Avec des si, on referait le monde { Nolaan
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MessageSujet: Avec des si, on referait le monde { Nolaan    Sam 17 Sep - 0:54





Avec des si on referait le monde •
Et si, et si, et si… Ce qu’elle avait en tête actuellement et ça la stressait foutrement. Des hypothèses, des devenirs, des espoirs en cours ou des rêves inavoués prêt à mourir sans même être nés. Elle était dans l’ignorance la plus totale, la stupidité humaine lui avait saisit l’estomac : l’hésitation. Si jamais elle laissait les choses se faire, elle se mettait dans une position plus que délicate, dans l’incapacité de revenir en arrière. Et si elle ne laissait pas les choses se faire, elle avait peur de créer une deuxième grande contrariété après sa jalousie. Elle ignorait… tout. De ce qu’il était en train de se passer, de ce qu’il en penserai, de ce qu’elle devait faire ou non. Son esprit était similaire à un épais brouillard dont le seul espoir était une petite lumière scintillante au loin. Mais comment savoir si cette lumière est celle du chemin à prendre ou celle de la chute assurée ? Elle n’en savait rien. Cette lumière pouvait facilement s’assimiler à la boite qu’elle tenait dans ses mains : un test de grossesse. Oh oui, évidemment elle avait encore le temps pour ça… deux semaines à dire vrai. Mais déjà ça la stressait. Ils avaient pourtant pris toutes les précautions, mais les exceptions existent, elle le sait. Un retard de règles et paf, tous les scénarios se mettent en fouillis dans sa tête, provocant chez elle des montées d’adrénalines spectaculaires et limite dangereuses si une personne se met en travers de son chemin.

Tournant en rond dans son appartement, jetant un coup d’œil à son téléphone, elle le savait, d’une façon ou d’une autre elle devait lui dire. Mais le problème, c’est qu’elle savait pertinemment que si elle l’avait au téléphone, non seulement elle serait incapable de le dire mais en plus, lui, la forcerait à lui dire par téléphone. Prendre son courage à deux mains, c’est ce qu’elle devrait faire. Et ce qu’elle faisait. Elle prit son téléphone qu’elle mit dans la poche de son jean, sa veste et s’empressa de rejoindre sa voiture après avoir fermé son appartement. Elle conduisait, se souciant peu de la route la connaissant par cœur, jetant de temps à autre un regard au test de grossesse qu’elle avait vulgairement lancé sur le siège passager. En serait-elle seulement capable de sonner chez lui ? Serait-elle assez forte pour tout avouer sans se mêler les pinceaux comme elle a tant l’habitude de le faire ? Rien n’est sûr. Bien vite le moteur se coupa en bas de l’immeuble de l’appartement de Nolaan. Est-ce qu’il sera là ? Aujourd’hui elle n’avait pas eu le temps de lui envoyer ne serait-ce qu’un petit message, entre les clients de son garage qui arrivent et les soucis d’ordre financiers des clients qui ne peuvent pas payer. C’était juste la galère et il fallait ça de plus pour qu’elle se sente perdue.

Elle descendit alors de sa voiture et monta les marches à une allure plutôt lente, réfléchissant sans cesse à comment elle pourrait lui dire. Elle n’avait pas envie de détruire le bonheur qu’ils ont commencé à construire il y a plusieurs mois, et c’est bien une chose qui lui faisait peur. Comment pouvait-elle lui dire qu’elle était peut-être enceinte, elle qui en général est réglée comme une horloge organique ? Et surtout, comment pouvait-elle envisager de le garder si c’était le cas alors qu’ils n’habitaient même pas encore ensemble ? Elle se torturait l’esprit, se posant des milliers de questions qui de toute manière ne résoudraient rien. Elle n’arrivait pas à se décider à frapper à la porte, portée par l’incertitude, la peur et l’appréhension. Jusqu’à ce que son regard dérive vers l’ascenseur où son petit ami se trouvait. Le regard de Colleen était différent de d’habitude. C’était peut-être bête mais dans ses yeux et surtout dans l’air, on pouvait sentir quelque chose de lourd, de difficile à dire. Tordant la manche de sa veste entre ses mains, la seule chose qu’elle trouvait à dire pour le moment c’était un simple : « salut. » Son regard habituellement taquin et amoureux, transpirait l’inquiétude. On sentait qu’une éventuelle mauvaise nouvelle allait tomber. Elle fit alors un signe vers la porte, dans l’espoir qu’il ne pense pas qu’elle allait le quitter, l’idée même était loin d’elle d’ailleurs: « Est-ce qu’on parler… en privé. » Un voisin, un énième était dans le couloir, remontant avec son courrier dans les mains. Vu le regard qu’ils avaient lancé à Colleen et Nolaan, c’est fort possible qu’ils soient l’un d’entre eux à avoir entendu leur dernière dispute. « J’ai quelque chose d’assez important à te dire… et un peu compliqué aussi. » La peur s’était emparée de ses membres et même si on ne pouvait le voir, elle commençait à trembler.

