Henry ○ Aucune prise contre le destin ...
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MessageSujet: Henry ○ Aucune prise contre le destin ...    Mer 18 Avr - 12:48
Le temps passe si vite. Un peu plus de deux mois qu’Evangeline était arrivée à Sydney. Deux mois que sa vie avait changée une fois de plus et qu’elle ne cessait de changer. La jeune femme n’était pas vraiment fan des changements trop fréquents et rapides, mais ceux qu’elle connaissait depuis quelques temps ne faisaient qu’améliorer sa vie alors pourquoi s’en plaindre ? Elle ne s’en plaignait pas du tout bien au contraire. Elle les vivait au maximum sans vraiment se soucier de quoi que ce soit à coté et dépassant parfois les limites plus que nécessaires. Deux mois qu’elle se trouvait ici, deux mois qu’elle vivait enfin la vie dont elle rêvait. Et un peu plus d’un mois que tout allait de mieux en mieux. Ca faisait déjà un mois et quelques jours qu’elle était en couple avec Henry. Un délai à la fois court et impressionnant. Un mois qui était passé comme d’un rien et qu’elle avait trouvé merveilleux. Elle voulait prolonger ce bonheur aussi longtemps que possible et jusqu’à présent les choses semblaient plutôt bien parties pour. Il y avait bien entendu quelques accrochages de temps en temps, mais rien de réellement grave ou dangereux pour la stabilité de leur couple. Quelques crises de jalousie finalement sans véritable conséquences. Des remises en question qui avaient fini par être oubliée pour l’un comme pour l’autre. Henry semblait aller de mieux en mieux, ses appréhensions des débuts semblaient l’avoir quitté et ses problèmes avec sa sœur étaient mis en attente au moins pour quelques temps. Le sujet Shibhoan était encore sensible et elle en parlait le moins possible pour éviter de rouvrir des plaies. Elle avait besoin de temps et cela se comprenait. Elle reviendrait vers son frère le moment venu lorsqu’elle s’en sentirait prête. Bref, c’était la seule ombre au tableau du coté d’Henry. Et de celui d’Evangeline on ne pouvait pas dire qu’il y en ait vraiment. Pas de véritables grosses ombres, en dehors de sa petite sœur qui continuait de lui envoyer lettres sur lettres sans vouloir donner plus d’explication. Elle disait toujours que sa sœur comprendrait bientôt, qu’elle aurait bientôt les réponses à ses questions, mais le délai semblait continuer à s’allonger et le bientôt semblait représenter plus des mois que des jours ou même des semaines. C’était le seul détail qui restait encore dérangeant pour la jeune femme. Et puis dérangeant seulement dans le sens où elle s’inquiétait pour sa sœur et de ses cachoteries. Malgré tout elle continuait sa vie, l’air de rien et les jours passaient. Ca ne faisait que quelques jours qu’elle avait repris les cours après son accident. Elle reprenait un rythme de vie normal et pouvait enfin faire les choses qui lui plaisaient réellement. Le retour en cours s’était passé à merveille, en dehors de quelques détails dont elle préférait ignorer l’existence. Mlle Andrews semblait avoir enfin compris la leçon qu’elle avait tenté de lui apprendre et elle ne tournait plus autour d’Henry. Bien entendu la jeune femme attendait encore de voir si cet incident aurait des répercussions, mais jusqu’à présent ca n’était pas le cas. Elle n’avait pas réfléchit sur l’instant, agissant sur l’instant et à l’instinct. Elle n’avait pas vraiment mesuré les conséquences que cela pourrait avoir de s’en prendre à cette étudiante, mais visiblement la jeune blonde semblait avoir compris qu’elles étaient autant en tort l’une que l’autre dans l’histoire. Draguer un professeur était aussi mal venu que de s’en prendre à un élève pour se faire comprendre alors elle n’irait surement pas se venter de ce qui était arrivé. Elles en avaient été quitte pour une petite discussion le lendemain et Evangeline le soir même avec Henry. Sa réaction avait parut normale, mais il y avait quelque chose qui clochait et la jeune femme le réalisait un peu plus chaque jour.

Quatre jours s’étaient écoulés depuis l’incident, depuis le retour de la jeune femme à l’université et depuis cette pluie qui avait finit par la rendre malade. Rien de grave qu’un simple rhume, mais suffisant pour l’épuiser lorsque les journées de cours étaient longues. Elle se soignait tant bien que mal, refusant d’arrêter de travailler pour un simple rhume et faisant en sorte de se reposer au maximum pour être en forme. Mais depuis quelques jours déjà, se reposer ne semblait plus suffisant. Elle se sentait constamment fatiguée sans en comprendre l’origine et même si ca ne l’inquiétait pas plus que cela, elle restait prudente. Bref. Elle commençait un nouveau jour de cours, le dernier de la semaine. Elle avait beau être malade elle ne comptait pas laisser cette journée et surtout la soirée qui allait arriver, se passer de travers. En effet deux jours plus tôt c’était l’anniversaire de son premier mois avec Henry. Ils n’avaient pas put fêter cela à cause des cours et de la fatigue de la jeune femme, mais ce soir ils avaient prévu d’aller au restaurant et de passer une soirée mémorable rien que tous les deux. Rien de bien différent de d’habitude en dehors de quelques détails qui auraient tout de même leur importance. Un programme déjà fait dans le moindre détail et qu’elle comptait respecter à la lettre. Elle devait juste tenir durant sa journée de cours et ensuite elle aurait deux heures pour se reposer avant que leur soirée en amoureux commence. Une journée de cours qui s’annonçait plutôt bien et ordinaire à son commencement, mais qui tournait légèrement à l’horreur en fin de matinée. Evangeline avait déjà eut deux heures de cours lorsqu’elle commença à ressentir une douleur au ventre. Au départ ce n’était rien de véritablement insupportable, au contraire. Elle pensait que c’était la faim qui la tiraillait déjà et prenant un encas pour pouvoir tenir jusqu’à l’heure du déjeuner. Mais elle n’y arriva pas que les choses se compliquèrent. Il ne restait qu’une heure avant le déjeuner et elle tenait bon, se disant qu’elle verrait durant celui-ci ce qu’elle pourrait faire pour se remettre d’aplomb. Elle allait commencer sa dernière heure de la matinée lorsqu’un étudiant revenant de pause vint la voir alors qu’elle s’était installée, se massant le ventre pour tenter de faire passer la douleur. « Mademoiselle Grigori ? Vous êtes sure que ca va ? » Elle leva la tête vers le jeune homme avant de se rendre compte que la plupart des étudiants l’observaient avec inquiétude en se réinstallant pour terminer le cours. Elle leur adressa un sourire en se relevant prête à faire son cours comme si de rien n’était. « Je ne suis pas au meilleur de ma forme, mais ca va aller. » Elle voulait se montrer rassurante et tout ce qui allait avec, mais il fallait bien avouer que même elle ne savait pas ce qu’il se passait. Elle tint environ vingt minutes supplémentaires sur le cours, faisant participer les étudiants au maximum pour pouvoir se reposer un peu là-dessus pour tenir, mais la douleur se fit alors plus forte et l’espace d’un instant elle eut l’impression de recevoir un coup de poing ou même de couteau dans le ventre. Se pliant en deux en posant les mains sur le bureau pour tenter de rester debout, et de ne pas s’effondrer devant ses étudiants, elle tentait de reprendre son souffle pour clore le cours. « Je crois que … le cours est terminé pour aujourd’hui … » Elle sentait bien le regard des étudiants sur elle, mais à cet instant ce n’était pas ce qui lui importait le plus. Elle parvenait à se redresser, la douleur semblant enfin se calmer lorsqu’une nouvelle douleur encore plus intense et cette fois fulgurante la cloua au sol. Elle ne parvenait plus à parler ou même à réagir, les mains posées sur son ventre, elle tentait de faire le vide pour apaiser cette douleur dont elle ne comprenait pas l’origine. Elle vit les étudiants tourner autour d’elle, tenter de l’aider, certains restants à distances pour lui laisser de l’air, d’autres demandant ce qu’il fallait faire. Elle entendit quelqu’un parler d’appeler les urgences et dans un même temps vit l’étudiant qui s’était inquiété pour elle partir de la salle. Elle ne sut pas où il se rendit et ferma les yeux ce qui lui parut être durant une seconde seulement. Elle ne percevait plus qu’une sorte de brouhaha autour d’elle, puis quelqu’un fit taire les élèves et Evangeline entendit dans la salle à coté. « Monsieur Grayson … désolé de vous interrompre dans votre cours, mais je crois que vous devriez venir avec moi … Mademoiselle Grigori n’a pas l’air d’aller bien. » La jeune femme n’eut pas le temps de comprendre quoi que ce soit que la douleur s’intensifiait encore, lui coupant la respiration et la faisant sombre dans une sorte d’inconscience.
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MessageSujet: Re: Henry ○ Aucune prise contre le destin ...    Mer 18 Avr - 17:07
Destin ϟ abbatons-le ?
« Inquiet un jour, inquiet toujours mais comme quoi... qui vivra... verra... » Les jours passaient depuis cet incident de jalousie et dragues et tout se passait plutôt bien même. L’amour était en fleur si l’on veut et je pouvais avouer me sentir encore plus heureux chaque jour. Ma sœur était certes un sujet assez tabou mais je crois que j’évitais de moi-même d’en parler ou d’y penser en attendant un signe d’elle. Enfin tout allait bien dans le meilleur des mondes. Tout allait bien dans le meilleur des mondes au fond. Evangeline avait juste un petit rhume et de la fatigue mais moi… tout allait bien à son rythme. J’avais passé les quelques jours à ne pas casser mes routines. Mon petit jogging le matin, le boulot, du temps avec ma petite amie et des cours à travailler puis le dodo enfin sans oublier qu’il fallait se nourrir et le chocolat était parfait pour cela. Ce soir ? C’était un soir important. En me levant ce matin, j’étais comme un gamin tout content pour la soirée qui se préparait. C’était con, hein ? J’avais été déçu de ne pas avoir l’occasion de bien fêter notre premier mois le jour prévu mais au fond, ce n’était pas si grave après tout. Je savais que la patience rendrait la soirée encore plus agréable. J’étais comme un lion qu’il faudrait mettre en cage et sautillant comme dans les champs comme un bien heureux qui est content dans ses blés… non peut-être pas. En gros, tout était un plaisir aujourd’hui pour moi. Tout sonnait comme la meilleure chose de la journée. Le premier baiser, le jogging, la douche et même le déjeuner semblait encore meilleur que d’habitude. On ne va vraiment se prendre la tête pour un rien, c’est une bonne journée et voyons-nous des papillons ? Peut-être bien mais j’en avais pleins autour de la tête que nous les voyons ou pas. J’étais donc de sacrement bonne humeur. Today… c’est un good day comment l’on pourrait dire. Je gambadais en chantonnant partout et je donnais mes cours sagement, tout allait bien dans le meilleur des mondes. Vêtu de mon beau costume dont la cravate pour une fois n’était pas choisie ou nouée par mes soins, l’honneur à la dame. J’avais été des plus joyeux toute la journée. Comme un petit nain, je partais au boulot avec mes cours comme pioche. J’étais tout beau, tout souriant à donner un cours sagement et cette fois… en reprenant sur le thème de la violence dans les couples. J’étais concentré et souriant avec l’incapacité de vraiment être sérieux, réellement… dans le caca. Je ne voulais pas parler de personnes battues, aujourd’hui donc mon cours ne finissait pas devenir du freestyle rapidement. Tout allait bien, je voulais m’amuser et au final… rien de bien concluant ou psychologique… on parlait réellement de tout et de rien. Quel sérieux, monsieur. Non mais vous imaginez déjà le prof, là ? Trop ouf. Je m’en amusais un peu. Tout se passait bien et au fond, je n’étais pas réellement attendu à ce qu’on débarque dans mon amphi. Je donnais des plus naturellement mon cours sans vraiment trop me douter que cela se passait mal pour Evangeline. Tout allait bien chez moi et j’étais toujours avec une pêche royale. C’est alors que j’entendis de la remue que je me posais des questions tandis que la porte s’ouvrait assez subitement. Je pouvais apercevoir plusieurs étudiants surpris qui sursautaient. C’est à l’annonce que je me demandais rapidement si je vivais un cauchemar. Je ne réagissais pas vraiment sur l’instant en tentant de comprendre ce qui se passait, il fallait deux instants pour que je réalise ce qu’il venait de dire et finissant enfin. Je regardais tous les étudiants en coupant le projecteur et levant les mains. « Le cours est suspendu… je vous reprends plus tard ou à demain… veuillez quitter la salle sans encombre. », je demandais rapidement à une des jeunes étudiantes en face de rassembler mes affaires. C’était une étudiante des plus classiques, un peu intello et toujours attentive avec son sérieux et ses tenues peu branchée. Le genre de bureau des bibliothèques que les professeurs adorent avoir comme élèves car ils savent souvent tout mieux que les autres enfin la poisse, quoi. Une fois qu’elle commençait, je prenais la porte sur le côté de secours en allant aussitôt à celle de sa classe pour éviter les troupes d’élèves qui faisaient le barrage. Je me ruais presque vers elle en la voyant sur le sol et m’agenouillant en la regardant attentivement et prenant sa main pour la serrer. J’avais peur, totalement peur… je me retrouvais un peu dans la même paniquer que le jour de l’accident. Je ne savais pas quoi faire en criant alors. « Appelez une ambulance ! », je voyais alors un étudiant lever la main en certifiant que c’était déjà fait ce qui me rassurait réellement. Je me déplaçais en retirant le blazer du costume pour le rouler en boulet et le placer sous sa tête, un peu vers mes genoux et mettant les mains sur ses jours, je lui caressais doucement en la regardant attentivement et me penchant. « Hey… », disais-je légèrement paniqué, ça s’entendait. « Mon ange… », demandais-je alors sans même me soucier des gens qu’il y avait autour et tapotant légèrement sur sa joue pour voir si elle était encore un peu consciente. Je voulais juste être rassuré qu’elle allait bien, je me sentais un peu perdu. Je voulais juste un petit signe. Je regardais alors rapidement les gens autour tandis que la secrétaire arrivait pour les faire sortir. Il fallait de l’air et oui. Les ambulanciers auraient aussi besoin d’espaces. J’attendis un signe un continuant de vouloir la booster avec mes légères tapotations (mon inconnu, toutes mes excuses) mélangée à des caresses. Tellement doux que même moi pour en avoir encore, je continuerais de faire l’inconscient. Une fois que j’obtenais une réaction je me sentais rassuré en continuant de caresser sa joue et la regardant en allant cherche une de ses mains pour la serrer légèrement et m’efforçait de sourire pour la rassurer. « Ca va aller, je suis là… tout va bien se passer… l’ambulance va arriver. Restes juste avec moi ! », je savais qu’être inconscient n’était pas bon et qu’il fallait que je la tienne consciente en attendant l’arrivée du des ambulanciers. Je caressais sa main pour la rassurer et tandis que la secrétaire guidait apparemment les ambulanciers par l’entrée de secours. Rapidement, ils arrivaient et malgré moi… je leur laissais de la place en gardant sa main dans la mienne mais finissant par la lâcher le temps qu’il ne l’installe sur un brancard. Je ne me rendais pas vraiment compte de ce qui se passait et récupérant sa main dès que je le pouvais. Les ambulanciers, regardais rapidement si tout allait bien en tentant de lui parler. Le premier prenait une petite lampe avant de voir la réaction des pupilles ce qui au fond était un peu bête de sa part si elle avait réagie avant mais je m’en fichais, je ne m’en rendais pas compte qu’ils étaient des débutants. Je voulais juste qu’ils fassent attention. « Mademoiselle, tout va bien aller. Nous allons à l’ambulance puis direction l’hôpital. S’il y a quoique ce soit… on est là ! », il souriait doucement et gentil, il se voulait aussi rassurant bon il était peut-être un peu benêt mais tout gentil donc je n’allais pas lui reprocher. Ils embarquèrent alors le brancard en me regardant. « Vous nous accompagnez ? », demandaient-ils rapidement et sans vraiment répondre de suite, j’hochais la tête avant de la regarder et leur sourire. « Oui, bien sûr ! », je souriais un peu pour la rassurer et pourtant tout mon corps paniquait à se demander ce qui se passait. J’étais naturellement inquiet mais surtout par ce que je me demandais ce qui pourrait bien arriver. Je n’y connaissais rien en médecine au fond. Je me demandais si ça avait un rapport avec le rhume. Rentrant alors dans l’ambulance tandis que les ambulanciers commençaient déjà un peu à s’occuper d’elle. « Ou la douleur a-t-elle débutée ? », demandait-il en la regardant attentivement et tentant de la garder aussi un peu consciente par la même occasion. Je la regardais justement en restant pas loin à proximité et me disant que les infirmiers avaient besoins d’espaces. Je ne voulais pas trainer dans le chemin si cela pouvait aider à ce qu’elle aille mieux mais posant tout de même une main sur son mollet, je deviens assez proche de ses mollets en ce moment dis-donc. C’est alors que l’ambulancier relevait un peu son pull pour inspecter le ventre. « Dites-moi là où ça fait mal… », il tâtait alors son ventre un peu partout en restant assez doux malgré tout car le but n’était pas de lui faire volontairement mal mais de trouver la douleur chose qu’au début,… m’inquiétait un peu car j’avais peur qu’il ne lui fasse mal ce qui est ridicule mais j’étais tellement paniqué que je réfléchissais un peu à deux à l’heure. Je caressais son mollet en allant chercher sa main de l’autre au moment où elle pourrait avoir mal et la rassurant. « Ca va aller… », disais-je en voulant aussi un peu me rassurer moi, c’était un peu ce que je faisais au fond, tenter de me le dire à moi-même : tout va bien aller. C’était difficile à entrer dans ma tête. L’ambulancier regardait son collègue en grimaçant. Il ne semblait pas de suite savoir ce qui n’allait pas. « Est-ce que vous avez ressentis d’autres douleurs dernièrement ? Manger un truc que vous ne mangez pas d’habitude ? », lui demandait-il et je restais là à juste me demander ce qui se passait sans comprendre et paniquant vraiment énormément. Je grimaçais en entendant les ambulanciers lui poser autant de questions. D’autres questions arrivaient et je me perdais dans les flots d’information alors que rapidement nous arrivions à l’hôpital et qu’ils ouvraient les portes pour nous faire sortir.



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M. HENRY GRAYSON « I DON'T KNOW WHERE I'M AT »
Not ready to let go. Cause then I'd never know. That I could be missing. I'm missing way too much. So when do I give up what I've been wishing for I shot for the sky. I'm stuck on the ground. So why do I try, I know I'm going to fall down. I thought I could fly, so why did I drown ? Can't find another way around. And I don't want to hear the sound, of losing of what I never found.
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MessageSujet: Re: Henry ○ Aucune prise contre le destin ...    Mer 18 Avr - 18:45
La journée avait si bien commencé … comment se pouvait-il qu’elle tourne de cette façon ? Ca n’avait pas de sens, mais c’était généralement ainsi que ca se passait… Tout allait bien pour tout le monde, un véritable rêve et en une seconde le rêve se transformait en cauchemar. Pour elle ca ne faisait pas qu’une seconde en réalité mêmes quelques heures à présent. La douleur partait et revenait au fil des minutes, de plus en plus forte et difficile à supporter. Jusqu’à ce qu’elle devienne totalement insupportable et qu’Evangeline se retrouve forcée de mettre fin à son cours, n’ayant pas le temps de congédier ses étudiants qu’elle s’écroulait, vaincue par la douleur. Elle était très résistante à tout et surtout toutes les formes de douleurs, mais là c’était véritablement plus fort qu’elle et elle ne pouvait pas tenir. Elle avait fait tout son possible pourtant et craquait à présent. Elle n’entendait plus clairement les choses, percevant des bribes de paroles dans le brouhaha qui semblait s’être installé autour d’elle. Ou était-ce peut-être simplement dans sa tête ? C’était certainement plus cela car lorsqu’elle reprit légèrement ses esprits elle réalisait bien que les étudiants restaient silencieux malgré leur inquiétude bien visible. Elle entendait une voix près d’elle, plus forte et proche que les autres, plus inquiète aussi et plus claire dans ce brouhaha continu. Henry. Elle n’avait pas de mal à reconnaitre sa voix, elle s’y était tellement habitué ces derniers temps qu’elle aurait eut du mal à ne plus l’entendre. Elle restait là, couchée sur le sol, tentant de lutter pour ne pas laisser la douleur gagner et la faire sombrer. Elle voulait pouvoir tenir et lutter coute que coute. Elle s’accrochait à la présence d’Henry pour cela. Il lui fallut un moment avant de réussir à laisser sortir dans un chuchotement. « Henry … j’ai mal. » Elle ne comprenait pas ce qu’il se passait, pourquoi elle avait si mal. Elle n’avait jamais eut le moindre problème de ce genre de n’arrivait pas à savoir ce qu’elle avait put faire ou manger différemment de d’habitude. Mais rien. Alors en attendant de pouvoir savoir elle s’accrochait au fait qu’Henry était là, que les secours allaient arriver et qu’une fois à l’hôpital on pourrait lui dire ce qu’elle avait. En attendant elle devait tenir le coup, rester éveillée quoi qu’il arrive et peu importait la douleur. Et heureusement les secours arrivèrent rapidement et même si se retrouver le centre des attentions de cette façon n’étaient pas vraiment fait pour elle, elle savait que c’était obligatoire pour comprendre ce qu’elle pouvait avoir. Elle se laissait faire, ne pouvant pas vraiment opposer la moindre résistance alors qu’ils la mettaient sur un brancard et elle ne put qu’acquiescer lorsqu’un ambulancier lui expliqua ce qu’ils allaient faire. Elle ne parvenait pas à quitter des yeux le visage d’Henry. A cet instant c’était étrange, mais elle avait l’impression que c’était le seul point qui la retenait à la réalité et qui l’empêchait de sombrer. Elle se focalisait sur lui, restant tout de même attentive un minimum à ce qu’on pouvait lui dire ou lui demander. Elle tourna légèrement la tête vers l’ambulancier lorsqu’il lui posa une première question. Il lui fallut quelques secondes pour réagir avant de parvenir à répondre. « Mon ventre. » C’était là que la douleur était nichée et c’était comme si elle y faisait son trou. Elle creusait au plus profond de la jeune femme pour y faire un nid douillet et sans se préoccuper de la souffrance provoquée. Elle restait aussi attentive que possible à ce qui l’entourait, mais les choses étaient de plus en plus floues et elle sombrait progressivement. Elle entendit les voix qui lui parlaient, comprit ce qu’on lui disait, mais ne réagissait pas plus que cela et ne se sentant pas vraiment plus mal alors que l’un des ambulanciers tentait de détecter le problème. Elle était encore à moitié dans les vapes, tentant de rêvasser, de penser à quelque chose d’agréable pour ne pas fermer totalement les yeux et sombrer. Elle tentait d’apaiser la douleur de cette façon et ce n’était franchement pas la plus efficace il fallait bien l’avouer. Elle releva les yeux vers l’ambulancier alors qu’il posait une nouvelle question et dans un souffle elle répondit, « Non, juste ce matin. Et j’ai tout fait comme d’habit… », elle n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’une nouvelle vague de douleur la frappait encore une fois, elle se plia instinctivement en deux, tentant de la calmer en se recroquevillant sur elle-même. Elle sentit quelques légères secousses, comme l’arrêt de l’ambulance et alors qu’on l’en sortait elle parvint à lâcher un dernier « Ca fait vraiment mal ... » juste avant de fermer les yeux et ne plus réussir à les rouvrir.

