NOLAAN&COLLEEN ϟ If God exist...
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MessageSujet: NOLAAN&COLLEEN ϟ If God exist...   Ven 11 Mai - 23:40


★ IF GOD EXIST ★
« Touches pas à mes céréales papa ! »

Deux, cinq, dix peut-être quinze minutes. Elle n’avait aucune idée du temps qui était passé entre son appel avec Nolaan et l’arrivée des secours. Tout ce dont elle était persuadée c’est que pour elle, ils avaient mis une éternité à passer la porte. Si elle avait tenté de se calmer en les attendant comme son compagnon lui avait demandé ? Evidemment, mais en vain. La douleur physique et mentale en était devenue insupportable. A la vue de son sang elle avait paniqué, à la vue de la quantité, son corps même avait préféré s’évanouir que de lui faire subir cette vision. Dans son demi sommeil, elle avait rêvé que tout se passait bien, qu’elle s’était réveillée près de Nolaan dans leur chambre, un petit bout entre eux deux. Une vision qu’elle craignait de ne voir jamais. Une fois de plus son corps refusait la création d’un petit être vivant, une fois de plus elle se retrouverait privée de la vie en elle, une fois de plus elle souffrirait atrocement à son réveil. Accoucher d’un enfant mort-né fut probablement la pire expérience qu’elle a vécue de toute sa vie, et elle allait se renouveler à ses dépens. Mais la perte n’était pas la seule douleur à laquelle elle allait devoir faire face. Malgré tout, elle avait entendu les paroles de Nolaan, et il avait raison. Moins de problèmes quand ils étaient seulement des amis, pas de jalousie, pas d’éclat de voix ou de verre, pas de douleur, juste eux. A ses yeux, elle avait clairement perdu son amour, et c’était douloureux d’y penser lorsqu’elle ouvrit les yeux dans l’ambulance, toujours aussi pâle, peut-être pire... ou non, après tout elle n’a pas de miroir sous le nez. Les pompiers s’agitaient autour d’elle, lui faisait passer une batterie d’examen avant de l’obliger à se rendormir sous effet d’une piqûre.

Ce n’est qu’une grosse heure plus tard qu’elle ouvrit de nouveau les yeux. Le réveil fut particulièrement difficile, la lumière artificielle de l’hôpital lui brûlant les iris. Le calme était revenu et c’était plutôt étrange pour Colleen. Avait-elle rêvé de tout cela ? Les souvenirs qui lui revenaient en tête étaient-ils réels ? Probablement pour qu’elle soit ici. Observant autour d’elle, affaiblie, elle s’était contentée de remarquer cette poche de sang reliée à son bras. Elle en avait tant perdu que ça ? Au moins une chose rassurante, son groupe sanguin n’a pas l’air particulièrement rare pour qu’elle soit déjà transfusée. Par instinct, délicatement, sa main vint se poser sur son ventre à qui elle prodiguait quelques caresses. Quelques années auparavant elle était dans une chambre similaire à celle-ci, un médecin était entré pour lui dire qu’elle avait perdu son bébé et qu’ils avaient tout fait pour le sauver. Et sans lui laisser le temps de s’en remettre, ils avaient déclenché l’accouchement pour que la jeune femme expulse le corps du bébé hors d’elle. A l’idée que cette catastrophe se reproduise à nouveau, quelques larmes coulèrent sur son visage. Tout ce qu’elle souhaitait c’est que cette porte, au moment où elle allait être ouverte, serait porteuse de bonnes nouvelles.

Soufflant doucement dans le seul but de ne pas faire remonter le stress, elle laissait les traces de passage des larmes et fermait un instant les paupières. Elle ne se reposait pas, non, elle pensait. Elle pensait à des choses joyeuses, des bons moments passés mais qui restaient d’agréables souvenirs. Evidemment, ça ne manquait pas, Nolaan était une part entière de ses souvenirs. Enfance, adolescence, passage à l’âge adulte sans vraiment en être, tout y passait sans aucune exception. Un fin sourire, à peine perceptible, se dessinait sur ses lèvres rosées alors que les machines autour d’elle semblaient afficher des chiffres en baisse. Elle se calmait, doucement, se disant que si elle l’avait perdu, elle ne pourrait rien y faire. En revanche, si elle ne l’avait pas perdu, restée calme l’aiderait probablement à le garder en elle jusqu’à terme. Et c’est cette idée qu’elle gardait en tête, rouvrant doucement les yeux et portant son intention à l’agitation derrière la vitre de sa chambre. Nolaan était là, le médecin aussi. Ils discutaient, probablement d’elle et surtout du bébé. Elle imaginait que le médecin lui demandait ce qu’il s’était passé pour que ça déclenche soudainement des saignements et lui donnait très certainement le diagnostic de vie du bébé si ce dernier est toujours en vie. Étonnement Colleen restait particulièrement calme, observant Nolaan plus que le médecin, évitant ainsi une possible mine de désolation.