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MessageSujet: Re: Avec des si, on referait le monde { Nolaan    Lun 19 Sep - 17:48


Nolaan&Colleen


Cinq mois. Cinq mois déjà que Nolaan et Colleen étaient ensemble, cinq mois pendant lesquels leur bonheur n’avait cessé de grandir. Un bonheur partagé auquel Nolaan avait fini par succomber entièrement, refoulant totalement sa peur de la perdre et de se retrouver de nouveau seul. Vivre l’instant présent sans penser à l’avenir. C’était ce qu’il s’attelait à faire depuis quelques temps, et ça lui réussissait plutôt bien. Un changement qui plaisait à certain, comme à ses voisins, par exemple, qui n’avaient pas tardé à constater, avec un certain plaisir, sa bonne humeur matinale qu’ils n’avaient plus eu le droit de connaître depuis des lustres. Ses collègues aimaient aussi rajoutés leur grain de sel, et le charriaient de plus en plus souvent sur sa manière de sourire comme un crétin lorsqu’il voyait s’afficher le prénom de Colleen sur son cellulaire. Même ses amis proches le trouvaient plus ouvert d’esprit depuis plusieurs semaines, ce qui n’était pas plus mal pour sa sœur qui subissait moins les conséquences de ses humeurs néfastes. Nolaan respirait donc une joie de vie et un bonheur qu’il ne cherchait plus à dissimuler. Mais ce changement ne plaisait pourtant pas à tout le monde, et était la raison de nombreuses crises de jalousie de la part de Colleen. En effet, Nolaan ne comptait plus le nombre de soirées où il avait du retenir Colleen de refaire la tête au carré d’une de ses anciennes conquêtes, lorsque celles-ci venaient le draguer ouvertement sous ses yeux, feignant d’apprendre la nouvelle sur la nouvelle vie de couple de Nolaan Stinson. Mais Nolaan ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même, et n’en tenait plus rigueur à Colleen depuis longtemps. Il portait toujours une confiance aveugle à son égard, et il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir puisque bien souvent les rôles étaient inversés, ce bonheur ne s’accompagnant pas forcément que de bon côté. En effet, ce dernier avait décuplé la jalousie de Nolaan, une jalousie qui avait été la source de leur dernière dispute. Une simple étincelle qui avait embrassé un feu de forêt mais Nolaan restait Nolaan, et il continuait de conserver ses défauts malgré son bonheur grandissant. C’était toujours tout ou rien, n’ayant jamais vraiment réussi à trouver de juste de milieu, préférant toujours les extrêmes.

Mais même si ce bonheur, bon ou mauvais, continuait à faire battre le cœur de Nolaan de sentiments d’euphorie, de plaisir et de bien être. Une épée de Damoclès continuait pourtant de planer au dessus de sa tête, n’attendant que le moment adéquate pour faire tomber les masques et donner raison à ce proverbe connu de tous « le calme avant la tempête ». Après tout, Nolaan n’était pas dupe et il était persuadé que quelque chose viendrait bientôt se mettre entre eux, il était incapable de dire quoi, mais il le savait. Autant de bonheur sans ombre sur le tableau, ce n’était humainement pas possible, il y a avait toujours quelque chose, mais quoi ? C’était la question que se posait Nolaan alors qu’il pénétrait dans l’ascenseur de son appartement. Il appuya sur le numéro de son étage, avant de croiser son regard dans le reflet du miroir. Une grimace ne mit pas longtemps à apparaître sur son visage, alors qu’il passait sa main sur sa dernière blessure en date que portait son front lorsqu’une poutre lui était tombée dessus par mégarde. Accident de parcours sans gravité. Il pensa alors automatiquement que l’aide soignant qui lui avait suturé la plaie de quatre points de suture avait eu tord en lui affirmant que dans deux semaines, on n’y verrait plus que du feu. Cela faisait trois semaines, et celle-ci semblait toujours autant marquée. Sa pensée s’accompagna alors d’une pensée fleurie autour de son arrière train pour affirmer son mécontentement. Une pensée qui avait aussi eu le don de le faire sourire alors que les portes de l’ascenseur s’ouvraient sur le visage de Colleen. Un visage qui ne présageait alors rien de bon, et même si Colleen n’avait pas encore pris la parole, il pouvait le sentir à des kilomètres à la ronde.