Les ambulanciers firent leur compte rendu, la confiant à des médecins un peu plus spécialisés et qui auraient plus de chance de trouver le problème. Un médecin décida de l’emmener à part dans une salle pour tenter un examen, semblant malgré tout avoir une idée du problème. On lui fit toute une batterie d’examens dont elle n’eut pas réellement conscience. Rien de bien grave, ou demandant qu’elle soit consciente. Et elle revint à elle à un moment, se réveillant entourée de médecins qui parlaient d’une façon bizarre, comme dans une autre langue. Elle ne comprit que quelques mots qui sur l’instant ne signifiait rien pour elle et n’avaient pas vraiment de sens. Elle eut à peine deux minutes pour regarder autour d’elle avant de remarquer des traces de sang et qu’un médecin se rapproche d’elle et lui donne des calmants pour la douleur. Une douleur qui s’était bien calmée, mais qui restait sourde en elle, toujours présente même si elle était bien moins importante que les dernières minutes. Et une nouvelle fois elle plongea dans une sorte de sommeil un peu étrange. Elle y vit une petite fille qu’elle ne reconnaissait pas. Une petite fille qui lui ressemblait lorsqu’elle était enfant, mais qui avait également un aspect différent. Elle ressemblait à Henry aussi. Elle n’y prêta pas vraiment attention et ne garderait surement pas un long souvenir de tout cela. Elle observait cette petite fille vivre et bouger, se dépenser comme n’importe qu’elle enfant de cet âge. Elle lui parlait, lui dit quelque qu’elle ne comprit pas sur l’instant mais qui restait intégré dans son esprit, comme dit en boucle, mais dans un murmure à peine audible sur l’instant. Ce furent les dernières secondes dont elle se souvienne avant de se réveiller dans une chambre d’hôpital. Elle regarda autour d’elle avec cette impression d’avoir passé des jours à dormir et d’avoir perdu tous ses repères. Remarquant enfin Henry à coté d’elle, elle finit par observer dehors, se demandant combien de temps s’était écoulé et depuis combien de temps elle était là. « Où je … l’hôpital ? Encore ? » Elle tenta de se redresser, mais fut arrêtée dans son élan par les machines sur lesquelles elle était branchée et par un reste de douleur au ventre. « Qu’est-ce qu’il s’est passé ? » Elle regardait Henry et l’inquiétude et la douleur qui perçait chez lui la fit souffrir à son tour. Presque plus difficile à supporter que la douleur elle-même, la jeune femme ne comprenait pas cette souffrance qu’elle percevait chez son compagnon. Elle ferma les yeux l’espace d’un instant, cherchant à se souvenir de ce qu’il s’était passé et reprenant tout cela à voix haute comme pour s’assurer que c’était la réalité. « J’étais en cours et … cette douleur … les secours sont arrivés et … » Elle cherchait à faire le lien entre tout cela. Certes elle avait le fil conducteur de tout cela. C’était cette douleur qui l’avait fait atterrir ici, mais ca n’expliquait pas ce qu’elle avait. Elle observait Henry espérant avoir une réponse à ses questions et la détresse qu’elle lut dans son regard ne fit que la perdre un peu plus encore. Elle attendait patiemment sentant qu’il avait du mal à savoir quoi dire et ca ne laissait rien présager de très bon. Elle ferma les yeux à nouveau tentant de creuser un peu dans ces souvenirs pour chercher ce qu’il se passait et trouver des informations supplémentaires. Les mots « On se reverra … maman. » et « Fausse couche. » se mélangeaient dans son esprit sans qu’elle parvienne à faire le lien entre cela et la réalité. Jusqu’à ce qu’une de ses mains remonte spontanément sur son ventre et qu’elle comprenne ce qu’il en était. Gardant les yeux fermés et refusant de voir ce qu’elle imaginait comme étant la réalité, elle finit par murmurer une simple question. « J’étais … enceinte ? » Une question à laquelle elle n’attendait pas de réponse. Elle ne voulait pas en avoir la confirmation. Elle ne voulait pas savoir qu’elle avait perdu cet enfant. Elle ne voulait pas savoir ce qu’il s’était passé et ce qui avait fait que les choses avaient tournées de cette façon. Elle avait déjà les larmes aux yeux lorsqu’elle les rouvrit, regardant Henry dont l’état semblait encore pire que quelques secondes plus tôt et laissait présager que c’était bien le cas. Elle était enceinte sans le savoir et elle avait perdu le bébé. Elle n’avait pas besoin de savoir comment ou pourquoi tout s’était passé ainsi, elle ne voulait pas le savoir et elle ne put que se renfermer un peu sur elle-même. Certes elle n’avait pas réellement voulu tomber enceinte, c’était arrivé par un accident si on pouvait appeler cela ainsi, mais l’idée d’avoir perdu un bébé la perturbait plus encore que l’éventualité d’avoir été enceinte et les conséquences que cela renvoyait.
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MessageSujet: Re: Henry ○ Aucune prise contre le destin ...    Jeu 19 Avr - 1:45
Destin ϟ abbatons-le ?
« Inquiet un jour, inquiet toujours mais comme quoi... qui vivra... verra... » Tout se passait vite, extrêmes vite et j’avais l’impression que ça durait pourtant une éternité. Je la voyais allongée… à tenter de la faire réagir sans savoir quoi faire et ne pas la laisser se ravoir par le souffle de l’inconscience. Entendant qu’elle avait mal, je me sentais aussi mal comme si je partageais sa douleur ou que je voulais la prendre pour ne la sentir rien que moi et la soulager. J’avais envie de la soulager et pouvoir lui retirer cette douleur. Les ambulanciers ne tardaient pas et je restais près d’elle. Sentant son regard sans le lâcher une seule seconde alors qu’ils étaient là. Je surveillais tout de même qu’ils ne fassent pas de bêtises pourtant je ne pouvais pas la lâcher des yeux. Je ne voulais pas qu’elle craigne quoique ce soit, m’inquiétant comme jamais et surement bien plus que lors de son accident, pourquoi ? C’était si soudain. Alors que les choses passaient rapidement et que nous étions dans cette ambulance, à la question de l’urgentiste, je ne pouvais que répondre tandis qu’elle semblait avoir oubliée sur l’instant et surtout qu’elle avait horriblement mal mais avant, je m’inquiétais et regardant l’ambulancier assez apeuré de façon à savoir si c’était normal cette douleur atroce. Je me sentais mal pour elle et inquiet avant tout, j’avais envie de faire plus mais je ne pouvais rien. Je ne pouvais rien de plus sauf espérer que tout aille au mieux, je ne pouvais faire que ça. Je n’aimais pas les hôpitaux et encore une fois, j’allais m’y replonger mais je ne m’en rendais pas vraiment compte sur l’instant, suivant le brancard une fois sorti en alertant les ambulanciers pour les médicaments et les rhumes. Déposant alors un baiser rapidement sur son front alors que je me rendais compte que je ne pourrais pas l’accompagner. Je me sentais mal de la laisser car je voulais rester près d’elle et pouvoir juste la rassurer mais c’était ainsi. J’avais cette curieuse impression de l’abandonner alors qu’elle a besoin de soutient. Alors qu’elle était occupée avec les spécialistes, je restais là dans la salle d’attente à tourner en rond, mourant d’inquiétude. Je ne savais pas quoi faire et j’avais l’impression que cela durait clairement une éternité. Je me sentais mal de savoir qu’elle allait mal… quelque part dans l’hôpital. Les gens ne répondaient pas à mes questions sauf quand cet infirmier avait rapidement cherché à me trouver pour me demander quel était les médicaments en questions et surtout me poser des questions sur notre situation ce qui me semblait étrange. Pourquoi ? Je n’en savais rien mais tandis qu’il partait aussitôt. Tellement de questions dans ma tête et je ne comprenais rien, je me sentais de plus en plus mal à l’usure que je ne me rendais compte que nous étions dans un hôpital. Je n’aimais pas l’endroit, je devais m’occuper et allant me balader dans l’hôpital pour finir par me rendre à la boutique de cadeaux en me disant que juste : je pourrais tourner en rond et trouver un petit truc, n’importe quoi pour m’occuper, j’avais besoin de m’occuper. Prenant alors un petit ourson tout ridicule mais je me souvenais que j’en avais presque un authentique quand j’étais gosse et il avait le même petit pull. Une collection renouvelée ? Peut-être après 25 ans enfin je l’achetais surtout pour me changer les idées et avoir un petit truc à lui offrir après car je me sentais idiot, la boutique des chocolats et des fleurs semblaient fermées. Elles sont stupides de fermer maintenant car j’avais bien besoin de chocolats et ayant laissé mon blazer à l’université… je n’avais tout simplement rien du tout dans mes poches sans mon portefeuille dans celle arrière… heureusement mais mes chocolats ? Absents. Pas grave… abstinence des chocolats. Je recommençais alors à aller tourner en rond dans la salle d’attente tandis qu’un docteur finissait par arriver. Il mesurait au moins 10 centimètres de plus que moi avec son petit regard assez triste qui s’apprêtait alors à annoncer une mauvaise nouvelle en me regardant. Je m’attendais un peu au pire là… sans vraiment y croire, je m’attendais à une mauvaise nouvelle, vraiment mauvaise. C’est en entendant alors ce qu’il annonçait que je ne savais pas quoi faire, tournant un peu en rond sans réagir au début dans la salle d’attente… ne voulant pas y croire par ce que c’était dingue mais aussi par ce que ce n’était pas vraiment sympathique à se dire que nous avions perdus un enfant. Comment supporter même l’idée qu’un petit être des fruits de notre amour était parti aussi rapidement arrivé ? Je ne savais pas quoi faire sur le moment en restant alors un peu figé et regardant cet ourson dans ma main en soupirant doucement et baissant le regard. Comment se faire à l’idée ? C’était impossible. Imaginez un peu apprendre que la femme que vous aimez vient de perdre son enfant ? Je me sentais encore plus mal à l’idée de comment elle se sentirait en l’apprenant et sachant que je devrais lui annoncer surtout pour éviter qu’un docteur comme celui qui me l’avait dit… le fasse sans vraiment prendre assez de gant. Je n’y connaissais rien sur la perde d’un enfant mais la façon dont il me l’avait annoncé… je devais avouer vouloir qu’il rembobine sur l’instant car c’était encore plus douleur. Alors qu’il m’annonçait que je pouvais aller dans la chambre, je rentrais alors en restant debout, le regard vide et la regardant dormir en me demandant comment j’allais m’y prendre. Je restais les bras croisés avec une main sur mon menton. J’en avais un peu les larmes aux yeux en pensant à elle et comment elle devrait se sentir en le sachant. C’était surement ce qui me faisait encore plus souffrir d’apprendre ceci sauf de me dire que l’on venait de perdre un possible enfin. C’était tôt après un mois mais pour tout dire, je m’en fichais un peu là car je me disais que j’avais totalement perdu l’enfant. Je la sentis alors se réveiller et sans bouger d’un poil, je la regardais alors. J’approchais alors qu’elle se redressait pour dire de lui couper son élan avec les machines mais arrivant bien trop tard et faisant une moue, le regarde totalement perdu et n’étant pas vraiment présent. « Hey hey… reposes-toi… », disais-je alors que je ne pouvais parler pourtant, c’était tout ce qui sortait, je devais le dire mais elle me regardait et me demandait ensuite ce qui s’était passé… je ne pouvais répondre en détournant un peu le regard. Comment lui dire ? Comment trouver les mots ? Plus j’y réfléchissais et plus je me perdais encore plus. Je n’avais pas la solution à cette question. Je n’avais aucune réponse. Je ne savais que dire, mon regard et tout ce que je pouvais bien contenir pour la préserver suffisait au fond à lui dire que c’était loin d’être bénin. Je ne disais rien, je n’y étais pas capable mais approchant encore plus et posant une main sur sa cuisse en m’appuyant contre le lit alors qu’elle fermait les yeux. Je voulais attendre un peu, ça serait mieux, non ? C’était ce que je me disais. L’idée était rassurante. Me dire que ça serait mieux, oui… non en fait, je fuyais un peu le moment ou l’annoncer.. C’était complexe pour moi, détournant un peu mon regard en fermant mes yeux pour tenter de me calmer. Je soupirais doucement. J’étais un peu perdu dans mes pensées en me disant que je devais arrêter de fuir et en venir au fait et c’est alors qu’elle me stoppa dans un élan que je m’efforçais à prendre sans y arriver tandis qu’elle venait de murmurer sa question qui me rendait encore plus anxieux… comment l’avait-elle deviné ? Je me sentais mal, j’avais envie presque d’en pleurer mais je me retenais pour être fort, disons… que je voulais que l’on de nous soit forts. Voyant qu’elle en avait les larmes aux yeux, je ne pouvais pas m’empêcher de baisser le regard et soupirer doucement en tentant de rester des plus calmes pour nous… elle allait avoir besoin de moi… mais de moi… totalement moi et pas d’une loque. Je savais que je devais être là pour elle. Je la regardais alors se refermer un peu et remontant ma main à sa joue en me penchant vers elle et attirant son regard vers le mien en tentant de forcer un sourire mais j’en étais incapable là, ça ressemblait disons… pendant 1 secondes même pas à un sourire qui se serait voulu rassurant mais je n’avais aucuns capacités de sourire. Je caressais sa joue. Les larmes aux yeux, je la regardais et sans rien ajouter, je posais un baiser sur son front avant de retrouver son regard. « Je ne peux pas imaginer comment tu te sens maintenant et même si ça doit être bien pire que moi. Je suis là, je te lâche pas. Je suis là quoiqu'il arrive... », je ne savais que dire, c’était compliqué car je sentais que je ne devais pas la laisser se renfermer sur elle-même. C’était mauvais et c’était toujours ainsi que l’on risquait une dépression. Ce n’était pas bon. Je m’en voulais un peu aussi en me disant que si elle n’avait pas été enrhumée… tout cela ne serait jamais arrivé et si je n’avais pas laissée celle-ci devoir aller sous la pluie par ce qu’elle m’avait vue laisser cette fichue étudiantes que je maudissais là. En fait, c’était à cause d’elle pas à cause de moi. Et mince, j’étais encore plus stupide à trouver des coupables alors que nous venions e perdre un enfant que nous ne savions même pas avoir. Je la regardais en lui faisant alors un baiser esquimau en frôlant nos nez. Je fermais les yeux en posant mon front contre le sien et je ne savais pas quoi dire ou quoi faire. J’étais carrément paumé dans cette situation et restant ainsi une bonne dizaine de minutes en sentant que je ne pourrais rien faire pour l’aider, là. Rien ne pouvait être assez efficace pour effacer une peine comme la mienne alors pour la sienne ? Je ne voulais pas l’imaginer. Me redressant aussitôt assez rapidement en reculant et me remettant à tourner en rond avant de passer une main sur ma nuque. J’étais en grand désarrois. Qu’est-ce que je pouvais dire et faire. Je ressentais alors le besoin de me révolter et parlant alors un peu seul dans mes pensées. « Pourquoi ? Pourquoi ? Sérieusement… pourquoi ? C’est injuste, le destin a vraiment envie de nous envoyer en enfer, il réussit… pourquoi il ose faire ça ce fichu destin. Des gens mettent des enfants au monde et même pas capable d’être de bons parents ou même de les aimer ou bien ils les battent et alors que nous, on pourrait en rendre heureux, ils osent empêcher ceci. Qu’… », je soupirais en me disant que ça, ça n’aidait pas et que je devais à tout prix me calmer. J’en avais même versé une légère larme sur le moment pendant mon discours en ne contrôlant plus rien en moi tandis que pendant tous mes mots, je tournais un peu en cercle dans la pièce. je la regardais alors avec une moue en inspirant profondément pour me calmer. Je n’aimais pas cette sensation… la sensation que mon karma me jouait encore des tours. Peut-être que je ne méritais pas ça ? Je ne méritais peut-être pas autant de joie ? Le monde est tellement injuste. Le monde faut vraiment tout faire pour me détruire ? Le monde en a contre moi ? Et elle en paye le prix ? Oui, c’était bête mais sur le moment en la regardant, je me sentais encore plus mal, j’avais envie d’avoir la faute complète sur mon dos. Je voulais avoir quelqu’un à accuser, je voulais aussi me défouler mais je voulais ainsi rester aussi à ses côtés malgré tout car pour moi… C’est stupide mais c’est ma place. Ma place est près d’elle. Je plongeais mon regard dans le sien en me rapprochant. « Je… », je fis une moue en fermant les yeux pour les rouvrir aussitôt. « Je suis désolé… je n’aide personne ! », je me reposais alors sur le lit en prenant sa main et lui caressant doucement en me penchant pour la regardant attentivement et me rassurant un peu de ma proximité. « Je ferais n’importe quoi pour que tu ailles mieux, demandes-moi tout ce que tu veux… », je la regardais attentivement en voulant vraiment savoir ce que je pourrais faire qui serait efficace.

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M. HENRY GRAYSON « I DON'T KNOW WHERE I'M AT »
Not ready to let go. Cause then I'd never know. That I could be missing. I'm missing way too much. So when do I give up what I've been wishing for I shot for the sky. I'm stuck on the ground. So why do I try, I know I'm going to fall down. I thought I could fly, so why did I drown ? Can't find another way around. And I don't want to hear the sound, of losing of what I never found.
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MessageSujet: Re: Henry ○ Aucune prise contre le destin ...    Ven 20 Avr - 8:41
Le monde peut être réellement injuste parfois. Pourquoi fallait-il que les choses se passent ainsi ? Pourquoi cette journée qui avait si bien commencé semblait continuer si mal ? Pourquoi fallait-il que ca tombe aujourd’hui, alors que tellement de bonnes choses étaient prévues ? Toutes ces questions passaient les unes après les autres dans l’esprit d’Evangeline alors qu’elle passait entre les mains des ambulanciers puis des spécialistes. Un simple médecin n’aurait pas suffit, il fallait en plus qu’il soit spécialisé pour comprendre ce qu’elle avait ? Mais elle n’eut pas le temps de savoir en quoi ils étaient spécialisés qu’on faisait déjà en sorte de calmer la douleur en l’assommant généreusement de médicaments. Elle n’avait pas vraiment eut le temps de comprendre ce qu’il se passait et seuls quelques mots lui étaient parvenus. Des mots qu’elle ne comprenait pas vraiment sur l’instant, trop groggy pour cela. Des mots qui auraient pourtant toute leur importance lorsqu’elle reprendrait ses esprits. Des mots qui seraient difficile à avaler et face auxquels elle ne réagirait peut-être pas comme on l’attendait, comme tout le monde le pensait. Le réveil se passait tranquillement. Elle était encore totalement dans les vapes, au moins les premières secondes. Jusqu’à ce qu’elle réalise dans quel état était Henry. Que pouvait-il bien se passer de si dramatique pour qu’il fasse cette tête, alors qu’elle semblait aller mieux, à défaut de bien ? Ca n’avait pas vraiment de sens. Et il lui disait de se reposer. Elle l’observa l’espace d’un instant, comprenant bien qu’il allait avoir quelque chose d’important et de difficile à lui dire. Elle préférait tenter de comprendre par elle-même et surtout s’assurer qu’elle se souvenait correctement de ce qu’il s’était passé. Elle fit progressivement les connexions. Ils étaient chacun en cours, cette douleur l’avait terrassée et on l’avait emmené à l’hôpital. Mais que c’était il passé ? Cette douleur avait bien une raison, une origine, et c’était sans aucun doute là réponse à ses questions. Cherchant un peu plus profondément encore des images lui revinrent de ce rêve qu’elle avait fait avec cette petite fille adorable et à croquer. Qu’est-ce que ca voulait dire ? Et pourquoi cette fillette ressemblait-elle tellement à elle et à Henry en même temps ? Puis il y avait les mots des médecins. Quelques termes un peu compliqués, les images d’une échographie qui ne montrait rien de particulier et ces mots de « fausse couche » qui lui permirent de tout comprendre. Elle était enceinte et venait de perdre ce bébé. Et faire cette révélation, poser cette question à voix haute était pire encore que de la garder pour soit. Ca rendait tout cela bien trop réel. Et face à la réaction d’Henry, elle savait que c’était la réalité, qu’elle avait comprit. Et alors que d’ordinaire la simple présence du jeune homme à coté d’elle lui aurait redonné le sourire, l’aurait réconforté, à cet instant ca ne marchait plus. Elle l’observait sans vraiment comprendre ce qu’il se passait. Ce n’était pas vrai, ca ne pouvait pas être vrai, elle ne pouvait pas être enceinte et ne pas le savoir. Et pourtant ils avaient presque tout fait pour. A vouloir constamment laisser le destin faire et jouer à qui vivra verra, ils avaient finit par y arriver. Elle était enceinte et venait de perdre le bébé. Elle ne put s’empêcher de fermer les yeux à ce qu’il lui disait. Il était là, le resterait quoi qu’il arrive. Elle savait tout cela, elle se doutait qu’il ferait en sorte d’être présent pour la soutenir, mais à cet instant ce n’était pas forcément ce dont elle avait besoin. Elle avait des questions qui nécessitaient des réponses. Rouvrant les yeux elle l’observa un instant. Elle savait qu’elle ne devait pas se renfermer, qu’elle devait accepter la situation sans chercher des explications à tout, mais c’était ces réponses qui l’aideraient à avancer. « Qu’est-ce qu’ … Pourquoi … Ils t’ont dit pourquoi j’ai … » Prononcer ces mots étaient bien plus compliqué que dire qu’elle était enceinte. Les termes de fausse couche sonnaient faux pour elle et elle n’arrivait pas à se résoudre à les prononcer. Que ce soit la réalité ou non, c’était bien trop difficile à affronter pour l’instant.

