeux vers Henry alors qu’il semblait ne même pas comprendre pourquoi il était si sur de cela. « C’est seulement le conseil qu’on donnerait à n’importe quel amnésique. » C’était un principe de base, ne rien brusquer et permettre à la personne de reprendre sa vie au plus proche de ce qu’elle était pour lui permettre de retrouver la mémoire. Une bonne chose et certainement même un très bon début pour lui. Ne perdant pas le fil, il amena le sujet sur le bébé qu’elle attendait. Il fallait avouer qu’elle ne pourrait pas éluder ces questions là très longtemps, ce n’était qu’un détail en somme et peut-être que ca pourrait l’aider à retrouver quelques souvenirs. Elle le vit quelque peu perdu dans ses pensées certainement en train de se poser toute une foule de question qu’il ne posait finalement qu’une par une. A ce rythme là ils ne viendraient pas à bout du sujet très rapidement mais ce n’était pas l’important. Répondre à chaque question pourrait l’aider à trouver les réponses aux autres alors elle tentait de rester calme, de répondre aux questions qu’il posait et aux plus importantes qu’il pouvait se poser à lui-même. « Bientôt cinq et c’était voulu des fois que tu te poserais la question. » Après tout lors de leur rencontre Henry n’avait pas semblé désireux d’avoir des enfants si rapidement et en entrant dans sa vie elle avait tout chamboulé, l’inverse étant vrai aussi. Et s’il pensait n’avoir que 19 ans il était normal qu’il se pose des questions, qu’il se demande comment les choses s’étaient passées. Avait-il réalisé réellement que plus de dix ans s’étaient écoulés entre aujourd’hui et ses derniers souvenirs ? Plus elle y réfléchissait et moins elle en était sure. Malgré tout elle tenait bon et ne le lâcherait pas si facilement. Après tout elle avait promis, dans la santé comme dans la maladie, et malgré les problèmes.

Elle sentait que tout risquait de changer. Elle se voulait optimiste, voulait croire que tout s’arrangerait, qu’elle retrouverait le Henry qu’elle a connu jusqu’à présent. Elle voulait croire que tout reviendrait à la normale, comme avant. Mais au fond d’elle une petite part de doute restait accrochée se disant que tout cela pouvait ne pas être, qu’Henry pourrait ne pas retrouver sa mémoire, qu’il s’éloignerait d’elle et qu’il reprendrait une nouvelle vie plus proche de ce qu’il avait envisagé à l’âge qu’il pensait avoir actuellement. Elle tentait de ne rien montrer, de ne pas montrer cette petite part d’elle qui se voulait défaitiste et qui craignait le pire. Mais elle se retrouvait face à cela alors qu’Henry cherchait comment réagir. Les choses n’étaient pas simples pour lui c’était certain, mais pour l’instant elle tiendrait bon, quoi qu’il arrive. « Je me fiche de l’âge que tu penses avoir. Tu as besoin de moi et je t’aiderais et … on verra comment évolueront les choses au fil du temps. Et si ca peut te rassurer tu aimes toujours la console et le surf même si c’est plus dur de trouver le temps pour ca. » Elle se laissait doucement gagner par le coté défaitiste. Cette toute petite part d’elle tentait de creuser et de prendre de l’ampleur, elle tentait de se faire une part plus grosse dans l’histoire et de s’imposer. Et à cet instant elle y arrivait doucement mais surement. Mais ce n’était pas là le problème. Pour l’instant tout ce qui comptait était Henry. Qu’il aille mieux, qu’il se batte pour retrouver la mémoire, pas qu’il se montre défaitiste comme il le faisait actuellement. Et elle crut se retrouver face à un mur alors qu’il disait ne pas être le gars qui attire les problèmes. Que dire, que pouvait-elle mentionner à cet instant. Que fallait-il qu’elle révèle ou non justement. Elle se sentait prise au piège et il lui fallut quelques secondes pour réagir et lui répondre. « Ces dix dernières années ont été très différentes de la vie dont tu te souviens et des quelques mois depuis lesquels je te connais … mais on a le temps avant de devoir parler de tout ca. » Elle ne savait pas avec précision ce dont Henry se souvenait. Visiblement il n’avait aucun souvenir de son passé de tueur à gage et à présent ce serait peut-être à elle de lui révéler cela. Ca semblait impossible et surréaliste, mais c’était la réalité. Elle préférait attendre le plus longtemps possible pour lui révéler cela ainsi que le décès de ses parents. Ce serait certainement difficile à croire et enregistrer pour lui alors autant laisser cela de coté le plus longtemps possible. Répondant aux questions qu’il posait en se sentant soulagée de pouvoir changer de sujet elle tentait de lui donner quelques informations au passage. Elle s’attendait à de nouvelles questions, l’effet boule de neige, mais comment s’y attendre et faire avec lorsqu’on n’a pas vraiment les réponses à ces questions. Pourquoi professeur et pas psychologue ? Elle prit une seconde pour réfléchir, cherchant la réponse dans son esprit avant de réaliser. « Je n’ai jamais posé la question … je pense que c’est surtout … tu avais tes propres problèmes à régler pour ne pas avoir à t’occuper de ceux des autres. Enfin c’est ce que je pense. Et à ce que j’en sais ca te plait d’enseigner. » Elle ne se souvenait pas qu’ils aient déjà parlé du pourquoi de ce changement d’idée. Elle savait bien qu’Henry voulait être psychologue lorsqu’il avait fait ses études, mais pourquoi avoir dévié vers l’enseignement. Elle répondait aussi franchement qu’elle le pouvait donnant sa vision des choses sur ce coup là.

Puis une question et un détail en entrainant un autre, elle aborda la question de l’agression. Elle ne connaissait pas les détails et ne s’arrêtait qu’à ce que tout le monde pensait. Elle tenterait d’expliquer sa vision des choses lorsqu’ils seraient tous les deux au calme à la villa. Elle s’attendait à ce qu’il soit inquiet, mais la réaction qu’il eut ce semblant de panique qui semblait l’envahir en une seconde laissait revoir le vrai Henry, celui qu’elle connaissait et elle ne put s’empêcher de sourire alors qu’il semblait paniquer à l’idée qu’elle et Nina ait été agressé également. « Non tout va bien pour nous. Tu as insisté pour que je quitte la maison avec elle, qu’on aille se promener et … quand je suis revenue ils étaient déjà partis. » Elle avait eut de la chance. Si elle avait été présente quand ils étaient venus … elle préférait ne pas y penser mais dans un même temps tellement de questions tournaient dans son esprit, elle ne savait plus comment réfléchir posément et ne pas trop s’arrêter là-dessus. Les autres détails pourraient attendre et elle sentait bien que trop en révéler dès maintenant rendrait les choses difficiles à digérer pour Henry. Il avait déjà gros à avaler d’un seul coup alors autant limiter là pour l’instant et faire en sorte de le laisser se reposer quelques heures avant de reprendre avec d’autres questions. Evangeline le laissait découvrir doucement le téléphone, cette nouvelle technologie si éloignée de ce dont il devait se souvenir. Ca devait être déstabilisant et elle préférait lui laisser le temps de s’y habituer. Elle sourit très légèrement face au petit trait d’humour qu’il fit alors qu’elle expliquait que les infirmières étaient là en cas de besoin. Elle secoua légèrement la tête, après tout elle aurait dut s’attendre à ce genre de réaction. « Arrête de dire n’importe quoi, tu as juste besoin de temps et tu verras que ca ira mieux. » Elle le connaissait bien et savait qu’il n’aimait pas ne pas pouvoir se débrouiller seul, ne pas être capable de faire les choses par lui-même. C’était un vrai bébé dans ces cas là et elle savait comment l’affronter alors, mais les infirmières n’étaient surement pas préparées à cela. Quoi que. Elle préférait donc aviser lui expliquant le plus simplement possible comment la joindre en cas de besoin. Elle sourit légèrement à sa question lui montrant comment s’y prendre. « Ca peut être un peu compliqué au départ, mais ca te reviendra vite. » C’était juste une question d’habitude. Parfois même les enfants parvenaient à utiliser les appareils de ce genre là, alors pourquoi Henry ne le pourrait pas, malgré son amnésie. Ca reviendrait, il n’y avait pas de doute à se faire à ce sujet. Elle restait focalisée sur ce qu’elle faisait l’espace d’un instant, ne tentant même pas consciemment de se rapprocher d’Henry. Il avait besoin de temps et elle savait bien cela. Elle ne presserait rien, bien au contraire, elle lui laisserait le temps de faire les choses à sa façon et si elle devait le laisser s’éloigner elle le ferait quoi qu’elle en pense. L’espace d’un instant la part défaitiste sembla reprendre un peu plus encore de terrain sur le reste et sur son côté optimiste. Elle devait se préparer à toutes les possibilités, même au pire. Mais il suffit de quelques secondes pour la bloquer dans ses réflexions et tout mettre en vrac une fois de plus. Elle ne se formalisait pas plus que cela des caresses d’Henry sur sa main, un geste réflexe certainement, peut-être ne s’en rendait-il même pas compte. Mais lorsqu’elle se retourna légèrement pour le regarder elle se figea, ne sachant plus quoi faire. Hésitant entre s’approcher encore plus et l’embrasser ou s’éloigner et lui laisser l’espace dont il semblait avoir besoin. Elle ne parvenait pas à savoir quoi faire et le temps qu’elle se décide, Henry avait pris sa décision. Sans qu’elle réagisse même une seconde, ne parvenant qu’à fermer les yeux, elle sentit sa main se poser sur sa joue et ses lèvres contre les siennes. Ce n’était qu’un baiser, un simple baiser mais étrangement c’était tout ce dont elle avait besoin. Ce petit rien parvenait à la rassurer, à lui faire prendre conscience que rien n’était perdu et qu’elle devait garder l’espoir plutôt que se préparer au pire. Elle sourit presque malgré elle, s’attendant et voulant plus, mais réalisant dès qu’il s’écartait qu’il faudrait du temps avant que les choses aillent plus loin et qu’ils se retrouvent comme avant. Elle s’écarta légèrement, souriant doucement alors qu’il reprenait la parole. « Ne t’en fait pas ca va. C’est tout à fait le genre de chose que tu aurais fait en temps normal. Et au fait … bon anniversaire. » Elle savait qu’elle risquait de souffrir si tout ne se passait pas comme elle le désirait. Elle le savait, mais elle ne pouvait s’empêcher de rêver et d’espérer que tout irait bien. Posant une main sur la joue d’Henry, elle la laissa ensuite tomber avant de sourire les larmes aux yeux malgré tout. Elle avait retrouvé Henry et en même temps elle avait l’impression de l’avoir perdu. Elle devait tenir bon, ne pas craquer devant lui et c’est surement pour cela qu’elle fit en sorte de quitter la pièce assez rapidement. « Cette fois il faut que j’y aille. Alors … je reviens demain. Passe une bonne nuit. » Elle récupéra son sac, déposant un léger baiser sur la tempe d’Henry avant de quitter la chambre, lui tournant le dos pour qu’il ne remarque pas les larmes qui coulaient sur ses joues. Alors qu’elle aurait dut se réjouir de retrouver Henry elle avait l’impression de l’avoir perdu pour de bon et que même s’il retrouvait une partie de sa mémoire il ne serait plus jamais le même, ils ne seraient peut-être plus jamais le même couple.