Habituellement, il se serait rapproché d’elle pour l’embrasser et lui murmurer au creux de l’oreille qu’elle lui avait manqué, ou qu’il rêvait de pouvoir lui retirer ce jean qui la mettait en valeur. Mais aujourd’hui ne semblait pas être un jour comme les autres, puisqu’il n’osa pas vraiment s’approcher d’elle, redoutant la distance que Colleen venait d’instaurer entre eux sans le vouloir. Il se contenta alors d’hocher la tête à sa demande, constatant non sans mécontentement, que cette peur qu’il avait mise de côté depuis quelques semaines venait de nouveau de le happer sans prévenir, formant ainsi un nœud désagréable au fond de son ventre. « - Bien sûre qu’on peut parler en privé, je comptais pas rameuter tous l’immeuble de toute manière. T’as de ses questions parfois. » Sans le vouloir, l’ironie venait de reprendre possession de lui, la seule défense connue à son affectif qui avait toujours fait ses preuves. Lui emboitant alors le pas, Nolaan se débarrassa de sa veste qu’il jeta sur le meuble de l’entrée et glissa ses mains dans les poches de son jean. Dans sa tête, tout était entrain de se bousculer et l’idée même qu’elle vienne pour lui annoncer qu’elle le quittait, venait de lui traverser l’esprit. Qu’est ce qui pouvait bien la mettre dans un état pareil ? C’était bien la question qu’il était entrain de se poser alors que son regard croisait celui de son derrière. Ce geste presque devenu automatiquement le fit rire intérieurement, alors qu’il redressait immédiatement son regard pour prendre place sur le canapé, l’heure n’étant pas vraiment à la plaisanterie. « - Tu m’expliques alors ? Parce que je t’avoue que je ne comprends pas là. Hier soir, t’es pourtant partie de bonne humeur et il me semble pas avoir fait quelque chose de travers entre temps. J’ai fait quelque chose de travers ? » Inconsciemment, il se retenait d’exposer la pensée folle qui venait de lui traverser l’esprit, mais il savait que Colleen le prendrait mal alors il tentait d’attendre patiemment qu'elle se décide à reprendre la parole, ce qu’il était un peu incapable de faire. Le simple fait de voir ses mains trembler était le signe annonciateur que ce qu’elle avait à lui dire ne lui plairait pas. Il le sentait malgré lui, mais il était loin de se douter qu’il se trompait sur toute la ligne. « - T’as retrouvé un de tes ex et tu t’es soudain retrouvée une passion dévorante pour lui ? Non, j’ai mieux, t’as rencontré une des miennes et vous avez décidé de vous marier ? Ou peut être que c’est seulement que t’as enfin compris que le père Noël n’existait pas ? Me dit pas, que c’est encore un fléau du tapis rouge, tes hormones ont décidé de me déclarer la guerre, ça y est ? » Il se trouvait quand même fort à réussir à se faire rire tout seul, mais la tension qui régnait dans l’air ne lui plaisir guère et il avait ce besoin de ne pas montrer ce qu’il ressentait avant d’être sûre de la teneur de leur discussion. Après tout, ce n’était pas comme-ci, ils avaient toujours tendance à être sur la même longueur d’onde, et mieux valait éviter de rallumer une allumette pour le bien être et le confort de ses voisins.

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MessageSujet: Re: Avec des si, on referait le monde { Nolaan    Mar 27 Sep - 20:46





Avec des si on referait le monde •
L’avenir. L’avenir lui fait peur, l’avenir l’attire et la repousse. Un paradoxe dont elle ne saisissait pas le sens ni même les subtilités. Si futile, si incertain, si changeant qu’elle ne savait pas si elle pouvait lui faire confiance. Et vu les décisions qu’elle prenait, elle espérait fortement que l’avenir soit de son côté, que ce retard n’était rien d’autre que du stress ou autre chose tant qu’il ne s’agit pas d’un début de grossesse. Un début de grossesse… elle savait pas si elle devait en rire - ou sourire dans son cas - ou en pleurer. Dans un sens, elle avait toujours eu la conviction qu’elle était née pour devenir maman d’une grande famille mais de l’autre côté, depuis qu’elle est avec Nolaan, c’est un peu une idée qu’elle a mise de côté. Pourquoi ? Non pas parce qu’elle ne veut pas faire d’enfant avec lui, mais parce que premièrement c’est trop tôt et surtout parce qu’elle ignore totalement la pensée de Nolaan à ce sujet. Tout ce qu’elle pouvait confirmer, ou presque, c’est qu’il ne serait pas comme son père, si jamais elle était enceinte, il n’abandonnerait pas son enfant. Foutu destin tiens ! Et si elle était destinée à devenir maman dans les neuf prochains mois ? Et si Nolaan ne l’acceptait pas ? (Ce qu’elle comprendrait) Et si ce retard de règle lui donnait des nouvelles envies de maternité comme elle avait eu avec Mickaël ? Tant de questions sans réponses.