La jeune femme se renferma doucement sur elle-même. Elle venait de perdre un bébé, cette petite fille qu’elle avait vue dans son rêve. Cette petite fille qu’elle ne verrait peut-être plus jamais à l’avenir. Et plus elle y pensait plus elle avait mal à l’idée de tout ce qu’il venait de se passer. Elle souffrait en silence et sur l’instant, ne se souciait pas vraiment de ce qu’Henry pouvait ressentir. Ce n’est que lorsqu’il se mit à parler, s’en prenant au destin, qu’elle comprit qu’il était certainement aussi mal qu’elle. C’était réellement étrange de se dire qu’avant même qu’ils aient put se réjouir à l’idée d’avoir un enfant, ils se retrouvaient là à le pleurer. Ca n’avait pas de sens. Pourquoi se retrouvait elle aussi touchée de la perte de cet enfant qu’elle ne pensait même pas attendre ? C’était ainsi et certainement dut pour elle en tout cas, à cette adorable petite fille qu’elle avait vu dans son rêve. Elle avait envie de pouvoir voir cette petite fille et l’idée que ca n’arrive pas était certainement ce qui la déstabilisait le plus. Elle observait Henry qui craquait face à la situation et pour la seconde fois seulement depuis qu’ils étaient ensemble, elle le voyait complètement perdu. Et alors qu’elle réalisait enfin sa douleur à lui, elle oublia la sienne l’espace d’un instant. Henry n’avait pas mérité de perdre ce bébé, pas plus qu’elle et il était tout aussi touché par cette fausse couche. Elle ne pouvait pas le repousser à cet instant. Il avait besoin d’aide autant qu’elle et elle devrait être là pour lui, comme il était là pour elle. Sa réaction était peut-être un peu plus violente que la sienne, mais elle comprenait bien ce qu’il avait en tête et qu’il se pose toutes ces questions. Elle l’observait alors qu’il revenait vers elle, tentant un sourire pour le rassurer, mais n’y parvenait pas vraiment. « C’est vrai, mais tu as le droit de te poser ces questions. » Réagir de cette façon était normal, il avait tout à fait le droit de se poser des questions et d’en vouloir à tout et tout le monde. Elle vivait cela elle aussi et ne pouvait pas l’empêcher de le vivre et l’extérioriser à sa manière. Le sentir plus proche d’elle l’aidait un peu et elle n’avait pas besoin de l’entendre parler pour savoir qu’il ferait ce qu’il faut pour qu’elle aille mieux. Mais pourrait-il vraiment lui apporter ce dont elle avait besoin à cet instant, ce qu’elle voulait … « Je veux … » Elle ne pouvait pas finir sa phrase. Elle voulait pouvoir mener cette grossesse à son terme et pouvoir voir cette petite fille qu’elle avait imaginée. Elle voulait que tout ceci ne soit qu’un mauvais rêve qu’elle voudrait oublier, mais ca n’était pas possible et pour ca il faudrait seulement du temps. Henry ne pourrait pas l’aider là-dessus et même si c’était difficile à avouer, à cet instant c’était tout ce qu’elle voulait réellement. Réalisant que le déjeuner devait être passé, elle tenta de faire une sorte de diversion. Elle avait besoin de se retrouver seule quelques minutes seulement et manger paraissait une bonne excuse même si la faim n’était pas vraiment ce qu’elle avait en tête pour l’instant. « J’ai faim. Tu pourrais aller voir si je peux avoir quelque chose ? » Elle ne savait pas si on accepterait qu’elle mange après ce qu’il venait de se passer et avec les médicaments qu’on lui avait donné. Malgré tout c’était la seule excuse qu’elle trouvait, le seul moyen qu’elle avait pour se retrouver seule ne serait-ce que quelques minutes. Elle observait Henry qui quittait la chambre pour lui trouver ce qu’elle demandait. Et une fois seule dans cette grande chambre elle réalisait alors que ce n’était pas ce qu’elle voulait. Elle avait eut besoin de se retrouver seule pour réfléchir à tout cela et faire face à ce qu’il venait d’arriver, mais seule dans cette chambre froide, elle se rendait compte que c’était pire que tout. Si elle commençait à se refermer sur elle-même elle ne s’en sortirait pas. Elle devait s’ouvrir et prendre conscience de ce qu’elle avait la chance d’avoir. Henry était là avec elle et elle n’avait pas le droit de le repousser. Et alors qu’elle tentait de reprendre le dessus, elle entendit frapper à la porte, des coups légers qu’elle aurait préféré ignorer, si cette présence n’avait pas été la bienvenue sur l’instant. « Entrez. » Elle ne savait pas à qui ou quoi s’attendre et elle n’aurait surement pas pensé à cela, même en cherchant bien. « Mademoiselle Grigori ? Je peux repasser plus tard si vous voulez, mais ce sont vos médecins qui veulent que je vienne vous parler. » Evangeline observa la femme qui entrait doucement dans la chambre, restant en retrait dans un premier temps, l’air d’attendre de savoir si elle serait la bienvenue ou pas. Elle l’observa un instant dans son ensemble impeccable et l’espace d’un instant elle crut voir le stéréotype parfait des psys qu’on pouvait voir parfois dans les films ou les séries. « Me parler ? Et de quoi ? » Elle s’était montrée un peu tranchante, simplement parce qu’elle craignait le sujet qui allait être aborder. Elle savait que dans sa situation on ne lui parlerait pas du beau temps ou de ce qu’elle faisait dans la vie. On voudrait lui parler de ce qu’il venait de se passer et ca n’était pas vraiment ce dont elle avait envie. Croisant tant bien que mal ses bras devant elle, elle attendait patiemment de savoir ce qu’on avait à lui dire. « Je suis psychologue en lien avec l’hôpital et j’interviens parfois pour aider les patientes dans votre cas. Vos médecins pensent que vous pourrez sortir dans la soirée, mais avant ils voudraient que nous parlions. » Et pour parler, elle le fit. Evangeline n’avait pas vraiment l’occasion de placer le moindre mot dans cette discussion. Et ce n’était pas plus mal car finalement c’était parler le plus difficile dans cette histoire. Ecouter semblait plus simple et les informations et les conseils que lui donnait la psychologue étaient certainement les meilleurs qui soient pour l’aider à repartir de l’avant. Elle ne pouvait pas déjà oublier ce qu’il venait de se passer, mais c’était plus facile à accepter avec cette aide. Elle qui n’avait jamais envisagé les psys de cette manière, elle changerait bien d’avis sur ce point là. La discussion dura une petite dizaine de minutes, peut-être moins, peut-être plus. Evangeline comprit rapidement que ce n’était qu’une épreuve de plus à passer et que tout irait mieux d’ici quelques temps. La discussion arrivait à sa fin, lorsque la psychologue récupéra un ourson en peluche placé sur le fauteuil à coté du lit de la jeune femme. Elle ne l’avait même pas remarqué. « Il ne faut pas vous renfermer, au contraire, ouvrez vous et aidez ceux qui partagent votre tristesse à la traverser eux aussi. C’est comme ca que vous réussirez à surmonter cette épreuve et à en sortir encore plus fort. Ensemble. » La jeune femme posa l’ourson sur le lit, à portée de main d’Evangeline avant de prendre la direction de la sortie, la saluant juste pour lui dire au revoir.

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MessageSujet: Re: Henry ○ Aucune prise contre le destin ...    Ven 20 Avr - 14:09
[quote="M. Henry-Daniel Grayson"]
Destin ϟ abbatons-le ?
« Inquiet un jour, inquiet toujours mais comme quoi... qui vivra... verra... » Comment calmer cette douleur infernale ? Le sentiment que quelques heures avant… nous aurions peut-être pus être heureux d’apprendre la nouvelle et effrayé à la fois tout de même mais heureux. Nous avions en quelques sortes presque espéré que cela pourrait arriver… grâce au manque de protection. Nous en avions tellement discutés au fond que je me demandais comment auraient été nos réactions si on nous avais juste dit qu’elle était enceinte et non qu’elle l’ait perdue. Comment j’aurais réagi ? Je n’en sais rien sur l’instant, je ne veux pas vraiment l’imaginer. J’y pensais tellement. Cela aurait été bien plus simple que l’idée que cette image d’une grossesse était partie avec cette enfant. Cette image qui aurait pu être une expérience géniale pour notre couple s’était enfui d’un claquement de doigt. Je n’en revenais pas. Refusant d’y croire quand on me l’avait dit avant de me rendre compte que l’on n’est point dans un rêve. Je m’en voulais malgré moi, je me révoltais… j’avais besoin de m’extérioriser car même si je suis psy, même si j’ai un diplôme… je ne savais pas quoi faire. On ne sait jamais quoi faire quand c’est à notre tour d’appliquer ce que l’on nous apprendre. Je voulais tout donner, tout faire pour qu’elle aille mieux et compenser de telles façons à aller mieux aussi. Je ne voulais pas du tout montrer que j’allais mal, je ne voulais pas me laisser trop aller, je voulais que tout ce passe au mieux. Un enfant qui n’était pas encore enfant, qui n’avait pas encore eu le temps de laisser ses membres se former, un enfant qui ne pensait surement pas encore. Un enfant que l’on ne pourrait jamais, ö grand jamais dire : enfant. Un enfant sans nom, un enfant pur qui n’avait même pas eu l’occasion de pleurer ou sourire. C’était tout cela qui était triste. Il n’avait pas eu la chance de grandir et voir le monde, une âme qui n’en était peut-être pas encore une mais qui méritait comme tout autre de se forme. Pourquoi ? Pourquoi pas ? Pourquoi lui aurait-on refusé ? Je la voyais me poser cette question et le pourquoi en sentant qu’elle avait du mal à sortir les réels mots… les mots qui tranchaient le cœur. Les mots qui moi aussi m’étaient impossible à prononcer alors que ce n’est qu’au fond : un terme médicale. Un jargon pour rendre la perte d’un bébé moins triste à leurs yeux alors que c’est tout simplement plus simple. Il comment à être et il n’est plus. Une logique presque imparable qui a son importance. Un mot qui peut être étrange mais pourtant qui est si poignant t à la fois des plus simples. Je la regardais, un peu pensif sur le moment et retenant réellement de craquer en me demandant comment je pourrais lui dire, comment je pourrais lui expliquer sans flancher ou en étant des plus compréhensible tout en étant évasif. Il y a des cas ou se retire qu’on a perdu un enfant ou le dire à voix haute fait mal… je me disais : Et si nous savions qu’il était présent… cette grossesse ? Si elle avait été connue de nos mémoires ? Je me demandais si ça aurait été plus simple… ou plus dur enfin définitivement cela aurait été pire… brisant l’espoir et la joie propice. « Ils… », je soupirais doucement en baissant le regard. « Ils ont dits que c’était à… », je ne pouvais pas dire le mot : cause car c’était compliqué pour une raison que je ne pouvais pas réellement comprendre sur le moment mais des mots comme cause… grâce ou tous les trucs du genre restaient coincés dans mon esprit et ne voulaient point en sortir. « L’un des médicaments… je leur ai donné la liste, ils vont faire des tests pour découvrir lequel ! », je me doutais que c’était surement disons futile qu’il fasse le test ou même le préciser car même si savoir comment était mieux, je ne voulais pas le savoir. Je ne voulais avoir rien à blâmer pour la simple raison que ça rendait ça encore plus réel. Ca rendait la perte encore plus vraie et même le dire me faisait souffrir. J’avais connu bien des peines mais sur l’instant, cette peine était un peu dans le top 5. Ou voir même dans le top 3. Je soupirais doucement en la regardant avant de là, me redresser et carrément perdre la boule. Tournant sur moi-même et me révoltant contre le monde mais c’est vrai… nous ne méritions pas ça enfin moi ? Surement que oui, je méritais les souffrances du monde pour en avoir infligé à des familles mais elle ? Non, elle ne méritait pas ça. J’avais mal pour elle car je voulais réellement qu’elle puisse être heureuse et je flanquais tout en l’air sans même m’en rendre compte… j’en pleurais dans ma révolte… je me sentais disons… emporté dans la course de mes mots et ne laissant rien d’autres filtrés ma colère douce et loin d’être violente même si tout ce qui aurait trainé dans mon passage aurait pu rencontrer le sol. J’étais à bout, je ne savais pas quoi faire pour l’aider, je ne savais pas non plus si elle voulait que je l’aide mais punaise, pourquoi nous ? L’idée que nous étions ainsi… l’idée que nous avions encore un malheur ? Je ne contrôlais pas sur l’instant et ça sortait. J’étais révolté et nous n’allions pas m’en vouloir ? Alors que je me sentais mal de me montrer ainsi devant elle. Elle n’avait pas besoin de ça et personne n’aurait besoin de ça. Je ne voulais pas qu’elle voit ma douleur, non… je voulais seulement apaiser la sienne et me rapprochant d’elle, je m’excusais doucement en tentant de garder les pieds sur terre… alors qu’ils ne l’étaient plus vraiment. Je ne rajoutais rien en me disant que c’était tout de même pas bon pour l’aider quand elle me disait que j’en avais le droit mais je ne pouvais pas m’empêcher de me demander encore ce qu’elle avait fait de mal pour être aussi triste maintenant, tout se reportait à elle… je m’en fichais un peu d’aller mal… dans un sens, je prenais l’habitude des douleurs mais elle ? Non. Ca la touchait, c’était différent. C’était à elle que ça arrivait, je n’étais qu’un moteur pour boucler la boucle. Je n’étais qu’accroché à elle et ce qui aurait été un enfant. J’étais simplement le futur père qui ne le sera pas. Lui demandant alors ce que je pouvais faire car je me sentais tellement inutile et incapable d’apaiser sa souffrance. Je me sentais tout simplement : sans armes. Alors que sa réponse restait en suspens, je la regardais, fixant son regard et me demandant ce qu’elle voulait. « Tu veux ? », demandais-je tout de même en me demandant si elle allait répondre à cette question bien bénigne. Dans un sens, je me disais qu’elle avait besoin de se faire à l’idée… c’était peut-être trop tôt pour qu’elle arrive à savoir ce qu’elle veut ? Je me redressais en lui caressant la main et la portant à mes lèvres alors qu’elle répondait avant que je ne lui dépose un baiser sur la main en tentant de rester calme et hochant doucement la tête, un peu lascivement car je sentais que c’était étrange, un brin même. Je pouvais comprendre qu’elle veuille à manger. « Je vais voir, mon ange. », disais-je en me levant avant de me pencher pour déposer à nouveau un baiser sur son front. « Reposes-toi ! », je me sentais stupide de l’abandonner tout en me disant qu’elle en avait peut-être envie, là. Pourtant je savais qu’il ne fallait pas être seul dans ce genre de cas ou même simplement ne pas être seul dans une période de deuil. Moi ? Je pouvais le supporter et je n’en étais point à mes premières pertes sauf d’un futur enfant… c’était bien différent. Je sortais de la chambre en me posant aussitôt contre la porte en soupirant doucement et passant la main derrière ma nuque et fermant les yeux. Perdu… je ne savais pas quoi faire, j’étais comme disons : déconnecté de la surface de la terre. Je restais ainsi deux longues minutes sans bouger et pensant… juste pensant à la cruauté du monde, la cruauté du destin. C’était stupide de penser ainsi… que la vie était cruelle et n’apportait rien de bon par ce que je savais qu’elle était là et que je n’allais pas la perdre. Je ne voulais pas non plus la perdre. Je finissais par rouvrir les yeux en allant dans les couloirs et me baladant, chercher un docteur mais alors que j’étais un peu dans le vague sans réellement réfléchir. Je bousculai alors une jeune femme. Le retenant par réflexe avant qu’elle ne tombe, je pris le temps de la regarder et la reconnaitre en tentant un faux sourire qui même forcé m’était impossible. « Camille ? », disais-je alors en la regardant tandis qu’elle tentait de chercher qui j’étais. J’avais une bonne mémoire des visages en général et j’en n’oubliais que rarement certains. Elle me souriant. « Henry ? », j’hochais alors rapidement la tête. « Oui… », elle me regardait surprise de me voir ou plus vite me revoir tandis que je regardais le couloir partagé entre l’idée de papoter un peu et me sortir tout ça de la tête pendant deux instants ou m’évader. Je la regardais et haussant les épaules. « Tu bossais ? », elle regardait vers le couloir mais de son côté à son tour en hochant la tête. « Deux ou trois patients à voir et toi ? », j’haussais juste les épaules. J’étais un peu stoïque comme si je n’avais pas d’humeurs. Comme si je n’allais pas bien en ne le montrant pas. « Je cherche un docteur, je crois qu’ils sont tous partis… », je soupirais doucement. « Il faudrait que j’y retourne d’ailleurs ! », elle sourit en me regardant attentivement et regardant ses papiers en hochant la tête. « Et moi… que j’aille bosser… peut-être à plus tard ou une prochaine fois ! », j’hochais la tête en la laissant partir et la regardant alors par-dessus l’épaule tandis qu’elle allait vers la chambre d’Evangeline. Je m’en doutais un peu. Je ne savais pas pourquoi mais c’était l’instinct de psychologue qui me disait qu’elle était sur sa liste. Je savais même sur le bout des doigts ce qu’elle allait dire… comme des phrases toutes préparées. Au fond, c’était un peu ça ce métier. Je retournais alors à la noirceur de mes pensées en cherchant un infirmier ou une infirmière et une fois que j’en trouvais, je l’accostais. « Bonjour, excusez-moi, vous avez surement du boulot mais j’aimerais savoir si ma petite amie pourrait avoir un plateau repas ou un truc à manger simplement ou même si elle y était autorisée. », elle car c’était une fille, encore ? Les filles peuplent l’hôpital me regardait alors en souriant. « Bien sûr, elle peut mais les cuisines sont fermés cependant il y a une sandwicherie devant l’hôpital, il suffit de traverser la route et ils y sont délicieux ! », elle me fit un sourire qui se voulait un brin désolé en sachant surement la raison de notre présence à l’hôpital tandis que j’hochais la tête sans vraiment plus d’humeur. « Merci, beaucoup ! », lui disais-je avant de retourne à l’entrée et traversant rapidement la route pour aller à la sandwicherie. Sur l’instant, je ne savais pas ce qu’elle voulait comme sandwich et donc comme un con, j’en prenais alors 5 différents… C’était idiot mais je voulais lui faire plaisir et multiplier les chances que ce soit ce dont elle avait envie bien que je me demandais si elle avait au moins envie d’un truc….. Je comprendrais si ce n’était point le cas. Je remontais alors à la chambre en étant des plus rapides tout en prenant mon temps… j’avais fait en route… une sorte de boite dans ma tête et y lançant toutes mes idées noires avant d’être plus efficace, je ne voulais pas aller mal alors qu’elle mal et je ne savais pas combien de temps cette boite allait tenir mais contenant ma peine et arrêtant de penser, je restais stoïque dans l’ascenseur avant de retrouver l’étage sans vraiment d’humeur concrète, juste une coquille… Je savais que c’était loin d’être une bonne idée d’être ainsi et pas du tout conseillé, je le savais car je me le déconseillerais mais au fond… être psy ne veut pas dire que l’on emploi nos pratiques ou notre savoir. Je reste un humain même si je connais l’être humain. Je me rendais alors vers la chambre en tentant d’être relativement positif tandis que la porte s’ouvrait et que Camille en sortait avec une tête sérieuse, celle de la psy et souriant doucement en me voyant face à la porte. « Oh… je t’en prie ! », me dit-elle en se poussant pour me laisser passer et fermant doucement la porte en sortant. « Merci ! », disais-je alors mais trop tard, elle n’était déjà plus là. Avec mes sandwichs, j’approchais alors en les posant sur la table de nuit et allant me poser, calme et surtout sans vie sur le bord du lit en la regardant et prenant sa main pour la caresser doucement. Je me penchais doucement à son oreille pour y murmurer. « Je t’aime ! », simple et sincère mais pourquoi ? J’avais besoin de le dire depuis tout à l’heure et j’avais besoin qu’elle le sache même si je n’en doutais pas qu’elle le savait. Déposant un baiser sur sa joue. Je me redressais alors en tentant de paraitre un peu du genre : tout va bien pourtant j’étais toujours aussi vide de l’intérieur. Je la regardais en prenant les sandwichs et forçant un sourire. « 5 Sandwichs pour mademoiselle… Un Panini à la mozzarella pour un peu de chaleur, un Poulet à la sauce cocktail, un thon et un fromage puis aussi un jambon. Crudité à part… je ne savais pas ce que tu voudrais alors j’ai un peu tout pris… », je fis une légère moue en étant ailleurs tout en étant là. J’étais présent mais sur une planète bien lointaine. Je ne savais pas comment je pourrais l’aider et ça ne m’aidait pas vraiment. Des sandwichs ? De quoi manger ? C’était tout ce que je pouvais faire ? Vraiment ? J’étais grave sur le coup, pire qu’un crétin… je ne savais pas comment je pourrais l’aider à surmonter ça. Tentant de reprendre un peu mes esprits, je la regardais doucement. « Ils ont dits que tu pourrais surement sortir ce soir… si tu veux, j’appellerais un traiteur. », disais-je en me disant qu’elle n’aurait surement pas la force d’aller au restaurant, Tout comme moi, je ne voulais pas rester enfermé dans une pièce avec d’autres personnes qu’elle. Des personnes qui pourraient être heureuses sans se douter de ce qui pourrait se passer dans la tête d’Evangeline et je ne voulais pas ça ce qui était un peu égoïste pour les autres car on a tous nos soucis. J’avais juste un peu besoin de notre bulle. Je lui souriais doucement et un fin sourire mais sincère cette fois, j’avais besoin de me rassurer et même si je renfermais tout, je voulais l’aider à aller mieux. Attention… je n’allais pas mieux mais je contenais tout comme si rien ne comptait plus sauf m’assurer qu’elle aille bien et ne sente plus mes peines. Elle était devenue ma priorité, mon échappatoire à la douleur. Je penchais doucement la tête en gardant e fin sourire, il était peut-être tout fin mais il était vrai. « Tu me ferais de la place ? », demandais-je alors en proposant de m’allonger un peu à côté d’elle et lui offrir refuge dans mes bras, pourquoi ? Inconsciemment, j’en avais besoin… j’avais besoin d’elle pour soigner mes peines et puis je voulais être là pour elle. Je voulais lui montrer que pour rien au monde, je ne la lâcherais. A côté de ça, je n’osais pas lui demander comment elle allait, j’avais peu de la réponse… je savais qu’elle ne devrait pas aller bien et c’était ce qui bloquait, je ne voulais pas qu’elle soit malheureuse… étrange ? Alors qu’elle me faisait de la place, je m’installais en passant de suite de suite mon bras autour de ses épaules et la rapprochant un peu et calant ma tête contre la sienne sans bouger et profitant de l’avoir tout contre moi. Ca faisait un bien fou. Ca soulageait un peu les peines mais vraiment un peu. Caressant son bras, je ne disais rien pendant un temps, restant silencieux et brisant au final le silence. « J’aimerais vraiment effacer cette journée… je pensais qu’elle serait sublime mais au fond, c’est un cauchemar… », je fermais doucement les yeux. Cette pensée avant quittée ma tête et cette petite boite par une petite ouverture qui se fut ouverte alors que je l’avais contre moi. Je me lâchais un peu plus dans cette ouverte et gardant les yeux fermés sans rien ajouter.