Elle avait quitté les lieux sans un regard en arrière, sans un mot aux infirmières qui tentaient malgré tout de la réconforter en voulant l’arrêter. Elle était tel le brise glace qui avance sans se laisser approcher par qui que ce soit. Ce n’est qu’une fois dans sa voiture qu’elle ouvrit les vannes, se laissant aller complètement à pleurer pendant de longues minutes. Une fois son calme retrouvé elle rentra à la villa d’Alyzéah, y retrouvant Nina qui était déjà prête à aller dormir et la baby-sitter qui accepta de la mettre au lit avant de partir. Une fois encore Evangeline s’enferma sur elle-même, rejoignant la chambre qu’elle occupait chez son amie et s’y enfermant pour pleurer un peu plus encore. La nuit fut longue et courte à la fois pour la jeune femme. Elle avait l’impression d’avoir pleuré des heures et de ne pas avoir dormit alors que c’était tout l’inverse. Elle était à bout et devrait pourtant faire face à la situation. Le matin suivant arriva rapidement et elle reprit pied dans la réalité en entendant Nina pleurer dans son lit juste à coté d’elle. Elle prit la fillette avec elle quelques minutes avant de se lever pour s’occuper d’elle. Alyzéah proposa de s’occuper d’elle pour la journée et Evy accepta bien volontiers, tentant de se préparer au mieux pour retourner à l’hôpital. Tout le monde se voulait réconfortant et rassurant au sujet d’Henry et de ses trous de mémoire, mais elle avait un mal fou à s’en convaincre à présent. Le baiser de la veille l’avait détruit plus qu’autre chose et elle craignait plus que tout les prochains jours. Retrouver Henry à l’hôpital, ne pas savoir comment évolueraient les choses et s’il pourrait redevenir celui qu’elle avait connu, même un tout petit peu. Tout cela ressemblait plus à un cauchemar qu’à la réalité. Et bizarrement ca le fut un peu plus encore lorsqu’elle arriva à l’hôpital découvrant une chambre vide et un lit fait. Il lui fallut quelques minutes pour retrouver son calme et aller demander à une infirmière. « Hum … où est Henry ? » Elle craignait déjà le pire, qu’il ait put signer un papier pour sortir et qu’il soit déjà dehors en train de reprendre une nouvelle vie. Elle ne savait plus quoi penser et quoi envisager et malgré l’air rassurant des infirmières elle ne tenait plus en place. « Ne vous en faites pas, le docteur lui a prévu quelques examens ce matin, il devrait être bientôt revenu. » Elle poussa un soupir à vous fendre l’âme. « D’accord, merci. » Observant les lieux, elle alla s’assoir dans la chambre, mais après quelques minutes seulement elle ne tenait déjà plus en place et partait sans savoir où se rendre, où elle pourrait trouver Henry ou ce qu’elle pourrait chercher d’autre. Elle marchait rien de plus, observant le personnel soignant qu’elle croisait. Elle arriva à la cafétéria et y prit un chocolat chaud, meilleur pour elle que le café avant de prendre le chemin en sens inverse espérant que cette fois elle trouverait Henry dans sa chambre, mais à quelques dizaines de mètres de celle-ci, elle le remarqua comme bloqué face à la porte d’une chambre. Elle s’avança progressivement vers lui, observant la chambre vide par la vitre, que pouvait-il chercher ici ? Ce n’est qu’une fois à sa hauteur qu’elle se décida à parler. « Coucou. Alors comment tu te sens aujourd’hui ? » Parler de lui était le plus important. Elle ne voulait pas avoir à parler d’elle et à affronter sa propre douleur. Sa mine fatigué et ses yeux encore rougit malgré ce qu’elle avait put faire pour le cacher ne pouvaient que laisser constater son état sans qu’elle ait besoin d’en dire quoi que ce soit.
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MessageSujet: Re: Henry • Petits secrets et grandes conséquences .    Dim 26 Aoû - 23:57
Parler de tout ça était bien compliqué. Je n’étais pas vraiment prêt à me lancer dans les questions. Peut-être trop tôt. J’en gardais une partie pour moi. Je voulais aller petit à petit. Il ne fallait pas que je me brusque moi-même. Rien que les questions que je me posais me donnaient la migraine. Je devenais dingue. J’inspirais doucement en entendant que c’était ce qu’on voulait et pour tout vous dire : je ne saurais même plus dire si je me posais la question. Elle venait et partait dans mon esprit comme si c’était zouh et zouh et on leur dit : c’est fini question vas-t-en puis d’autres viennent aussi vite. Enfin c’était comme ça dans mon esprit, comme s’il n’y avait pas de places libres mais juste des portes à ouvrir, étrange ? Peu à peu, nous continuons à parler. Je parlais de surf et de consoles même si je me demandais comment je jouais encore à la console alors que j’étais peu mais très peu fan de ça. J’y jouais mais pour m’occuper surtout. Maintenant c’était bien différent. Je ne disais rien ça allait rapidement à d’autres sujets, c’était ainsi mieux. Je ne voulais pas trop imprimer d’un coup. Je voulais y aller petite à petite et c’était peut-être plus simple pour ma petite caboche. Bon d’abord mes 10 dernières années bien différentes ? Hein ? Je ne comprenais rien, j’étais perdu. J’avais fait quoi pour qu’elles soient tellement différentes ? Vous avez besoin de toujours savoir ce qu’était votre passé mais là, je n’étais même pas certains de le vouloir. Mon présent me suffirait. Je ne voulais pas trop en découvrir. Bon la conversation continuait et je réalisais que je ne savais même pas non plus pourquoi j’étais professeur. J’avais raté quoi pour ne pas devenir psychologue ? Enfin c’était l’enfer. Ma tête était comme à l’envers. Je soupirais doucement en passant la main sur mon front et cherchant à recadrer tout cela. Quand venait le moment de parler de mon agression, j’arquais un sourcil en l’entendant. Cela me semblait tellement étrange comme histoire mais je ne voulais même pas m’autoriser d’y penser. Je ne voulais pas y penser, c’était clair. Bon, je me démolissais aussi au fur et à mesure en parlant de mes capacités amoindries mais c’était surtout pour plaisanter enfin je n’en étais même pas sûr. J’y pensais surement que je l’étais vraiment. Peu à peu, cela continuait et j’adore dire : peu à peu dis-donc. Enfin c’était étrange mais je finissais par me rendre compte que j’avais l’impression de peut-être mal faire. Peut-être que je devrais brusquer ma mémoire ? Je n’en savais rien mais sur le coup, j’avais une envie. Etrange envie de l’embrasser et c’est ce que j’avais fait brièvement, juste un baiser. Peut-être que j’étais comme la belle au bois dormant et que je me réveillerais… comme pouf ! Je ne savais pas si j’avais bien fais ou même si c’était vraiment une bonne idée mais elle m’en rassura que je le faisais en général. Etais-ce un bon signe ? Il fallait l’espérer mais espérons-le oui. Je riais nerveusement en l’entendant me dire bon anniversaire. Je ne me rendais même pas compte que c’était mon anniversaire. « Merci ! », me contentais-je de dire aussitôt en lui souriant. Je n’étais pas stupide, je sentais que ses yeux s’embuaient et elle partait vite en se retournant aussitôt. Elle pleurait sans aucuns doutes et je le sentais. C’était ainsi. Mon instinct peut-être mais je savais ce qui se passait. Je ne pouvais pas faire autrement que grimacer en la regardant partir. « Bonne nuit ! », je me rendais même compte que je ne connaissais même pas son prénom mais instinctivement, j’allais voir sur le portable en tentant son numéro pour savoir son prénom. Je chipotais aussitôt pour quitter et ne pas l’appeler en me trompant. Ensuite, je me couchais. Il fallut un long moment avant que je ne m’endorme. Les va et vient dans les couloirs m’agaçait. Au milieu de la nuit, je m’étais même réveillé. J’étais allé faire un petit tour dans les environs. J’avais juste besoin de me détendre. C’était une nuit sacrement difficile et je n’aimais pas vraiment ça. J’avais au fond dormi assez longtemps. Peut-être que je n’étais simplement plus fatigué mais bon, ma migraine frappait que j’en tombais de sommeil à 4 heures du matin. J’avais même appris à utiliser mon portable. C’était con mais j’avais réussi à m’envoyer un message à moi-même. Des heures à répéter avant de dormir mais j’y étais arrivé.

La nuit passée, je me réveillais tôt. Sorti du sommeil par les infirmières qui venaient me réveiller. Je les écoutais attentivement me donner le programme de la journée. Des examens à passer, des scanner diverses… un rendez-vous chez le psy aussi. J’avais cependant envie d’une bonne douche ce que je fis rapidement en sortant aussitôt du lit. Je prenais les médicaments qu’ils m’avaient donnés. Surement des antidouleurs car j’avais un peu mal aux cotes et surtout à mes points de sutures mais ça passait brièvement vite. J’inspirais en sortant de cette douche, j’étais tout cabossé. Je n’avais pas osé regarder pourtant c’était bien le cas mais je ne pouvais pas faire autrement. Une fois sorti, je prenais le rasoir que je trouvais dans la salle de bain en me regardant. C’était dingue mais j’étais poilu. Enfin j’avais ma barbe et je n’en avais jamais quand j’étais plus jeune. Faut dire qu’elle a commencée à pousser quand j’avais 18 ans donc pour moi ? Cela ne faisait clairement pas trop longtemps et je prenais toujours un plaisir parfait pour la raser. Comme si l’on avait un nouveau jouet. Je me mis donc à jouer avec mon rasoir. M’occupant de ma barbe rapidement pour devenir un tout beau tout propre petit Henry et j’en sorti habillé de peu de choses, un pyjama d’hôpital par ce que je n’avais rien trouvé qui m’appartenait ou alors c’était dans un meuble ? Je ne savais pas trop et j’avais peur d’envoyer un message à ma femme pour lui demander. Evangeline, oui, je connaissais son prénom maintenant. Enfin ensuite, j’allais passer mes examens. Le docteur semblait positif sur ce qui se passait dans ma caboche enfin d’après lui, cela me revenait et le fait que je puisse déjà retrouver les gestes du quotidien prouvait que tout allait bien. Surement pas pour maintenant mais bientôt. Je voulais rester ce positif que j’étais et surtout que même après 10 années, je priais pour que cela soit encore le cas. J’attendais alors dans les couloirs que l’on me dise quoi faire en marchant. Les examens semblaient terminés mais j’étais encore là, coincé. Je soupirais doucement en marchant dans les couloirs sans vraiment de but, je me fichais même de ne pas avoir le droit de partir mais j’en avais marre que l’on me trifouille en quelques sortes le cerveau. Je me sentais bien, j’avais juste de gros trous de mémoires. Je soupirais doucement à nouveau en levant les yeux et me dirigeant aussi vite vers ma chambre mais je me perdis rapidement. Je connaissais les lieux mais je cherchais aussi celle de mon père sans la trouver. Il semblerait qu’on ai fait des travaux dans l’immeuble. Je ne trouvais même pas papa et je ne voulais même pas réaliser qu’il n’était surement pas dans l’hôpital. Pourquoi mes parents ne viennent pas me rendre visite ? Le réaliser était étrange. Je me disais que je devrais poser la question à ma femme. Ma femme, punaise c’est encore étrange à dire. Je passais la main dans mes cheveux en étant alors attiré vers une porte au milieu d’un couloir, je m’arrêtais devant en la regardant attentivement et fermant les yeux. Soudainement, elle me semblait familière et me rappelait un moment de ma mémoire, un moment de mon passé. Une brève image et je lui disais que je l’aimais. Je riais nerveusement en secouant la tête à ce que je réalisais. Je baissais le regard en me disant que je voulais tellement avoir des souvenirs qu’ils venaient d’eux-mêmes. C’est alors que j’entendis une voix que je me retournais pour regarder la jeune femme qui déclenchait un sourire sur mes lèvres. « Bonjour ! », disais-je en regardant aussitôt à nouveau la porte en riant nerveusement. « Je crois que j’ai un souci psychologique assez grave à revoir ! », disais-je en riant nerveusement. « Mais tout va bien, je crois enfin je pense que je suis portosexuel… j’ai fait une déclaration à une porte apparemment ! », c’était la preuve que ma mémoire allait revenir en quelques sortes. Une bonne chose mais c’était tellement dingue que pour moi : c’était impossible. Je soupirais doucement en me mettant à rire. « Je crains ! », disais-je en la regardant avant de me retourner face à elle et me balançant un peu énergiquement du talon à la pointe en souriant. « Et toi, comment tu vas… Evangeline ! », j’étais fière d’avoir trouvé son prénom comme un grand et j’avais trop envie de lui annoncer et j’étais stupide mais surtout enfantin, je prenais mon portable dans ma poche en souriant. « Oh attends, je dois te montrer un truc… », je tentais alors de lui envoyer un sms qui disait : Tu vois, je sais le faire ! J’étais tout con et tout fière d’avoir appris comme un grand à envoyer un sms. C’était vraiment stupide et j’étais vraiment un adolescent dans le corps d’une grande personne mais je m’amusais un peu de la situation aussi. « Et je suis sûrement assez nul pour me raser ! », car oui, j’avais dû mettre quelques petits pansements car je m’étais coupé. C’était con mais ainsi. Je ne pouvais pas être parfait. Je souriais bêtement en la regardant attentivement. Je me sentais vraiment idiote et j’approchais pour aller lui voler un baiser par ce que ça me démangeait vraiment. « T’as faim ? Par ce que j’ai très faim. Je t’invite… et tu ne sais pas dans quel chambre est mon père ? Je n’arrête pas de la retrouver mais j’ai vraiment du mal. Je voulais voir comment il allait quand même ! », je souriais doucement, je devais clairement me ridiculiser. « Pourquoi ma mère ne vient pas aussi ? Et ma sœur ? », C’était une bonne journée pour moi et j’étais content de la voir car je la connaissais bien plus que les docteurs puis elle était bien plus gentille avec moi que les infirmières mais j’avais aussi l’impression d’être bien mieux, bien plus complet en sa présence.