Des questions qui trouveront peut-être une réponse plus tard ou simplement maintenant. Maintenant oui, alors que le regard de Nolaan venait de se poser sur elle. Elle le savait bien qu’il pouvait sentir ce malaise et physiquement parlant, la distance qui les maintenaient loin l’un de l’autre en était la manifestation. Un fin sourire vint s’afficher sur son visage à ses premières paroles. C’est fou comme elle peut le connaitre par cœur. Cette ironie était une nouvelle fois la preuve qu’un souci planait au dessus d’eux, que l’épée de Damoclès allait tomber d’une seconde à l’autre. Dans la tête de Colleen, c’était un véritable bazar fleuri de questions sensées ou non. Et parmi ce bazar, un discours incessant tournait dans sa tête, comme si elle avait préparé son petit speech à l’avance. Et c’est ce qu’elle avait, elle avait essayé du moins dans sa voiture mais rien n’était sûr qu’elle serait capable de le sortir dans le bon ordre et sans bégayer bêtement. Fermant la porte derrière elle, elle fut étonné de sa question qui, selon elle, n’avait pas raison d’être. « Non du tout, t’as rien fait de mal je t’assure. » Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase pour lui dire qu’il n’avait rien à voir avec son état qu'il repris la parole - ou peut-être rien puisque qu’après tout pour procréer, faut être deux hein.

Un fin sourire vint illuminer son visage, c’était drôle tout les films que Nolaan pouvait se faire en quinze secondes top chrono. Elle ne pouvait que sourire à cela car de son côté, si ce n’est le tapis rouge de ses hormones, elle n’y aurait jamais pensé. Elle secoua doucement la tête avant de reprendre la parole. « Rien de tout ça, je t’assure, c’est avec toi que je suis et je compte bien rester avec toi… mais c’est peut-être toi qui va fuir après ça… » C’est bon, c’était partit. Oui, c’était partit dans le bon sens, mais elle régressait très vite et elle commençait à faire les cents pas dans l'appartement. Son petit discours tout prêt s’était soudainement transformé en un vrai fouillis où seules des bribes de phrases se distinguaient de la masse. Elle soupira un bon coup « C’est difficile à expliquer, vraiment difficile. T’as rien à voir là dedans… enfin j’espère que tu n’as rien à voir là dedans… même si ça me gênerait pas vraiment que tu es à voir là dedans mais toi, je pense pas que tu apprécierais, j’en sais trop rien. » Elle secoua la tête une nouvelle fois, elle disait vraiment n’importe quoi, c’est une horreur.

Elle se tourna donc vers le canapé et posa ses fesses dessus, à côté de Nolaan. Elle prit ses mains et lia ses doigts au siens, comme si ce geste allait lui donner le courage nécessaire pour lui dire. « Tu sais parfois, nous, les filles, on est plutôt chiantes dans le genre. On aime bien avoir tout sous contrôle, surtout moi tu me connais. Et là… il y a quelque chose que je peux pas contrôler… Enfin si un peu parce qu’on a tout fait pour que ça n’arrive pas et puis tu sais, parfois on a beau tout faire et ça fonctionne pas, ça dérape et… » Et tu t’enfonces Colleen, tu vas droit dans le mur ou tu coules au fond de l’océan, c’est pareil. Elle lui lâcha les mains et se frotta doucement le visage, heureusement qu’elle est pas du genre tartine de maquillage hein, enfin bref. « Je… J’ai…. » Non mais bon sang, ça va sortir oui ? « Je suis peut-être enceinte, j’ai du retard d’une semaine. » C’était sortit d’un coup, sans artifice, sans rien, juste comme ça… mais à vitesse grand V. Elle ignorait s’il avait comprit ce qu’elle avait dit et très franchement sur le coup elle n’ avait pas envie de savoir, alors elle reprit avant même qu’il puisse dire quoi que se soit. « Je suis réglée comme une horloge d’habitude. » Point final, c’est tout ce qu’elle avait à dire et maintenant elle attendait la réaction de Nolaan et elle craignait que cette dernière soit négative.