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M. HENRY GRAYSON « I DON'T KNOW WHERE I'M AT »
Not ready to let go. Cause then I'd never know. That I could be missing. I'm missing way too much. So when do I give up what I've been wishing for I shot for the sky. I'm stuck on the ground. So why do I try, I know I'm going to fall down. I thought I could fly, so why did I drown ? Can't find another way around. And I don't want to hear the sound, of losing of what I never found.
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MessageSujet: Re: Henry ○ Aucune prise contre le destin ...    Ven 20 Avr - 16:17
Pourquoi fallait-il que les choses se passent ainsi ? Pourquoi fallait-il que ca arrive aujourd’hui ? Tout devait être parfait et c’était une belle journée qui s’annonçait. Et en l’espace d’un instant tout avait changé. Il avait suffit d’une seconde pour que tout se transforme en un véritable cauchemar et face à cela Evangeline ne pouvait plus rien faire. Apprendre qu’elle était enceinte était déjà un choc en soit, mais le fait d’apprendre par la même occasion qu’elle venait de perdre ce bébé était certainement pire que tout. Elle n’avait pas eut le temps de réaliser qu’elle était enceinte, qu’elle pourrait avoir un enfant dans quelques mois, qu’on le lui retirait. Et tout ca n’était pas normal. Pourquoi fallait-il que ce genre de chose arrive et surtout que ca lui arrive à elle ? Elle n’avait jamais fait de mal à qui que ce soit ou brisé les règles juste pour le plaisir de faire le mal. Elle ne parvenait pas à comprendre, mais après tout c’était le genre de situation qu’il était impossible de comprendre. Malgré tout elle avait besoin d’en savoir plus, de savoir ce qui pouvait être à l’origine de cet incident. Et la réponse lui fut encore plus difficile à avaler en réalisant que c’était sa faute. Tout était sa faute en fait. « Les médicaments ? Tu veux dire que si j’étais pas restée sous la pluie … » C’était bien la réalité. Si elle n’était pas restée sous la pluie l’autre jour, si elle n’était pas tombée malade suite à cela, si elle n’avait pas eut à prendre ses médicaments à cause de ce rhume, elle n’aurait pas fait cette fausse couche. C’était sa faute si elle avait perdu ce bébé. Et le réaliser était plus compliqué encore qu’accepter ce qu’il s’était passé. Et elle prenait conscience de tout ca alors qu’Henry en arrivait à craquer lui aussi face à la situation et à la réalité. Elle ne savait plus quoi dire face à cela. Comment était-ce possible ? Ils étaient ensemble depuis peu de temps et tout allait à merveille. Ils n’avaient pas eut comme véritable projet d’avoir un enfant, mais ils savaient que la possibilité existait. Ils savaient qu’ils avaient pris un « risque » si on pouvait appeler ca ainsi et maintenant ils se retrouvaient bloqués parce que ce risque aurait put mener à l’arrivée d’un enfant. Elle n’avait pas fait assez attention. Elle n’imaginait pas être enceinte alors vérifier les moindres détails des médicaments ne semblait pas être une priorité pour elle à cet instant. Mais maintenant qu’il était trop tard, elle restait convaincue qu’à l’avenir elle n’agirait plus ainsi. Elle en venait presque à se dire que prendre un médicament quel qu’il soit pourrait être dangereux pour elle ou un éventuel bébé qu’elle pourrait attendre. Elle prenait conscience de tout cela, se refermant un peu sur elle-même il fallait bien l’avouer et ne sachant pas comment elle parviendrait à s’en sortir. Et lorsqu’Henry demanda finalement ce qu’il pouvait faire, elle se retrouvait prise au piège. Tout ce qu’elle aurait put vouloir à cet instant, il ne pouvait rien faire pour combler ces envies là. Il ne pouvait pas revenir en arrière et éviter ce qu’il venait de se passer. Il ne pouvait pas non plus changer quoi que ce soit. Mais elle ne pouvait pas le laisser rester là. Il avait besoin de faire quelque chose, de se sentir utile et c’était ce qu’elle tentait de faire en lui demandant d’aller chercher à manger. Elle avait besoin d’être un peu seule pour accuser le coup et prendre réellement conscience de ce qu’il venait de se passer. Et bien entendu, il accepta sans la moindre hésitation, la laissant finalement seule avec elle-même, avec ses problèmes et ses remords. Et tout ca sans possibilité de revenir en arrière et le faire revenir auprès d’elle. Elle avait voulu être seule et une fois fait, elle se rendait compte que ce n’était pas la solution. Henry fut partit durant une dizaine de minutes, peut-être plus, peut-être moins. Evangeline n’avait pas l’œil en permanence sur la pendule pour le savoir et la discussion avec ou plutôt de la psychologue lui fit du bien. Elle avait raison, plutôt que de s’apitoyer sur elle-même, que ce regretter tout ce qu’il venait de se passer, que de s’effondrer, elle devait rebondir. Ils étaient jeunes, avaient le temps pour avoir des enfants et pourraient en avoir dès qu’ils en voudraient. D’après elle, il se pourrait très bien qu’elle retombe enceinte d’ici quelques mois et c’était à cela qu’il fallait qu’elle se raccroche. A l’idée que cette fausse couche n’en annoncerait pas forcément d’autres, qu’ils pourraient avoir encore d’autres chances d’avoir des enfants et qu’il fallait s’accrocher à cela. Bien entendu il y avait encore bien d’autres points dont elles parlèrent, mais les principaux restaient figés dans l’esprit de la jeune femme et elle préférait ne penser qu’à ceux là pour l’instant. Et ils lui restèrent à l’esprit même après que la psychologue soit partie et Henry revenu. Elle observait le jeune homme qui rentrait et la rejoignait. Elle avait voulu se retrouver seule quelques instants et n’y était pas réellement parvenue, mais tant pis. Finalement la présence d’Henry était certainement le meilleur baume qui soit pour soigner toute cette histoire. Elle savait que ce ne serait pas simple, qu’il faudrait un peu de temps pour y arriver, mais ils s’en remettraient, ils arriveraient à se relever de tout cela simplement parce qu’ils étaient plus fort que tout cela. Ils étaient capables de traverser bien pire, du moment qu’ils le faisaient ensemble. Et les trois petits mots que le jeune homme lui murmura à l’oreille permettaient à Evangeline d’y croire un peu plus encore et de s’accrocher à cela, parvenant à laisser apparaitre un semblant de sourire. C’était tout ce dont elle était capable pour l’instant, mais c’était déjà un grand pas en avant. « Je le sais et moi aussi je t’aime. » Elle profita de ce contact, de cet instant de tendresse, revenant ensuite à la réalité alors qu’il proposait ce qu’il avait apporté. Cinq sandwichs pour elle tout seule ? Il était fou ? Non il n’avait simplement pas sut quoi choisir et avait pris de tout. Elle observait les cinq emballages sans parvenir à se décider. « Pour tout dire, je ne sais même pas lequel me fait envie. » Peut-être simplement parce que pour l’instant aucun ne lui faisait réellement envie. Il s’était mis en quatre pour combler ce petit désir qu’elle avait exprimé et elle lui en était reconnaissante, mais manger n’était pas totalement à l’ordre du moment et elle n’était même pas sure de réussir à avaler quoi que ce soit pour l’instant. Elle restait focalisée sur ces sandwichs sans savoir lequel prendre et si l’un des cinq pourrait la tenter plus qu’un autre. Et Henry lui confirma qu’elle pourrait peut-être sortir d’ici ce soir. Elle n’avait pas envie de passer encore des heures et même une nuit dans cet hôpital. Elle avait l’impression d’y passer trop de temps depuis son arrivée en ville et ce n’était pas une habitude qu’elle voudrait garder. Elle l’observa alors un instant, pensant à la soirée qu’ils avaient prévu et à tout ce qui tombait alors à l’eau. Cette fois le léger sourire qui s’affichait sur ses lèvres était plus une excuse qu’autre chose. « On verra ca ce soir … » Elle n’était pas sure d’être en état pour passer une soirée romantique, que ce soit en restaurant où à la villa. Elle voulait juste prendre du temps pour se calmer et faire le point sur tout cela. Tellement de choses lui passaient par l’esprit à cet instant qu’elle ne savait plus comment faire le tri. Elle aurait voulu qu’on l’aide, mais comment faire quand elle-même ne savait pas comment s’y prendre et par où commencer. Elle était à nouveau complètement perdue dans ses pensées, regardant tantôt Henry, tantôt par la fenêtre, revenant à la réalité alors qu’il lui demandait de lui faire une petite place. Elle l’observa un instant. La dernière fois, dans ce même hôpital, c’était elle qui avait voulu qu’il la rejoigne et elle avait dut insister pour cela. Là c’était lui qui posait la question, une question qui sur l’instant semblait un peu étrange. « Bien sur. » Prenant garde aux fils auxquels elle était attachée, elle se décala légèrement pour lui faire de la place et rapidement elle vint se caler contre Henry. C’était tout ce dont elle avait envie et besoin. Pouvoir se retrouver là dans les bras de celui qu’elle aimait et pouvoir faire le vide, tenter d’oublier tout cela en restant rien qu’avec lui. Elle se cala au plus près de lui, ne cherchant pas à savoir si la position était confortable, elle s’en moquait pour l’instant elle avait juste besoin de sentir qu’il était là. Posant presque naturellement une main sur le cœur du jeune homme, elle le sentait battre, se détendant de cette simple pulsation. Elle ferma les yeux un instant, se détendant doucement et à tel point qu’elle aurait presque put s’endormir lorsqu’il prit la parole, la tirant de sa méditation et de cet instant de calme. Il avait raison, la journée s’annonçait tellement bien et finalement la tournure était devenue presque dramatique. « Pense surtout que ce n’était pas vraiment notre journée d’anniversaire. Et elle s’est plutôt bien passé en comparaison … » C’était la réalité. Ils avaient dut reporter leur repas d’anniversaire à cause de trop de travail, mais ce n’était pas non plus comme s’ils n’en avaient pas profité du tout. En définitive, leur véritable journée d’anniversaire s’était bien mieux passé que celle là et il valait mieux garder en mémoire la première que la seconde. Elle ferma les yeux, se laissant dériver. Elle avait besoin de parler, de dire ce qu’elle avait sur le cœur à cet instant et même si Henry n’avait pas besoin de cela, ce serait peut-être le moyen pour eux d’exorciser tout cela ensemble pour repartir sur de bonnes bases et oublier tout cela. « Si seulement je n’étais pas restée dehors sous la pluie, je ne serais jamais tombée malade, j’aurais pas pris ces médicaments et on n’en serait pas là. » C’était sa faute. Quel besoin avait-elle eut de trainer sous la pluie l’autre soir alors qu’il faisait si frais et sans être réellement habillée ? Elle avait voulu faire le point dans son esprit sur le moment et avait pensé que ca l’aiderait, mais ca n’avait rien fait de réellement important sur l’instant et maintenant c’était la source de tout. Si elle n’était pas tombée malade … Si elle avait fait attention aux médicaments qu’elle avait pris … Si elle avait sut qu’elle était enceinte … tellement des détails sans grande importance, mais qui à cet instant en avaient tellement. Elle rouvrit les yeux, retrouvant alors le regard d’Henry juste en face du sien. Elle se rapprocha légèrement, déposant un léger baiser sur ses lèvres avant de reprendre. « Il faut se dire que c’était un passage obligé … On en sortira plus forts et ca ne nous empêchera pas d’avoir des enfants. Il faut qu’on arrive à repartir et qu’on aille de l’avant … » Etait-ce trop tôt pour dire cela ? Elle savait que s’apitoyer et pleurer cet enfant éternellement n’était pas une solution, mais mettre fin à se processus si rapidement et couper court à tout cela dès maintenant serait-ce trop prématuré ? Elle n’en savait rien, n’aurait sut dire ce qu’il était bien de faire ou non. Elle voulait juste pouvoir tourner la page et reprendre sa vie. Pas en faisant comme si de rien n’était car cette histoire resterait une part d’elle, mais cet enfant, elle n’avait pas eut le temps de s’y attacher et elle pourrait compenser tout cela lorsqu’elle tomberait enceinte à nouveau. Elle observait Henry sans être sure que ce qu’elle avait à dire soit une bonne chose mais elle avait besoin que ca sorte et de savoir ce qu’il pourrait en dire ou en penser. « On pourra en avoir d’autres et … en fait j’ai vraiment envie d’avoir un enfant avec toi. » Malgré une légère appréhension, elle s’était lancée, regardant Henry dans les yeux et réalisant qu’il semblait surpris par cette remarque et par ce qu’elle pouvait laisser penser. La jeune femme prit un instant pour réfléchir posément avant de se décider finalement à s’expliquer. « Je sais qu’on avait dit qu’on prendrait notre temps, mais là de savoir que … j’étais enceinte … j’ai plus envie d’attendre. Je me doute que les médecins nous recommanderont d’attendre, mais d’après la psy qui est passé tout à l’heure, attendre trop longtemps n’est pas bon non plus et ce n’est pas comme si s’avait été … naturel. » Tout cela était un peu difficile à dire pour elle, elle avait l’impression de buter sur chaque mots et sur certains plus encore. Elle savait que les médicaments étaient à l’origine du problème et de la fausse couche, alors ca ne signifiait pas qu’elle risquerait d’avoir de nouveaux problèmes si elle retombait enceinte. Elle prit une légère inspiration avant de reprendre. « Je veux que ce soit toi, que tu sois le père de mes enfants. Je n’en doutais pas depuis qu’on est ensemble, mais maintenant je le sais, j’en suis sure et je me dis que … quand on aura dépassé ca, que tout sera revenu à la normale et qu’on sera prêts … » Elle ne parvenait pas à terminer sa phrase et se sentait soudain idiote de proposer cela aussi vite, alors qu’ils venaient juste de perdre un bébé. Mais après tout ce n’était pas vraiment comme s’ils l’avaient voulu, qu’ils avaient eut le temps de s’y attacher. C’était difficile pour elle aussi de se dire tout cela, mais la meilleure façon de remonter la pente serait peut-être de tirer un trait sur ce bébé qui n’était plus et tenter d’en faire un autre pour lequel ils feraient plus attention. « Je sais que c’est tôt pour en parler et si tu préfères attendre on attendra … je voulais juste que tu saches que … » Encore une fois elle ne parvint pas à terminer sa phrase, la laissant en suspens et laissant par la même occasion le temps à Henry de s’habituer à l’idée et de savoir quoi en dire ou en penser.
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MessageSujet: Re: Henry ○ Aucune prise contre le destin ...    Sam 21 Avr - 1:24
Destin ϟ abbatons-le ?
« Inquiet un jour, inquiet toujours mais comme quoi... qui vivra... verra... » Un dauphin ? Oui, je suis un dauphin enfin je me considère comme tel en général. Nageant dans l’océan de la vie et ressortant ma tête de l’eau parfois tandis que je restais d’autres dans ma bulle. Avant j’étais un dauphin de guerre, un vrai requin et je n’aimais pas ça. On ne fait pas d’un chat… un chien, j’étais un dauphin et pas un requin. Maintenant le dauphin est de retour bien entendu. Le dauphin profite de sa vie, il nage sans se soucier des eaux troubles ou de tout ce qui traine. C’était ainsi que je voyais un peu ma vie. Mais… mais là, c’était une eau trouble et j’en étais touché, je ne pouvais plus profiter de l’océan comme je l’aurais désiré. Nageant juste à moitié pour dire de ne pas couler. La vie est mon océan, ma vie avec ses embûches. Avant de quitter cette chambre, j’avais bien senti quand elle avait parlée des médicaments et soumettre que sans la pluie… elle n’y serait pas restée. Je n’arrêtais pas d’y penser en retour de la sandwicherie car au fond, sans moi… et mon soucis avec cette étudiante : il ne serait rien arrivé au fond. Elle serait encore totalement enceinte. Elle n’aurait pas été sous la pluie. Au fond, je m’en voulais et j’en voulais à cette étudiante, j’en voulais à ce stupide docteur qui distribue des médicaments, j’en voulais à cette pharmacie, j’en voulais à tout le monde. J’en voulais simplement au monde entier. Je voulais bêtement juste mettre la faute sur une personne et pourtant je ne suis pas stupide… je sais que la faute n’est de personne. A qui la faute ? Elle ne pouvait pas deviner être enceinte… même si on ne s’était pas protégés, il y avait une chance sur un million, non ? Je me disais que cela n’était point possible que le hasard fasse bien les choses pour que pile au moment où elle soit enceinte, elle tombe enrhumée… le destin, ce fichu destin. Tout ça m’énervait. J’en devenais dingue. Je soupirais doucement en entrant dans la chambre et tombant nez à nez avec la psychologue. Je ne savais pas de suite que faire ou si je devais montrer que je la connaissais. Peut-être parce que c’était une femme et pas des plus repoussante même si elle n’était pas Evangeline, tout simplement oui. Elle n’est pas elle donc au fond, on s’en fiche, je ne pouvais cependant rien ajouter que l’infirmière me tutoyait de suite ce qui ne me surprenait pas. Je n’avais juste que le temps de rentrer qu’elle avait déjà filé. Surement un horaire un peu poussé et pas le temps de tout faire ou de se prendre la tête pour un peu de temps avec le petit Henry tout mignon. Approchant alors de ma petite amie, je lui dis les mots tendres en m’installant à ses côtés, sa réponse failli me faire sourire mais je n’y arrivais pas, repoussant toute émotions ce qui n’était guère une solution. Je me renfermais un peu psychologiquement et moralement ce qui était mal. Ne pas montrer une seule émotion ? Une bien grande erreur. C’était réellement une mauvaise chose. Je savais que l’on serait plus fort à deux mais c’était bien plus simple. Je ne savais pas vraiment comment agir ou comment je devais être pour qu’elle aille mieux et je trouvais maladroitement cette solution. J’avais cependant énuméré les sandwichs en faisant une petite moue ensuite. « Il faut que tu manges… t’en as besoin ! », je n’étais pas vexé qu’elle m’y ai envoyée pour rien, je comprenais même qu’elle veuille passer du temps seul et peut-être que moi aussi j’en avais eu besoin. J’étais un peu triste tout de même qu’elle ne mange pas car au fond, c’était qu’elle était encore loin d’aller bien ce que je comprenais. En apparence tout comme à l’intérieur, je n’allais pas bien. Je n’aurais même pas mangé… non plus et pourtant rien ne m’arrête quand j’ai faim, rien du tout. Ma moue se répétait quand elle disait qu’on verrait ce soir, c’était idiot mais je présageais que la soirée ne serait pas pareille. On l’avait tellement pensé et préparé qu’au final : je voulais réellement qu’elle se déroule. Je me doutais royalement que rien ne serais réellement normal et stable… ce soir, c’est totalement impossible que nous soyons comme d’habitude. Rien ne pourrait être vraiment romantique ou même simplement… avec tout le moral du monde. Progressivement, je m’approchais après qu’elle se soit poussée pour ensuite aller à ses côtés et la prendre dans mes bras. Je ne bougeais pas en profitant du contact et fermant les yeux en inspirant. S’il y a bien une chose que je détestais serait simplement que l’on rentre et que l’on gâche ce moment ! Je ne pouvais pas supporter l’idée. Je ne voulais même pas que l’on me fasse revenir à la surface puisqu’en tout bon dauphin : je nageais. Me laissant alors planer, je pensais littéralement de trop, ouvrant alors la plaie que je m’efforçais de fermer en parlant de cette journée gâchée. Je me sentais mal à l’idée qu’elle n’était pas terminée et qu’on y penserait encore surement. Je l’écoutais alors en gardant les yeux fermés à ce moment-là et ne bougeant pas d’un poil. « C’est vrai… elle était bien ! », je la serrais un peu plus contre moi en refusant de la lâcher de peur qu’elle s’en aille. J’avais besoin de l’avoir contre moi par ce qu’elle était tout simplement la seule personne que j’acceptais réellement de voir en ce moment. Je ne voulais rien que nous et personne sur terre. Je ne voulais pas supporter les regards tristes des infirmières qui étaient surement bien pire que tout. Savoir que tout le monde sait… c’était encore pire. Je trouvais que cela devait être entre nous. Bizarre, hein ?

La faute ? A qui la faute ? Je sentais qu’elle s’en voulait en l’entendant et je n’aimais pas ça, je ne voulais pas qu’elle s’en veuille. J’ouvrais à nouveau les yeux en lui caressant le bras toujours aussi machinalement et de gestes lents et répétitifs communes à toutes caresses. Je ne savais pas comment le prendre… elle s’en voulait et c’était vraiment impensable pour moi. Je secouais automatiquement la tête. « Non… », disais-je un peu contradictoire et totalement sincère. « Dis pas ça, certes c’était un facteur mais ne te jettes pas la faute, d’accord ? »,je souriais doucement en déposant un baiser sur son front. Je le pensais réellement, je ne devais pas la laisser s’en vouloir, je ne lui en voulais pas et je fis une moue doucement en me disant que si on allait réellement par là… ça serait la faute de l’étudiante et alors qu’elle ne voulait surement pas ça. Elle devrait même s’en vouloir à mon humble avis. Je regardais le plafond en l’écoutant alors continuer de parler, la regardant alors qu’elle disait que cela ne nous empêcherais pas d’en avoir. Disait-elle réellement ce que j’entendais ? Elle y pensait ? Bien sûr que cela ne nous empêcherais pas d’en avoir. « On va surmonter ça, t’en fais pas… », j’en étais persuadé pour la simple raison que quand on veut et bien : on peut. C’était aussi simple, non ? Je savais que je le voulais mais aussi que je le pouvais. La simple supposition que nous devrions échouer me rendait encore plus dingue. On allait être fort. Je le savais. Rajoutant alors qu’elle me tournait son regard vers moi, je murmurais. « Ensemble on est fort ! », je souriais doucement, réellement doucement en tentant de surmonter la peine mais ainsi prouver que l’on pouvait y arriver. C’est bête peut-être ? Je voulais juste me dire que l’on pouvait le faire en souriant, en reprenant un peu gout à la vie. J’ai l’impression de parler comme un gars d’une secte, là cependant vous voyez totalement le truc. C’est en l’entendant que je fus des plus surpris, déjà ? Elle était déjà prête à ce qu’on retente ? Alors qu’au fond, on n’avait pas tenté mais elle en voulait déjà réellement ? Ça sonnait tellement plus concret sur lors de nos premières discussions sur les enfants. Cela avait laissé une impression de réel… j’étais surpris et surtout que je me demandais si elle était réellement prête à ma dire cela ou si c’était la fausse-couche qui faisait qu’elle voulait un peu aller contre. C’est parfois l’effet de la perte qui pousse à vouloir. J’avais peur que cela joue et qu’elle veuille juste rattraper ça. Je me posais tellement de questions comme… parle-t-elle de l’avenir ? Notre avenir ou d’un avenir proche ? Eloigné ? D’un projet ? Cela faisait seulement un mois que nous étions ensemble et je dois dire que l’idée était plaisante, aujourd’hui avec cette perte mais là, tellement de questions sur sa réaction que j’étais un peu hébété sans savoir comment réagir ou même ce qu’elle voudrait entendre. Je l’écoutais alors en continuant de caresser son bras, sans vraiment bouger ou même la couper car je voulais lui laisser la parole, la laisser s’expliquer et l’écouter. Elle avait surement besoin de parler alors autant qu’elle puisse le faire librement, j’étais là pour ça. Ne pas gênée sa lancée et être là, tout simplement. Je l’écoutais alors dire qu’elle n’avait plus envie d’attendre, assez surprise… je dois dire que je ne m’y attendais pas pourtant en fait, je devais m’y attendre car c’était normal pour une femme. Je connaissais peu d’entre elles qui avaient vécues des fausses-couches mais ça me semblait bizarrement normal. Elle ne voulait pas attendre ? Sérieusement ? L’idée était plaisante et j’en souriais doucement mais les peurs tout de même présentes même si c’était un risque médical et non naturel qui avait causé la fausse-couche après tout, cela n’arrive pas si l’on ne répète pas nos erreurs. Entendant alors la femme que j’aime me dire qu’elle voulait que je sois le père de ses enfants ne put m’empêcher de sentir un peu plus mon cœur battre tandis que je remontais ma main vers la sienne au niveau de mon cœur pour lui prendre et entrelacer nos doigts en la regardant et la laissant terminer. Le sentant alors finir par ne pas terminer ses phrases, j’approchais de ses lèvres pour l’embrasser avec une pointe de tendresse, sans mot, je résumais alors en la regardant dans les yeux. Remontant une autre main qui caressait son épaule vers une mèche de ses cheveux et l’en dégager de son visage. Il y avait tellement de choses que nous avions encore besoin d’apprendre de l’autre. Des surprises par milliers et des mystères à résoudre que nous explorions un peu tous les jours. Là, nous avions vraiment vécu notre première peine de couple… notre première tristesse alors que cette perte était arrivée du jour au lendemain sans même que nous imaginions celle-ci possible. Je ne la quittais pas du regard et finissant par approcher pour lui voler un baiser et sourire contre ses lèvres. « Tout ce que tu veux… », disais-je simplement en trouvant cela vague et souriant faiblement, pas capable de faire mieux pour l’instant, tout venait petit à petit pour me soulager et la soulager à la fois. Me disant que je devrais développer, je soupirais doucement d’aise en m’installant autrement afin qu’elle soit quant à elle plus confortable et la regardant. « Je ne sais peut-être pas si on est prêt ou alors si je pourrais être un bon père… porter un enfant fragile, j’aurais tellement peur de lui faire du mal. », je parlais bien sûr d’une douleur sans intentions… comme le serrer de trop par exemple. C’était ce qui me faisait peur. Je ne voulais pas blesser mon enfant et donc notre enfant. Je la regardais toujours en refusant de perdre son retour. J’avais l’impression que lâcher son regard effacerait mes mots. Comme si je ne pourrais lui dire autrement, comme si j’en serais incapable. Je ne pus m’empêcher de caresser sa joue en la regardant intensément. « Mais une chose donc je suis persuadé c’est que j’en ai envie, j’ai envie aussi de fonder une famille avec toi-même si je dois avouer que je n’aurais jamais pensé un jour que cela serait possible et que j’ai peur de ne pas être celui qui serait parfait pour te rendre heureux… je ne cesse de me dire que tu mérites bien mieux que moi. Tu mérites mieux qu’un gars qui a du sang sur les mains… tu sais, je me dis que c’est de ma faute… la justice s’en est pris à moi sans le savoir en étant des plus cruels. Le karma… », je fis une moue en la regardant. « Je veux le meilleur pour toi et je te promet de te l’offrir. On attendra l’avis des docteurs et on avisera. Cela ne serait surement pas ce soir… peut-être pas demain non plus ou même pas cette semaine mais dès que cela pourra arriver… cela arrivera et je ne baisserais pas les bras… Oh non… on aura une équipe de foot peut-être ? Et des majorettes ! », Bien entendu, je disais ça pour rire… et nous détendre un peu. Je ne me rendais pas compte que ça venait tout seul à l’idée de penser à l’avenir… je m’auto-soignais. Je n’étais pas prêt d’oublier le drame mais je le surmontais. Je ne voulais pas une énorme famille.. un ou deux comme mes parents ? Peut-être 3 ? Mais Un équipe de foot et les majorettes, peut-être un peu trop ambitieux sur le moment cependant on ne peut pas réellement m’en vouloir de vouloir l’être. Alors que je refermais les yeux en calant ma tête dans son cou, j’y déposais un tendre baiser. « Et tout ira bien, j’en suis certains. Je serais là, on fera des tests régulièrement… plus de douches sans être couverture comme pour aller en Alaska… », je souriais doucement à me tentatives d’humour sans en rire, je n’avais pas le cœur à rire. « Et je te ferais l’amour sans répits pour que tu puisses tomber enceinte… le plus rapidement si je le pouvais… », là, je n’étais pas capable de le faire surtout qu’un docteur pourrait débarquer et que j’étais encore un peu sous le coup de l’émotion. C’est comme la migraine pour les femmes. Enfin, j’étais bien et c’est alors qu’un infirmier frappait sur la porte avant d’entrer et nous sourire. « Bonsoir… », disait-il en regardant alors sa planche et ses papiers. Je le saluais d'un hochement de tête. « Bonsoir… », ajoutais-je par politesse et le laissant alors papoter avec Evangeline. Rassuré qu'elle aille bien et puisse sortir. « Vous êtes mignons, j’aime voir ce genre d’images dans mon boulot. C’est bien plus agréable que les vieux qui ont besoins d’une piqure dans les fesses ! », il riait doucement. Décidément, c’était le clown de l’hôpital qui arrivait là ? « C’est le docteur qui m’envoie… il me dit de vous faire signer ceci et qu’ensuite… vous pouvez rentrer ! », il souriait à Evangeline en la regardant et approchant. « Je peux vous retirer tout cela ? », il montrait les fils en souriant. « Apparemment tout est en ordre… si vous sentez quoique ce soit d’anormal, vous pourrez l’appeler même si là, le petit coquin avait rendez-vous avec la fille du directeur…. », je l’écoutais en regardant Evangeline et souriant doucement en me redressant et descendant du lit. Je me demandais s’il n’était pas le cancan de l’hôpital pour nous balancer tout sur les couples. J’étais amusé sans le montrer ou même avoir envie d’en rire. Je ne pouvais pas. Je regardais alors les papiers et les brochures ainsi que les notes qu’il avait laissé sur les fausses-couches et l’après. Il paraissait vouloir assez bien s’excuser de son départ sans s’occuper de nous ce qui n’était pas grave, il avait le droit de décharger sur son infirmier au donc. Je contemplais les brochures et les lisant attentivement en regardant l’infirmier du coin de l’œil tandis qu’il s’occupait des machines. Je regardais ensuite Evangeline et les sandwichs. « Mon ange ? T’es sure que tu ne veux rien avaler ? », demandais-je d’une certaine façon… pour m’assurer qu’elle aille mieux ou ne mange. Je m’inquiétais…