En l’observant elle ne cessait de se dire qu’elle serait incapable de vivre sans lui. Qu’aurait-elle fait dans cette chambre d’hôtel s’il n’était pas au bout du fil à ce moment-là ? Aurait-elle attendu plus longtemps si les pompiers n’étaient pas ses collègues ? Serait-elle toujours en vie ? ... Ce qu’il était beau. Elle se surprit elle-même à imaginer un petit bonhomme à leur image. Une ressemblance certaine avec son père et aussi taquin que ses parents réunis. Un bonheur, un pur bonheur. Et si c’était le cas, elle ne comptait pas vivre cela seule, pas sans lui, pas sans cette solidité qui les tient fermement ensemble. Une légère grimace vint pourtant détruire son visage jusque là si paisible. Elle se dégoûtait. Comment avait-elle pu le rejeter de cette façon, le laissant en pleurs milieu d’une route ? Cette fois-ci, c’était elle le monstre. Un monstre hideux qui avait osé faire du mal à celui qu’elle aime et qui a toujours su être là pour elle contrairement à d’autres. Détournant le visage de cette vitre, elle se pinçait doucement la lèvre, toujours aussi pensive. Et si elle l’avait définitivement perdu ? Et si, malgré les efforts, ils étaient incapables de redevenir amis ? L’avait-il « sauvée » par acquis de conscience, pour l’enfant, pour elle ou pour les trois à la fois ? Elle ne savait pas tout cela, mais elle n’allait pas tarder à le découvrir alors qu’elle entendit le léger grincement de la porte. Retournant son visage vers celle-ci, elle ne disait rien, elle attendait simplement que le couperet tombe, en souhaitant intérieurement qu’il tomberait vite en passant le seuil des lèvres de celui qu'elle avait lâchement abandonné.


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MessageSujet: Re: NOLAAN&COLLEEN ϟ If God exist...   Mer 16 Mai - 16:27
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« - Vous n’êtes pas autorisé à être présent pour l’instant, la salle d’attente se trouve sur votre gauche, une infirmière viendra vous informer sur le diagnostique de votre compagne. »

Comme une grande partie des australiens, Nolaan détestait se retrouver à l’hôpital de Sydney, et pour cause l’endroit ne lui avait jamais prodigué de sentiments agréables. Les murs tantôt blanc cassé, tantôt vert pâle lui donnaient des vertiges. L’ambiance froide et morbide perçue dans chaque recoin de l’édifice lui faisait froid dans le dos. Même la nourriture de la cafétéria n’arrivait pas à le charmer, et lui soufflait presque des envies de meurtre. Des détails auxquels Nolaan auraient pu finalement s’accommoder sans soucis avec le temps si l’attente n’était pas venue mettre son grain de sel dans la situation. Sentiment désagréable et envahissant, elle se muait avec délectation en s’imposant comme un énième personnage dans le fil conducteur de votre histoire. Imposante, elle se faisait alors un plaisir de vous enfermer dans une rage dévastatrice et déroutante. Puis, afin de rappeler sa présence, elle murmurait avec joie à votre oreille des questions rhétoriques pour vous tenir compagnie. Aucune issue n’était alors possible. Les médecins allaient-ils réussir à la sauver ? Allait-elle s’en sortir ? Ce petit être était-il toujours entrain de se former ? Votre vie était-elle sur le point de prendre un virage décisif ? Toujours les mêmes questions qui s’invitaient dans l’esprit de chacune des personnes présentes à l’instant la salle d’attente.

Un an plus tôt, lorsque Colleen avait eu son accident, Nolaan s’était déjà retrouvé face à cette situation et avait cru vivre un enfer. Pendant des jours et des jours, les médecins lui avaient assurés de ne rien pouvoir faire, et lui avait conseillé bien gentiment d’être patient. Etre patient sur le pronostic vital d’un patient. Ironie du sort quand tu nous tiens. Son choix était vite fait, il préférait se retrouver sans hésitation dans le camp adverse. Saisi alors par une impression de déjà vu, Nolaan remarqua qu’une boule venait de se former dans son estomac, tandis que son pied se mouvait en rythme, signe d’un stress passager, sur le sol poussiéreux de l’hôpital. Il avait peur. Peur d’avoir gâché vingt-une années de relation avec la seule femme qu’il l’avait toujours compris mieux que quiconque. Peur d’avoir perdu la seule personne capable de le faire parler de ses peurs les plus intimes. Peur d’avoir renvoyé Colleen dans un de ses pires cauchemars. Il était un idiot. Et ce soir, tandis qu’une infirmière se dirigeait vers lui d’un pas assuré, il sentait que quelque chose s’était brisé en lui.