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MessageSujet: Re: Avec des si, on referait le monde { Nolaan    Mer 28 Sep - 11:38


Nolaan&Colleen


    Dans ce rêve, je suis sur le point de me marier. Certains souvenirs m’échappent pourtant comme mon arrivée devant cet autel ou ma demande en mariage. Les gens s’affaissent autour de moi, tandis que je me regarde et constate avec un certain dégoût qu’on a réussi à me faire enfiler un nœud papillon. Ma femme doit être sacrément belle ou têtue pour arriver à me faire porter ceci. Mais mes rêveries se stoppent lorsque la mariée fait justement son entrée dans la salle. Le silence se fait et plus une mouche ne vole, mais je n’arrive pourtant toujours à distinguer son visage sous son voile au fur et à mesure qu’elle avance. Je la scrute alors quand tout d’un coup, la pièce est envahie d’une lumière rougeâtre qui m’aveugle, alors qu’elle fait passer son voile derrière sa nuque. Son visage est flouté mais je le reconnais pourtant, je le sens, c’est lui : mon père. Je me marie avec mon père, quelle ironie. Il se met à rire d’une manière assez frustrante et me regarde – je pense qu’il me regarde – alors que le prêtre reprend la parole. « - Nolaan Dean Stinson, consentez-vous à remarcher sur les traces de votre père pour le meilleur et pour le pire, dans la maladie comme dans la pauvreté jusqu’à ce que la mort vous emporte ? » Je ne comprends pas ce qu’il m’arrive et pourtant j’ai l’impression que tout est réel, parce que je viens bien de répondre « - Oui » à la question qu’on vient de me poser. Puis soudain, tout s’accélère, et je me retrouve dans un parc. Il fait beau, je pense distinguer quelques signes qui me permettent d’affirmer que c’est l’été. Un petit garçon âgé de cinq ans, vient alors me saisir le bras et tire dessus avec la force d’un enfant de quinze ans. « - Papa. » Vient-il vraiment de m’appeler Papa ? Je le regarde de haut, il n’est pas plus haut que trois pommes et lui lance un regard interrogateur lorsqu’il me marche sur le pied. « - Tu m’as abandonné, je te déteste. Un père, ça ne part pas, un père ça assume ce qu’il fait ! Maman a eu raison de te tromper avec Isaac, tu l’as méritée pas ! Tu ne mérites personne ! Personne ne t’aime, regarde autour de toi, tout le monde t’abandonne. D’abord, ton père, puis ta mère, puis ton chien, puis Colleen, et maintenant moi. » Je n’ai toujours pas bougé et je sens mon cœur se serrait en entendant ses paroles, je sens qu’il m’en veut, je sais qu’il m’en veut. Il est moi. Il est mon pire cauchemar. Mais alors que je viens d’en tirer ses quelques conclusions, il me regarde tristement et toute la colère qui l’habitait alors s’estompe. « - Je m’en vais, je te laisse aussi. Je vais t’effacer et on se reverra plus jamais d’accord ? T’es d’accord ? » Mais avant même que je n’ai eu le temps de lui répondre mon réveil sonne et me tire de mon sommeil avec une force assez surprenante.

Ce rêve avait été le pire cauchemar de Nolaan pendant une certaine période de sa vie. Même si les détails variaient parfois, la trame restait la même. Il distinguait son père qui lui demandait de suivre ses traces, rencontrait son mini-moi, apprenait qu’il avait été trompé ou tromperait quelqu’un et se retrouvait confronter à la triste conclusion qu’il finirait tôt ou tard par suivre les traces de son père. Un homme qu’il ne connaissait pourtant pas mais qui avait toujours eu le don certain d’être des plus présents en brillant par son absence. Mais alors qu’il l’avait laissé de côté pendant tant d’années, il revenait pourtant de le happer sans aucune raison alors que Colleen lui affirmait qu’il n’avait rien fait de mal. Un signe ? Peut être bien, peut être pas. Et les questions qui s’accumulaient par millier dans son esprit n’allait certainement pas plus l’aider à comprendre où voulait alors en venir Colleen. Surtout que cette dernière avait le don de tourner autour du pot pour une raison x ou y qui ne le mettait pas absolument pas en confiance, le laissant plutôt dans son désarroi le plus total, alors qu’il continuait de la fixer attendant de comprendre le pourquoi du comment. Un point positif, il n’avait rien à voir là dedans, donc ils n’avaient alors aucun raison de s’engueuler une nouvelle fois et de déranger le repos de ses voisins de palier. « - Tu me fais peur. » Une phrase qui s’était immiscée en plein milieu de son discours mais sans qu’elle ne le sache, il rêvait qu’elle arrête de parler, qu’elle vienne se poser dans ses bras, et qu’il puisse de nouveau prétendre qu’il vivait dans le meilleur des mondes, et qu’il n’avait besoin de rien pour être heureux à part d’être ensemble.