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M. HENRY GRAYSON « I DON'T KNOW WHERE I'M AT »
Not ready to let go. Cause then I'd never know. That I could be missing. I'm missing way too much. So when do I give up what I've been wishing for I shot for the sky. I'm stuck on the ground. So why do I try, I know I'm going to fall down. I thought I could fly, so why did I drown ? Can't find another way around. And I don't want to hear the sound, of losing of what I never found.
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MessageSujet: Re: Henry ○ Aucune prise contre le destin ...    Sam 21 Avr - 21:04
La vie peut parfois être tellement injuste. Pourquoi fallait-il que les choses tournent de cette façon ? Pourquoi fallait-il qu’ils traversent ca et pourquoi maintenant ? Pourquoi fallait-il qu’on leur retire cet enfant qui n’était même pas encore présent ? Pourquoi d’autres avaient la possibilité d’avoir des enfants sans être capable de s’en occuper convenablement ? Henry venait de lui mettre tout cela en tête et elle ne savait plus se concentrer sur autre chose sur l’instant. En allant jusqu’à demander au jeune homme s’il pouvait aller chercher à manger, sans que ce soit réellement nécessaire, mais juste pour pouvoir être seule quelques minutes pour réfléchir à tout cela. Elle avait tellement de doutes et de questions en tête qu’elle ne parvenait plus à faire le point correctement et une fois seule elle réalisait que s’isoler et se renfermer n’était pas du tout la meilleure chose qui soit. Et le passage relativement rapide de la psychologue avait finit par la conforter dans cette idée. Elle savait qu’elle ne devait pas rester seule et se renfermer. Elle n’était pas la seule dans cette histoire et elle ne pouvait pas laisser Henry de coté. Ils étaient là dedans tous les deux, partageaient les mêmes difficultés et ne pouvaient pas faire comme si de rien n’était. Entendre la psy lui dire ce qu’elle savait déjà, ce qu’elle devait garder en mémoire, ce qu’elle ne pouvait pas nier, était réellement nécessaire pour elle. C’était la meilleure solution qui soit pour reprendre sa vie en main et éviter de se laisser trop envahir par la douleur. Elle devait surmonter rapidement cette perte qui n’en était pas réellement une. Elle n’avait pas attendu cet enfant, ne savait même pas qu’il était présent. Elle n’avait pas eut le temps de s’y attacher comme il se doit pour le pleurer réellement. Et même si elle se doutait que son attitude semblerait étrange à Henry, elle sentait que les choses avaient changées. Au retour du jeune homme et alors qu’il demandait à s’installer à coté d’elle, elle réalisait un peu plus encore ce qu’ils venaient de traverser ensemble et ce dont elle avait envie à partir de cet instant. Elle avait beau savoir que si le destin en avait décidé ainsi ils n’auraient rien put pour l’arrêter. Etait-ce le destin qui avait choisit qu’elle tombe malade quelques jours plus tôt alors qu’elle était déjà enceinte ? Etait-ce le destin qui avait choisit de leur retirer cet enfant si rapidement, avant même qu’ils aient eut le temps de s’y attacher ? Peut-être valait-il mieux le perdre maintenant que d’avoir eut conscience de cette grossesse, de s’y être préparé, de s’être attaché à ce bébé et se retrouver finalement déçu de sa disparition. Et plus elle y pensait, plus faire face à toute cette histoire semblait difficile. Comment parviendraient-ils à se relever de cela et à s’en remettre sans en souffrir ? Ils ne pourraient pas oublier, revenir en arrière et faire comme si de rien n’était. Ce ne serait pas possible, mais ils pouvaient faire en sorte de se reprendre, de rebondir et redémarrer leur vie en tournant cet incident en avantage. Elle se laissait convaincre par Henry. Elle ne devait pas se laisser aller et se sentir coupable. Elle ne pouvait pas savoir qu’elle était enceinte ni que les choses se passeraient ainsi. C’était impossible à prévoir en détail même si la possibilité qu’elle soit enceinte était là. Ils avaient tout fait ou presque pour que le risque devienne une possibilité et ils auraient dut s’attendre à ce que les choses se passent ainsi finalement. Elle aurait dut faire plus attention et s’assurer que les risques n’avaient pas eut de conséquences avant de prendre quoi que ce soit qui aurait put poser problème. Et comment aurait-elle put être sure que l’un des médicaments qu’elle avait prit aurait eut cet effet là ? Ce n’était pas quelque chose d’habituel, enfin elle ne pensait pas que ce soit quelque chose qui arrivait souvent. Alors comment aurait-elle put prévenir les choses alors ? Elle saurait à l’avenir qu’elle devrait faire attention à tout et elle n’était certainement pas prête de prendre des médicaments sans être sure de ne courir aucun risque. Elle se laissait consoler et cajoler par Henry qui semblait aussi mal qu’elle et qui finalement, tenait plutôt bien le coup. Elle s’étonnait qu’il n’ait pas craqué plus que ce coup de nerf qu’il avait eut un peu plus tôt. Elle s’étonnait qu’il reste si calme et qu’il ne montre rien de plus. Certes il voulait certainement se montrer fort pour elle et faire en sorte de tenir le coup pour la soutenir de son mieux, mais ca ne semblait pas totalement naturel et elle se serait attendu à une tout autre réaction. Certainement comme lui ne s’attendait pas à ce qu’elle réagisse ainsi et qu’elle se mette dans la tête l’idée de retomber enceinte si rapidement. Elle lui laissa d’abord le temps de réagir et de comprendre ce qu’elle lui disait, craignait quelque peu sa réaction et la façon dont il interpréterait tout cela. Il ne dit rien, la laissa parler et elle put expliquer en détail ce qu’elle avait à l’esprit. Pas la moindre interruption qui aurait put lui faire perdre le fils ou oublier un détail, rien. Et lorsqu’elle eut finalement terminé, elle se sentait mieux et moins bien en même temps. Ce silence semblait pesant et elle craignait un peu la réaction du jeune homme, ce qu’il pourrait dire et surtout penser face à sa réaction et cette décision assez brusque et rapide d’avoir un enfant. Elle lui laissait le temps de réagir et d’assimiler tout cela. Elle restait calme, convaincue que s’il ne réagissait pas c’était parce qu’il cherchait la meilleure façon de le faire et d’exposer son avis à son tour. Et même si le fait qu’il prenne sa main, qu’il se rapproche un peu plus encore et qu’il se montre doux avec elle semblait être un bon point, elle gardait à l’esprit la possibilité qu’il avait de changer de comportement et d’avis. Elle resta surprise un instant par sa simple réponse. « Tout ce que tu veux. » Etait-il sérieux là ? Comptait-il lui passer le moindre de ses caprices et accepter tout ce qu’elle pourrait vouloir ? Elle l’observait l’espace d’un instant, tentant de comprendre ce qu’il pouvait avoir à l’esprit lui aussi à cet instant, avant qu’il se décide à parler et à donner à son tour son avis sur la question. Elle le laissa se décaler et s’installer un peu mieux, tentant de l’aider avant de se replacer à coté de lui à son tour. Elle avait envie de répondre en l’entendant parler, exposer une partie de ses craintes et surtout celles concernant son éventuel statut de père, mais elle s’en abstint sur l’instant. Elle savait qu’il serait un très bon père et elle n’en doutait pas une seconde, mais elle comprenait que lui en doute, elle-même doutait de ses possibilités et ses capacités. Et elle fit bien de ne pas intervenir en l’écoutant continuer. Elle souffrait de la façon dont il se voyait et des craintes qu’il avait. Elle savait qu’il ne méritait pas ce qu’il s’infligeait à lui-même. Elle ne pourrait pas trouver mieux, elle en était sure, mais comment lui expliquer cela correctement ? Ca n’était pas simple et elle ne pouvait pas expliquer cette vision des choses. Elle le savait c’est tout. Elle n’en doutait pas une seule seconde. Elle préféra à son tour de ne pas le couper pour l’instant et le voyait finalement s’arrêter une minute après avoir parlé d’avoir une équipe de foot et des majorettes, elle ne put s’empêcher de réagir. « Je ne sais pas si je mérite mieux ou pas, mais je sais que je ne veux pas autre chose et quelqu’un d’autre que toi et il va falloir que tu te rentres ca dans le crane. Je me moque de ce que tu penses et que tu crois que je mérite mieux, tout ce qui compte c’est ce que je veux, non ? » Elle n’avait pas envie de le voir se faire du mal et souffrir pour des bêtises de ce genre là. Elle ne voulait pas qu’il craigne quoi que ce soit à cause de son passé. Il ne correspondait plus du tout à ce gars et il faudrait qu’il s’en rende compte un jour ou l’autre. Elle ne voulait pas avoir mieux même si elle pouvait mériter mieux, il se pouvait aussi que ce soit quelque chose de moins bien qui l’attende, et elle était suffisamment heureuse et comblée à cet instant pour ne pas vouloir aller voir ailleurs et voir si elle pourrait avoir mieux. Observant Henry l’espace d’un instant, elle lui fit une légère grimace avant de répéter. « Une équipe de foot ? Et des majorettes ? » Elle se doutait qu’il n’était pas sérieux, en tout cas elle l’espérait. Elle ne se voyait pas avec autant d’enfants et n’était même pas sure de pouvoir en gérer plus d’un à la fois, mais il n’empêchait que l’envie d’avoir un enfant était bien là et elle ne semblait pas prête à mettre cela de coté et à abandonner l’idée. Evangeline restait là à observer Henry et se rendant compte petit à petit qu’il semblait aller mieux, retrouver un semblant d’humour et de sourire, elle se disait qu’ils étaient sur la bonne voie et qu’il fallait continuer ainsi. Elle se laissait cajoler encore un peu, libérant une main tant bien que mal pour aller à son tour lui caresser les cheveux. Elle se sentait bien là à cet instant et malgré ce qu’il venait de se passer. Elle n’avait pas peur de la suite et savait que tout se passerait parfaitement et les paroles d’Henry ne pouvaient qu’encourager cette idée et cette envie. Elle sourit légèrement à sa remarque, il était certain qu’elle ferait bien plus attention à la suite si elle décidait de retomber enceinte. Il était hors de question que les choses se passent à nouveau de cette façon. Et alors qu’elle réfléchissait à tout ce qu’elle pourrait faire pour s’assurer de tomber enceinte et ne prendre aucun risque de perdre à nouveau le bébé, Henry lui sortit une phrase à laquelle elle ne s’attendait pas vraiment. La jeune femme observa son compagnon un instant sans savoir s’il était sérieux ou non, ne pouvant finalement retenir un léger sourire. Visiblement il était plus que sérieux et semblait plus que partant pour tout ce dont elle avait parlé. Et même si ca n’arrivait pas si vite qu’ils le voulaient, savoir qu’ils étaient ensembles et sur la même longueur d’onde aiderait à tenir le temps nécessaire. Elle n’eut pas le temps de répondre quoi que ce soit qu’on frappait à la porte et qu’un infirmier entrait. Elle le salua poliment, l’écoutant parler et s’amusant un peu de ses commentaires. Il était sur que ce n’était pas forcément le genre de spectacle qu’il devait avoir l’habitude de voir. Entre s’occuper des personnes âgées, des blessures plus ou moins graves et agréables des gens et gérer les problèmes de réaction face à l’annonce d’un accident, d’un décès ou d’une maladie grave, leur spectacle qu’ils offraient était bien loin de tout cela. Elle sourit légèrement, un peu surprise lorsque l’infirmier lui dit qu’elle allait pouvoir rentrer. « Vraiment ? Déjà ? » Elle s’attendait à ce qu’on veuille la garder en observation pour la nuit ou ce genre de chose, mais visiblement l’attitude du jeune homme laissait penser que le départ pouvait se faire d’une seconde à l’autre. Elle l’observa un peu étrangement il fallait bien avouer lorsqu’il proposa d’ôter tout ce qui la reliait encore à des machines et des médicaments. Elle acquiesça, se redressant légèrement pour faciliter les choses alors qu’Henry descendait du lit et qu’on lui retirait tout cet attirail. Elle préféra ne pas tenir compte de la remarque concernant les activités actuelles du médecin, mais elle gardait à l’esprit le fait qu’elle n’aurait qu’à appeler si jamais il y avait à nouveau un problème. Elle espérait bien ne plus avoir à remettre les pieds dans cet hôpital avant un moment et surtout pas pour une histoire comme celles qui l’y avaient amené jusqu’à présent. Elle observait l’infirmier qui terminait de la délivrer de tous ces fils lorsqu’Henry reprit la parole. Elle tourna la tête vers lui l’espace d’un instant, observant les sandwichs sans grand appétit, mais tentant de voir le bon coté. « Emmènes les, je verrais une fois à la maison. » Elle n’avait pas envie de s’éterniser ici et c’était surement compréhensible. Elle voulait quitter les lieux le plus rapidement possible et elle pourrait bien attendre d’être de retour à la villa pour manger. Une fois que tout fut en ordre, elle débranchée et rhabillée et les papiers signés, Evangeline se sentit enfin libérée d’un poids en quelque sorte. Ne plus se trouver là pourrait surement aider à se remettre de ce qu’il venait de se passer et elle comptait là-dessus pour reprendre le dessus et s’en sortir totalement. Le retour à la villa se fit dans le plus grand calme et même si elle voulait se débrouiller seule pour rentrer, Henry semblait attentif au moindre détail, prêt à bondir pour l’aider en cas de besoin. Une fois à la villa, elle se retrouva face à cette grande maison vide, se rendant enfin compte de ce qu’il venait de se passer. Avançant doucement, elle alla finalement s’installer dans le canapé l’espace d’un instant. Observant l’espace autour d’elle et Henry, elle réalisait que cette idée d’avoir un bébé était peut-être précipité, mais ca restait ce qu’elle voulait à cet instant et elle ne renoncerait pas à cela pour le moment. Se relevant finalement alors qu’Henry posait les sandwichs sur le bar, elle comprenait qu’elle allait devoir se forcer à manger. Venant finalement se blottir contre son compagnon l’espace de quelques secondes pour se laisser du temps et tenter de reprendre le cours de la réalité, elle finit par capituler. « Je crois qu’un sandwich ca ne passera pas … mais une soupe peut-être plus. Tu pourrais en préparer une le temps que je prenne une douche ? » Elle l’observa un instant. Elle ne demandait pas forcément à être seule, mais après cette journée elle sentait que le seul moyen de se remettre d’aplomb serait déjà d’éliminer d’elle et de ses vêtements les odeurs liées à l’hôpital. Ce n’était généralement pas agréable du tout et elle savait que cela resterait trop évocateur pour elle pour l’instant. Elle préférait éliminer toute trace de ce passage pour le moment. Après avoir eut l’accord d’Henry, elle se décida à monter, prenant son temps pour ne pas risquer de se faire mal ou quoi que ce soit dans le genre et fila sous la douche où elle resta près d’un quart d’heure avant de se décider à en sortir. Elle avait un peu de mal à bouger et hésitait à faire certains mouvement ce qui la ralentissait un peu. Elle s’enveloppa dans une serviette avant d’enfiler la première chose qui lui tombait sous la main, à savoir un simple pyjama et de rejoindre sa chambre où Henry l’attendait avec sa soupe et où elle retrouva les brochures fournies par l’infirmier et qu’elle avait monté avec elle. Elle n’était pas sure que ces papiers les aideraient, mais ca ne coutait rien d’y jeter un coup d’œil et de voir ce qu’ils pourraient en apprendre. Elle s’installa finalement sur son lit, récupérant le bol de soupe et en avalant une gorgée alors que son regard trainait sur ses brochures. Elle avait tellement de questions sans réponses à cet instant qu’elle se demandait si elles en trouveraient bientôt. Elle observa Henry qui en avait récupéré une. Etait-ce pour la lire ou juste s’occuper ? Elle n’en savait rien, mais peut-être pourrait-il y trouver des réponses à ses questions ? Avalant une nouvelle cuillérée de soupe, elle se décida finalement à demander. « Tu crois que ca sera possible d’ici combien de temps ? » Elle ne savait pas ce qu’il était conseillé de faire, le temps qu’il fallait mieux attendre et surtout le temps qu’il faudrait à son corps pour s’en remettre. Elle se doutait que les choses variaient d’une femme à l’autre, mais elle voulait avoir ne serait-ce qu’une idée de ce qu’il en était, de ce qu’il faudrait faire ou attendre avant de pouvoir à nouveau envisager de se lancer et faire cet enfant. Elle n’était pas sure que sa question soit logique et bien venue. Elle venait juste de faire une fausse couche et comme l’idée d’avoir un enfant le plus rapidement possible, elle se disait que c’était plutôt étrange comme réaction et que c’était peut-être même un peu contre nature. Normalement elle était sensée pleurer ce bébé qu’elle avait perdu, pas l’enterrer, l’oublier et en faire un autre pour compenser. Elle avait un peu l’impression de passer pour un monstre à cet instant en voulant repartir tout de suite de l’avant … Mais elle ne pouvait s’empêcher de se poser des questions et de vouloir que les choses se passent bien cette fois. C’était important pour elle et surtout elle se disait que ce serait une preuve pour Henry que le karma ou le destin ne lui en voulait pas et qu’il pouvait à présent avoir une vie normale loin de tout ce qu’il avait fait auparavant. Elle était à moitié de son bol, s’étonnant presque d’avoir réussit à en avaler autant après ce qu’il venait de se passer lorsqu’elle posa finalement sa cuillère sur le plateau et posant une nouvelle question. « Et on n’en a jamais parlé en détail mais … tu voudrais combien d’enfants et garçons ou filles ? » Il avait parlé d’avoir une équipe de foot et les majorettes ce qui signifiait avoir plus d’une dizaine d’enfants. Elle ne se sentait pas capable d’affronter cela et même si elle se doutait qu’il plaisantait sur l’instant, elle se demandait ce qu’il pouvait espérer de l’avenir et ce qu’il envisageait réellement.
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I would like to hold your little hand
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How we will crawl, we will...
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✔ HUMEUR : Bonne, comme vous ?
✔ EN JEUX : Possible (voir le sujet)
✔ SURNOMS : Henry qu'il rit et qui pleure, c'est la clé du bonheur ! -sort- Tout ce que vous voulez. Marshamallow pour les intimes ou Chocolove mais encore Loveur !
✔ LA CITATION : Exister est bon ; non pas meilleur qu'autre chose ; car exister est tout, et ne pas exister n'est rien.