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M. HENRY GRAYSON « I DON'T KNOW WHERE I'M AT »
Not ready to let go. Cause then I'd never know. That I could be missing. I'm missing way too much. So when do I give up what I've been wishing for I shot for the sky. I'm stuck on the ground. So why do I try, I know I'm going to fall down. I thought I could fly, so why did I drown ? Can't find another way around. And I don't want to hear the sound, of losing of what I never found.
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MessageSujet: Re: Henry • Petits secrets et grandes conséquences .    Lun 27 Aoû - 12:21
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Evangeline ne savait pas comment se positionner dans cette histoire. Elle ne pouvait clairement pas faire comme si de rien n’était et vivre comme avant. Henry n’était plus tout à fait le même que celui qu’elle connaissait et elle devait bien l’admettre et faire avec. Elle allait devoir tout faire pour s’adapter et l’aider à trouver ses marques dans sa nouvelle vie, enfin sa vie actuelle. Il faudrait certainement y aller en douceur et lui laisser le temps de s’adapter et de tout retrouver à son rythme. Elle partait de ce principe là et ce matin en se levant elle ne comptait pas lui donner toutes les cartes. Elle voulait surtout lui donner des pistes sans pour autant trop chercher à lui donner les détails. Elle savait que certains détails devraient rester flous pour éviter de replonger le jeune homme dans ses problèmes passés. Il méritait de pouvoir se défaire de son passé et se fixer sur son avenir. Mais il y avait bien entendu des détails à coté desquels elle ne pourrait pas passer et des questions auxquelles elle devrait forcément répondre. Elle espérait bien pouvoir éviter ce genre de questions et en particulier celles sur ses parents et sur son passé, ces éléments qu’elle ne saurait pas expliquer sans risquer de le replonger dans les problèmes de son passé. Elle ne comptait pas aborder le sujet d’elle-même, préférerait parler de tout et n’importe quoi plutôt que de ca, et elle espérait réellement qu’Henry ne viendrait pas poser ce genre de questions, ne viendrait pas réclamer ses parents ou même sa sœur. En arrivant à l’hôpital ce matin là elle pensait donc faire en sorte d’aider Henry en répondant à ses questions tout en évitant les sujets difficiles. Elle avait également prévu de faire venir Nina pour qu’ils puissent passer du temps ensemble et voir si cela permettait au jeune homme de retrouver un semblant de mémoire. C’est donc un peu stressée qu’elle rejoignait l’hôpital et plus encore en réalisant qu’Henry n’était pas dans sa chambre. Même les remarques prévues pour être réconfortantes de l’infirmière ne suffisaient pas à l’apaiser. Comment allait se passer la journée ? Comment se sentirait Henry ? Quel serait le résultat des examens ? Et surtout comment allaient évoluer les choses ? Elle savait qu’il faudrait du temps, mais elle voulait que tout revienne à la normale le plus vite possible. Elle voulait pouvoir retrouver Henry et faire en sorte de l’aider à retrouver la mémoire. Elle avait beau avoir quelques doutes sur le fait que tout se passe bien et revienne à la normale, elle voulait y croire et garder espoir.

Elle se baladait donc dans les couloirs, allant chercher de quoi boire en attendant le retour d’Henry, errant en angoissant aux questions qui restaient dans son esprit. Elle craignait encore que les choses soient compliquées et que cette nuit n’ait fait que les éloigner un peu plus encore que l’amnésie du jeune homme. Elle n’était pas réellement rassurée même en le retrouvant finalement dans un couloir à tout juste quelques mètres de sa propre chambre. Elle ne put retenir un sourire de le voir debout et visiblement bien même si elle préférait ne pas se faire trop d’idées. S’approchant doucement du jeune homme, elle tenta une approche assez douce alors qu’il semblait un peu perdu dans ses pensées. Elle lui laissait le temps de réagir, se demandant bien ce qu’il faisait là, devant cette porte, visiblement plongé dans ses pensées ou dans ses souvenirs. Elle ne put s’empêcher de s’inquiéter alors qu’il disait avoir un problème psychologique. Elle l’observa un instant avec sérieux, ne comprenant pas tout de suite ce dont il parlait et ce dont il se rappelait. Elle ne retint pas l’éclat de rire qui lui vint alors qu’il parlait de ce dont il se souvenait et qu’il se pensait totalement malade. Il fallait bien avouer que s’il ne se rappelait que de ce qu’il avait dit et pas de tout ce qu’il s’était passé à coté, il devait bien se poser des questions. Elle ne put effacer le sourire qui était alors vissé à ses lèvres alors qu’elle tentait de remettre son souvenir dans son contexte. « Non ce n’est pas à la porte que tu disais ca. A ce que j’en sais c’était pour moi parce que j’étais dans la chambre derrière cette porte. » Elle sourit encore un peu, ne sachant pas ce qu’elle devait ou pouvait dire, ce qu’elle devait le laisser se rappeler par lui-même. Elle précisa malgré tout. « C’était après le fameux accident de voiture juste après qu’on se soit mis ensemble. » Tout cela semblait remonter à tellement longtemps qu’elle ne savait plus vraiment comment en parler et l’expliquer. Elle pensait l’avoir fait aussi simplement et clairement que possible. Elle restait malgré tout assez contente de voir que quelque chose lui était revenu. C’était un bon début et ce n’était qu’un début. Elle sourit légèrement de le voir se comporter comme un gamin, semblant ne pas tenir en place et ayant l’impression d’être face à une version plus jeune de l’Henry qu’elle connaissait pourtant bien. C’était exactement cela en fin de compte. C’était le Henry de 19 ans dans le corps du Henry d’aujourd’hui et même si son attitude semblait étrange ce n’était pas totalement déstabilisant, au contraire, elle avait un peu plus l’impression de retrouver son compagnon. Elle sourit alors qu’il demandait comment elle allait et prononçant son prénom. Elle n’avait pas besoin de réfléchir pour répondre et pour se douter que ce détail ne lui était pas forcément revenu de lui-même. « Ca va bien. Mais j’ai la vague impression que tu as triché pour retrouver mon prénom. » Elle sourit légèrement, ne lui reprochant rien bien au contraire. Cela signifiait qu’il avait voulu découvrir son prénom et qu’il avait peut-être repris un peu en main son téléphone. Elle ne s’étonnait pas de cela, il avait certainement passé une partie de la nuit à essayer de voir comment cela fonctionnait, en y arrivant peut-être. Enfin le peut-être s’effaça lorsqu’il se vantait d’avoir quelque chose à lui montrer et que quelques instants plus tard elle recevait un message du jeune homme. Il avait visiblement retrouvé comment utiliser son téléphone et c’était un bon début. Elle sourit légèrement acquiesçant alors qu’il semblait fier de lui, se plaignant cependant d’avoir eut du mal à se raser. « Ca reviendra petit à petit ne t’en fait pas. Et il t’arrivait encore de te couper donc ce n’est pas un gros problème. » Il était certain que redécouvrir ce genre de geste ne serait pas sans conséquence, mais les quelques pansements présents sur le visage du jeune homme n’auraient plus lieu d’être d’ici quelques jours et à force de répéter les gestes il finirait par ne plus se louper et ne plus se couper. Après tout ce n’était pas forcément très simple surtout qu’il ne devait pas être habitué à faire cela à l’époque de ses souvenirs.

Evangeline était quelque peu rassurée. Henry semblait aller bien, il paraissait en pleine forme ou en tout cas autant que possible. Il ne tenait pas en place ce qui ne changeait pas vraiment de l’habitude et il la prit au dépourvu en s’approchant pour lui voler un baiser. Elle n’avait pas eut le temps de réagir qu’il s’écartait déjà et qu’elle-même affichait un sourire idiot. Elle avait l’impression de redevenir une gamine elle aussi. C’était étrange l’effet de voir Henry qui semblait avoir des années de moins, c’était comme s’ils se découvraient des années plus tôt et pour elle aussi c’était rafraichissant. Le temps qu’elle reprenne ses esprits, Henry proposait d’aller manger, posant finalement la question qu’elle craignait plus que tout le reste. Ses parents. Le sourire qui se trouvait sur ses lèvres l’espace d’une seconde disparue aussi vite et elle comprenait qu’elle n’allait pas pouvoir oublier cette question très longtemps. Elle sourit légèrement à Henry. Il semblait tellement bien, si heureux et si insouciant. Elle allait tout détruire en une seconde si elle répondait à cette question et elle craignait l’effet que ces révélations pourraient avoir. Elle tentait de trouver une solution, une façon de dire les choses pour qu’elles passent le mieux possible. « Je … je suis sure qu’ils seraient là s’ils le pouvaient. » La jeune femme savait bien que parler de ses parents serait difficile. Mais il faudrait bien aborder le sujet un jour ou l’autre et en attendant elle ne savait pas comment détourner la question. Elle devait lui répondre, en parler avec lui et pour cela, il faudrait qu’elle le prépare à ce qu’elle allait avoir à dire. « Viens t’asseoir. » Prenant la main d’Henry, elle sourit tristement, l’attirant avec elle sur deux chaises installées là pour les personnes attendant de rendre visite à un malade. Comment aborder la question, comment parler de cela à Henry et lui annoncer la mort de ses parents et la chute de sa sœur vers son propre enfer. Prenant les mains d’Henry, elle joua légèrement avec avant de se décider à parler. « Shibhoan est en … déplacement pour l’instant. Je l’ai prévenue et je suis sure qu’elle te donnera de ses nouvelles dès qu’elle le pourra. » Elle ne pouvait pas avouer de but en blanc que Shibhoan était devenue accroc à l’alcool et aux drogues et qu’elle était en cure de désintoxication. La dire en déplacement semblait plus simple et moins risqué pour elle. Shibhoan ferait en sorte d’expliquer elle-même la situation, à moins qu’Henry retrouve la mémoire là-dessus aussi. Le point de la petite sœur, le point le plus facile finalement venait d’être abordé et il restait encore le plus difficile. « Pour tes parents … je suis désolée, mais ils sont décédés tous les deux. » Elle lui laissa quelques secondes pour réagir, ne le quittant pas des yeux en l’observant, prenant garde à ses réactions, au moindre signe qu’il pourrait donner avant de préciser quelques détails. « Ta mère a eut un … accident quelques temps avant qu’on se rencontre et ton père était très malade. » Il devait bien se souvenir que son père était malade, sinon il ne l’aurait pas cherché dans les lieux. Pour sa mère cependant elle ne pouvait pas, comme pour Shibhoan, dire clairement ce qu’il se passait et le faire culpabiliser de ce qu’il s’était passé. Elle ne pouvait pas lui dire que c’était sa faute si sa famille était détruite aujourd’hui. Elle devrait le ramasser à la petite cuillère s’il se rappelait cela et elle ne le voulait pas. Elle savait que ce serait certainement pire encore s’il s’en souvenait par lui-même, mais elle ne se voyait pas lui annoncer tout cela. Serrant un peu plus la main d’Henry qui se trouvait dans la sienne, elle tentait de lui faire comprendre qu’elle était là pour lui et que cette épreuve là ne serait pas insurmontable non plus. « Ca doit faire beaucoup pour toi, c’est pour ca que je ne voulais pas t’en parler trop tôt, mais tu as le droit de savoir et ca t’aidera peut-être. » Elle en doutait, mais les médecins diraient certainement le contraire. Il devait savoir ce qu’était son passé, ce qu’il avait vécut pour espérer retrouver des souvenirs. Il devait en connaitre un minimum pour se souvenir du reste. Elle savait que d’un coup il serait beaucoup moins enthousiaste, qu’il aurait perdu son grand sourire et tout ce qui allait avec. « Je suppose que tu n’as plus aussi faim … » Elle lui sourit légèrement, se relevant et lui tendant la main pour qu’il la suive. « On devrait rejoindre ta chambre. » Les infirmières passaient régulièrement dans les chambres et elles risquaient de se poser des questions s’il n’y était jamais et il faudrait bien qu’ils aillent manger à un moment ou un autre et même si Henry pouvait se rendre à la cafétéria, ils seraient certainement bien mieux dans sa chambre qu’entouré de monde dans la cafétéria.
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MessageSujet: Re: Henry • Petits secrets et grandes conséquences .    Sam 1 Sep - 15:56
Je devais avoir l’air cruellement cinglé en étant devant cette porte pour lui dire que je l’aimais mais c’était pourtant ce dont j’étais persuadé. Je portais même un jeans et un chemisier noir. Je m’en souviens maintenant enfin c’était tellement flou. Je ne reconnaissais même pas le nom de la porte. Etais-ce bien celle-là ? Aucunes idées mais j’avais dit à une porte que je l’aimais. Bon bien sûr, je n’étais pas fou et elle le confirmait. J’hochais la tête d’un air entendu sans rien ajouter de plus mais demandant juste comment j’allais vraiment m’en sortir avec toute ma mémoire. Je me contentais juste d’hocher la tête ce qui me suffit amplement alors qu’elle parlait de l’accident en question. Peut-être trop de détails, je n’étais pas prêt à autant de détails. Et tout fier, aussitôt. Je lui demandais comment elle allait en utilisant son prénom. Ouh le tricheur mais j’assumais. Je riais nerveusement tout de même en l’entendant. « Bah… », disais-je en laissant un grand sourire s’afficher sur mon visage tandis que je ne dévoilais pas directement ma supercherie. « Bon, un peu… j’admets ! », disais-je alors en ne perdant pas mon sourire. J’étais tout fier en lui montrant pour mon téléphone mais c’est un bon signe et je voulais qu’elle le sache. Je voulais lui montrer que j’évoluais et c’était surement ce qui me rendait si fier. J’avais bien compris qu’elle n’allait pas aller bien. Je voulais lui soulager en quelques sortes les mauvaises idées. Je souriais doucement en la regardant et me plaignant alors pour ma barbe que j’avais dû raser mais riant doucement quand elle disait que je me coupais encore parfois. Je fronçais les sourcils. « Ah ouais ? », je faisais une petite moue en me demandant encore quel idiot je pourrais être maintenant mais avoir les souvenirs d’un gars de 19 ans, ça craint un peu pour tout vous dire. Disons que j’apprenais du jour en lendemain être papa, futur papa et marié en plus. Etrange pour moi et je n’avais aucune idées d’où je pourrais trouver les repères de mon passé. Bon d’accord au fond savoir comment j’arrivais à me raser n’était pas ce qui m’importait mais tellement d’autres choses qui avaient de l’importance et d’autres beaucoup moins. Comment je l’avais demandée en mariage aussi ? Je n’arrêtais pas de me poser la question ce qui était en quelques sortes : loin d’être une bonne idée. Bon ensuite, rapidement même, j’avais volé ce baiser et ressenti une petite faim. On ne mangeait pas vraiment bien dans cet hôpital dans mes souvenirs. Ce qui notons n’est pas à prendre aux sérieux en ce moment. Et alors, je demandais ou étaient mes parents. L’on ne m’en avait pas parlé et papa était dans un grave état : il faut dire avec un bon cancer, je m’inquiétais. Quand j’entendis sa réponse : j’arquai un sourcil. La regardant comme pour lui demander quoi. « Ils sont en voyages en fait ? », je riais nerveusement. « C’est la retr… », C’est alors qu’elle me proposait de m’asseoir que je comprenais encore moins car je tenais sur mes jambes enfin j’avais mal mais je m’en fichais bien. Je la laissais me prendre la main et me laissant ainsi guider à la chaise en grimaçant un peu alors que je m’asseyais et me pliant. J’en sentais ce coup de poignard sur le coup, c’était douloureux. Je la sentais trifouiller avec mes mains et je la laissais faire par ce que c’était plaisant. C’était dingue de se dire ça mais oui, c’était plaisant. Je ne pus retenir un sourire en entendant que Shibhoan était en déplacement et hochant la tête, elle devait avoir un bon job ? Je n’en savais rien et je souriais. « Ok ! », même si j’avais clairement envie de la voir mais bon. Je n’y pouvais rien : le boulot passe avant mais c’est alors que le pire me fut appris quand j’entendais simplement la suite. Ne voulant pas y croire, je riais nerveusement. « Très drôle ! », mais elle semblait sérieuse quand elle continuait en m’expliquant comment ça s’était passé. Je fronçais les sourcils en la regardant. « Tu ris pas ? », je riais à mon tour assez nerveusement en regardant nos mains. Quand elle s’excusa, je lâchais un peu sa main en prenant posant ma tête contre le mur. Taciturne, je ne disais rien. Me contentant de l’écouter attentivement s’excuser. Je ne lui en voulais pas voyons. Elle avait raison de le dire. Certes c’était un peu trop mais pas le choix. C’était le genre de choses que typiquement je voulais savoir enfin normal. Vous voulez toujours savoir que vos parents sont morts depuis des mois et même ? Des années. Je restais sans mots.