Rapidement, grâce aux propos de la jeune femme, Nolaan avait pu comprendre que le pronostic vital de Colleen et leur enfant n’étaient pas remis en cause. Un soulagement bien mérité qui ne le rassura pas pour autant sur la suite des événements. Est-ce que Colleen lui en voulait toujours ? Leur histoire allait-elle se terminer ce soir ? Sa peur grandissante lui procura alors un sentiment de faiblesse et d’impuissance tandis que son regard se posait sur la silhouette de Colleen allongée dans ce lit d’hôpital. Le chemin de la salle d’attente jusqu’à sa chambre lui avait semblé durer une éternité, tandis qu’il remerciait l’infirmière de le laisser être à son chevet en attendant les résultats concrets des radios effectuées quelques minutes auparavant. Est-ce qu’elle était apte à l’entendre ? Il n’en avait absolument aucune idée lorsqu’il s’installa sur le bord de son lit, et que sa main se glissa sur sa joue. « - Hey. » Plus ridicule, Nolaan ne pouvait certainement pas le faire, mais puisqu’elle ne semblait pas réagir, il n’y prêta aucune attention. Un long soupir s’échappa alors de ses lèvres pendant qu’il se penchait pour déposer un baiser sur son front. « - Je sais plus quoi faire Colleen, je te mets en danger, et je mets notre enfant en danger par la même occasion. Ce soir, ça a été beaucoup trop loin, et même si je n’ai pas envie de te perdre, notre jalousie est entrain de nous bouffer. Je sais que tu me détestes, et je sais que tu sais que je t’en veux à cause… de ta comparaison… même si elle était véridique. Je n’ai pas envie de me réveiller un matin et de me rendre compte que mon amour pour toi s’est transformé en haine. » Les yeux embués par des larmes, Nolaan laissa sa main glisser le long de ses courbes pour se poser sur son ventre. Seul au monde, il avait conscience que Colleen dormait profondément, mais il n’arrivait pas à stopper son flot de paroles. La voir inanimée sur ce lit d’hôpital par sa faute lui faisait horreur. Entendre ce bip incessant provenant de cette machine lui faisait peur et l’énerver plus qu’autre chose. Se penchant alors doucement, il dépose un baiser sur son ventre dénudé, une larme terminant dans le même temps sa course folle sur ce dernier. « - Je t’aime, informe ou parfait, je t’ai aimé dès qu’on a supposé que tu étais là, et je t’aimerais toujours. Je suis désolé d’être déjà un piètre père, mais je serais toujours là quoiqu’il arrive, je te le promets. Tu ne souffriras jamais de l’absence de tes parents, tu mérites mieux que ça. Faut que tu restes au chaud là-dessous encore quelques mois, et que tu rendes heureuse ta maman, parce que je ne suis pas assez parfait non plus pour ne pas la faire souffrir. Oui, décidément, vous n’avez vraiment pas tiré le bon lot tous les deux… » Coupé dans son élan de désespoir, Nolaan se redressa en entendant le médecin tapait contre la vitre de la chambre. Prêt à entendre ce qu’il avait à lui dire, il se redressa alors, prenant le temps de la regarder encore un instant. Elle semblait si paisible, que ça le déroutait totalement. Il ne savait plus ce qu'il était censé faire, et ce qu'il était censé de pas faire. Il se pencha alors au dessus d'elle et déposa un baiser sur ses lèvres, attendant inconsciemment une infime réaction de sa part. « - Je t’aime Colleen, pardonne moi. » Lui pardonner de quoi ? Pour tout ce qu’il avait déjà fait. Pour tout ce qu’il allait encore faire. "Nolaan" et "connerie" avaient toujours été deux mots qui allaient de paires.

Discutant ainsi avec le médecin de la jeune femme, Nolaan fut soulager de savoir que les radios et la prise de sang ne montraient rien d’anormal. Et malgré le fait que Colleen devait rester en observation pour les deux prochains jours à venir, il ne voyait vraiment rien d’alarmant. Ce n’était qu’une bonne dose de stress, rien de plus, rien de moins. Tout était alors de sa faute. Posant sa main contre ses lèvres, il tenta à plusieurs reprises de reprendre son souffle, mais sa respiration semblait comme défectueuse sur le moment. Le stress, mélangé à la peur et au soulagement, arrivait même à le faire trembler de tous ses membres. Mais il ne se débina pas pour autant, et suivit le médecin lorsqu’il prit l’initiative de retourner dans la chambre, ayant remarqué que la jeune femme venait de se réveiller. Avait-elle fait semblant de dormir depuis le départ ? Avait-elle entendu tout ce qu’il avait dit en pensant qu’elle ne l’entendrait pas ? Une boule dans le ventre, son pouls s’était accéléré, tandis qu’il gardait une distance stratégique pendant que le médecin lui expliquait les prochaines précautions à prendre. « - Bonjour Colleen, je suis Connor Burrows, le gynécologue en charge de votre dossier. On s’est croisé plus tôt, mais avec la morphine, vous étiez un peu dans les vapes. Vous n’avez plus à vous inquiéter, votre enfant est en parfaite santé tout comme sa maman. Il semble un peu plus petit que la normale mais rien de bien alarmant. En revanche, il va falloir vous tenir éloignée du stress et de toute activité trop fatigante pendant quelques jours. Une bonne dose de repos bien mérité et vous pourrez continuer de vivre votre vie comme vous le faisiez avant ce regrettable accident. J’ai pu noter que vous aviez eu des antécédents, on va donc vous garder en observation jusqu’à après-demain, par simple prévention, ne vous inquiétez pas. Il vaut mieux prévenir que guérir dans notre jargon. » D’un ton assuré, le médecin continuait son dialogue tout en vérifiant ses constantes. « - Tout me semble dans l’ordre, je vais vous laisser profiter de vos retrouvailles et vous reposer un peu, je repasserais un peu plus tard pour vérifier vos constantes, vous avez eu de la chance mademoiselle. » Le sourire aux lèvres, le médecin avait alors salué Nolaan d’un signe de tête avant de retourner à ses activités et à ses autres patients. Le regard un peu dans le vide, Nolaan s’était approché de Colleen, et dans un parfait automatisme, il avait attrapé sa main pour la caresser délicatement. Il venait de reprendre sa position de simple ami. Un ami qui souffrait intérieurement, et dont les yeux étaient toujours rougis par la tristesse. « - Tu te sens comment ? Tu veux que j’aille te chercher à manger ? A boire ? Un magazine peut être ? »

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MessageSujet: Re: NOLAAN&COLLEEN ϟ If God exist...   Jeu 24 Mai - 0:18