MessageSujet: Re: Henry ○ Aucune prise contre le destin ...    Dim 22 Avr - 4:57
Destin ϟ abbatons-le ?
« Inquiet un jour, inquiet toujours mais comme quoi... qui vivra... verra... » Au fond, peut-être que le destin pensait que nous n’étions pas encore prêt ? Il voulait vraiment faire réellement désirer cette grossesse… nous rendre faible à l’idée de fonder une famille ? Il voulait vraiment que tout devienne réel ? Encore plus réel. Depuis un mois, j’avais l’impression de vivre dans une sorte de rêve… tout s’enchainait et nous étions bien, comme sur un petit nuage. Je connaissais cette jeune femme depuis deux mois et légèrement plus. Je ne voulais déjà plus me passer d’elle. Je ne voulais plus me passer de son parfum, de sa respiration alors qu’elle dort, je ne voulais plus me passer du moindre détails… comme le moment où elle ouvre ses yeux quand elle sort du sommeil… simplement des bêtises sans raisons au fond mais je ne voulais pas vivre sans tout ça, je pensais même encore à son rêve… elle l’avait fait… il y a un peu plus qu’un mois et elle pensait donc au mariage… c’était encré encore dans ma mémoire comme l’enfant et le fait qu’elle dise que nous aurions un petit garçon. Tout ça ne quittait pas ma tête et ça me mettant un peu à la bouche. Je me dis parfois que le fait qu’on vive déjà ensemble jouait assez fort. On savait déjà que l’on pouvait supporter de vivre ensemble et que l’on pouvait simplement le faire. Une vie n’est pas simple à gérer à deux mais nous y arrivions depuis un bon mois. C’était mieux que rien mais ça donnait encore envie de plus… envie d’une vie et combler surtout les petites pièces vides de cette grande maison. Enfin en parlant de ça, je n’arrivais pas à oublier le fait de cette fausse couche. Elle parlait de vouloir un enfant de moi, en avoir envie et l’entendre le dire ne pouvait que m’aider à me sentir mieux. Ce n’est pas une chose qu’on s’attend toujours à attendre aussi vite mais après cette perte surtout… encore plus en sachant que nous étions ensemble depuis seulement un mois mais là, c’était vraiment parfait de l’entendre dans un sens… cela me rendait même encore plus amoureux si c’était possible. Etrange ? Je devrais avoir peur ou être effrayé, je voulais sentir ça aussi dans un sens et oui, je le sentais mais pas vraiment pour les mêmes raisons que je ne le voudrais. Je voulais me dire qu’on allait bien trop vite mais là, j’en étais totalement incapable. L’entendant juste me dire en avoir envie m’en donnait envie. La façon dont elle le disait et me faisant comprendre qu’elle ne voulait pas seulement un enfant mais elle voulait un enfant avec moi ou de moi ce qui en somme était pareil à mon écoute. Cela suffisait amplement à même me rendre rêveur. Tandis que je laissais un petit silence qui n’était pas vraiment voulu au fond, je restais un peu plongé dans mes pensées et ma rêverie en sortant alors de mes pensées pour lui dire qu’elle pourrai avoir tout ce qu’elle voulait et ensuite, j’enchainais. J’étais sérieux, bien sûr. J’exprimais par la suite mes doutes, mes peurs sans même m’en rendre compte, j’ouvrais « ma boite ». La boite dans laquelle j’avais renfermé tellement de noirceur sur le moment où je voulais être là pour elle et pas qu’elle ne s’inflige ma souffrance. Je l’écoutais alors tandis qu’elle profitait d’un silence après une base d’humour pas vraiment réussie enfin oui et non, je ne pense pas qu’elle avait remarquée que je n’étais pas sérieux. Je fis une petite moue en l’écoutant et baissant un peu le regard comme le petit garçon qui se fait un peu engueuler ! Je la regardais aussi qu’elle eue finie en hochant la tête et lui offrant un léger sourire. « C’est tout, désolé… je dois arrêter de douter de moi. », je reprenais ma légère moue en prenant alors encore un fin silence avant de reprendre la parole. Je ne pouvais que m’empêcher de rire, un brin et tout légèrement… un peu nerveux aussi alors qu’elle redemandait pour l’équipe de foot et les majorettes en souriant doucement. « Et Oui… tout ça… et peut-être plus encore… », répondis-je donc sans vraiment. Oui, je laissais présage que nous pourrions être rapide. C’était certainement loin d’être une bonne idée, non ? Je ne savais pas réellement au fond mais on s’en fichait pour tout dire car je voulais juste être heureux et le dire sur le moment… me rendait un peu mieux, j’en avais besoin même si je savais que cela ne serait surement pas aussi rapide bien qu’au fond… je pourrais mais c’était aussi une bonne excuse pour lui faire l’amour sans répit, petit coquin que je suis. Chut… on ne lui dira pas qu’il y a un peu de la bonne excuse enfin… je dis ça mais je suis sérieux tout de même. Oui, si elle le voulait, je le ferais. L’entendant me demander si c’était vrai alors que l’infirmier entrait, je souriais en la regardant. Un vrai sourire et un peu mystérieux, je ne disais rien et laissant planer la réponse alors que l’infirmier avait pris la parole. J’écoutais, content qu’elle puisse sortir et ne voulant pas du tout me retrouver encore trop longtemps ici. Je feuilletais les brochures en restant distrait par l’infirmier qui retirait tous ce qui étaient accrochés à la jeune femme et m’inquiétant alors un brin pour elle tandis que je regardais rapidement les sandwichs. J’hochais doucement la tête en entendant sa réponse et ne pouvant m’empêcher de m’inquiéter tout de même sachant aussi que l’on devrait retourner à l’université pour aller prendre nos voitures, surement une des deux seulement mais oui. Pourtant quand je descendis, je trouvais déjà la mienne à l’entrée avec les clés et un petit mot de la secrétaire qui avait pris soin de nous l’amener. Les clés étaient restées sur mon bureau et apparemment aussi ma veste et tous mes papiers , je pensais à la remercier et heureusement que nous devions passer à la réception en partant sinon je n’aurais surement jamais été au courant de la présence de mes clés… ne pensant pas à regarder mon portable et voulant juste me déconnecter du monde, je l’avais éteint. Une fois que nous étions rentrés, tout semblait plus étrange. Comme si notre bulle avait changée. Un petit arrière fond de silence… un lourd silence tandis que j’allais au bar en direction de la cuisine, posant les sandwichs et la regardant dans le canapé, un peu soucieux pour elle et allant au frigo pour prendre une bouteille d’eau et la sentant alors se blottie contre moi en l’enlaçant alors et déposant un baiser dans son cou en l’écoutant attentivement avant d’hocher la tête. « Je peux faire ça, bien sûr ! Files prendre une bonne douche. Ça te fera un bien fou ! », disais-je alors en caressant ses bras et la laissant filer en la regardant. Je me demandais si elle allait mieux et comment ça se passait pour elle. C’était plus fort que moi, je m’en fichais clairement de me sentir bien ou mal ou même entre les deux. J’avais l’habitude de jongler entre les 3 sentiments et puis c’était peut-être plus simple pour moi d’être entre les deux parfois… disons que ça ralentissait les chutes en général. Et je buvais alors une gorgée d’eau en me mettant à l’ouvrage pour une soupe. Je prenais rapidement de quoi en préparer une et hop, elle chauffait. Je servis un bol sur un plateau avant d’y mettre un morceau de pain tout de même et ma bouteille d’eau plus une autre en grimpant rapidement à la chambre. Je n’avais pas réellement faim et pourtant je voulais qu’elle mange… étrange ? Oui, je dois dire que c’était étrange mais je savais que ça serait terminé dès demain et que je dévaliserais surement le frigo au réveil. C’était tout ce que j’avais besoin de faire pour être aux petits soins ? C’était tout ce que je faisais donc. Lentement et rapidement à la fois, le travail fut accompli et le plateau se trouvait sur le lit tandis que je retirais ma cravate en la regardant revenir et m’assoir sur le lit en prenant la brochure et lisant, plus vite pour m’occuper car j’en avais déjà épluché quelques-unes à l’hôpital. Je relevais mon regard vers elle à sa question en penchant la tête et me redressant pour poser ma cravate et lui sourire doucement, vraiment doucement. « Si j’ai bien compris, ils suggèrent d’attendre un cycle mais ce n’a pas d’importance ! », répondais-je donc en haussant les épaules. « Je pense donc que c’est quand nous le voulons… mais je ne veux pas prendre de risques… », je fis une petite moue. Il était plus fort que moi après avoir lu qu’il fallait laissé tout se réparer de me demander si ce n’était pas dangereux de ne pas attendre le temps que cela se remette en place et pourtant dans un autre sens… je ne voulais pas attendre sans trop être trop rapide aussi. C’était super complexe dans ma tête et plus fort que moi, je repensais encore à cette fausse-couche. C’était encore bien trop ans ma tête mêmes je m’efforçais de ne pas y penser. Cela rendait la chose bien plus facile. Je retirais alors ma chemise, bouton par bouton en finissant par me déshabiller et enfiler un pantalon de lin blanc pour la nuit. Me retournant vers elle en l’entendant, je fronçais les sourcils et penchais la tête. Je n’y avait pas vraiment réfléchi pour tout dire ce qui rendait cette question bien compliquée pour moi. Je m’approchais alors en prenant le plateau et le posant sur la table de nuit en me penchant vers elle et posant un baiser sur ses lèvres. « Hummmm… une petite dizaine… », disais-je alors en lui volant un baiser avant de me redresser et retirer ma montre en la posant sur ma table de nuit. « Un peu de tout, peut-être même un des deux sexes ? », je souriais doucement en m’efforçant de tenter de nous détendre avec un brin d’humour mais je n’étais pas très convaincant avec moi-même sur ce coup. Cela me bloquait totalement et je soupirais doucement en faisant une moue et la regardant avant de m’allonger sur le lit par-dessus les couettes et prenant sa main en la caressant doucement avec le pouce et tentant de reprendre un peu de moi-même. « Je n’y ai jamais réellement réfléchi… je ne veux pas une grosse famille. J’ai l’idéale d’un ou deux enfants peut-être même trois et peut-être une mini-Evangeline avec des cheveux aussi brun et soyeux que ceux de sa maman et un sourire presque… », je me redressais alors en l’embrassant avec tendresse et la faisant un peu basculer en prolongeant ce tendre baiser et souriant contre ses lèvres. « Identique. Peut-être aussi un mini-Henry qui s’inquiéterait pour sa maman au moindre crac du plancher. Un mini-Henry avec des yeux bleus à couper le souffle… hummmm ! », je fronçais un peu le nez. « Il parait que mes yeux sont beaux, je ne suis pas loin d’être modeste pour autant… », je l’avais souvent entendu alors que je ne trouvais pas mes yeux magnifiques, ils étaient juste mes yeux pour moi ce qui était bien suffisant pour un globe oculaire. Je posais alors mes mains sur ses joues en la regardant dans les yeux et lui caressant la joue. « Tu sais… je t’aime et je m’en fiche royalement que l’on ait 5 enfants ou 50 même rien que par ce qu’il serait avec toi. Que ce soit un petit homme ou une petite fille qui nous rendrais surement dingue à l’adolescence en s’amusant avec les crétins surfeurs et crois-moi… je connais ça. », je souriais doucement en la regardant et allant ensuite caler ma tête dans son cou et y déposer un tendre baiser en profitant de son parfum pour me détendre même si c’était seulement celui du gel douche, cela suffisait royalement. « Et si on avait su que tu étais enceinte… plus tôt, on aurait pu éviter ça, je suis certain… J’aurais dû t’écouter quand tu disais ne pas savoir pourtant tu te sentais étrange… on aurait dû deviner qu’un truc clochait enfin je ne sais pas… je me dis ça mais j’en sais rien… », je redressais alors mon regard en quittant son cou et la regardant en caressant ses cheveux. « Comment tu te sens ? », je fis une petite moue en la regardant. « Je comprendrais que tu n’ailles pas bien mais je me dis que peut-être que trop presser à passer à autre chose n’est pas une bonne idée… t’es certaines que tout se passe bien ? », rajoutais-je alors en m’inquiétant et vouloir m’assurer que tout était bien de son côté. Je ne la quittais pas du regard en tentant de pouvoir percevoir si elle était juste mal ou bien ou si elle voudrait me conserver en restant évasive. Je ne voulais rien manquer.

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M. HENRY GRAYSON « I DON'T KNOW WHERE I'M AT »
Not ready to let go. Cause then I'd never know. That I could be missing. I'm missing way too much. So when do I give up what I've been wishing for I shot for the sky. I'm stuck on the ground. So why do I try, I know I'm going to fall down. I thought I could fly, so why did I drown ? Can't find another way around. And I don't want to hear the sound, of losing of what I never found.
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MessageSujet: Re: Henry ○ Aucune prise contre le destin ...    Dim 22 Avr - 16:40
La vie est un long fleuve tranquille. C’est ce que dise beaucoup de gens, mais par moment ce long fleuve tranquille se transformait en une rivière déchainée que rien ne peut calmer. C’était un peu l’impression qu’avait Evangeline à cet instant. La comparaison était grossière, mais certainement plus proche de la réalité que l’idée d’un fleuve tranquille. Elle rencontrait une période de calme depuis quelques temps, depuis son arrivée à Sydney en fait. Une période qui lui permettait de souffler, d’oublier tout son passé et de se laisser vivre une nouvelle vie. Mais on ne peut pas vivre sans que des embuches se placent sur votre route. On ne peut pas même seulement imaginer que les choses resteraient aussi calmes et tranquilles pour toujours. Il fallait bien un peu de piment dans la vie pour permettre de la relancer, d’éviter la routine et de sombrer dans quelque chose de monotone et lassant. Et même si ces dernières semaines semblaient être un long fleuve tranquille, les troncs qui se plaçaient au milieu de son chemin semblaient de plus en plus difficile à surmonter. Sa rencontre avec Henry, leur installation ensemble, leur mise en ménage, il s’agissait de bonnes choses et elle aurait aimé se contenter de cela. Mais il fallait bien quelques embuches pour les pousser à profiter un peu plus encore de la vie et pour les décider à avancer plus rapidement que d’ordinaire. Son accident même s’il avait été minime lui avait ouvert les yeux sur le fait qu’elle devait profiter de la vie et ne pas perdre trop de temps à réfléchir et à se laisser vivre. Elle voulait croquer la vie à pleine dent à présent et n’hésiterait pas à accélérer les choses sur certains sujets. Et là avec cette fausse couche, elle se rendait compte un peu plus encore que certaines choses ne tenaient qu’à un fil. Son couple avec Henry était solide, elle en était convaincue, le savait et n’en douterait certainement jamais. Son avenir semblait bien assuré avec un travail qui lui plaisait et tout ce qui allait avec. Malgré tout il manquait quelque chose, un détail auquel elle n’aurait pas crut penser si rapidement. Un détail qui pourrait rapidement prendre une place très importante dans sa vie. Un détail qui n’en était pas totalement un en définitive. Un détail dont elle prit conscience un peu plus encore en rentrant à la villa et retrouvant le confort de cette maison associé à son silence et ce calme bien trop pesant à cet instant. Elle ne voulait pas presser les choses et faire en sorte que tout aille trop vite, mais cet incident lui avait fait prendre conscience de quelques détails à coté desquels elle ne pouvait plus passer. Elle ne voulait plus passer à coté de sa vie et se retrouver à regretter encore certaines choses qu’elle pourrait déjà avoir. Jusqu’à ce jour elle n’avait plus vraiment envisagé l’idée de se marier et d’avoir des enfants. C’était dans son esprit bien entendu, mais elle voulait trouver tout ce qui pourrait entourer cela et surtout l’homme idéal et dans sa tête ce n’était pas prêt d’arriver. Et il suffit parfois d’une rencontre pour que tout change en et autour de vous et que vous preniez conscience de tout ce qui pourrait être à présent. Etrangement elle ne voulait plus attendre. Elle voulait que ce qu’ils avaient commencé se concrétise et elle voulait plus qu’avant encore avoir cet enfant dont elle avait rêvé. Elle se perdait progressivement dans ses pensées, réfléchissant à tout cela, toutes ces idées qui lui passaient par la tête sans être sure qu’elles soient bonnes, que ce soit le bon moment et qu’Henry soit réellement prêt pour cela. Profitant de cet instant de solitude, de cette douche qui lui fit le plus grand bien comme le jeune homme l’avait dit, elle tentait de dénouer tout cela et de trouver la meilleure façon de procéder. Il faudrait certainement un peu de temps pour que les choses retrouvent leurs places et qu’elle se sente mieux et prête à retenter l’expérience, mais elle ne comptait pas reculer, ah ca non. Lorsqu’elle sortit enfin de la douche, rejoignant sa chambre, Henry l’y attendait déjà avec un bol de soupe qu’elle pensait devoir se forcer à avaler. Mais finalement le liquide chaud passait sans problème et lui fit presque autant de bien que la douche. Elle prenait son temps pour la boire et profiter de ses bienfaits. Et alors qu’elle réfléchissait silencieusement à tout ce qu’il venait de se passer, elle se rendait bien compte que certaines des questions qu’elle avait à l’esprit avaient besoin de sortir. Elle n’était pas sure qu’Henry puisse répondre à toutes, mais au moins il en saurait plus sur ce qui lui traversait l’esprit et cela l’aiderait peut-être à comprendre son attitude. Elle était convaincue que son comportement, cette envie de ne plus avoir à attendre et de vouloir avoir un enfant avec lui rapidement, serait perçue comme un contre coup de ce qui venait d’arriver et qu’il s’étonnerait qu’elle réagisse ainsi. Elle s’attendait à ce qu’il lui pose des questions pour être sure de sa décision, mais il n’en fit rien dans un premier temps, répondant à ses questions à elle, du mieux qu’il pouvait. Attendre un cycle, cela signifiait environ un mois. Ca ne semblait pas si long que ca et ce serait peut-être le temps qu’il faudrait pour que tout revienne à la normale, qu’elle se sente mieux et qu’ils oublient tous les deux cette fausse couche. Ca ne semblait pas insurmontable du tout et peut-être que ce serait possible plus tôt ou plus tard. Chaque femme est différente et chacune vit les choses à sa façon. Pour certaines il faudra des mois voir des années pour s’en remettre, d’autres retomberont enceinte quelques mois plus tard ou à peine. Evangeline ne savait pas encore comment cela se passerait pour elle, mais elle savait que l’envie d’un enfant était là en elle à présent et qu’elle n’y renoncerait pas si facilement c’était certain. Et alors lui revenait à l’esprit la remarque d’Henry, disant qu’il voudrait avoir une équipe de foot et des majorettes. C’était peut-être un peu gros pour elle et elle se doutait qu’il en plaisantait, mais ele ne pouvait s’empêcher de se demander s’il était sérieux sur l’instant. Décidant alors de revenir sur la question, elle laissa de coté sa soupe qui ne semblait plus pouvoir passer pour l’instant. Elle s’installa légèrement plus allongée alors qu’Henry déplaçait le plateau et revenait vers elle. Elle l’observait un instant alors qu’il continuait sur la même lancée qu’à l’hôpital. Parlant d’une petite dizaine et en venant finalement à faire de l’humour sur les sexes de ces enfants. Elle comprit alors aisément qu’il n’était pas sérieux, mais ne savait pas sur l’instant si c’était parce qu’il ne savait pas quoi répondre ou parce qu’il avait peur de donner une véritable réponse. La jeune femme ne cessait de l’observer alors qu’il s’installait finalement à coté d’elle et semblait enfin redevenir sérieux. Elle l’écoutait avec attention, imaginant déjà la scène de ce qu’il semblait vouloir. C’était étrange de penser à cela alors que ca faisait à peine quelques heures qu’on lui avait annoncé qu’elle venait de perdre un enfant. Peut-être cette petite fille qu’elle avait vue durant cet instant de semi-conscience. Et bizarrement la description que fit son compagnon correspondait parfaitement à ce qu’elle avait vu. Une petite fille qui avait la quasi-totalité des traits d’Evangeline lorsqu’elle était enfant, mais avec des yeux plus clairs et plus proche de ceux d’Henry et avec un sourire qu’elle avait à peine laissé voir et qui semblait emprunté aux deux. Et les remarques d’Henry finirent par lui tirer un léger sourire. Imaginer cela était plus plaisant que de penser à ce qu’ils venaient de perdre. Elle préférait cela à continuer de broyer du noir en repensant à cette histoire. Elle ne parvenait pas à répondre ou à ajouter quoi que ce soit. Elle ne trouvait pas quoi répondre, c’était exactement ainsi qu’elle voulait ses enfants et même s’ils étaient différents au final elle s’en moquerait. Tout ce qui comptait était qu’ils en aient ensemble et que toute leur famille aille bien. Elle ne savait pas à quoi s’attendre, comment seraient leurs vies à présent et surtout avec des enfants, mais elle s’en fichait. Tout ce qui comptait était qu’ils soient bien ensemble et que tout se fasse, les détails n’importaient pas en définitive. Elle savait qu’ils aviseraient avec ce qu’il se passerait. Qu’elle tombe enceinte, dans un mois, dans un an ou dans cinq ans. Que cet ou ces enfants ressemblent plus à l’un qu’à l’autre ou à aucun des deux en particulier. Qu’ils deviennent insupportables en arrivant à un certain âge ou qu’ils se comportent différemment de ce que leurs parents attendraient d’eux. Tout cela elle s’en fichait car elle savait qu’ils verraient comment réagir en conséquence sur le moment et ils n’avaient pas à s’en faire pour cela. Evangeline sourit légèrement alors qu’Henry s’installait un peu plus contre elle, calant sa tête dans son cou. Elle avait eut peur de perdre cette proximité, ce lien qui existait entre eux depuis ce dernier mois. Ce lien qui faisait certainement le ciment de leur couple et qu’il ne fallait pas risquer d’abimer. Elle regardait trop devant elle, caressant d’instinct le dos d’Henry d’une main, gardant l’autre inconsciemment sur son ventre alors que le jeune homme reprenait la parole. Et si ? Encore ses questions sur comment auraient put se passer les choses si un détail avait été différent. Si elle avait sut qu’elle était enceinte il était évident qu’ils auraient fait plus attention. Si elle avait fait plus attention aux signes précurseurs comme cette sensation étrange qu’elle avait eut quelques jours plus tôt … Et elle réalisa qu’elle avait peut-être volontairement mis de coté un signe. Elle fronça les sourcils l’espace d’un instant, poussant un soupir à fendre l’âme en réalisant un détail. « J’aurais dut faire plus attention … j’aurais du m’en douter … Je … j’avais du retard, mais ce n’était qu’un jour et c’était certainement déjà trop tard, mais … j’aurais dut y penser … Je me disais que c’était la visite avec le médecin et la reprise des cours qui me stressait … J’aurais dut m’en assurer. » Elle avait ignoré les signes simplement parce qu’un jour ce n’était rien dans son esprit. Elle n’était pas réglée comme une montre suisse et parfois il y avait un ou deux jours de décalage avec ce qui était prévu, mais elle connaissait les risques, elle savait qu’il y avait une possibilité et elle aurait dut s’y attendre, s’assurer que ce n’était rien, qu’elle n’était pas enceinte. Même s’il était certainement déjà trop tard pour éviter les dommages, elle aurait put leur éviter de vivre cela de cette façon … Elle aurait put … Si ! Encore lui, ce petit « si » qui semblait vouloir lui pourrir la vie ces dernières heures. Elle ferma les yeux l’espace d’un instant, tentant de faire le vide, de ne pas se faire plus de mal encore avec ces suppositions qui devenaient impossibles à supporter. Elle rouvrit les yeux lorsqu’Henry reprit la parole, lui demandant comment elle se sentait. Même elle n’aurait sut y répondre à cet instant. Elle n’avait aucune idée de comment elle se sentait réellement et refermant les yeux pour faire le point et tenter de trouver une réponse, elle finit par s’ouvrir peut-être plus encore qu’elle ne l’aurait crut. « Je ne sais pas si c’est normal, si je réagis normalement … après tout c’est toi le psy, ca devrait être à toi de me dire … » Elle rouvrit les yeux pour l’observer. Ce n’était pas méchant ou quoi que ce soit. Elle n’avait pas beaucoup parlé avec la psychologue de l’hôpital, mais la jeune femme semblait avoir rapidement cerné son état d’esprit et peut-être qu’Henry était juste trop concerné pour pouvoir le faire de son coté. Poussant un léger soupir pour mieux reprendre son souffle, elle se lança finalement. « Chaque femme réagit différemment … je crois que j’ai une façon assez particulière de réagir, mais les paroles de la psy tout à l’heure m’ont fait réfléchir. Après l’accident de l’autre fois je savais que je voulais profiter de la vie et tout vivre à fond. Je ne pensais pas pour autant avoir des enfants si rapidement, mais … » Elle releva les yeux vers Henry, l’observant attentivement. « Je crois que cette fausse couche m’a ouvert les yeux. On est heureux tous les deux et si certains diraient qu’il faut maintenir ca en l’état pour l’instant, ce n’est pas ma façon de voir les choses. J’ai envie qu’on profite de tout ensemble et je ne veux pas prendre le risque de tout perdre parce que j’aurais voulu attendre un peu. » Elle avait réussit à prononcer les mots avec une facilité déconcertante et elle-même avait du mal à comprendre comment elle parvenait à surmonter tout cela si facilement. Peut-être simplement parce qu’elle n’avait pas eut le temps de s’attacher à ce bébé. Et réalisant alors qu’elle ne pouvait pas en rester là, elle finit par s’expliquer un peu plus encore que prévu. « Avant de me réveiller à l’hôpital tout à l’heure, j’ai vu une petite fille. C’était un mélange de nous deux et … je ne sais pas, mais ca m’a donné envie de pouvoir la voir en vrai. Je crois que je m’en voudrais si je ne pouvais jamais la voir. Et même si on avait un ou des garçons … j’ai juste envie de retrouver cette sensation que j’avais tout à l’heure. » Une sensation étrange qu’elle avait du mal à définir. Une sensation de bien être étrange qui lui avait semblé mal venu sur l’instant lorsqu’elle avait réalisé ce qu’il s’était passé. La sensation d’être enfin totalement heureuse, comme si le bonheur auquel elle avait droit depuis qu’elle était avec Henry n’était pas totalement complet. Elle baissa légèrement la voix, comme si ce qu’elle s’apprêtait à dire était un secret. « Je crois que je ne me sentirais comme ca … totalement heureuse, avec cette sensation d’être complète et comblée qu’en ayant un enfant de toi. Et je voudrais que toi aussi tu puisses avoir un aperçu de ca. » C’était étrange d’imaginer qu’il existe un bonheur plus fort encore que celui qu’ils éprouvaient depuis qu’ils étaient ensemble. Tout était parfait, ils étaient un couple idéal en somme, mais il manquait encore quelque chose, le fruit de cet amour sous la forme d’un enfant. Un parfait mélange d’eux deux qui pourrait compléter encore un peu le schéma et pourrait leurs faire ressentir à tous les deux ce qu’elle avait perçu dans son rêve.
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MessageSujet: Re: Henry ○ Aucune prise contre le destin ...    Dim 22 Avr - 20:36
Destin ϟ abbatons-le ?
« Inquiet un jour, inquiet toujours mais comme quoi... qui vivra... verra... »Il était tellement complexe de vivre. Il y avait toujours des soucis par ici et par là. Je n’avais jamais réellement eu une vie stable et calme depuis ce changement important dans mon passé alors que je n’avais pas eu le temps de réellement commencer à vivre. Je n’avais que 18 ans quand tout a commencé. Il était difficile de penser que je pourrais maintenant être heureux. Une famille ? Au fond à deux, c’est déjà une famille et j’avais envie qu’elle s’agrandisse. Je voulais aussi que ma sœur puisse en faire partie mais ce n’était pas encore gagné pour ça. Je voulais qu’elle puisse profiter d’un semblant de famille aussi et s’ouvrir au monde. Ce qui n’était pas simple mais là, je n’y pensais pas réellement en me changeant pour me mettre en pyjama et la laissant profiter de sa soupe en m’étonnant sans m’étonner à ses questions. Je répondais à ses questions calmement en lui souriant et l’ayant attirée contre moi pendant ce temps. Je parlais et je parlais sans me rendre compte que je pourrais en dire de trop et la blesser. Je sentais qu’elle était tout de même un peu dans ses pensées et finissant par caler ma tête dans son cou et juste profiter de la proximité que j’adorais tellement sans vouloir la quitter et profitant des caresses qui m’aidaient à garder les pieds sur terre et être totalement présent pour elle à ce moment-là. On dit souvent qu’un geste suffit à rendre heureux et avoir toujours cette douceur et ce plaisir à juste être tendre l’un envers l’autre ne suffisait qu’à me donner une bouffée de bonnes ondes. C’était stupide ? Peut-être. Parler de tout ça plus librement et dans notre bulle… loin des hôpitaux était bien plus simplement mais je ne me rendis pas compte de mon erreur quand je laissais présager un « Et si »… et pourquoi je l’avais fait ? Vivre dans cette idée était mal et je ne me rendais pas vraiment compte de mon erreur. Si l’on vivait tous à base de supposition, le monde serait bien triste et tournerait malheureusement en rond. Je devais tracer une bonne ligne sur cette possibilité et oublier la perte mais ce n’était point simple. Ce n’était simple pour personne. Je l’écoutais alors réagir en faisant une moue et me disant clairement que j’avais gaffé mais apprendre qu’elle avait du retard et ne l’avait pas dit, me fit faire une légère moue. Je me sentais un brin mais vraiment un brin vexé qu’elle ne me l’a pas dit, c’était con et rien du tout. Je ne lui en voulais pas mais disons que c’était un peu compliqué de se dire qu’elle aurait pu avoir peur de m’en parler ? Je ne savais pas réellement et au fond, je me disais qu’il était clairement normal qu’elle le garde pour elle alors que ce n’était rien qu’un jour mais je ne pouvais pas m’empêcher d’y penser. Je me disais qu’il ne fallait pas que je lui pose la question et surtout que j’évite de mettre ça sur le tapis, on avait bien d’autres soucis pour l’instant et je n’avais pas envie de la lâcher ou gâcher le moment en lui demandant simplement pourquoi elle ne l’avait pas dit puis au fond, je savais que cela ne gâcherait pas le moment. C’était peut-être trop tôt pour qu’elle pense le dire ? Ce n’était qu’une journée. Je me disais directement qu’il était stupide de me braquer un peu rien que pour ça et reprenant rapidement de moi-même en oubliant ce petit accros de rien du tout qui s’était posé dans mon esprit et reprenant aussitôt. Je souriais finement en la regardant. « Tu n’aurais rien changée… c’était la faute à pas de chances ! », je fis une petite moue en me redressant pour la regarder. Je voulais vraiment qu’elle aille mieux et même si je savais qu’elle ne devait pas aller très bien et que j’étais assez calé sur la psychologie pour le savoir surtout, je ne voulais pas être le psychologue… Je ne voulais pas psychanalyser la femme que j’aime car j’ai toujours trouvé cela agaçant dans les couples psychologues que je connais. Ils semblent se psychanalyser dans tous les coins et savoir mieux ce qui se passe dans la tête que l’autre alors que même un psychologue et le plus doué de tous… ne pourra jamais entrer dans la tête d’une personne. Nous sommes tous différents, nous avons tous des réactions différentes et surtout les femmes. Nous avons tous des ambitions différentes qui dans tous les moments changent carrément notre manière de nous comporter ou de penser. C’était ainsi depuis des temps lointains. Je la regardais attentivement en lui demandant comment elle se sentait. Je ne voulais pas le deviner ou même… simplement : j’en étais incapable. Tous les psychologues en viennent à savoir ce qui se passe en écoutant et non en devinant. Il faut une base mais je manquais de pratique bien que des connaissances dans ce métier. Alors qu’elle me répondit que j’étais le psy, je ne pus que rire nerveusement en la regardant et souriant un brin. « Je ne suis pas le psychologue avec la femme que j’aime… je suis juste celui qui s’inquiète pour elle ! », je gardais ses yeux dans les miens et m’inquiétant amplement à son soupire. J’étais trop concerné, c’était vrai. J’étais le deuxième chainon de notre duo. J’étais aussi le père de son enfant qu’elle avait perdue avant même qu’il n’ait le temps de devenir un enfant. J’étais aussi un peu une cause de cette arrivé sous la pluie même si elle semblait ne pas s’en rendre compte, j’étais fortement en cause tout de même. Elle y était allée par ce qu’elle allait mal après cette entrevue avec cette fichue étudiante que je maudissais depuis quelques heures. Je fermais doucement les yeux en l’écoutant au début et les rouvrant doucement à son mais… et me demandant ce qui suivrait en captant alors son regard et ne le quittant plus en lui souriant doucement. Je fus étonné de la facilité dont elle parlait, peut-être était-elle-même plus forte que moi sur le moment ? J’étais vraiment loin de l’être en ce moment. Je laissais voir partiellement mes forces pour qu’elle aille mieux mais c’était bien compliqué de faire semblant d’aller bien et d’être fort alors que je me disais ne pas l’être du tout. Je l’écoutais alors terminer en l’écoutant parler de cette petite fille. Une petite fille qui nous ressemble ? Je me disais qu’elle rêvait beaucoup de l’avenir et j’en souriais doucement mais vraiment doucement car entendre ça me faisait un petit pincement au cœur. Je trouve ça triste pour elle de voir partiellement ce qu’elle avait s’évanouir en quelques sortes au réveil d’un rêve. Je ne voulais pas qu’elle puisse encore une seule fois vivre une telle perte. Je voulais qu’elle puisse avoir cette image réelle de cet enfant. Je voulais qu’elle puisse voir le sourire de sa petite fille. Je voulais tellement de choses pour elle à cet instant. Je pensais à moi aussi, attention car je voulais voir notre enfant même si je voulais attendre surtout de pouvoir la prendre dans mes bras et m’assurer de ne pas l’écraser car elle serait comme un bijou… aussi fragile qu’une porcelaine. Que ce soit un garçon ou une fille… de toute manière pour moi ? Cela ne changerait rien, je l’aimerais tout autant. Tout ce qui changerait serait surement les occupations comme la danse ? Les matchs de foot ?