Mais la jeune femme ne semblait pourtant pas de cet avis, alors qu’elle fleurissait ses phrases de jolis détours qui commençaient à faire fleurir de jolis films dans l’esprit de Nolaan. Est-ce qu’elle l’avait trompé ? C’était bien la question qu’il commençait à se poser, sa fierté passant de statut de confiance, à statut de peur. « Nolaan Stinson, cocu ! » Ca aurait pu faire la une des journaux australiens et faire rire au moins 85% de la population féminine de Sydney. Mais il préféra se concentrer de nouveau sur ses paroles pour être certain qu’il comprenait bien le sens de toute cette discussion. Après tout, ce n’était pas vraiment la première fois que Nolaan et Colleen étaient les victimes de quiproquos, mais ils avaient une fâcheuse tendance à ne pas se retrouver connectés sur la même longueur d’onde. Et le fait que Colleen lui prenait et lâchait ses mains la seconde d’après, fuyait son regard et tournait en rond dans son salon ne lui annonçait rien de bon. « - Colleen… » Alors qu’elle ne lui avait pas encore lâché sa bombe, Nolaan se redressa légèrement et prit un air beaucoup plus sérieux qui n’annonçait rien de bon non plus. Pour lui, les dés étaient lancés et il n’y avait plus aucun doute possible. Colleen l’avait trompée. De ce fait, dans un désir d’auto-défense des plus marqués, Nolaan n’attendit même pas qu’elle eut terminée son discours, et laissa sa phrase « - Je t’ai trompé. » se chevauchait avec la sienne. « - Je suis peut-être enceinte. » Un mensonge comme un autre qui venait pourtant de se retourner contre lui.

Une diversion ratée puisque sa fierté venait quand même d’en prendre un coup. Echec et mat. Passant une main derrière sa nuque, il redressa son regard vers elle et secoua doucement la tête sans arriver à ne reprendre pour l’instant la parole. Ce qui le dérangeait le plus à l’instant, ce n’était pas de savoir si Colleen était enceinte ou non, ce qui le dérangeait pour l’instant, c’était de savoir si Colleen le croyait ou non. Mais avant même qu’elle n’est pu reprendre la parole, il posa sa main sur sa cuisse et grimaça très légèrement. « - Désolé mais je croyais… enfin … j’étais sûre que t’allais me … dire que… » Il laissa un rire s’échapper de ses lèvres alors qu’il osait enfin redresser son regard vers celui de Colleen. « - C’est fou, mais j’ai presque cru que t’allais me dire que tu m’avais trompé. Et du coup, de fil en aiguille, j’ai voulu sauver un peu mon honneur dans le truc parce que mon égo en aurait pris un sacré coup, et ça aurait été dommage que je ne puisse pas me relever à cause de tout ça. C’est dingue hein ? Tu trouves que je parle un peu trop toi aussi ? Oui, c’est pour ça que je vais me taire et arrêter de m’enfoncer un peu plus, je le suis déjà suffisamment, ou un peu trop. Enfin bref… » Soupirant doucement, il guettait pourtant une réaction quelque conque venant de sa part parce que la peur sourde que ses conneries pourraient les mener tout droit dans ce cauchemar qu’il avait eu l’habitude de faire venait de reprendre possession de ses membres. Lâchant la cuisse de Colleen, il passa une main derrière sa propre nuque et haussa simplement les épaules pour la simple et bonne raison qu’il ne savait pas vraiment trop quoi dire par rapport à la vraie révélation que venait de lui faire Colleen. Mais une chose était certaine, c’est que le sérieux venait de s’immiscer entre eux, et que l’heure n’était plus à la plaisanterie. « - Toi aussi tu blaguais hein ? C’est peut être un peu précipité un enfant maintenant. Enfin je veux dire, on commence à peine à trouver nos marques dans cette relation, on ne vit même pas ensemble, et puis, je ne suis pas certain d’avoir envie d’être père ou plutôt, je ne suis pas certain de pouvoir devenir un père. » Remontant sa main dans ses cheveux qu’il ébouriffa, signe de nervosité, il laissa de nouveau un long silence s’installer et rendre l’atmosphère un peu plus lourde. Décidément, l’épée de Damoclès qui planait au dessus de sa tête venait finalement de frapper alors qu’il tournait de nouveau son regard vers elle, se pinçant légèrement la lèvre. « - Désolé ce n’est surement pas l’euphorie à laquelle tu t’attendais, je ne sais pas trop à quoi tu t’attendais en fait mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée, pour diverses raisons en fait. Et puis, ce n’est pas comme-ci t’étais réellement enceinte, right ? » Attrapant de nouveau sa main dans la sienne, il se sentit pourtant obligé de rajouter une toute petite phrase qu’il lui prouverait qu’il n’était pas totalement contre cette idée, même si pour l’instant, il était incapable de s’en réjouir. « - Mais dis moi ce que tu veux que je fasse, et je le ferais. » Une simple phrase qui lui prouvait qu’il ne partirait pas pour l’instant, et qu’il l’épaulerait autant qu’il le pourrait.