Alors qu’elle se levait, je restais un bref instant : inerte. Regardant devant moi et baissant après une minute le regard vers sa main tandis qu’elle proposait d’aller dans la chambre. Faim ou non, je n’en savais rien. Là, je ne savais vraiment pas grand-chose. C’est presque comme si j’avais envie d’effacer les mots qu’elle venait de dire sur mes parents. J’avais juste envie de les voir, là. Il me fallait une attache mais néanmoins : je n’avais personne. Je finissais par me lever sans prendre sa main par ce qu’avec le truc à trainer ou même le poids que j’avais sur le cœur, là. Je n’en étais pas capable. Je ne disais mots depuis l’annonce mais la regardant et haussant les épaules. « Mais on va quand même aller manger, t’as faim, non ? », en fait, je n’étais pas prêt à retourner dans cette chambre ce qui était pour moi un petit retour à la réalité et sans mots… je me dirigeais vers le restaurant en bas. La cafétéria était pleine à craquée et nous n’avions pas vraiment d’intimité puis se faire servir c’était encore mieux dans mon esprit. Bien sûr, elle insistait mais je ne l’écoutais pas. Restant aussi muet qu’une carpe car je ne voulais de suite : pas parler. Je n’avais pas envie de regagner la chambre immédiatement. Je voulais juste être loin du malade en ce moment. Je voulais tenter de me retrouver. Le Henry qui n’est pas hospitalisé. Au fond, les gens du restaurant. Je ne devais pas les connaitre donc cela ne me dérangeait pas du tout enfin je me disais que je ne devrais pas les connaitre. J’y allais avec elle et prenant place sur une table tandis qu’une serveuse venait prendre nos commandes en fait, je ne prenais qu’une soupe et rien de plus. Pas la force de manger vraiment. Puis j’adorais la soupe à cette époque. Je la laissais commander et ne sortant pas plus de mots de coutumes à la serveuse comme les merci, j’aimerais, une soupe et tout ça enfin le langage de forces pour qu’elle puisse savoir ce que je désirais. Enfin je me sentais compte de mon mutisme alors qu’elle allait arriver avec les plats, je voulais tenter de dire un truc mais me contentant juste de prendre sa main, un simple geste, machinal surtout. Une habitude peut-être ? Je n’en savais rien mais je voulais surtout lui montrer que ça allait. Il me fallait juste un peu de temps pour digérer la nouvelle. C’était important et mes parents n’étaient pas rien pour moi. J’attendais pourtant la fin du repas avant d’oser ouvrir la bouche. Un repas silencieux qui j’espérais était bon pour elle. Je n’étais pas vraiment : présent. Disons que j’étais ailleurs et je n’avais pas fait attention. Une fois que la serveuse avant repris les plats, j’avais osé ouvrir la bouche. « Tu veux qu’on remonte à la chambre ? », ah ben enfin. Je ne savais pas si j’en avais envie mais m’être éloigné un peu de ça était bien bénéfique pour moi ! Je me levais en mettant la note sur la facture d’hôpital. Pas envie que l’on se tracasse avec ça maintenant en fait : je ne connaissais même pas le numéro de mon compte en banque ce qui pourrait être case tête, je crois. Je lui prenais cette fois la main pour l’aider aussi à se relever et allant vers la chambre. Au début sans mot mais surtout par gêne. Je ne savais que dire ou que faire. J’étais un brin déconnecté comme si l’on venait de me retirer toute ma vie. La mémoire ne suffisait pas ainsi. Il fallait qu’en plus : ma famille ne soit plus. Je n’avais pas encore l’idée de cette famille qui m’attendait de la simple présence d’Evangeline. « Désolé… je ne dois pas être de bonnes compagnies ! », disais-je alors soudainement en allant dans l’ascenseur et appuyant à l’étage de ma chambre. Ben, je ne l’oubliais pas croyez-moi que je n’oubliais rien. Une fois sorti de l’ascenseur, toujours rien. Toujours pas un mot. Je me sentais bien tout en me sentant mal, c’était complexe en fait. Je crois que c’était le problème. J’aimerais être triste et pleuré mais c’était comme si j’avais déjà fait le deuil. L’Henry du passé et de mes souvenirs n’arrivait pas à être triste de l’annonce car l’évolution de l’Henry du présent primait avant tout et me bloquait toutes les peines que je pourrais avoir. Ça c’était frustrant. Caressant sa main avec le pouce, j’avais besoin d’une sorte d’affection que je prenais dans un sens par moi-même. Une fois dans la chambre, j’y entrais en lâchant un peu sa main et allant vers le lit pour juste me poser contre le matelas. Ressentant le moelleux sous mes fesses et la regardant alors en lui faisant signe d’approcher. C’était stupide mais là, j’avais envie de faire un truc que je ne me serais jamais imaginé faire avant des années. Bien sûr, c’est l’Henry sans mémoire qui dit ça pas l’Henry actuel. Une fois qu’elle était devant moi et toujours calme. C’était stupidement et maladroitement que je tentais de savoir comment m’exécuter et donc : poser une main sur son ventre. « Je n’y connais pas grand-chose mais il bouge ? », demandais-je en la regardant. C’était con, oui. Je brisais le silence de ce bébé qui grandissait en elle. C’était stupide, non ? Enfin peut-être pas car c’était tout de même mon enfant. Je la regardais alors en caressant un peu son ventre par-dessus les vêtements et sans vraiment attendre une réponse et c’était dingue de même, le faire. Je l’embrassais bien plus longuement. J’avais besoin de tenter d’être moi. Pas me forcer mais simplement retrouver la vie que je devais avoir. Je ne savais pas comment y arriver. De ce baiser, renaitrait des sensations, des millions. Des sensations que je sentais avoir déjà connu. Des sensations qui m’en rendaient presque faible. Ma main sur son ventre allant dans son dos pour la rapprocher un peu de moi, je fermais les yeux en prolongeant juste ce baiser. C’était tout ce qui m’importait et me reconnectait. Je ne savais même pas si c’était une bonne idée. Je n’en savais rien. Allais-je m’aider ? Allais-je l’aider ? Comment le savoir.

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M. HENRY GRAYSON « I DON'T KNOW WHERE I'M AT »
Not ready to let go. Cause then I'd never know. That I could be missing. I'm missing way too much. So when do I give up what I've been wishing for I shot for the sky. I'm stuck on the ground. So why do I try, I know I'm going to fall down. I thought I could fly, so why did I drown ? Can't find another way around. And I don't want to hear the sound, of losing of what I never found.
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MessageSujet: Re: Henry • Petits secrets et grandes conséquences .    Sam 1 Sep - 18:29
Annoncer à Henry que ses parents étaient morts. La pire chose qui puisse arriver à Evangeline et certainement la pire épreuve pour le jeune homme. Elle l’avait connu après tout cela, à une époque ou le plus gros de son deuil était fait et où elle avait put l’aider à remonter la pente. Mais à présent tout était bien différent et elle doutait de réussir à l’aider cette fois. Elle serait là pour lui c’était sur, mais elle ne pensait pas réussir à lui faire prendre conscience de tout cela. Comment comprendre la mort d’une personne quand vous l’apprenez de cette façon sans en avoir la moindre preuve ? Le fait qu’elle le lui annonce ne prouvait rien et ils pouvaient très bien être tous les deux encore vivants quelque part. S’aurait put être le cas après tout, même elle n’avait pas cherché à en savoir plus. Henry lui avait dit qu’il avait perdu ses parents et elle avait vu les dégâts que ca avait fait sur lui, elle s’était contentée de cela sans chercher plus loin. Il aurait très bien put mentir ou ignorer lui-même la réalité qu’elle n’aurait pas put faire la différence. Elle s’attendait bien évidemment à ce qu’il ne la croit pas, qu’il ne veuille pas croire que ses parents étaient décédés et elle redoutait de devoir lui expliquer les choses, de devoir donner des détails qui seraient de trop. Elle tentait de tout expliquer en douceur, de ne pas s’arrêter plus que nécessaire sur les détails dont elle n’était pas sure. Henry retrouverait tout ces détails lorsque sa mémoire lui reviendrait, s’il le laissait faire bien entendu car pour se souvenir de tout cela il devrait affronter ses souvenirs et certainement aussi son imagination. Il n’avait pas assisté au décès de sa mère mais il avait certainement imaginé tout cela en détail plus d’une fois. Et si sa mémoire lui jouait des tours lui rappelant cela et lui faisant croire que c’était la réalité. Comment pourrait-elle affronter cela alors ? Elle comprenait parfaitement qu’il soit totalement dérouté et elle restait patiente, tentant de lui expliquer les choses au mieux et s’excusant de devoir lui annoncer cela de cette façon. Elle ne voulait pas qu’il croit qu’elle pouvait plaisanter de ce genre de chose, c’était bien trop grave selon elle pour qu’on ne joue pas avec ce genre de détails. « Non, ce n’est pas le genre de choses avec lesquelles je rirais. » Il fallait avouer qu’elle pouvait parfois prendre à la rigolade certains sujets plutôt sérieux, mais là ce n’était pas le cas, ce n’était pas son genre bien au contraire. Et elle se sentit obligée de lui laisser un peu de temps pour assimiler les choses et comprendre ce qu’elle venait de lui dire.