Je l’écoutais toujours aussi attentivement. Il était dingue de me dire que je devais tellement avoir envie de voir cette enfant. Sur l’instant, je ne serais pas aussi affaiblie psychologiquement par ce qui s’était produit, je serais même capable de lui faire cet enfant de suite. Entendre qu’elle ne serait comblée qu’au moment où elle aurait un enfant de moi ce qui me fit avoir un petit sourire en coin et caressant sa joue en entendant alors qu’elle voulait que je puisse voir ça, j’étais rassuré en l’entendant et la regardant attentivement pendant de longues secondes dans les yeux et rien que ce regard montrait déjà à quel point… j’étais heureux d’entendre tout ça, cela me faisait un bien fou. La chute se faisait moins rude avec tellement de bonnes choses à entendre. Comment faisait-elle pour avoir ce pouvoir rassurant sur moi ? Ce pouvoir qui m’aidait à surmonter bien plus vite. Je ne savais que dire à l’instant et de peur de gâcher le moment surtout. Je reculais doucement en regardant sa main sur son ventre et me redressant un peu avec le coude posé et ma main descendant vers la sienne pour entrelacer les doigts avec les siens en y laissant nos mains. « Tu sais… ce qui est le plus difficile pour moi était que je m’étais promis de ne plus perte une seule personne que j’aime et même si je n’avais pas conscience de l’existence de cette grossesse… je ne peux pas m’empêcher de me dire que même si ce n’était pas le cas, même si je ne savais pas que cet enfant aurait pu exister, quelques parts en toi… et même si je ne savais pas du tout si ça serait une fille ou un garçon… je l’aimais au fond… juste en sachant qu’il a existé. Quand les docteurs m’ont annoncés ça, je crois qu’au fond de moi, je me suis dit que j’avais encore échoué. J’avais encore laissé une personne que j’aime et une personne que je voulais pouvoir rendre heureuse à mon tour. J’avais encore échoué comme avec ma mère… comme avec mon père, comme avec Shibhoan… J’ai encore laissé une personne que j’aime abandonner ce monde et même si je savais que je n’y pouvais rien et que personne n’y pouvait rien… », je soupirais doucement, je parlais tellement vite, je m’ouvrais totalement sur l’instant et je ne savais pas si c’était une bonne idée de lui dire tout cela mais je le disais. J’en sentais les larmes monter à mes yeux et venir au balcon de mes pupilles en inspirant doucement et détournant mon regard un peu. « Quand mon père es mort… il ne voulait plus me voir, il rejetait mes appels, il savait ce que je faisais et il savait que je ruinais ma vie. Je ruinais ma vie à cause de lui, il avait honte que je reprenne ce boulot mais il ne comprenait pas que c’était pour les protéger alors que lui… il avait fait bien pire… », je soupirais alors en me laissant tomber sur mon oreiller et tenant encore sa main posée sur son ventre. « … je n’ai même pas pu lui dire au revoir alors qu’il mourrait à petit feu de ce cancer et moi, j’étais là à me demander : comment il va ? Je n’ai découvert que 3 jours après qu’il était mort… des mots de ma mère… c’est à cette époque que je suis revenu. Je l’ai perdu sans savoir qu’il allait mourir… sans même savoir qu’il était parti et là, je me suis dit : ça recommence… je sais réellement que je n’aurais rien changé et là aussi, maintenant… c’est le cas. Je ne sais pas vraiment comment supporter ça, cette douleur de me dire que je ne pourrais jamais rien changer, je ne pourrais jamais vaincre la maladie, je ne pourrais jamais… », je baissais le regard en soupirant doucement et la regardant. « Je ne veux plus revivre, ça, je ne veux plus que tu pertes cet enfant, je ne veux même pas te perdre… mais je veux pouvoir être là et me battre avec toi. Je veux que l’on puisse être comblés et te voir heureuse car je pense que la vie est trop courte, elle est bien trop courte et même si je veux être un superhéros, je ne pourrais jamais sauver le monde. Je ne suis pas un superhéros… je ne peux pas vaincre le destin et je veux profiter de tout ce que l’on peut vivre sans attendre par ce que je veux aussi prouver à mon père que je n’ai pas ruiné ma vie car ma vie commence seulement avec toi ! Je ne veux plus d’une autre vie, je veux celle-ci et je le sais… je… je … ne bouge pas… », je la regardais en me redressant et la regardant alors en allant fouiller dans une commode et ressortant une petite boite en argent, j’en sortais alors un objet et le cachant dans ma main en approchant et tentant d’inspirer un bon coup mais totalement prêt pour ce que je m’apprêtait à faire, je lui tendis la main pour l’aider à se redresser sur le lit avant de la regarder attentivement et amoureusement en prenant sa main et lui offrant un beau sourire. « Tu sais… je n’ai jamais imaginé en revenant à Sydney que je pourrais tomber amoureux ou même être tellement heureux. Je voulais juste au fond, arrêter et redevenir… une personne. Je ne m’attendais pas que quelques parts… une femme aussi formidable veule de moi ou même voit le bon côté en moi. Je me dis parfois que l’on est fou, totalement fou mais au fond, oui… on est fou d’amour et je m’abandonnerais corps et âmes pour te rendre heureux. Tu es devenue ma pilule de bonheur… mon autre. C’est stupide à dire mais je pense que tu es la femme de ma vie et bien que je ne me disais jamais que cela serait possible de la rencontrer après tout mon passé ou même qu’elle ne m’aime. Je sais que tu vas me dire que je suis fou et surement trop mais… », je sortais alors ma main de mon dos en l’ouvrant et montrant une bague avant de me mettre à genoux devant le lit et la regarder attentivement.« Je t’aime et bien plus que tout… je pourrais vendre mon âme rien que pour te voir sourire… je pourrais sacrifier un rein ou tout ce que tu veux même mon cœur pour juste savoir que tu vis. Je pourrais décrocher la lune rien que pour te l’offrir si tu me le demandais. Je m’en fiche carrément que ce soit impossible, je le ferais. Quand je te regarde juste dormir, je sais ce que je veux et je sais ou cela va nous mener. Quand je te regarde dans les yeux, je me sens juste trop fou pour croire que je sois celui que tu désires… je me sens fou juste en me disant que tu me mènes à la lune en partant de l’enfer. Tu fais de moi… un homme bien meilleur. », je parlais vite et ne lui laissait pas réellement le temps de réagir au fond mais c’était par ce que j’avais peur de sa réaction et je la regardais mais dans les yeux et évitant tout autre vue, je ne faisais pas attention au reste. Lui caressant la main, je baissais le regard vers cette blague en souriant doucement. « Evangeline… veux-tu m’épouser ? », sur ses mots, je la regardais en attendant une moindre réaction !

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M. HENRY GRAYSON « I DON'T KNOW WHERE I'M AT »
Not ready to let go. Cause then I'd never know. That I could be missing. I'm missing way too much. So when do I give up what I've been wishing for I shot for the sky. I'm stuck on the ground. So why do I try, I know I'm going to fall down. I thought I could fly, so why did I drown ? Can't find another way around. And I don't want to hear the sound, of losing of what I never found.
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MessageSujet: Re: Henry ○ Aucune prise contre le destin ...    Lun 23 Avr - 8:41
La vie peut parfois changer du tout au tout. Tout le monde le sait et je ne fais que le répéter une fois de plus, mais plus les heures et les minutes passaient sur cette journée et plus Evangeline se rendait compte qu’il suffisait parfois d’une journée, de quelques heures pour que votre vie se retrouve bouleversée et totalement différente. Ce matin à son réveil tout était normal et la journée s’annonçait seulement comme une journée habituelle avec une soirée un peu particulière. Elle s’était préparée à tout cela, mais pas à ce qui allait suivre et à ce qui n’était pas encore arrivé. Plus la journée défilait et plus tout cela semblait fou et bien trop rapide. Ca faisait un mois qu’ils étaient ensemble. Selon les moments elle oscillait entre déjà un mois et seulement un mois. C’était une durée à la fois longue et courte lorsqu’on voyait tout ce qu’ils avaient déjà vécu, ou tout ce qu’il leur restait à voir. Et alors que la journée d’aujourd’hui aurait put être totalement normale avec une soirée un peu particulière, tout c’était transformé en drame et plus rien n’était vraiment comme avant à cet instant. Pourquoi avait-il fallut que les choses se passent ainsi ? Pourquoi avait-il fallut qu’elle tombe malade et prenne ses médicaments ? Pourquoi avait-il fallut qu’elle ignore les signes qui auraient put la prévenir qu’elle était enceinte ? Tellement de questions qui ne trouveraient certainement jamais de réponses et qui allaient généralement de paire avec les « Et si ». C’était idiot de s’arrêter sur tout cela et d’y rester bloquer, car c’était un peu l’impression qu’elle avait. Elle avançait, elle voulait aller mieux, reprendre sa vie en main et faire de nouveaux plans, mais les questions restaient malgré tout dans son esprit et elle ne pouvait rien faire contre. Il fallait que le temps passe et efface tout cela progressivement à défaut de pouvoir y donner des réponses. Se retrouver là, à la maison, avec Henry lui faisait un bien fou. Elle ne pensait pas pouvoir se sentir aussi bien après ce qu’il venait de se passer, ca n’avait aucun sens, s’était totalement impensable selon elle, mais c’était la réalité. Elle ne voulait pas, ne pouvait pas pleurer cet enfant qu’elle ne savait pas porter. Elle ne pouvait pas admettre l’avoir perdu sans même savoir qu’il était là. Et même si cette version des faits étaient la réalité et qu’elle devait se faire à cette idée, elle préférait aller de l’avant et envisager de retomber enceinte plutôt que se morfondre sur un détail qu’il était trop tard pour rattraper. Ce bébé avait existé c’était certain même s’il n’avait pas eut le temps d’être vraiment un bébé, mais le pleurer ou se renfermer sur elle-même ne ferait que poser plus encore de problèmes. Elle pourrait faire ce qu’elle voudrait, elle ne pourrait pas le faire revenir. Elle se laisserait le temps de se remettre pour penser à nouveau sérieusement à la possibilité de retomber enceinte, mais elle savait que le mieux pour eux serait que ca se fasse rapidement. Après tout ils en avaient visiblement autant envie l’un que l’autre. Et plus ils en parlaient, plus l’évidence de cet enfant à venir semblait s’imposer. Evangeline en arrivait presque à se demander pourquoi ils ne s’étaient pas décidés plus tôt, mais après tout, le fait de prendre le risque qu’elle tombe enceinte était peut-être déjà une façon de se lancer même si ce n’était pas totalement décidé sur l’instant. Ils avaient voulu laisser faire le destin et tout aurait put être parfait, il aurait put faire son boulot comme il se devait si seulement d’autres détails n’avaient pas engendré tout cela et la perte de ce bébé.