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Parfois il vous arrive d’avoir une peur telle qu’elle vous prend aux tripes et ne vous lâche pas d’une seule semelle. Déroutante, rongeante, elle ne vous quitte plus. La peur de le perdre, la peur de les perdre. C’était la sienne, sa peur personnelle, son cauchemar. Une angoisse qu’elle nourrit chaque jour bien malgré elle. Quand il s’en va au travail elle a peur pour Nolaan, quand elle tombe ou se cogne par inadvertance elle a peur pour le bébé. Peur perpétuelle qui, néanmoins, n’a jamais été aussi forte avant aujourd’hui, entrainant des dommages physiques importants. Cette fois-ci elle avait une raison d’être angoissée, cette fois-ci elle pouvait se dire qu’elle avait tout gâché… qu’ils avaient tout gâché. La colère qui s’était emprise d’eux avait fait éclater leur couple, leur emménagement ensemble et la grossesse de Colleen, jusqu’ici pourtant très calme. Il n’avait fallu que d’une fois, une seule et unique fois. Une goutte qui a fait déborder le vase, un mauvais moment, un mauvais endroit, un quiproquo ridicule et boum, plus rien. Des cendres, des souvenirs, plus d’avenir. C’est ce qu’elle avait conclu en tout cas, lors des quelques secondes de clairvoyance qu’on lui avait octroyées avant qu’elle ne se s’évanouisse. Les minutes qui avaient séparées cet instant à celui de son réveil dans l’hôpital lui avait semblé être une éternité. Comme si les jours étaient passés et que depuis tout ce temps elle dormait. L’effet de la morphine ? Possible. Mais elle se sentait apaisée. Comme si elle avait dit tout ce qu’elle avait à dire, comme si plus rien ne pouvait lui arriver dans ce cocon qu’elle trouve pourtant bien inconfortable. Inconfortable car elle se sent seule sans son Nolaan. Oui, son Nolaan, son ami, son meilleur ami, son amant mais son petit ami avant tout, avant même d’être le père de l’enfant qu’elle porte malgré toutes les difficultés. Et si elle pouvait bien conclure une chose dans toute cette histoire, c’est qu’elle est bien incapable de vivre sans lui, ne serait-ce que sans son ombre derrière elle.

C’est d’ailleurs pour cette raison que lorsque ses yeux s’ouvrirent, ce sont sur Nolaan qu’ils s’étaient automatiquement posés. Comme si le destin avait voulu qu’il soit là à ce moment-là, juste à cette place bien précise. Avait-elle rêvé en l’entendant lui demander de lui pardonner ou l’avait-il réellement dit il y a quelques minutes ? Morphine ou réalité ? Rêve ou vérité ? Elle n’en avait aucune idée, tout ce qu’elle savait c’est qu’elle avait au moins entendu ça, supposant au rêve puisque Nolaan était derrière la vitre, et non pas avec elle. Bien que le médecin entrait dans la chambre, son regard n’avait pas quitté Nolaan, comme si elle attendait une réaction de sa part, qu’il vienne lui dire lui-même que tout ira bien, qu’elle n’a rien à craindre et qu’il sera toujours là, quoi qu’il se passe, quoi que le médecin pourra dire. Ce n’est que lorsqu’il eut fini sa présentation qu’elle s’autorisait enfin à poser les yeux sur lui. Elle avait presque l’impression qu’il parlait au ralentit pour garder le suspense. Ce qu’elle n’appréciait pas du tout. Et lorsqu’il lui affirmait qu’elle et le bébé allaient bien ce fût un soulagement malgré le séjour obligé qu’il avait annoncé à la suite. Le reste elle n’avait pas réellement écouté, glissant ses mains sur son ventre légèrement arrondis et son regard sur Nolaan, de nouveau. Ses yeux trahissaient les larmes qui avaient dû couler. La main de Colleen se refermait sur celle de son compagnon, devenant soudainement légèrement tremblante. Est-ce qu’elle avait peur de lui ? Non, de l’avenir tout simplement. Est-ce que cet enfant grandirait avec ses deux parents ? Est-ce qu’ils allaient continuer à s’aimer malgré tout ? Un avenir qu’elle voulait positif, mais elle doutait, à l’heure actuelle, qu’il le soit réellement. Une larme, une seule venait de glisser le long de sa joue. « Je me sens pas bien, pas bien du tout. » Tirant doucement sur son bras pour l’attirer à elle, elle passait alors ses bras autour de son cou lorsqu’il fut assez prêt.