Elle n’était pas sure que tout lui révéler de cette façon soit une bonne chose, mais elle n’avait pas le choix, elle devait le faire, elle devait lui répondre et ne pouvait pas tourner autour du pot pendant des jours jusqu’à ce qu’il retrouve lui même la mémoire. C’était le genre de sujet qu’on ne pouvait pas ignorer indéfiniment et si elle l’avait fait il aurait rapidement compris que quelque chose clochait et ca aurait été surement plus dramatique que maintenant. Elle allait devoir affronter un Henry au bord de la dépression et qui ne parlerait certainement pas pendant de longs moments. Elle s’y était préparée en partie même si elle espérait avoir un peu de temps avant que ce genre de chose arrive. Elle espérait pouvoir retrouver Henry en partie avant que cela se passe et qu’il replonge dans ses problèmes. Mais il avait besoin de temps pour tout assimiler et comprendre ce qu’il se passait, ce qu’il s’était passé. C’était normal et elle lui laisserait le temps qu’il lui faudrait même si elle craignait que ca ne traine en longueur et que ce soit plus difficile à affronter que tout le reste de cette situation. La jeune femme se releva alors, consciente qu’ils devraient retourner dans la chambre d’Henry pour ne pas risquer d’alarmer les infirmières et de poser de nouveaux problèmes. Son petit déjeuner l’attendait certainement déjà sur place et il fallait avant tout autre chose qu’il mange. Elle n’avait pas besoin d’aide ou de quoi que ce soit pour se douter qu’il n’avait plus si faim que cela et qu’il ne mangerait certainement pas grand-chose. Elle s’étonnait malgré tout qu’il veuille aller manger et elle ne chercha pas longtemps lorsqu’il se mit en route. « Pas vraiment, mais toi il faudrait que tu manges un minimum. » Mais rapidement elle remarquait qu’il ne prenait pas le bon chemin et même si elle le laissait faire, espérant que ce n’était qu’un détour le temps de retrouver par lui-même le chemin de sa chambre, elle réalisait finalement qu’il prenait un tout autre chemin les emmenant alors vers le restaurant de l’hôpital. Elle regardait autour d’elle un peu anxieuse, pas totalement convaincue que cette escapade soit une bonne chose et qu’ils doivent continuer ainsi. « On devrait retourner à ta chambre. » Mais plus elle parlait et tentait de lui faire faire marche arrière, de le faire retourner vers sa chambre et plus il avançait en sens inverse. Après tout peut-être avait-il surtout besoin de s’éloigner de cette chambre quelques instants. Et du moment qu’il acceptait de manger quelque chose elle ne pourrait pas dire quoi que ce soit de réellement valable. Une fois sur place on les fit installer à une table un peu en retrait et il était certain qu’ils pourraient être tranquilles pour discuter. Mais il n’y avait pas besoin de grand-chose pour réaliser que la discussion n’était pas au menu du jour et qu’ils ne parleraient certainement pas des tonnes. Et c’était finalement presque pire que ce à quoi elle s’attendait. C’était à peine si Henry semblait réagir à quoi que ce soit et il passa tout le temps de ce « repas » à garder le silence. C’était peut être le pire dans tout cela, qu’il garde le silence, n’échange pas, ne tente pas de s’exprimer, qu’il réagisse à peine même. Elle s’était attendue à ce qu’il réagisse mal voir même bizarrement et elle espérait qu’il parviendrait à se libérer de tout cela, mais peut-être était-ce fait qu’au fond il avait déjà vécut tout cela, il ne semblait pas pouvoir se libérer de cette histoire. Evangeline ne prit rien de plus qu’un chocolat chaud, restant encore marquée par les nausées qu’elle avait eut il y a quelques mois et supportant encore difficilement de beaucoup manger avant le repas de midi. C’est donc en silence que la jeune femme regardait Henry manger sa soupe. A défaut d’avoir de l’appétit pour autre chose il avait au moins mangé cela c’était toujours ca de prit. Elle terminait rapidement son chocolat, ne pouvant rien faire d’autre que de regarder son mari en attendant qu’il se décide à parler. Elle ne pouvait pas lui en vouloir et préférait lui laisser le temps de réagir et de décider les choses à son rythme. Elle fut quelque peu surprise de son geste alors qu’il prenait la main qu’elle avait posée sur la table, la lui caressant presque comme si de rien n’était. Ce n’était pas grand-chose, mais c’était déjà un très grand pas pour la jeune femme et dans un moment comme celui là elle croyait retrouver le Henry qu’elle connaissait bien. Ce n’est qu’à la fin du repas qu’il se décida à ouvrir la bouche à nouveau et alors Evangeline ne savait plus quoi faire. Il ne semblait pas encore prêt à affronter l’enfermement de sa chambre et peut-être que rester en dehors de celle-ci l’aiderait un peu. Elle n’hésita pas très longtemps en définitive. « Comme tu préfères. » Elle ne pourrait pas le forcer à retourner là-bas alors autant faire les choses à sa façon et garder un œil sur lui.

C’est avec l’aide d’Henry et cela même si elle n’avait pas de problème pour cela, qu’elle se leva, prenant enfin la direction de la chambre du jeune homme. Il n’était pas encore totalement lui-même et il lui faudrait surement quelques jours pour tout remettre en ordre dans son esprit, mais il était certainement sur la bonne voie. Avançant doucement, au rythme de son compagnon, Evy ne pouvait pas nier qu’elle avait espéré autre chose pour cette journée. « J’ai connu mieux c’est sur, mais c’est normal. » Il avait appris quelque chose d’important et de grave et il ne pouvait pas faire comme si de rien n’était. Il lui faudrait du temps pour s’adapter et reprendre sa vie, elle le savait et lui laisserait le temps qu’il faudrait même si c’était difficile pour elle aussi. Le trajet jusqu’à l’ascenseur et finalement jusqu’à la chambre se fit à nouveau en silence. Un silence qui n’était plus si pesant que cela et devenait presque naturel à force. Elle ne voulait pas troubler Henry dans ses réflexions et il parlerait lorsqu’il en ressentirait le besoin, pas avant. Une fois entrée dans la chambre, la jeune femme préféra garder un peu ses distances. Elle ne voulait pas forcer les choses et elle s’attendait même à ce qu’il lui demande de le laisser seul, ce qu’elle ferait sans rien dire. Mais au contraire, alors qu’il s’installait contre son lit, il lui fit signe d’approcher et elle s’exécuta sans rien ajouter. Elle avançait en douceur, s’arrêtant à quelques reprises sans savoir si elle devait continuer ou rester à distance avant de se poser finalement devant lui. Elle remarquait bien qu’il semblait confus, ne sachant visiblement pas comment s’y prendre sans savoir ce qu’il voulait faire. Elle ne le comprit qu’en voyant la main d’Henry se poser sur son ventre et bêtement elle ne put retenir un sourire à ce simple contact. C’était idiot, mais en fin de compte c’était la première fois depuis son réveil la veille qu’il tentait un contact avec le bébé. Ce n’était pas simple pour lui c’était certain, mais peut-être que reprendre contact avec ce genre de petits détails pourrait l’aider à retrouver la mémoire ou à se refaire à sa vie actuelle. Evy sourit un peu plus encore à la question qu’il posa, posant une main par-dessus celle du jeune homme comme pour la diriger vers les endroits où les coups pourraient être perceptibles. « Ca arrive oui enfin dans un sens et le plus souvent quand tu es là, mais jusqu’à présent ce n’était pas suffisant pour que tu le sentes. » Les coups donnés par le bébé étaient encore assez vagues et jamais Henry n’avait réussit à sentir quoi que ce soit et pourtant ce n’était pas faute d’avoir essayé en tournant les choses dans tous les sens. Il était encore trop tôt pour cela et si elle savait rester patiente, ce n’était pas toujours le cas du jeune homme. Elle sourit légèrement en sentant la main d’Henry s’attarder sur son ventre et le caresser comme il le faisait au début. Elle ne réagit pas, préféra ne pas bouger en le voyant s’approcher et alors qu’il l’embrassait différemment de la première fois. Ce baiser était plus tendre, plus vrai, plus proche de ceux auxquels elle était habituée jusqu’à ce jour. Elle se laissa faire, répondant doucement à ce baiser sans trop pousser sur l’instant, pas totalement sure de ce qu’elle devait faire. Elle se doutait que ce n’était pas forcément une très bonne idée, mais ce baiser lui faisait tellement de bien, lui remontait tellement le moral qu’elle ne parvenait pas à y mettre fin. Et le fait qu’Henry la rapproche un peu plus de lui encore ne lui donnait pas envie de reculer et de tout couper. Elle s’écarta à peine une seconde le temps de murmurer un « Tu m’as manqué … » Elle ne savait plus qui d’Henry ou d’elle dirigeait ce baiser et elle sentait que tout revenait doucement comme par le passé. Elle se laissait doucement porter par ce petit moment de bonheur à l’état pur pour elle. Après ces jours d’angoisse où elle pensait avoir de gros nuages noirs au dessus de la tête elle avait enfin l’impression de pouvoir respirer et retrouver le soleil. Se laissant aller, elle finissait par tout oublier et ne pensait plus à rien il fallait bien l’avouer. Elle laissait ses mains naviguer sur le torse et se poser dans le cou d’Henry avec la douceur qui était toujours la sienne. Elle souriait doucement contre ses lèvres, laissant une main dériver sous le t-shirt du jeune homme avant de tomber sur le pansement qui la ramena instantanément à la réalité. Elle ne pouvait pas faire cela, elle ne pouvait pas prendre le risque de se laisser aller maintenant. Même si elle le voulait et qu’elle voulait retrouver son mari, elle devait garder à l’esprit qu’Henry n’était plus tout à fait lui-même et qu’il risquait de ne pas vouloir reprendre sa vie comme elle était auparavant. Elle s’écarta doucement d’Henry, ne se montrant pas trop sèche pour autant. Elle gardait les yeux fermés le temps de s’éloigner un peu, lui tournant légèrement le dos, convaincue qu’il suffirait qu’elle le regarde pour faire marche arrière et reprendre ce baiser. Il faut bien avouer qu’elle ne fit pas réellement attention à sa réaction, respirant à fond pour reprendre son calme et éviter de dériver à nouveau avant de se retourner vers Henry avec un grand sourire. « Tu devrais te reposer, il y a une surprise qui vient tout à l’heure pour te voir. Enfin si tu veux bien voir Nina. » Elle ne se souvenait plus s’ils avaient mentionné le nom de Nina la veille et elle espérait que d’avoir programmé cela ne serait pas une mauvaise chose. La petite fille avait besoin de voir son père même s’il serait certainement bizarre avec elle et ca ne ferait certainement pas de mal à Henry de voir la petite. Peut-être même, en tout cas elle l’espérait, que ca réveillerait une partie de sa mémoire même s’il lui faudrait surement du temps pour retrouver ses habitudes avec la fillette.
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MessageSujet: Re: Henry • Petits secrets et grandes conséquences .    Mer 5 Sep - 18:49
Je suis au fond : têtu comme une mule. Je ne voulais pas remonter dans la chambre donc j’avais tout fais pour ne pas y remonter. Juste le temps d’un diner, bon d’accord. Je n’y parlais cependant pas. Voulant nettement être comme moi : celui qui croit que ses parents sont encore en vie. Parfois l’on souhaite réellement oublier des choses. Bah aussi ironique que cela puisse être. C’était le cas. Plus le temps passait et plus j’étais silencieux. Lui présentant deux ou trois excuse en direction de l’ascenseur mais pourquoi ? Simplement parce que c’était ainsi et je n’avais pas clairement envie de me balader dans les couloirs en étant le pire des bavards car bêtement : je ne voulais pas être bavard. J’étais encore un peu sous le choc pour tout vous dire. Je soupirais doucement en baissant le regard vers le sol avant d’entrer dans la chambre. C’est alors que je lui avais fait signe d’approcher que tout s’enchainait. Ma main sur son ventre, j’ignorais si je pourrais le sentir bouger mais je me demandais comment ça m’aurait fait réagir. Enfin qu’est-ce que j’aurais fait ? Qu’est-ce que j’aurais dit ? Je n’en savais rien mais peut-être le serais-je un jour. Dans quelques mois. Je ne pus m’empêcher de lui demander s’il bougeait en souriant doucement tout de même car c’était peut-être l’une des choses les plus apaisantes dans les nouvelles de la journée. Il bougeait quand j’étais là. J’étais donc un bon père ? Enfin je n’en savais rien mais je me voyais mal comme un crétin. J’avais des parents enfin j’avais eu ? Des parents géniaux mais savoir si ça allait continuer ainsi ? Je n’en savais rien. Je ne savais pas encore m’habituer à cette idée mais surtout que la peine semblait tellement faible. Je me sentais insensible alors que j’avais juste déjà fais mon deuil. C’était complexe dans ma tête : la folie. Imaginez juste 5 minutes cette situation. J’inspirais doucement en souriant. Je voulais dire un truc : un bientôt ? Peut-être mais je n’en étais pas encore prêt. C’était de l’avenir et j’étais encore coincé dans le passé. Je me contentais seulement d’aller l’embrasser en caressant sa joue et me contentant de la serrer contre moi durant ce baiser des plus tendres, des plus passionnés. C’était complétement dingue pour moi. Je ne me rendais pas compte de la bêtise que je pourrais faire en ce moment même cependant j’en avais bêtement envie. Parfois l’on ne peut contrôler des pulsions. Peut-être que l’habitude jouait, l’émotion aussi mais j’en avais envie tout simplement. Quand je l’entendais murmurer que je lui avais manqué, je fermais les yeux deux secondes en me disant que j’étais peut-être bête. Je me doutais que je devais lui manquer mais je n’étais même pas certains d’être là. Cela me rendait mal à l’aise. Je n’avais pas le temps de vraiment réagir qu’elle reprenait mes lèvres mais la serrant amplement, je répondais à ce baiser en passant une main dans ses cheveux et profitant juste du moment tellement relaxant. J’avais besoin de tendresse et elle m’en offrait mais c’était bien plus qu’une simple tendresse. Je souriais, un peu surpris aussi quand je sentis ses mains naviguer sur mon torse à mon cou. Son toucher me fit frissonner légèrement et je me laissais juste aller en caressant son dos et ses cheveux simplement comme j’en avais l’habitude et pourtant je n’étais pas le Henry de d’habitude. Je riais nerveusement en sentant ses mains sous mon t-shirt et grimaçant quand elle touchait mon pansement. Je me retenais de lâcher un aie ou tout autre chose. Je riais aussitôt à nouveau nerveusement en souriant alors qu’elle reculait. Je voulu la retenir pendant un instant de toute manière, c’était mal car je n’étais même pas en état de lui donner plus.