Se vider la tête, dire tout ce qu’elle pouvait avoir dans la tête et sur le cœur, ca faisait un bien fou et la jeune femme n’aurait certainement pas pensé pouvoir se sentir aussi bien si rapidement. Bien entendu ca ne règle pas les problèmes, ca ne l’aide pas à guérir physiquement et pour cela il faudrait certainement un peu de temps, mais elle prendrait le temps pour cette partie là. Se dire que le mental va déjà bien semble être une bonne chose. Et elle savait qu’Henry aussi avait besoin d’évacuer tout ce qu’il pouvait avoir à l’esprit. Elle était donc prête à le laisser parler et elle le fit en effet, ne s’attendant pas vraiment à tout ce qu’il allait dire. Elle ne fut pas réellement surprise alors qu’il enlaçait leurs deux mains sur son ventre. C’était étrange de se dire que le bébé qui s’y trouvait n’y était plus et qu’un autre prendrait peut-être la place dans quelques mois. Elle ferma les yeux l’espace d’un instant pour faire le vide et se concentrer sur tout ce qu’Henry pouvait avoir à dire. Elle avait envie de le réconforter, mais elle savait qu’elle ne pouvait pas faire grand chose. Il n’aurait pas eut plus de possibilité de changer quoi que ce soit, même s’il avait sut pour cette grossesse. C’était trop frais pour qu’ils s’en soient rendu compte et même si elle avait fait un test en remarquant ce simple petit jour de retard, elle était convaincue que les médicaments qu’elle avait pris depuis avaient déjà lancé le processus. Le plus simple aurait été qu’elle ne tombe pas malade, mais rien ne prouve qu’il n’y aurait pas eut un autre problème plus tard. C’était certainement le destin si elle était tombée malade et peut-être ne devaient-ils pas avoir cet enfant ? Face à la réaction d’Henry et à sa souffrance elle se sentait totalement bloquée, avec l’impossibilité de dire ou faire quoi que ce soit pour l’aider. Elle serrait un peu plus la main qui était dans la sienne, tentant de lui montrer malgré tout qu’elle était là et que tout se passerait bien par la suite. Mais elle ne s’attendait pas à ce qu’il s’ouvre à ce point là, en venant à parler de son passé et de ses problèmes avec son père. Il n’avait jamais réussit à s’ouvrir là-dessus, c’était le genre de détail qu’il gardait encore pour lui et elle le comprenait, ca ne devait pas être simple à affronter. Elle ne cherchait pas à capter son regard, le laissant faire comme il préférait, peut-être que les choses seraient plus faciles pour lui de cette façon. Et alors qu’il parlait de cette partie de son passé, de son lien des derniers temps avec son père elle comprit une partie des raisons qui faisaient qu’il craignait de ne pas être un bon père à son tour. Il était certain qu’avoir ce genre de relation avec son père n’était pas simple, mais il avait eut ses raisons d’agir ainsi si c’était pour les aider … Et rien que cela montrait que c’était la faute de son père qui avait peut-être été trop aveuglé par quelque chose pour accepter de pardonner son fils. Et c’était de là visiblement que tout partait. Evangeline avait toujours crut qu’il s’en voulait de ce qui était arrivé à sa sœur et sa mère et même si c’était la réalité, il y avait eut ce précédent avec son père qui avait certainement été plus marquant encore pour lui. Ne pas pouvoir être là pour son père était un premier pas, comme une première descente vers son enfer personnelle, une descente qui avait continué avec sa mère et sa sœur et qui continuait encore avec ce bébé. Mais rien n’était totalement sa faute dans tout cela. Pour son père c’était celui-ci qui l’avait repoussé et avait en sorte de rester éloigné … Pour sa mère et sa sœur, c’était la faute de son ex qui avait profité de son absence de Sydney pour s’en prendre à sa famille. Pour ce bébé c’était la faute … à pas de chance certainement. C’était une accumulation de petites choses qui font un tout qui était finalement néfaste pour le bébé. Mais ce n’était certainement pas la faute d’Henry et même s’il avait put changer quoi que ce soit rien ne prouve que ca aurait été efficace et que le bébé aurait put voir le jour et vivre avec eux. Evangeline avait un peu de mal à affronter ses révélations à cet instant. Elle se sentait mal de lui faire vivre cela et se rappeler tout ce passé qu’il voulait tellement oublier. Elle ne parvenait pas à trouver les mots pour l’aider dans sa peine et à affronter tout cela. Au lieu de mot, tout ce qu’elle pouvait faire c’était lui montrer qu’elle était là, posant sa deuxième main sur celle d’Henry et lui caressant la main et l’avant bras avec douceur. Elle savait qu’il ne pouvait rien faire de plus pour la protéger, il faisait déjà tout ce qu’il pouvait, et elle ne pouvait pas lui en vouloir de ne pas pouvoir faire plus, de ne pas être un super héros comme il le disait si bien. Elle était touchée par ce qu’il disait, le fait qu’il veuille prouver à son père que son passé ne conditionnerait pas sa vie indéfiniment et le fait qu’il voulait profiter de tout ce que la vie pouvait leur offrir, avec elle. Elle l’observait attentivement, ne comprenant pas du tout ce qui le prenait alors qu’il se levait d’un coup et partait fouiller dans une commode. Elle le regardait faire durant quelques secondes en silence, sans rien voir avant de s’inquiéter légèrement. « Qu’est-ce que tu cherches ? » Elle n’aimait pas ne pas savoir à quoi s’attendre. Et s’il cherchait quelque chose, peut-être qu’elle pourrait l‘aider à le trouver. Mais elle avait eut à peine le temps de poser sa question qu’il revenait vers elle, lui tendant la main pour qu’elle se redresse. Elle l’observa attentivement une seconde avant d’attraper sa main et se redresser, se plaçant alors au bord du lit face à lui, légèrement inquiète et intriguée de l’air qu’il semblait afficher et surtout du sourire qu’il lui faisait. Après tout ce qu’il venait de se passer, après avoir eut un mal fou à lui faire le moindre petit sourire depuis qu’elle s’était réveillée à l’hôpital, là il souriait comme d’habitude, presque plus encore. Elle ne le quittait pas des yeux, sentant que la tournure que prenait la situation était étrange et ne sachant pas vraiment à quoi s’attendre même si l’idée restait présente dans un coin de son esprit. Elle l’écoutait sans rien dire, avec l’impression de comprendre progressivement ce qu’il avait en tête, mais craignant qu’il le fasse réellement. Elle sursauta presque lorsqu’il se mit à genoux, lui présentant une bague. « Qu’est-ce que tu fais ? » Ces quelques mots étaient sortis dans un murmure. Ni totalement effrayée, ni totalement ravie. Elle ne savait plus comment réagir et comment faire face à cette situation. Elle n’avait pas non plus vraiment le temps de réagir, le laissant parler et restant touchée par ce qu’il pouvait dire. Même si à présent elle avait comprit la question qui allait suivre, l’entendre fut presque un choc pour elle. Et il lui fallut plusieurs secondes pour réagir et pouvoir bouger à nouveau. Elle le regardait avec un léger sourire, tout cela semblait totalement irréel et elle ne savait plus si c’était encore un de ses fichus rêves ou la réalité. « Tu te rends compte de ce que tu demandes ? » Les mots étaient sortis tous seuls, pas méchamment, pas violemment, plutôt de façon amusé, pour s’assurer qu’il avait bien conscience de ce qu’il venait de poser comme question et de ce que cela pourrait engendrer. Le seul mouvement dont elle était capable fut de s’assoir sur le bord du lit, face à lui, sans trop savoir comment réagir. Et elle comprit que sa question n’était pas vraiment la meilleure réponse qui soit. Elle fixa cette bague l’espace d’un instant sans savoir quoi dire, avant de se lancer finalement. « Bien sur j’en ai envie, mais je … On est totalement fou. On se connait à peine, on est ensemble depuis un mois seulement et on parle déjà de bébé et de mariage c’est … » C’était complètement démentiel. Et malgré tout cela et le choc de ce qu’il se passait, de cette journée, elle ne pouvait s’empêcher de sourire. C’était de plus en plus fou et tout semblait aller de plus en plus vite. Evangeline souffle finalement un grand coup, observant la bague encore une fois, devant presque se retenir de la prendre pour mieux la regarder. C’était impossible, ce n’était pas la réalité. Elle en venait presque à vouloir se pincer pour s’en assurer, mais ce n’était pas un rêve. Elle avait souvent rêvé de ce genre de chose et ca ne se passait jamais de cette façon. En vrai c’était bien mieux. « Viens là. » Prenant la main libre d’Henry, elle se releva, le faisant se relever par la même occasion avant de le faire assoir sur le bord du lit, s’installant sur ses genoux, face à la main qui tenait encore cette bague. Elle se tourna légèrement pour pouvoir le regarder en face, l’embrassant légèrement comme pour trouver le courage de parler. « Je t’aime, tu le sais ca ? Et le mariage serait la suite logique, avant le bébé, même si ce n’est pas une règle. Mais c’est un grand pas le mariage. Tu sais que j’ai faillit passer par là et … Je ne regrette pas une seule seconde d’avoir fuit tout ca à l’époque. Si j’avais sut ce qui m’attendait avec toi, je serais venue ici bien plus tôt, quitte à t’attendre… J’aime ce qu’on vit tous les deux et bien sur j’aurais envie qu’on se marie … » Tout était confus dans son esprit, entre son envie et sa peur des raisons qui motivaient cette demande, elle ne savait plus vraiment comment réagir et par quoi continuer. « … mais je crois que c’est un peu tôt pour ca. » Elle lui sourit légèrement et bizarrement l’espace d’un instant elle avait l’impression que ce qu’elle venait de dire sonnait comme un refus et elle ne voulait pas ca. Prenant la bague et la glissant juste jusqu’à la première phalange d’un de ces doigts pour pouvoir prendre la main d’Henry, elle finit par reprendre. « Qu’on soit d’accord … ce n’est pas un non. Bien au contraire. Peut-être qu’on pourrait … je ne sais pas … faire un principe de fiançailles à durée indéterminée. La promesse qu’on se mariera sans fixer de date et avec la possibilité que ce ne soit que dans quelques années par exemple. » Sans savoir pourquoi, le mariage représentait pour la jeune femme une étape qu’elle n’était pas sure de pouvoir franchir tout de suite. Bien entendu avec Henry à ses cotés tout semblait possible et envisageable, mais le mariage n’était pas un détail à ses yeux et elle voulait être sure qu’ils étaient d’accord pour cela, que ca ne se fasse pas sur un coup de tête, parce qu’elle avait fait cette fausse couche et qu’il se sentait obligé de proposer cela comme solution pour qu’elle se sente mieux. Et soudain une question s’imposa à son esprit. Elle se doutait d’avance de la réponse qu’elle obtiendrait, en tout cas elle espérait cette réponse là, mais préférait demander malgré tout. « Dis moi … Tu avais déjà l’idée en tête, ou la présence de cette bague dans tes affaires est un hasard ? » Le sourire qu’elle affichait laissait entendre que les deux possibilités lui iraient et qu’elle ne serait pas forcément plus dérangée par l’idée qu’il ait déjà pensé au mariage auparavant, mais elle se doutait que cette bague faisait certainement plus partie d’un héritage ou un cadeau de sa mère. Evangeline ne cessait d’observer le bijou toujours maintenue au bout de son doigt replié, ne parvenant pas à savoir quoi en faire.
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MessageSujet: Re: Henry ○ Aucune prise contre le destin ...    Lun 23 Avr - 11:33
Sourisbelle vie ?
« Inquiet un jour, inquiet toujours mais comme quoi... qui vivra... verra... » Des fous ? Oui les gens sont fous, le monde est fou. Qu’est qui me prenait par la tête ? Pourquoi agissais-je ainsi ? C’était sans penser, juste en vivant, je voulais arrêter le monde sur nous deux. Je voulais que ce soit nous deux. Il y a cet instant magique ou vous arrêtez le temps. Je me confiais à elle sur mon passé, je racontais tellement de choses que moi-même… je ne savais pas que je ressentais. Je ne savais que pas ce que je racontais mais ça venait comme une lettre à la poste, cela sortait et je racontais de plus en plus de choses en pensant à ce que je conservais au creux de ma commande. Je lui disais donc d’attendre, qu’est-ce que j’allais faire ? Je le savais mais je ne contrôlais plus ma folie, la folie de l’amour comme diraient les grands poètes. Le moment ou vos vies se transforme en océan pour devenir encore plus grande. Je fouillais un peu dans cette boite contenant plusieurs souvenirs avant d’en sortir un petit sac de velours discrètement et en prendre le contenu que j’enfermais dans ma main. Tout cela de dos, sans même pouvoir être remarqué ou même répondre à sa question. Je ne voulais pas me couper dans mon élan, je ne voulais rien faire du tout et continuant alors en approchant et l’aidant à se redresser en souriant. J’avais eu tellement de mal à sourire depuis plusieurs heures mais là, c’était plus simple car je savais que j’allais faire un pas et dans un sens ça me rendait follement encore plus heureux, je savais que j’allais donc totalement changer nos vies et que c’était sans aucuns doutes bien trop tôt. Oh si… je le savais mais bizarrement : cela ne m’arrêtait pas vraiment. Rien ne m’arrêtait à vrai dire. Je ne voulais pas qu’on m’arrête et commençant à parler tellement vite et tellement sincèrement que parfois j’en perdais moi-même le fin, je me perdais dans mes paroles improvisées et qui sortaient tout droit de mon cœur. C’était totalement dingue, totalement fou et totalement amoureux… j’ai envie de dire que c’était un geste totalement perceptible. Je l’avais un peu pensé, légèrement mais pas pour tout de suite, pas pour aussi tôt, pas aussi rapidement. Nous n’étions ensemble depuis quelques mois, tellement peu de temps. C’était brusque et tôt, je le savais et j’en savais de suite les risques d’un peut-être… d’un oui ou d’un non. Je connaissais les risques de cette réponse et j’en assumais même ceux-ci. Me mettant alors à genoux en entendant sa question et souriant doucement sans m’en laisser perturber de quel qu’once manière. Je continuais à parler étant le fou du roi qui s’apprêtait à demander la princesse en mariage. J’étais dingue mais totalement dingue, dingue d’elle. J’étais loin d’être perdu. Je savais à ce moment-même que c’était ce que je désirais au plus profond de mon cœur et de ma tête même si ma conscience me répétait que c’était bien trop rapide, oh oui, je le savais. J’allais bien trop vite mais jamais je ne regretterais d’avoir fait cette demande et je ne le regrettais pas. Une fois la question posée, j’avais lancé tout ça, je ne pouvais plus m’arrêter. Cette bague qui avait appartenue jadis à ma mère quand mon père lui avait fait sa demander alors qu’elle était enceinte de moi. Je souriais doucement alors qu’elle me demandait si je m’en rendais compte. Oh bien sûr que oui, je savais exactement ce que je lui demandais, je savais les moindres répercussions de ce que je venais de demander, je savais aussi que c’était dingue et oui, je me répète un peu mais c’est tout ce que j’ai dans la tête. Je ne répondais cependant pas à cette question, je ne doutais pas une seule seconde de ce que je venais de faire et elle me semblait dingue totalement futile suite à tout ce que j’avais dans la tête. Je m’en rendais compte. Je me rendais compte de tout, je crois que je ne me suis jamais autant rendu compte de ce que je lui demandais à ce moment-même. Tout prenait un sens dans ma tête et j’attendais une seule chose : une réponse et je me fichais que ce soit positive, évasif ou négatif, je voulais juste l’entendre pour mettre fin à mon impatience. Sans être trop : joyeux ou malheureux, j’écoutais alors ce qu’elle disait sans prendre disons… de fausses joies car je m’attendais à tout. Je l’écoutais dire que l’on était totalement fou… alors l’on était deux dans cette folie ? On allait trop vite et l’on se connaissait à peine. C’était vrai que nous étions rapides et je n’arrêtais pas d’y penser mais parfois cela ne change rien, des mariages qui prennent des années sombres bien plus rapidement qu’un mariage du cœur, pas du temps. Je souriais doucement en gardant cette bague dans ma main et la regardant alors attentivement en serrant sa main et me relevant quand elle me fit me lever et heureusement car les genoux en prenait un petit coup même si la moquette était moelleuse. Je me mettais sur le bord du lit, pas habitude, je passais une main dans son dos pour lui caresser doucement, j’étais imperturbable et sérieux, taciturne aussi, je voulais écouter sa réponse et répondant alors à ce baiser sans hésiter mais sur ma faim. Il était bien trop rapide et je voulais le prolonger sans avoir le temps. Je ne pouvais m’empêcher de sourire en entendant qu’elle m’aimait et pourquoi ? C’était ainsi, j’en sentais le battement de mon cœur. J’hochais la tête à sa question et oui, je le savais. Je l’écoutais sagement et souriant à certaines choses plus que d’autres, je voulais lui laisser l’occasion de s’expliquer. Non, je n’avais pas eu un oui ou elle me sautait dans les bras comme dans les films mais je m’y attendais, on était aussi loin d’être en état pour autant de joie. Les événements nous faisaient réfléchir. Je penchais la tête en l’entendant et souriant toujours. « Je sais… t’en fais pas, c’est bien trop tôt… mais ce n’est rien ! », ce n’était au fond rien qu’une fiançailles, on avait le temps… c’était ce que je me disais. C’était juste une promesse au fond. Je lui faisais la promesse que nous finirions ensemble pendant encore longtemps. La laissant prendre la bague, je souriais doucement en la regardant alors reprendre ma main et je riais doucement en la regardant. Je savais que ce n’était pas un non et l’entendre me rassurait mais je n’en doutais pas. J’hochais automatiquement la tête pour les fiançailles prolongée en me disant que c’était ainsi que je le voyais. Je voulais juste être promis à elle et le mariage n’était au fond qu’un symbole. Je voulais ce symbole entre nous, je voulais être lié à elle par tout ce qui pourrait simplement nous lier. J’hochais doucement la tête une fois qu’elle avait terminée sur ce point et riant nerveusement en lui souriant. « C’est parfait, des fiançailles, une promesse, un symbole… c’est tout ce que je veux et ne t’en fais pas, je comprends que ce soit tôt et tout ce qui compte pour moi est juste de savoir que l’on finira nos jours ensemble… comme ce vieux couple… le temps m’importe peu. », je lui offrais un sourire avant d’entendre cette question et la regarder avec tendresse avant de regarder la bague. Je pris une petite pause le temps et savoir comment me formuler et inspirant doucement pour expirer en lui volant alors un baiser et l’embrasser alors avec tendresse avant de rester contre ses lèvres et y murmurer. « Elle appartenait à ma mère. Mon père lui a offert lors de sa demande. Elle m’attendait… Ils étaient jeunes mais heureux… je me suis toujours dis que je l’offrirais à la bonne, celle que je voudrais réellement épouser. J’ai été en couple dans le passé mais je n’ai jamais imaginé la possibilité de me fiancer sauf avec toi et ce n’est pas la première fois que j’y pense. Tu en as parlé aussi lors de ton accident dans tes rêves ! Je ne savais pas encore ou nous en étions ou même enfin ça faisait seulement même pas quelques heures donc… mais là, je n’en doute plus du tout même si tout comme toi, je pense qu’il faut prendre notre temps sur ce pas mais cette promesse, je la fais. La promesse d’un mariage dans quelques années alors que nos enfants ou l’un de nos enfants s’occuperait de tenir les alliances. », je riais doucement en disant ça et j’étais bien trop incapable de penser autrement que de rêver un peu à cet instant puis reculant en la regardant avec tendresse et dégageant une mèche de ses cheveux. « Prends tout ton temps… tout le temps dont tu as besoin pour me donner une réponse définitive s’il le faut mais cette demander ne quittera jamais ma mémoire, elle sera toujours là. », je souriais doucement en m’allongeant et l’emportant avec moi en lui souriant doucement. Je fermais les yeux en inspirant une bouffée d’air et tentant de faire le petit point deux secondes. Je n’étais pas mal, non du tout mais ça faisait beaucoup d’émotions en une journée et le gérer devenait disons : complexe. J’avais envie d’être fort et pouvoir tout gérer mais au fond, j’étais envahi par toute cette journée même si j’en appréciais bien mieux la fin. Je ne savais cependant pas réellement comment me fixer. Cette histoire semblait dingue, je venais de la demander en mariage, j’avais demandé la femme que j’aime en mariage alors que plus tôt… nous venions de perdre un enfant qui n’avait même pas eu le temps de l’être et ensuite nous avions envisagés cet enfant plus sérieusement… tout cela ? Tout cela ? Vraiment ? C’était dingue pour une journée et après un mois. Mais on ne contrôle pas le destin. J’ouvrais doucement les yeux en souriant. « Et si nous faisions bien plus simple… pour commencer et que nous décidions de partager la même chambre ? Toi et moi, plus de murs… », je souriais doucement en passant la main libre qui se trouvait dans son dos, sous le haut de son pyjama et lui caressant avec tendresse, juste pour être tendre, je n’avais aucune arrière-pensée. « Je ne veux pas que l’on se presse… on a la vie devant nous, on a les mois et les années qui s’offrent à nous… on est encore jeune mais je t’aime et j’aime bien trop te regarder dormir ! », je souriais doucement en caressant ses cheveux et l’embrassant alors à nouveau en caressant son nez avec le miens et souriant doucement contre ses lèvres. « On a eu une longue, très longue journée… surtout toi, tu devrais te reposer… », je me déplaçais alors en me redressant et me plaçant correctement dans le lit en lâchant l’étreinte surtout par ce que je ne pouvais pas faire deux choses à la fois. Une fois allongé, je n’hésitais pas à l’attirer à nouveau à moi et calant ma tête dans son cou pour juste… l’avoir contre moi, sentir la chaleur de sa peau et pouvoir faire de doux rêves.

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M. HENRY GRAYSON « I DON'T KNOW WHERE I'M AT »
Not ready to let go. Cause then I'd never know. That I could be missing. I'm missing way too much. So when do I give up what I've been wishing for I shot for the sky. I'm stuck on the ground. So why do I try, I know I'm going to fall down. I thought I could fly, so why did I drown ? Can't find another way around. And I don't want to hear the sound, of losing of what I never found.
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MessageSujet: Re: Henry ○ Aucune prise contre le destin ...    Lun 23 Avr - 12:46
La vie d’Evangeline prenait des tours de plus en plus surprenant. Une fois en bon, une fois en mal, et tout cela semblait s’équilibrer ou à peu près. Alors qu’à son réveil à l’hôpital la journée et surtout la soirée s’annonçaient totalement gâchées, tout prenait une tournure totalement inattendue et loin de ce qu’elle aurait envisagé. Une demande en mariage. Henry était totalement fou. Mais il n’était visiblement pas le seul car elle serait bien capable d’accepter. Elle se doutait qu’il était sérieux même s’il lui laisserait du temps, mais l’idée de le décevoir en ne donnant pas la réponse qu’il aurait voulue était assez dérangeante pour la jeune femme. Elle savait que tout cela allait bien trop vite. Pourquoi fallait-il qu’ils aillent si vite ? Ce n’était pas obligatoire, mais c’était plus fort qu’eux. Ils ne voulaient pas attendre l’un comme l’autre. Ils étaient d’accord sur ce qui serait à faire alors pourquoi hésiter et ne pas faire en sorte de l’avoir le plus rapidement possible. Ils passeraient pour des fous c’était certain, mais elle s’en fichait. Elle était convaincue que rien ne pourrait changer et que leur couple était plus fort que tout ce qu’ils pourraient traverser. Elle proposait une solution temporaire, quelque chose qui leur permettrait de patienter. Quelque chose qui n’était pas un oui franc et définitif pour se lancer dans des préparatifs, mais qui n’était pas un non non plus. C’était une promesse pour l’avenir et pour l’instant ca semblait être déjà un très bon point. C’était à peu près tout ce qu’elle pouvait offrir pour l’instant car même si l’idée de se marier avec Henry était tentante et qu’elle en avait envie, il y avait quelque chose qui la retenait sans qu’elle sache quoi et pourquoi. Elle avait peut-être juste besoin d’un peu plus de temps. Et le fait qu’Henry semble d’accord avec cette idée, avec cette proposition lui allait parfaitement. Ils avaient le temps devant eux et ce n’était pas quelques mois d’attente avant le mariage qui pourra changer quoi que ce soit à leur relation. Au contraire ca ne pourrait être que plus positif encore. La jeune femme n’arrivait pas à imaginer de dispute ou de véritable tache dans leur couple. Il n’était pas parfait c’était certain, mais elle avait envie de continuer à le voir comme actuellement, sans avoir à craindre qu’une ombre survienne et gâche tout. Dans quelques années ils seraient mariés avec des enfants et c’était tout ce qui comptait. Tout irait très bien pour eux et ils n’auraient pas à se soucier de quoi que ce soit. Et ensuite ils pourraient vivre comme les voisins, encore en couple dans une cinquantaine d’années, toujours aussi amoureux même si le temps change quelque peu les choses. Evangeline ne pouvait s’empêcher d’observer cette bague qu’elle tenait tant bien que mal sans parvenir à la mettre totalement à son doigt pour l’instant et l’éventualité qu’Henry ait pensé à cette demande avant aujourd’hui restait dans son esprit. Elle ne put s’empêcher de poser la question, se doutant ou espérant plutôt que ce soit un cadeau de sa mère sans pour autant savoir le symbole que ca pouvait représenter pour Henry. Elle lui laissait le temps de trouver la meilleure façon pour en parler, l’observant alors qu’il venait l’embrasser avant de répondre. Cette bague était un véritable symbole pour Henry et ce qu’il disait à cet instant était encore plus touchant que le reste. Et l’espace d’un instant la jeune femme se demanda si elle pourrait tenir la comparaison avec le couple que formaient les parents d’Henry. Elle n’avait aucune idée de comment ils étaient, comment marchait leur couple et tout ce qui pouvait être lié à eux, mais elle se doutait que dans l’esprit de leur fils c’était encore bien vivace et elle craignait les attentes qu’il pourrait avoir face à cela. Bien entendu elle n’en laissa rien paraitre, rien du tout même, mais les questions restaient dans son esprit quelques instants. Henry la sortit de ses pensées en faisant le lien avec ces rêves qu’elle avait fait après l’accident. Elle ne s’en souvenait plus vraiment, mais il était vrai qu’elle avait rêvé d’un mariage ou en tout cas d’une demande en mariage. Les rôles étaient inversés dans son esprit et c’était elle qui avait posé la question, mais son rêve ne rivaliserait jamais avec la façon dont ca venait de se faire et avec la réalité. Elle ne put retenir un sourire à l’idée d’Henry. Un mariage où l’un des enfants porterait les alliances ? Ce serait certainement magnifique et cela signifiait des années avant d’être possible. Il semblait réellement prêt à attendre et elle réalisait alors qu’elle pourrait bien en profiter pour le surprendre et réfléchir à la question bien plus rapidement qu’il ne pourrait le penser. Elle était assez contente de savoir qu’il attendrait le temps qu’il faudrait et même si elle se doutait que ca ne durerait pas si longtemps, elle gardait cette idée à l’esprit. Elle sourit alors qu’il disait que la demande serait toujours dans sa mémoire et n’eut pas tout à fait le temps de répondre ou de réagir qu’elle se retrouvait allongée sur le lit à coté du jeune homme. Pouvoir retrouver le calme de la villa et la proximité avec Henry était apaisant pour Evangeline et elle avait envie de savourer cet instant. Posant par réflexe une main sur le torse du jeune homme, elle réalisait que la bague qu’elle avait maintenue sur le bout de son doigt avait finit de s’y enfiler toute seule, sans même qu’elle y prête attention. Se sentant alors bien à cet instant, calme et reposée, bien loin de tout ce qu’il s’était passé en ce jour, elle arrivait à faire le vide et tentait de mettre de coté tout cela pour pouvoir se reposer comme il se doit. Elle rouvrit les yeux lorsqu’Henry reprit la parole. Il fallait avouer que s’ils voulaient se retrouver mariés et avoir des enfants faire chambre à part ou changer tout le temps de chambre n’était pas la meilleure solution qui soit. « On partage déjà la même chambre, c’est juste qu’on en change selon les envies. Mais avoir notre chambre à nous serait mieux. » Elle commençait juste à s’habituer à sa chambre ici, mais en changer ne serait pas un problème si Henry y restait présent avec elle. Elle se laissait faire alors que le jeune homme glissait sa main sous son débardeur. Cette simple caresse n’était pas comme les autres et elle savait qu’il ne forcerait rien. Ce serait certainement même lui qui voudrait prendre le temps que tout aille mieux, alors il ne prendrait certainement pas les devants. Elle profitait alors juste de ces caresses et de ce moment. Elle en avait bien besoin pour oublier la journée qu’elle venait de vivre. Elle sourit légèrement à sa remarque sur le fait qu’il aimait la regarder dormir. Elle l’avait surpris plusieurs fois à l’observer le matin et ce n’était pas réellement dérangeant même si elle se demandait parfois pourquoi il l’observait ainsi et si elle avait quelque chose sur la figure. Mais il était vrai qu’observer l’autre dormir était parfois amusant et intéressant. Elle s’était surprise elle-même à rester parfois de longues minutes à le regarder sans rien dire ou faire, juste profiter de cet instant de calme et du repos qu’il pouvait afficher. Elle répondit légèrement à son baiser, voulant profiter de l’instant et de cela pour oublier tous les mauvais points de cette journée. Elle se laissait doucement aller, sentant la fatigue tomber tout à coup. Ca faisait beaucoup d’émotions en tous genres pour une simple journée et c’était peut-être plus que ce qu’elle pouvait supporter. Acquiesçant alors qu’il parlait de se reposer, elle le laissa s’installer mieux avant de se caler contre lui, fermant les yeux rapidement, vaincue par cette journée de folie. « Bonne nuit mon amour. » Les mots sortirent à peine et elle était déjà à moitié endormie avant d’avoir finit de les prononcer. Elle se laissait doucement absorber par le sommeil et ne luttant pas, finit par se retrouver dans un autre monde, un monde de rêve où elle pouvait imaginer tout ce qu’elle voulait et voir les choses selon ses envies.
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Henry ○ Aucune prise contre le destin ...

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