Le besoin de le sentir prêt d’elle comme si rien ne s’était passé, le besoin de sentir son souffle dans son cou, son cœur battre contre le sien. Elle ne pleurait pas, elle ne pleurait plus, profitant simplement de cet instant, souhaitant intérieurement que le temps s’arrête définitivement. Tout aussi apaisée que peinée ou encore soulagée, elle ne trouvait pas les mots justes dans sa tête pour s’exprimer comme elle le souhaiterait. Un murmure vint quand même passer le seuil de ses lèvres, doux, fluide, parce qu’elle était au moins sûre d’une chose qu’il se devait de savoir. « Je ne te déteste pas, c’est faux. Je t’aime par-dessus tout. » Oui, par-dessus tout. Par-dessus la colère, par-dessus ses dires, par-dessus son amour propre et son égo, par-dessus les blessures qu’il avait stratégiquement rouvertes. Elle aurait pu citer tellement de choses à ce moment-là. On dit souvent que l’amour est plus fort que tout. Elle en était la preuve vivante. Bien que blessée, triste, perdue et affaiblie, elle l’aimait plus que tout au monde, et ça, personne ne pourrait lui retirer… si ce n’est lui. Se dégageant de l’étreinte, elle gardait pourtant sa main, n’osant pas le regarder, concentrée sur ses caresses à son tour, tentant en vain de mettre un ordre dans les mots. « Je ne veux rien si ce n’est toi. Je ne veux pas qu’on redevienne amis, je ne veux pas te perdre non plus. Tout ce que je souhaite c’est qu’on reparte sur de bonnes bases solides, qu’on s’explique avant de se crier dessus et qu’on arrête de se disputer pour des broutilles qui n’en valent pas la peine. J’aurais dû te dire que c’était qu’un simple numéro de garagiste au lieu de te faire miroiter, je suis désolée. » Soupirant doucement, elle laissait un simple blanc ponctué ses paroles alors qu’elle relevait enfin son visage vers lui. « Je veux vivre avec toi, avoir des enfants avec toi, aimer avec toi et finir ma vie à tes côtés, c’est tout ce que je veux à l’heure qu’il est. » Un léger rire s’était soulevé alors qu’elle passait sa main sous ses yeux. « Je veux rentrer à la maison aussi mais je crois que ça, les médecins vont pas être d’accord. » Un rire, le premier depuis des heures. Mais il était jaune, monstrueusement jaune. La peur s’était de nouveau éprise de ses membres. Peur qu’il dise non, peur qu’il ne veuille pas continuer, peur qu’il ne veuille qu’être ami avec elle. L’angoisse de voir l’un de ses plus grands rêves s’envoler. Sa main liée avec la sienne et le bébé étaient probablement les seuls liens qui restaient entre eux. La balle était à présent dans le camp de Nolaan, c’était à lui de choisir.


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MessageSujet: Re: NOLAAN&COLLEEN ϟ If God exist...   Mar 29 Mai - 15:35
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L’attraction terrestre, un concept magnifique. Sur la lune, la gravitation n’existe pas. Le simple fait de lever un pied vous propulse à deux mètres au dessus du sol. Lancer une balle, et elle ne vous reviendra peut être jamais. Ce ne sont que des petits détails, mais des petits détails pourtant qui constituent notre vie quotidienne sur la planète terre. Sans eux, on ne penserait peut être pas à se lever le matin, à aller travailler, et encore moins à blesser les gens qu’on aime. Tout part d’un point de départ nommé A, pour terminer à un point d’arrivée appelé Z. Sauf qu’entre A et Z, ils existent une infinité de points et de possibilités. Théorie mathématique originale qui résume assez bien le concept si compliquée qu’est la vie. Pourquoi sommes-nous sur Terre ? Pourquoi faire ceci plutôt que cela ? Au fond, rien n’a d’importance. L’humain se mue de part en part afin de se construire une existence, et quelques fois, cette existence vous impose de faire des choix, et se décide à vous laisser une part d’improvisation. Rester ou fuir la femme qu’il aimait ? Telle était à présent la question. Une question à laquelle Nolaan ne pouvait et ne daignait pas encore répondre. Le choix était pourtant simple mais entrainait avec lui de lourdes conséquences. Partir se résumait à engendrer des événements que Nolaan avait toute sa vie tenté de ne pas voir arriver. Faites tous les efforts du monde, vous finirez toujours par vous retrouver dans la situation de vos parents. Toutefois tromper Colleen ne semblait pas être dans ses projets proches ni même lointains. Il l’aimait, et l’amour, ça empêchait de faire beaucoup de choses. Rester, se résumait à faire revenir la situation à la normale et à prendre le risque de revoir ces événements tragiques se répétaient. Décevoir les gens qu’il aime, avait toujours été un jeu d’enfant dans la vie de Nolaan Stinson. Essayer semblait être la solution la plus envisageable. Essayer de prendre quelques distances. Essayer d’être moins jaloux. Essayer de ralentir un peu. Essayer de s’aimer sans s’étouffer. Essayer de ne pas prendre de décision…

Le médecin une fois sorti, Nolaan n’eut pas vraiment le temps de continuer sa réflexion. Une force inconnue l’attira en avant et l'agrippa par le cou. Impossible alors de se détacher. Mais après observation de la scène, il ne s’agissait de rien d’alarmant. Colleen l’avait simplement empoigné d’une force certaine afin de l’attirer à elle et le serrer dans ses bras. Un câlin très peu mérité, pendant lequel Nolaan se sentit étrangement revivre, et duquel il profita au mieux. La tête nichée au creux de son cou, il put facilement renifler son parfum enivrant et rassurant. Colleen était toujours en vie et leur enfant allait bien. Plus de peur que de mal. Néanmoins, cette dernière venait pourtant de lui assurer qu’elle ne se sentait pas bien, si ce n’était pas physique, cela était forcément mental. Tout était de sa faute, une fois de plus. La situation aurait après tout était trop facile, si une discussion ne s’était pas imposée d’elle-même. Elle l’aimait. « - Mais est que cela suffit ? » Il l’aimait. Ils s’aimaient. Mais l’amour, aussi fort soit-il, prenait souvent un malin plaisir à les séparer depuis quelques mois. Jalousie. Faux semblant. Paranoïa. Détails futiles qui s’amusaient avec délectation à les faire tourner en bourrique.