Je la regardais alors me tourner le dos, souriant doucement alors que je savais qu’elle se retenait. Cela se sentait. Elle avait reculée tellement rapidement que je m’en amusais en la regardant. Grattant un peu ma nuque, gêné aussi en riant. Je voulais trouver des mots pour la rassurer ou même lui dire que tout allait bien et que nous étions mariés donc tout allait se guérir avec le temps mais autant dire que je ne savais pas vraiment que dire. J’inspirais doucement en regardant mes pieds, elle toujours de dos, je l’entendais inspirer et je souriais doucement. Je ne savais pas comment réagir et une part en moi voulait aller la chercher et reprendre ce baiser. Quand elle se retournait, je me redressais tout en l’écoutant et regardant son sourire. Au moins, elle me changeait les idées car je n’aurais jamais imagé pouvoir être aussi joyeux juste avant. Je souriais doucement en l’entendant et comprenant alors que Nina était notre fille. J’avais tellement enregistré de choses que je ne savais pas si je le savais ou non alors je préférais simplement me taire à cette annonce du nom car j’aurais l’air bien con si je le savais mais j’étais un peu dans le gaz de toutes les annonces d’hier. J’allais mieux, nettement mieux mais encore hier, j’étais vraiment dans la lune. Je souriais doucement en hochant la tête et la regardant attentivement. Posant mes mains sur ses avant-bras en souriant. « Je vais me reposer, oui même si j’ai assez dormi pour 3 jours mais… », je souriais doucement en la regardant. « … tu pourrais me parler de nous enfin pas de notre histoire mais de notre couple… comment on se comporte l’un avec l’autre, qu’est-ce que j’ai fait pour toi ou ce que tu as fait pour moi… des petites choses sans importantes… pas aussi important que parler à une porte mais j’ai besoin de nous connaitre par ce que je me sens tellement bien avec toi et tellement reposé. Tu m’as apaisé en quelques minutes et même ma mé… », je fis une moue. « Personne n’a jamais réussi à vraiment m’aider dans ce genre de silences… », Quand j’étais ados et que j’allais mal… j’avais pour habitude de me refermer pour moi-même depuis mon arrivé à Sydney. J’allais au bord du port et je balançais cailloux et coquillages à la mer en me demandant comment ça se passait à Paris. J’étais ainsi. Un loup solitaire. Cela m’intriguait pour tout vous dire et je riais nerveusement en allant chercher sa main et passant le doigt sur son alliance en la regardant alors aussitôt. Je caressais un peu sa main en souriant. « C’était celle de ma mère… », disais-je en réussissant à dire ce mot sans trop de difficulté et la regardant attentivement presque dans les yeux. Je portais une main à sa joue en souriant. « J’imagine qu’on doit vraiment être heureux ? », demandais-alors alors plus attentifs aux détails qui nous entourais enfin notre vie ce que j’en savais. J’allais alors m’assoir sur le lit à nouveau en lâchant sa main.

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M. HENRY GRAYSON « I DON'T KNOW WHERE I'M AT »
Not ready to let go. Cause then I'd never know. That I could be missing. I'm missing way too much. So when do I give up what I've been wishing for I shot for the sky. I'm stuck on the ground. So why do I try, I know I'm going to fall down. I thought I could fly, so why did I drown ? Can't find another way around. And I don't want to hear the sound, of losing of what I never found.
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MessageSujet: Re: Henry • Petits secrets et grandes conséquences .    Mer 5 Sep - 20:32
Se retrouver si proche d’Henry était à la fois un rêve et une raison de doutes et de questions. Evangeline avait craint le pire durant ces derniers jours mais il avait finit par se réveillé et avec cela elle retrouvait une partie de leur vie à tous les deux. Mais en même temps il y avait cette amnésie qui mettait tout en doute et qui pourrait bien faire plus de mal que de bien en fin de compte. Henry n’était plus lui-même, n’avait plus les mêmes souvenirs, n’avait plus de souvenirs d’eux d’ailleurs et même si tout c’était fait naturellement entre eux le Henry qu’elle avait en face d’elle n’était plus vraiment celui qu’elle avait connu. Rien ne laissait penser que tout reviendrait à la normale et qu’il reprendrait sa vie comme si de rien n’était. C’était surtout cela qui la rendait malade. Malade à ne plus savoir quoi faire. Le laisser tranquille, le laisser reprendre sa vie à sa façon ? Le forcer à se souvenir et à retrouver sa vie actuelle au risque que rien ne marche comme il fallait ? Prendre ses distances et le laisser essayer, choisir par lui-même sans certitude qu’il reviendrait vers elle ? Alors qu’il se rapprochait, demandait des détails concernant le bébé, elle sentait que tout pourrait repartir pour elle, qu’elle pourrait reprendre sa vie comme si cet accident n’avait pas eut lieu. Mais ce n’était pas à elle qu’il fallait se fier. C’était d’Henry que tout dépendait et c’était à lui seul qu’il fallait demander des comptes en définitive. Bien entendu il y avait ce bébé qui les relierait toujours, mais si Henry ne se rappelait rien de plus, qu’il ne retrouvait pas la mémoire il ne trouverait peut-être pas ce lien qu’il avait avec le bébé, comme cette envie qu’il avait lui aussi eut d’avoir cet enfant. Et s’il ne retrouvait jamais tout cela. Et alors qu’elle ressassait tout cela, cherchant une solution et une façon de faire à ce qui n’en aurait jamais, Henry prit la situation en main. C’est lui qui le premier lança ce baiser. Au départ Evy ne s’attendait qu’à un simple baiser comme celui de la veille, mais non. Celui là était exactement comme ceux qu’ils échangeaient constamment. C’était un symbole de leur couple en quelque sorte et c’était pour elle un signe que tout n’était pas perdu. Ce baiser n’était pas rien et était un lien direct avec la mémoire d’Henry. Si ce genre de chose était possible alors il pourrait certainement retrouver sa mémoire même en partie. Il pourrait redevenir lui-même et c’était tout ce à quoi elle voulait se raccrocher. C’est elle qui relança le baiser sans forcément le pousser plus ou forcer Henry, mais il était vrai que le fait qu’il s’accroche à elle ne lui déplaisait pas et la rendait plus sereine. Elle avait envie de croire que tout pourrait revenir à la normale entre eux et que cette amnésie ne changerait rien ou pas réellement en mal. Elle se laissait cependant aller doucement aux habitudes. Oubliant les lieux, oubliant le temps, elle faisait ce qu’elle avait envie sans plus se soucier de rien. Henry ne semblait pas avoir de problème avec cela ou en tout cas il ne laissait rien percevoir. Pas même lorsqu’elle passait ses mains sous le t-shirt, juste avant de sentir le pansement. C’était ce simple détail qui l’avait arrêté et qui aurait certainement arrêté le jeune homme. Elle ne pouvait pas se permettre plus c’était certain. Henry était encore blessé et quoi qu’il en soit rien de plus ne pourrait se passer.

Elle dut reculer et même s’écarter carrément d’Henry pour reprendre ses esprits et retrouver son calme. Elle ne pouvait pas se permettre d’oublier les choses. Elle devait se raisonner et garder le contrôle de tout cela. Il lui fallut quelques instants pour se reprendre et se retourner finalement vers le jeune homme qui durant tout ce temps avait gardé le silence. Lorsqu’elle le regardait de nouveau il affichait un sourire et semblait avoir réussit à faire abstraction de tous les problèmes qu’il rencontrait depuis la veille. Se concentrant sur tout sauf Henry, elle en vint à mentionner la visite prévue de Nina. Peut-être que ca ferait du bien au jeune homme de voir sa fille et il était certain que la petite manquait de la présence de son père. Ca ne pourrait que leur faire du bien à tous les deux et elle ne les laisserait pas une seconde juste au cas où. Ils devaient se retrouver ensemble pour tenter de reformer la famille qu’ils étaient. Evangeline se rapprocha finalement une fois les idées un peu plus claires, toujours un sourire sur les lèvres et observant toujours son mari. Elle se doutait bien que ca devait être difficile pour lui tout cela, mais elle était là pour l’aider et faisait de son mieux pour cela. Jusqu’à présent elle semblait s’en tirer plutôt bien. Elle revenait juste devant lui alors qu’il reprenait la parole acceptant visiblement de se reposer à une condition. Elle attendait d’en savoir plus, se doutant que le sourire qu’il affichait signifiait quelque chose d’important. Elle sourit un peu plus à son tour en l’entendant demander à ce qu’elle parle d’eux de leur couple et de détails dans ce genre. Elle sourit légèrement, naturellement en l’entendant parler. Il était vrai qu’ils avaient ce pouvoir d’apaiser l’autre en toute circonstance. C’était étrange surtout quand on voyait comment les choses avaient débutés. Evangeline faisait déjà une liste de ce qu’elle pourrait raconter alors qu’Henry lui caressait la main, prêtant soudain attention à son alliance qui était également celle de la mère du jeune homme. La jeune femme ne put que sourire en réalisant qu’il avait reconnu l’anneau et en répondant. « Effectivement, ces anneaux là sont symboliques … pour que tes parents soient un peu présent avec nous. » Sortant le collier qui était caché sous son haut, elle montra l’alliance du père d’Henry, celle qu’il portait encore quelques jours plus tôt mais qu’on lui avait retiré à son arrivée à l’hôpital. Elle était déjà en train de détacher son collier pour la lui redonner qu’il posait une question supplémentaire en posant sa main sur sa joue. Elle ne put retenir un nouveau sourire pour confirmer ce qu’il disait. « Ca a été très rapide mais je pense qu’on peut dire que oui. A ce que tu m’en as dis à quelques reprises tu n’avais jamais été aussi heureux. » Enfin bien entendu c’était subjectif et il avait dit cela après avoir vécut un enfer face à la mort de sa mère et aux problèmes de sa sœur alors bien entendu c’était peut-être accentué, mais il le comprendrait peut-être lui-même.