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MessageSujet: Re: Avec des si, on referait le monde { Nolaan    Dim 23 Oct - 23:41





Avec des si on referait le monde •
Elle avait peur… aussi bien de lui que d’elle-même. Pour lui c’était sa réaction qui faisait peur. Allait-il s’enfuir ou au contraire rester ? Allait-il exploser ou au contraire tout contenir en lui et se laisse bouffer de l’intérieur ? L’un n’excluait pas l’autre. Quant à elle, c’est plus ce qui se passe en elle qui lui fait peur. Était-ce juste le stress qui avait coupé le processus de ses règles ou était-elle vraiment enceinte ? Porter l’enfant de Nolaan… wouah, une pensée qui l’enjouait et qui lui coupait les ailes à la fois. Elle supposait bien sûr qu’il ne serait jamais loin, ne reproduisant pas les erreurs de son père mais serait-il réellement capable d’assumer tant de responsabilités alors que l’un comme l’autre se repère à peine dans leur couple ? Et puis d’un seul coup, toutes les questions s’effacèrent de sa tête pour laisser place à … rien. Trompé ? Il venait bien de dire qu’il l’avait trompé ? Un visage scié en deux, sidérée par cette nouvelle, elle n’en revenait pas. Si elle était pas assise, il est fort possible qu’elle tomberait, si elle n’était pas aussi choquée, il est fort possible qu’elle l’aurait giflé. C’était quoi son problème ? Ils sont bien tous les deux, et même si parfois ils s’engueulent, ils remontent toujours la pente, pour aller un peu plus haut dans leur histoire à chaque fois. Et très clairement, pour Colleen, il venait de tout balayer d’un seul coup, un simple coup de vent sur un château de cartes, c’était ça l’effet qu’elle avait ressenti… une grande claque en pleine figure.

Secouant la tête, elle n’avait même pas fait attention qu’il avait posé sa main sur sa cuisse. Dépitée, totalement. Il était plus dingue qu’elle ne le pensait déjà, il osait lui mentir juste pour sauver son honneur. Ca lui faisait un choc, ça lui faisait du mal aussi, preuve qu’il n’est pas toujours honnête avec elle après tout. Elle ne réagissait absolument pas, sûrement le temps que cette comédie passe et surtout le temps que la blessure qu’il avait ouverte sans le vouloir se referme. Elle se contenta simplement de hocher la tête. « Oui tu t’enfonces, à ta place j’arrêterais le massacre. » Se levant, elle recommença les cent pas. Elle aurait peut-être du la fermer tiens, ça aurait été pour tout le monde à son humble avis. Non seulement il avait réussi limite à l’énerver avec ses conneries - hormones ? - mais en plus elle arrivait même pas à comprendre ce qu’il passait. Elle savait pas comment elle devait réagir, si elle devait lui crier dessus et limite l’étrangler à la Homer Simpson ou si elle devait rester calme. Alors elle ne disait rien, se contentant d’écouter ses paroles. Précipité… trop tôt… pas sûr de pouvoir être père… des mots qui résonnaient dans l’esprit de Colleen qui pensait à l’éventualité qu’elle allait peut-être devenir mère dans moins de neuf mois maintenant.