Le calme semblant de nouveau s’être instauré entre les deux protagonistes, Nolaan contempla quelques instants Colleen qui ne semblait pas encore d’humeur à le regarder. Reprenant place au bord du lit, il lia ses doigts avec les siens, et l’écouta attentivement sans omettre le moindre commentaire. Mais son tour arriva bien trop rapidement à son goût. Après un long silence lourd de sens, il s'encouragea pourtant à reprendre la parole. « - J’aurais pu te faire confiance aussi, et ne pas monter sur mes grands chevaux comme je l’ai fait. On a tous les deux nos tords, ça sert à rien de s’excuser. » Un soupir s’échappa alors de ses lèvres tandis qu’il glissait sa main sur la joue de la jeune femme afin de la caresser avec délicatesse. Incapable de détourner son regard, il laissa un fin sourire se dessiner sur ses lèvres. « - Je veux la même chose que toi Colleen et je t’aime autant que tu m’aimes, sauf que pour l’instant, je sais pas, ça a pas l’air de nous réussir. On est entrain de se bouffer, de jours en jours, et même si je vis les plus beaux moments qu’il m’ait été donné de vivre à tes côtés, je passe aussi les plus douloureux. Ce soir, j’ai eu peur de te perdre, et même si tu me dis que tu m’aimes, ce que je crois sincèrement, tu m’as pourtant laissé seul alors que j’ai baissé toutes mes barrières pour toi… Se mettre aussi minable devant la femme qu’on aime, et la voir partir sans un dernier regard, c’est… déroutant. » Malgré la tristesse de ses propos, Nolaan laissa pourtant un petit rire lui échappait, tandis qu’il se penchait pour déposer un baiser sur le front de Colleen. Un geste assez inapproprié face à ses paroles, mais Nolaan avait besoin de la sentir sous ses doigts, par peur que ce ne soit que les derniers moments de leur relation. « - Faut croire qu’on vivra jamais notre film hollywoodien version Colleen et Nolaan Stinson. Je t’offrirais jamais de roses dans un taxi, et tu me pardonneras jamais d’avoir eu une relation extraconjugale avec la boulangère… notre histoire est teintée de trop de nuances de gris. Et pourtant j’arriverais décidément jamais à arrêter de t’aimer. »

Comme a pu l’exprimer Claudio Piersanti, auteur italien reconnu, le meurtre d’un sentiment n’engendre pas de procédure pénale. Il est en nous, il vit en nous, et seul notre esprit peut décider quoi en faire jusqu’à preuve du contraire. « - Même si j’aimerais te savoir à la maison avec moi, je pense qu’il faut qu’on prenne le temps de réfléchir à tout ce qui vient de se passer ce soir, à ce qu’on a pu se dire, à ce qu’on a pu faire, à ce qu’on aurait aimé ne pas faire et qu’on a pourtant fait. C’est facile de vouloir, c’est plus difficile de pardonner… De se pardonner soi-même surtout. Je m’en veux de t’avoir fait du mal ce soir… » Le choc, les émotions, le soulagement, cela n’aidait en rien Nolaan qui était clairement entrain de perdre pied, tout en continuant pourtant à caresser le visage de Colleen. Il devait partir, sans pour autant n’avoir envie de partir. Étrange contradiction. « - L’amour, c’est franchement pas pour moi, je suis nul et je le serais toujours. Je suis désolé Colleen, désolé qu’on en soit arrivé là. Je t’aime. » Glissant ses doigts sous son menton, il le redressa vers lui sans pour autant tenter de capter son regard, et ferma les yeux pour déposer un baiser tendre et plein d’amour sur ses lèvres. Un baiser qui contredisait chacune de ses paroles, chacun de ses gestes. Ce soir, il n’avait absolument aucune envie de rentrer chez lui, aucune envie de réfléchir à ce qu’il s’était passé, et encore moins envie de quitter cette chambre et les deux personnes qu’il aimait le plus au monde. Et pourtant, c’était exactement ce qu’il s’apprêtait à faire si Colleen ne tentait pas de le rattraper dans sa chute imminente…

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MessageSujet: Re: NOLAAN&COLLEEN ϟ If God exist...   Sam 9 Juin - 16:57


★ IF GOD EXIST ★
« Touches pas à mes céréales papa ! »

Est-ce qu’elle avait peur ? Evidemment. Quelle femme normalement constituée et amoureuse de son compagnon n’aurait pas peur ? Aucune. Et il s’agissait d’une peur qui la tenait aux tripes, qui lui retournait l’estomac et lui serrait le cœur. Et Nolaan n’aidait pas à ça, certainement pas. Il restait tellement silencieux, tellement renfermé. Un calme de mort régnait dans la chambre et pesait très lourd. Son petit monde s’était écroulé dès qu’elle avait senti la première goutte de sang couler contre sa cuisse. Elle pensait que l’accident passé ça irait mieux, mais pas du tout. Parce que cet accident marquait une rupture qu’elle et Nolaan ne pouvait pas ignorer. Ils avaient été loin dans leur dispute, beaucoup trop loin. Elle avait beaucoup pleuré mais lui également, et le pire dans tout ça c’est qu’ils n’avaient même pas cherché à calmer le jeu et réconforter l’autre, ils s’étaient contenté de se balancer les pires vacheries possibles à la figure avant de se séparer physiquement parlant. Et c’était Colleen qui l’avait voulu. Nolaan s’était ouvert à elle, était visiblement sur le point de se faire pardonner et elle, idiote qu’elle est, ne l’avait même pas écouté, traçant sa route. Oui Nolaan est sa moitié, est son tout mais il n’avait pas tort non plus. Est-ce qu’aimer serait suffisant pour tenir la route ?