Le laissant finalement s’installer sur son lit, elle prit place sur le fauteuil qui était à coté, cherchant par où commencer. « Tu veux des petites choses sans importance … Hum … Farine. » Elle sourit un peu à cette évocation : leur première rencontre. Elle observait ses mains, jouant légèrement avec sans trop savoir ce qu’elle pouvait dire ou non, ce qu’il voulait savoir ou non. « C’est la raison de notre rencontre, enfin la première. J’avais besoin de farine et c’est chez toi que j’ai dut aller sonner pour en récupérer. Et un peu plus tard dans notre histoire, il y a eut une autre histoire de farine. » Elle sourit plus légèrement, se souvenant de ce jour là comme si c’était la veille et de l’amusement qu’ils avaient eut tous les deux. « J’avais proposé de faire des cookies, tu m’avais dit de faire attention avec la farine parce qu’elle était précieuse pour toi et finalement la pâte à cookie a finit sur nous deux. » Elle ne put s’empêcher de rougir légèrement. Ils étaient dans un hôpital et elle ne pousserait certainement pas le vice à donner les détails supplémentaires. Elle préférait laisser un peu de suspens et voir ce dont Henry pourrait se rappeler par ces simples anecdotes. Se reprenant finalement, elle chercha un autre point à présenter. « Quoi d’autre … Ah si ! Ca ! » Et pour préciser le ca, elle lui tira la langue, s’amusant de la situation avec cette impression de revenir des mois en arrière lorsqu’elle l’avait fait pour la première fois face à lui. C’était étonnant comment un simple geste, une petite action sans grande importance pouvait vous rappeler des souvenirs et vous ramener dans le passé. « C’est idiot, mais c’est ca qui t’a poussé à m’embrasser pour la première fois. » Elle sourit un peu plus encore alors que le jeune homme face à elle semblait sceptique et il avait des raisons pour cela. Prenant une inspiration, elle posa une main à coté de celle d’Henry avant de reprendre. « Un jour, tu m’avais tiré la langue et j’ai sortit que pour certaines personnes ca signifiait qu’on voulait que l’autre nous embrasse. La fois suivante tu t’amusais à me taquiner, je me suis fait avoir et je t’ai tiré la langue. » La suite était simple à comprendre et elle l’avait elle-même mentionné juste avant. C’était une bon souvenir en soit même si elle craignait qu’il ne le retrouve jamais et que rien de tout cela n’ait de sens pour lui finalement. Elle jouait encore nerveusement avec ses mains, ne parvenant pas vraiment à s’en empêcher et ne sachant pas ce qu’elle pouvait ou ne pouvait pas dire. « D’autres anecdotes sans importances … ou presque. » Elle se passa une main sur le visage, tentant de trouver ce qui pourrait être intéressant pour lui de connaitre. De petits détails sans importance, mais qui faisait partie de leurs habitudes. « Tu as faillit te battre avec un autre par jalousie et il faut avouer que j’ai presque fait de même. » Cette fois elle n’entrait pas dans les détails, préférant attendre de voir les réactions du jeune homme pour préciser ou compléter. Dans ses souvenirs il était encore jeune et la jalousie n’était certainement pas encore vraiment apparue à cette époque là alors peut-être serait-il surpris d’apprendre qu’à présent il l’était. Un détail de plus sur ce qu’il était devenu. Puis elle en trouva un autre, un dernier détail qui avait malgré tout son importance. Certes elle préférait taire les problèmes qui avaient été posés juste avant ce moment là comme la fuite qu’il avait fait en apprenant les deux nouvelles d’un coup, mais c’était pour son bien et pour éviter de lui donner d’autres mauvais points à utiliser. « La Russie … On a apprit à quelques minutes d’écart que j’étais enceinte et qu’il fallait qu’on s’occupe de Nina. Tu as refusé que je prenne l’avion et que je risque quoi que ce soit pour aller la chercher alors tu as fait le trajet et tu as appris à parler Russe. » C’était un moment important dans leur relation, le signe qu’il voulait de cette famille et de cet enfant qui n’était pourtant pas le sien. C’était quelque chose qu’il devait savoir à défaut de s’en souvenir par lui-même. C’était le genre de détail qu’elle ne pourrait pas omettre très longtemps et qu’il devait connaitre quoi qu’il en soit. Puis elle choisit de conclure sur quelques détails moins importants, mais tout de même amusants et bons à connaitre. « On profite de la moindre occasion pour chouchouter l’autre. Par exemple, je te fais des massages quand tu es tendu. Tu me prépares le petit déjeuner quand je te laisse faire et que je ne me lève pas avant toi. On prend soin l’un de l’autre en permanence, on garde toujours des attentions l’un pour l’autre. Et depuis le mariage on se garde toujours du temps rien que tous les deux pour ne pas nous laisser déborder par la vie de famille. » Ce n’était pas toujours simple, mais jusqu’à présent ils y arrivaient. Leurs emplois du temps étaient tantôt croisés, tantôt similaires pour qu’il favorise soit eux ensemble, soit Nina. Leurs vies étaient un peu en chantier, mais ca allait et ils s’en sortaient plutôt bien tous les deux. Elle était assez fière de cela et espérait que le nouveau Henry, celui qui était à présent face à elle serait content de connaitre ce genre de détail.
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I may see you, I may tell you to run
I would like to hold your little hand
Nobody safe, nobody on
How we will crawl, we will...
Send me on my way


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✔ EN JEUX : Possible (voir le sujet)
✔ SURNOMS : Henry qu'il rit et qui pleure, c'est la clé du bonheur ! -sort- Tout ce que vous voulez. Marshamallow pour les intimes ou Chocolove mais encore Loveur !
✔ LA CITATION : Exister est bon ; non pas meilleur qu'autre chose ; car exister est tout, et ne pas exister n'est rien.




MessageSujet: Re: Henry • Petits secrets et grandes conséquences .    Sam 6 Oct - 5:02
Cette situation était étrange. J’avais tellement besoin de parler de tout ça, mon présent. Je n’en connaissais rien. Mon présent était encore bien loin. Je ne savais pas que faire une fois que j’avais cette alliance qui était la mienne dans la main et cette jeune femme qui était ma femme. Pour moi, dans ma tête ? Je n’étais pas encore à l’âge du mariage et pourtant si. C’est tellement déconcertant puis je ne devais pas échouer et la blesser. Je ne voulais surtout pas la blesser même. Je n’en avais pas envie. Je tentais un brève sourire en entendant que j’étais heureux. Ah oui ? L’entendre me faisait tellement de bien, cela m’aidait et pourtant ? Cela m’effrayait aussi. Je ne devais pas être heureux avant de la rencontrer ? Pourquoi alors ? J’étais aussi tellement heureux avec mes parents, si elle me rendait encore plus heureux, je devais en être dingue. Ce que je comprenais dans un sens. C’était stupide mais des petites choses de rien du tout, son touché, ses lèvres, son parfum. C’était enivrant. Tout ce que je voulais, c’était l’avoir contre moi et je me retenais par ce que je ne savais pas du tout ou j’en étais. Tellement frustrant quand la femme que vous aimez… vous semble tellement mariée à une autre. C’est dingue mais j’avais l’impression qu’elle était mariée à un autre car je ne me sentais pas encore moi. Je voulais le devenir. J’y croyais. J’allais le devenir. Je le voulais réellement mais j’avais peur de la décevoir bien que je ne voulais pas du tout que cela arrive. Je souriais doucement en la regardant et finissant par enfiler la bague à mon doigt. Presque machinalement. « Je ne sais pas du tout comment mais je sais que je le serais encore et que je le suis… », C’était vrai. Je l’étais même si c’était fortement complexe. Il faut se dire que j’étais là, l’homme de la situation… ? Ou pas mais j’étais là à parler avec elle naturellement alors que je venais d’apprendre que mes parents étaient morts. Je me sentais heureux. Je me sentais tellement bien en sa présence. Bien mieux que le zombie qui se baladait dans les couloirs pour éviter les infirmières puis c’est mieux de les éviter à deux, non ? Peut-être que je le serais un jour, aussi heureux mais je me sentais bien en quelques sortes enfin aussi bien que je pourrais l’être en cette situation. Elle aidait et ça ?J’en étais certain par ce que c’était la seule personne que j’avais vue et la seule personne qui me procurait en ce moment… ce bien-être. C’était presque irréel pour moi, étrange. Je me mettais alors dans le lit en souriant alors qu’elle allait dans le fauteuil, me retenant de lui proposer de me rejoindre car enceinte, elle y serait bien mieux puis j’en avais envie, je crois. C’était bizarre. Je me disais que c’était mal et tellement bien enfin tellement de choses qui me passaient dans la tête. Des mauvaises idées ? Surement. Je souriais sans comprendre à la farine enfin la laissant aussitôt continuer. Je restais attentif, attendri et riant alors qu’elle disait qu’elle avait finie sur nous deux. Eclatant de rire quand elle rougissait. « A ce point ? », oui, au point de rougir. Il fallait avouer que je ne savais rien de ce côté « vice » de notre couple pour l’instant. C’était passionné ? Je ne m’en étais pas encore posé la question. Comme quoi, je ne suis pas un pervers et ce gamin sérieux bien qu’il choisissait plusieurs filles à l’époque du lycée. J’étais un coquin par moment. J’évitais parfois les relations sérieuses avec les filles : peu confiantes. C’est alors qu’elle trouvait une autre, je souriais en la voyant tirer la langue. M’étonnant sur le coup aussi et riant en fronçant les sourcils à l’explication. « J’en apprends des choses ! », je venais aussi par la même occasion de découvrir cette petite nouveauté à propos de l’envie d’être embrassée quand on tire la langue. Je me retenais de tirer la langue ou lui dire d’approcher mais souriant doucement en penchant la tête. « Je devais surement en avoir envie aussi… », disais-je sans trop le savoir mais dans tous les cas, c’était pour dire que j’en avais envie mais bon, étrange manière. Un sens caché bien trop caché, stupide sur le coup mais bon, pas grave. A la perche suivante, Henry. Je le sentais cependant nerveuse, je voyais ses mains et les regardant pensivement. La laissant terminer sagement en m’attendrissant moi-même par moment. Me demandant difficilement comment je pourrais redevenir cet homme même si je le suis mais disons que j’avais peur de ne pas le redevenir mais je voulais encore le redevenir. Oui, je me répète, je suis au courant mais je le désire tellement. Enfin, je stoppais sa main en souriant et l’attirant vers moi. « Approches… », je me décalais un peu pour lui laisser de la place en souriant. « C’est largement plus confortable, non ? », je me disais que ça, c’était ce que j’aurais fait. Moi et l’Henry quelle connait. Car même si je ne pouvais pas avoir nos souvenirs. Il devait toujours être là cet homme. J’haussais une épaule en la regardant attentivement. « C’est amusant de voir tous nos souvenirs en fait, disons que c’est comme si j’entendais parler d’un homme heureux et j’aimerais vraiment le devenir. Je ne sais pas comment ça va revenir mais je te promets que ça reviendra. Je ne sais pas si actuellement je tenais mes promesses mais je crois cependant moi, je les tiens…oula et c’est bizarre ma phrase. », je riais doucement en la regardant en baissant rapidement le regard pour le relever aussitôt. « Je t’en fais la promesse… », je me sentais comme dans une situation où je devais être l’homme parfait, l’homme qui fait rêver les femmes et que je voulais l’être sauf que l’homme qui me semblait parfait était moi. Pourrais-je le redevenir ? Je fermais les yeux sans trop savoir ce que je pourrais rajouter mais allant brièvement l’embrasser en souriant. « Fallait pas tirer la langue ! », disais-je avant de soupirer d’aise et me contentant seulement de me reposer. Une brève sieste. Une sieste dite même : rapide et trop légère. Je n’arrivais pas vraiment à m’endormir profondément. Je notais les moindres bruits ou mouvement, je me reposais… mais je ne dormais pas. Ce n’était surement même pas réparateur mais je réfléchissais tellement. C’était de courte durée aussi car à peine une heure après… elle était terminée tandis que l’on ouvrait la porte. Une porte s’ouvrant même doucement et un bébé pleurant légèrement qui me sorti de mon sommeil. Je me frottais les yeux en me redressant et regardant alors le bébé qui se trouvait dans un cosy tandis qu’une jeune femme quittait la chambre pour aller à la machine à café apparemment, cela me semblait être ça puisqu’elle sorti son porte-monnaie en quittant la pièce. J’en déduis. Je ne la connaissais pas mais ses cheveux bruns me semblaient bien entretenus. Enfin surement une amie ? Je regardais alors le bébé en me redressant doucement, sans être brusque alors qu’Evangeline dormait (j’improvise). Je remontais les couettes sur elle et souriant alors que le bébé me regardait avec un grand sourire. C’était donc Nina ? J’approchais, peut-être un peu stressé. Je ne savais pas comment m’y prendre. C’était ma fille et j’ignorais en quelques sortes mes relations avec elle. Je posais une main sur le bord de la table, grimaçant un peu de la douleur aux côtes. Je souriais doucement en la regardant. « Bonjour, toi ! », disais-je en hésitant mais aussi d’un chuchotement pour ne pas trop gêner le sommeil de ma femme enfin c’était étrange de me dire que c’était ma femme alors que je ne m’en souvenais pas encore totalement. Cela allait revenir, j’y croyais. Mais là, je regardais ce petit bout. Devais-je la prendre ? Punaise, j’avais pris des milliers de bébés durant mon adolescence et même mon enfance mais là ? C’était bien différent en fait car c’était ma fille et je l’avais oubliée. J’étais tiraillée. J’inspirais doucement en tentant alors de détacher les sécurités qui l’attachaient et étant même un peu gêné alors que je n’y arrivais pas. Soulagement alors que j’arrivais enfin à bout de la ceinture. Passant les mains sous elle en grimaçant de peur de mal faire et finissant par réussir à la prendre dans mes bras. Je crois que je n’avais jamais été aussi idiot et maladroit avec un bébé de toute ma vie enfin je l’ignore comme j’ignore une grosse partie de ma vie. Avais-je tellement changé depuis toutes ses années pour craintes autant de porter un enfant ? Qu’est ce qui m’était arrivé. Déjà… depuis quand je développais mes muscles et que j’avais autant de force dans les bras ? Je me posais simplement la question. Mais portant une main à la joue de ce bébé avant de lui caressant et rire nerveusement tandis qu’elle venait de prendre mon doigt et le serrait pour s’y agripper en riant alors de son rire cristallin qui me fit sourire. Je me retournais alors vers le lit en souriant. « C’est ta maman ? », chuchotais-je comme un idiot qui parle à un enfant. Soudainement, je me sentais bête… et si ce n’était pas ma fille ? J’en avais déduis mais et si ce n’était pas elle ? Je ne pourrais même pas le savoir ou la reconnaitre ? C’était dingue. Je regardais autour de moi, autour d’elle… Genre, comme si j’allais trouver une étiquette. Paniqué sur le coup mais attiré rapidement par ce sourire angélique qu’elle m’offrait du haut de sa petite pomme. Là, je n’en doutais plus vraiment. On le sent d’un sourire. Elle portait ma main à sa bouche enfin mon doigt en voulant l’utiliser comme pouce… je riais en la reculant aussitôt. « Non, non ! », maman m’avait bien apprit ça : ne pas laisser le pouce à un bébé, c’est plein de microbes. Aussitôt, je cherchais sa tétine en allant dans le sac quand j’entendis du bruit en direction du lit et que je me retournais vers Evangeline. « Je crois qu’elle a envie d’une tétine ! Elle en a une ? Elle est où ? », je reprenais la recherche comme un âne… alors qu’elle était accrochée au bavoir que portait Nina.