Des paroles qui faisaient mal, rudement mal. Mais qui faisait aussi poser des questions. Celui de l’amour, le vrai, le véritable. Qu’est-ce que c’est finalement ? Du bonheur, de la souffrance, du bonheur et encore de la souffrance ? Une boucle sans fin qui finalement menait à la mort du couple ou la mort tout court ? Si c’était ça vivre d’un amour passionnel, Coco ne le voulait pas. Mais elle ne le voulait pas pour Nolaan. Elle avait conscience que ce soir elle l’avait blessé, profondément, et si l’aimer se résumait à réitérer ses blessures, elle ne préférait pas. Et pourtant elle était bien incapable de se passer de lui, de vivre sans lui. Elle s’était habituée à sa présence dans sa vie, près d’elle, dans leur lit. Elle voulait des enfants de lui et de personne d’autre, elle voulait pouvoir lui balancer des vannes sur sa prostate lorsqu’ils seront vieux. « Ne dit pas ça, s’il te plait. » Alors oui, c’était douloureux de se dire que s’aimer ne serait peut-être pas suffisant.

Et pourtant elle voulait y croire pour la simple bonne raison que personne depuis leurs plus tendres enfances n’avait été fichu de les séparer. Et bien que la souffrance fût un fait, leur lien solide également. Peut-être qu’au final ce sont seulement eux qui peuvent se séparer, de leur plein gré. Mais elle ne voulait pas y croire. Trop dur à admettre, trop d’impact, trop de choses qui s’écrouleraient et trop de souffrance également. Leurs mains liées résumaient toute l’histoire. Un couple dont l’amitié, l’amour et l’espérance les tenait ensemble. Mais le jour où l’espoir n’est plus, où est-ce que cela les mènerait ? Nulle part ou pas bien loin. Parce que oui, Colleen est pleine d’espoirs. Faibles ce soir-là, certes, mais ils sont bien là à attendre la petite flamme qui les fera passer du rêve à la réalité. Une légère moue sur le visage, elle l’écoutait mais elle ne disait rien. Même quand elle était censé parler, elle ne disait rien. Les paroles de Nolaan ne cessaient de se répéter dans sa tête encore et encore, et forcément, comme dans toutes les histoires, on ne retient que le négatif. Elle l’avait abandonné, lâchement, sur le bord de la route. Il s’était livré à elle et elle était partit. Et elle comprenait que ça puisse lui faire du mal et qu’il ne sache pas quoi en penser. Elle-même n’était même pas fichue d’expliquer son geste, tellement ignoble.

Et pourtant il arrivait encore et toujours à lui arracher un sourire. Elle ne pouvait pas le nier, même dans les pires moments il restait celui qui était apte à lui redonner le sourire. Le seul qui puisse la faire rire dans ses moments noirs. Et bien malgré elle, ce séjour à l’hôpital et la dispute faisait partit des moments noirs de sa vie. Bientôt ça ferrait partit du passé, elle le savait, mais Nolaan serait-il toujours près d’elle pour pouvoir partager ce souvenir bien que malheureux ? « Je suis désolée de t’avoir abandonné comme une vieille chaussette mais fallait que je m’en aille, il y a que comme ça que ça pouvait se calmer. C’était le seul moyen que je voyais à ce moment-là en tout cas. Pardonne moi, je suis désolée, s’il te plait, je te demande pardon. » Si elle s’en voulait ? Atrocement, terriblement. Quel genre de femme peut faire ça ? Les monstres probablement. Celles qui n’en n’ont rien faire, les égoïstes, les hypocrites, les menteuses, les petites saloperies. Oh oui, elle en faisait d’une belle de saloperie. « Je m’en fou de ne pas vivre de film hollywoodien, je veux juste vivre normalement avec toi et nos enfants. Je veux juste qu’on recommence sur de bonnes bases sans se prendre la tête pour des broutilles. » Je, je, je, égoïste !

Egoïste qui pensait pourtant au bébé encore en elle et à Nolaan. Vivre avec lui pour mieux respirer, pour mieux construire une famille unie et pour élever leur bébé ensemble. Elle le sait, Nolaan n’a qu’une peur : suivre les traces de son père. Et même si en s’en allant elle avait enclenché la marche, c’était à elle de faire demi-tour pour réparer son erreur et permettre à Nolaan d’être heureux, de vivre la paternité d’une façon tout à fait différente de ce qu’a fait son père. Secouant vivement la tête elle refusait de l’entendre, une fois de plus. Non pas qu’il l’a blessait, mais elle refusait qu’il puisse dire une chose pareille. « Il y a pas à réfléchir, on le sait tous les deux qu’on a fait une connerie, on le sait qu’on s’est mutuellement ouvert des plaies du passé toujours douloureuses. On est con c’est tout, il y a pas besoin de réfléchir plus. Tout ce qu’on a besoin c'est de s’accorder du temps pour apprendre à faire confiance à l’autre, à être moins jaloux. Mais ça c’est un combat qu’on doit mener ensemble, on ne pourra pas y arriver autrement. » Et bien oui, qui peut vaincre sa jalousie si son compagnon ou sa compagne n’est pas là ? Qui peut s’améliorer s’il n’y a pas de quoi être jaloux ? Personne.

Et Colleen comptait bien s’améliorer, faire des efforts. Aussi bien niveau jalousie qu’au niveau de la communication. Car ce soir elle l’avait fait tourner en bourrique sans lui dire clairement de quoi il s’agissait. Et c’est ce qui a fait que Nolaan est entré dans une colère noire. Si elle lui avait de suite dit qu’elle avait donné le numéro d’un garagiste, tout ça ne se serait pas passé et ils auraient probablement rit de la jalousie naissante de Nolaan avant qu’elle n’éclate sous leurs nez. Répondant à son baiser, elle s’attendait à ce que ce soit le dernier, à ce qu’il s’en aille. Mais son instinct lui disait que la soirée ne pouvait pas finir comme ça. Se détachant presque à regret de ses lèvres, elle ouvrait doucement les yeux et murmurait « T’en vas pas. Si je ne peux pas rentrer à la maison, reste avec moi, s’il te plait. J’ai besoin de te sentir avec nous, de savoir que tout n’est pas gâché, je t’en prie. »

L’espoir deviendra-t-il réalité ?


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MessageSujet: Re: NOLAAN&COLLEEN ϟ If God exist...   Mer 20 Juin - 22:52
NONO&COCO

    Miracles happen... sometimes.


    ► PLAY ▌▌PAUSE █▌STOP


La tempête venait de s’éloigner, l’orage avait fini par cesser son œuvre dévastatrice. Désormais, la nuit semblait de nouveau calme et paisible, alors que dans une chambre d’hôpital, un couple s’énumérait en silence l’étendu des dégâts qu’avait causé leur dispute passagère. Aujourd’hui, ils étaient partis en cacatoès sans raison apparente. Ils s’était blessés mutuellement. Ils s’étaient avoués respectivement leurs sentiments une nouvelle fois. Ils s’étaient rassurés. Et ensemble, ils s’apprêtaient à se pardonner et à oublier cet incident tragique.

Le regard rivé sur Colleen, Nolaan l’écoutait attentivement, sans pour autant laisser ses émotions transparaître à travers les expressions de son visage. Sa carapace venait de nouveau de se former autour de lui, encore plus épaisse et plus solide que la précédente, pour la simple et bonne raison, qu’il refusait de se reprendre une claque en pleine figure. Pourtant, à sa manière, Colleen parvenait peu à peu à le rassurer et à lui ôter de plusieurs doutes. Est-ce que cet amour était sincère ? Colleen voulait-elle vraiment finir ses jours avec l’énergumène qu’il était ? Un grand enfant pouvait-il finir un jour par devenir un bon père ? Nolaan n’avait, après tout, pas l’étoffe du parfait père de famille. Monospace. Grande maison avec jardin. Vacances Bellombra. Un rêve qui n’avait jamais été le sien, trop occupé à parfaire sa garde de robe de parfait homme célibataire coureur de jupons. Bien dans ses pompes et bien dans son quotidien, il avait toujours accueilli la vie comme elle venait jusqu’à ce que Colleen investisse les trois/quart de son appartement et sa salle de bain tout entière, pour lui susurrer des envies encore bien inavouées jusqu’à maintenant. A présent, il faisait des plans de match, et ne vivait plus au jour le jour. « - Ta jalousie, je suis pas jaloux moi. » Un sourire venait d’investir le visage de Nolaan, tandis qu’il attrapait de nouveau la main de Colleen dans la sienne. Un peu d’humour pour masquer les souffrances, c’était après tout un début comme un autre.

« - Je crois que t’as raison, réfléchir, ça nous fera juste un peu plus de mal à tous les deux. On a déjà assez donné pour aujourd’hui, et ce petit a pas besoin d’être la conséquence de nos angoisses respectives. » Une fois de plus, ses gestes étaient en totale contradiction avec ses paroles, puisque Nolaan venait de se redresser et s’éloigner vers la porte de la chambre. Excepté qu’il ne comptait pas s’en aller, bien au contraire, il se contenta simplement d’éteindre la lumière avant de revenir près de Colleen. Il hésita une seconde, puis finalement, s’installa à ses côtés dans le lit, en prenant soin de choisir le côté où aucun fil ne jonchait sur la couverture. La prenant dans ses bras, il profita de ce moment de répit pour lui faire un câlin, et profiter à nouveau de son parfum, et de la chaleur de ses bras. Un endroit où il s’était toujours senti particulièrement à l’aise, et où il le serait toujours. Ce soir, il avait eu peur de la perdre à jamais, et il était prêt à faire des efforts pour ne plus voir la situation se renouveler. « - Je t’aime Colleen, malgré tout ce que j’ai pu te dire ou faire. Je t’aime, et plus jamais je veux te perdre. Ni à cause d’un accident, ni à cause d’une de nos disputes. Je veux juste que tu ailles bien, et que tu sois heureuse parce que tu le mérites. Tu devrais te reposer un peu maintenant, promis, je serais encore là demain matin quand tu te réveilleras. » Apprendre à lui faire confiance. Un objectif qu’il venait de mettre en priorité sur sa liste des choses à faire, suivi de très près par nettoyer l’appartement avant le retour de Colleen.

Malgré les questions qu’il se posait encore, Nolaan avait plaisanté avec Colleen avant qu’elle ne s’endorme dans ses bras, agrémentant leur discussion de baisers et de caresses pour la rassurer, et lui prouver qu’il était là. Peu à peu, la soirée s’effaçait alors dans leur esprit pour ne laisser place qu’à un sentiment d'apesanteur. Peut être que leur histoire ne marcherait toujours pas, ou peut être qu’au contraire, cette dispute serait un mal pour un bien. Qui vivrait verrait comme on dit. Mais Nolaan, en s’endormant aux côtés de Colleen ce soir-là avait bon espoir que bientôt, il pourrait mener une vie paisible et heureuse en famille.

TERMINE

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MessageSujet: Re: NOLAAN&COLLEEN ϟ If God exist...   
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NOLAAN&COLLEEN ϟ If God exist...

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