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M. HENRY GRAYSON « I DON'T KNOW WHERE I'M AT »
Not ready to let go. Cause then I'd never know. That I could be missing. I'm missing way too much. So when do I give up what I've been wishing for I shot for the sky. I'm stuck on the ground. So why do I try, I know I'm going to fall down. I thought I could fly, so why did I drown ? Can't find another way around. And I don't want to hear the sound, of losing of what I never found.
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MessageSujet: Re: Henry • Petits secrets et grandes conséquences .    Dim 7 Oct - 19:47
A cet instant, Henry semblait à la fois si différent de ce qu’il était jusqu’à présent et si semblable que les choses étaient de plus en plus étranges pour Evangeline. Elle savait qu’il ne serait certainement plus vraiment le même, elle s’était faite à cette idée et ne voulait pas trop espérer que tout revienne à la normale. Ca ne serait surement plus jamais totalement pareil alors autant s’y faire dès à présent. Elle s’accrochait de son mieux à ce qui semblait encore présent de l’homme qu’elle aimait sans pour autant faire abstraction du reste. Elle ne pouvait pas oublier qu’elle devait elle aussi adapter son comportement. Elle ne pouvait pas prendre le risque de trop se lancer dans cette histoire si c’était pour souffrir par la suite. Elle jouait son rôle cependant, lui racontant des histoires, des anecdotes qui pourraient peut-être l’aider à retrouver la mémoire et à redevenir celui qu’il était il y a quelques jours encore. Enfin elle l’espérait profondément même si elle n’y croyait qu’à moitié. Elle préférait ne pas trop analyser les réactions, regards ou attitudes du jeune homme, craignant de mal interpréter quelque chose et de causer plus de mal que de bien. Elle ne comprit pas ce dont il pouvait avoir envie, ce qu’il pouvait attendre alors qu’elle parlait de leur passé et de leur premier baiser. Y repenser à cet instant était à la fois agréable et dérangeant. Elle n’y avait jamais vraiment repensé depuis qu’ils étaient ensemble et ils n’en avaient pas vraiment parlé depuis non plus, alors aborder cette question à cet instant semblait quelque peu étrange. C’était un très bon souvenir pour elle en tout cas, mais ce genre de petit détail lui faisait réaliser tout à coup qu’elle ne pourrait jamais donner que sa vision des choses. Elle ne pourrait jamais donner à Henry des détails que lui pouvait avoir pensé ou ressentit sur l’instant. Dans l’idée ce n’était que de petits détails sans importance, mais tout de même. S’il ne retrouvait pas la mémoire il ne saurait jamais rien de ce que lui en avait pensé ou ressentit. Elle continuait ses anecdotes, tentant de donner les informations qui lui semblaient importantes et de ne rien laisser de côté. Il voulait et devait avoir un maximum de détails pour reprendre sa vie en main ou retrouver la mémoire et elle s’engageait depuis le départ à tout faire pour l’y aider, alors autant commencer par là. Elle terminait une nouvelle histoire, jouant quelque peu avec ses mains pour s’occuper et ne sachant pas quoi en faire. Elle relevait juste la tête vers Henry lorsqu’il lui disait d’approcher, l’attirant par la même occasion vers lui. Elle se redressa, restant un instant sceptique devant le jeune homme et son lit sans savoir ce qu’il comptait faire. Voyant qu’il s’écartait pour lui laisser de la place, elle prit un instant pour réfléchir avant de le rejoindre finalement et s’installer à coté de lui. « Ce fauteuil n’est pas si mal, on finit par savoir comment s’y installer. » Cela faisait quelques jours qu’elle avait passé une bonne partie de son temps dans ce fauteuil, alors un peu plus ne lui ferait pas de mal et finalement ce n’était qu’une question d’habitude et d’installation. Elle se sentait bien mieux, comme apaisée par la proximité qu’il y avait soudain entre eux, mais en même temps elle était mal à l’aise, ne sachant pas comment se comporter, comment réagir à cet instant. C’est difficile de savoir quoi faire et comment le faire lorsque tout autour de vous se retrouve chamboulé. « Je te crois. » Elle savait bien qu’il n’était pas du genre à faire des promesses en l’air, aussi perturbé qu’il soit ces temps ci. Ce n’était pas dans sa nature de faire des promesses qu’il ne tiendrait pas, surtout depuis ce qui était arrivé à sa sœur. Et soudain elle réalisa l’espace d’un instant qu’il n’était pas au courant de cela. Elle n’était pas entrée dans les détails horribles de son passé et elle ne voulait pas avoir à le faire même si elle craignait que se retrouver face à la réalité soit pire que de le lui avouer. Elle savait qu’il ne réagirait pas bien s’il découvrait seul ce qui était arrivé et ce que vivait sa sœur, mais en même temps comment lui en parler et lui expliquer les choses ? Ca semblait impossible en somme. Elle tentait de ne pas se focaliser là-dessus, se détendant autant que possible auprès de son mari. Même si la situation était étrange pour ne pas dire difficile, elle se sentait bien et presque parfaitement détendue. Elle avait l‘impression que tout revenait à la normale comme si de rien n’était et ne serait plus. Elle se laissait aller, ne réfléchissant plus à rien et se laissant faire sans la moindre opposition alors qu’il venait l’embrasser. Elle sourit juste à sa remarque, répondant doucement. « Tu n’es pas obligé d’utiliser cette excuse … » Elle le regarda un instant sérieusement. Après tout s’il voulait l’embrasser il n’était pas obligé de se retenir ou de trouver une excuse. Il ne pourrait pas reprendre le cours de sa vie s’il se cherchait constamment des excuses pour faire les choses. La jeune femme souriait encore un peu, fermant les yeux un instant pour profiter des bienfaits de ce moment rien que tous les deux et finissant par s’endormir.

Même si les choses allaient mieux depuis le réveil d’Henry il fallait avouer qu’Evangeline n’allait pas encore parfaitement. Elle s’accrochait et faisait en sorte de tenir bon voilà tout. Pouvoir passer un moment dans les bras d’Henry était donc extrêmement reposant pour elle et sans même s’en rendre compte elle récupérait la fatigue accumulée ces derniers jours. Elle pouvait recharger les batteries même si ca ne dura pas très longtemps. La jeune femme ne réagit pas aux mouvements qui se faisaient autour d’elle. Elle n’entendit pas la porte de la chambre s’ouvrir et se refermer. Elle remarqua à peine les mouvements d’Henry qui quittait le lit pour rejoindre Nina. Ce n’est que quelques instants plus tard qu’elle émergeait entendant Henry parler sans savoir à qui. Elle ne bougea pas vraiment dans un premier temps, comprenant assez rapidement qu’il devait s’agir de Nina et préférait les laisser faire connaissance tranquillement. Elle restait sereine, pas effrayée le moins du monde par le déroulement des choses et sachant bien que tout se passerait à merveille. Quoi qu’il en pense Henry était un bon père et ce n’était pas son amnésie qui changerait cela. Elle les laissait se retrouver un peu tous les deux, finissant par bouger en entendant Nina grogner légèrement et certainement Henry qui cherchait quelque chose dans le sac. Se redressant rapidement, elle n’eut pas beaucoup de temps pour réfléchir et réagir qu’on demandait son aide. La tétine. Un coup d’œil vers sa fille suffit pour qu’elle ait la confirmation de ce qu’elle pensait. « Regarde elle est accrochée à son bavoir. » Se levant doucement, elle s’approcha du duo, récupérant doucement la tétine de Nina qui pendait de son bavoir et la lui donnant sans le moindre problème. Cette petite fille était un ange c’était certain et même si Henry avait traversé des choses assez difficiles, que ce soit par le passé ou depuis peu, il ne semblait plus en tenir compte en présence de cet enfant, comme si elle avait un effet magique. Et même si le jeune homme semblait s’en sentir capable, Evangeline ne pouvait s’empêcher de réagir en protectrice et de tenter de calmer les choses. « Tu devrais retourner te coucher. » Elle se préparait à prendre Nina dans ses bras pour qu’il puisse retourner au lit, mais l’air qu’il affichait montrait bien qu’il n’était pas d’accord. « Réfléchis … si tu te montres docile et que tu suis les conseils des médecins dès maintenant ils accepteront peut-être que tu reviennes à la maison dans un jour ou deux. » Cette fois elle força un peu, récupérant la petite dans ses bras et poussant Henry à retourner vers son lit tout en continuant son argumentation. « Alors que si tu continues comme ca ils risquent de vouloir te garder au moins une semaine. Enfin c’est à toi de voir. » Elle savait comment faire pour le culpabiliser et le convaincre de rester tranquille. Elle savait qu’il ne tenait pas en place, mais il préférerait surement pouvoir le faire à la villa dans quelques jours que devoir rester à l’hôpital encore un moment. Elle le laissa se réinstaller dans le lit, le forçant quelque peu tout de même avant de s’installer assise à coté de lui, avec Nina sur les genoux. Elle n’avait pas fait en sorte de faire venir leur fille pour qu’il ne puisse pas passer du temps avec elle, mais il devait encore se ménager et en attendant l’avis des médecins elle ferait ce qu’il faudrait pour qu’il reste au lit. Elle déposa finalement Nina entre eux deux, laissant Henry profiter de sa fille un peu et allant chercher un jouet. Revenant vers son mari et sa fille, elle eut une vision qu’elle pensait ne plus jamais avoir lorsqu’elle avait trouvé Henry allongé et blessé à la villa. Elle avait craint le pire durant des heures et même des jours et maintenant que tout cela était derrière eux elle avait encore du mal à y croire et à se dire que tout irait bien à présent. Elle reprit sa place avec ses deux amours et l’espace de quelques heures la vie sembla reprendre un cours normal sans tous les problèmes qu’ils avaient eut ces derniers jours.
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Henry • Petits secrets et grandes conséquences .

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