« Je le sais tout ça. Je sais bien que ça fait pas longtemps qu’on est ensemble, qu’on commence à peine à maitriser notre jalousie, surtout moi. Je sais bien que pour toi l’image de père est loin d’être valorisante et d’être souhaiter pour ta personne mais… mais j’en sais rien Nolaan, si je suis enceinte c’est comme ça et pas autrement, c’est pas moi qui choisi. » Malheureusement oui, ce n’est pas elle qui choisit sinon elle se serait probablement contentée de tomber enceinte plus tard, quand leur couple aura vraiment une stabilité et que Nolaan soit prêt à envisager son rôle de père. Du côté de Colleen, c’était déjà tout trouvé, si elle était enceinte elle le garderait, incapable de retirer une vie humaine, même embryonnaire. Elle n’allait pas pleurer ni même angoisser, après tout, à notre époque, plusieurs solutions existent que se soit le supprimer ou simplement le garder et l’élever ou le faire adopter. Posant de nouveau ses fesses à côté de lui, son esprit n’était pas serein, encore moins rangé. Au contraire, c’était tout l’inverse, elle se posait des tonnes de questions jusqu’aux plus improbables. Est-ce qu’elle avait bien éteint la lumière en partant ? Est-ce que sa voiture était bien fermée ? Est-ce que l’héroïne de BD fantômette laissait dire que son créateur croyait aux fantômes ? Des questions aussi débiles les uns que les autres mais bon, Nolaan avait le don de la ramener très vite face à la réalité.

Tournant son regard vers lui, elle soupira doucement. Elle n’était pas agacée mais pas réjouit non plus. Elle voulait juste redescendre la pression qui allait la faire imploser. « Je ne m’attendais à rien Nolaan. Je connais ton histoire et s’il y a bien une chose auquel je peux pas m’attendre en te disant ça c’est bien une euphorie. » Liant ses doigts avec les siens, elle ne savait pas trop quoi penser. Un simple sourire, faible, s’était affiché sur son visage. Lui dire ça, dans un sens ça la rassurait et dans l’autre elle n’avait aucune envie d’imposer quoi que se soit à Nolaan sous prétexte que l’enfant qu’elle portait peut-être avait son ADN. C’était une décision difficile à prendre et pourtant elle savait qu’ils allaient devoir la prendre à deux. Soupirant de nouveau elle quitta le canapé et se dirigea vers son sac qu’elle avait vulgairement posé dans un coin. Elle sortit alors le test de grossesse. « On a le choix… le faire maintenant si ça fait plus de trois semaines, ou le faire dans deux semaines puisque j’ai une semaine de retard. » En gros, soit il affiche positif et elle est enceinte depuis plus de trois semaines, soit il affiche négatif et dans ce cas elle est obligée d’en faire un autre dans les deux semaines qui viennent. Dans les deux cas, qu’elle le fasse maintenant ou dans deux semaines, elle ne voulait pas le faire seule à attendre une réponse. Mais Nolaan, était-il prêt à affronter la réalité maintenant si elle est enceinte ? Elle releva son visage vers lui, simplement le suppliant presque de dire oui et à l’inverse de dire non. Colleen était de nouveau un paradoxe que seul Nolaan pourrait trancher…

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MessageSujet: Re: Avec des si, on referait le monde { Nolaan    Jeu 27 Oct - 16:12


Nolaan&Colleen


Aucune réaction de sa part. Pas un geste déplacé. Ni d’insultes envers sa personne. Pas même d’éclats de verre sur le sol de son salon ? Ce calme était étrange venant de la part de Colleen. Une étrangeté qui pourtant passait inaperçue par rapport au choix qu’ils allaient bientôt devoir faire. Le genre de choix qui arrivait sans aucun nul doute à changer votre vie, et à vous demander comment votre vie aurait été si vous aviez décidé de faire le choix inverse à celui que vous avez pourtant de décider de suivre. On pouvait se voiler la face autant que l’on le voulait, mais faire un choix dans sa vie n’était pas une mince à faire, et pourtant on en faisait tous les jours. Des choix, Nolaan en avait alors fait des centaines, voir des milliers au cours de sa vie. Il avait souvent choisi de prendre un donut au chocolat plutôt qu’au sucre. Il avait choisi de faire le pitre plutôt que de se concentrer en cours. Il avait aussi été le seul à choisir de révéler ses sentiments à la jeune femme et de ne pas fuir après l’avoir fait. Des dizaines de choix qui l’avaient amenés à vivre une vie de couple bien tranquille avec sa meilleure amie, une situation qu’il avait pourtant consenti ne jamais vouloir vivre. Mais sa vie aurait-elle seulement été la même si il avait pris la décision de préférer le sucre au chocolat ? Ou s’il avait décidé de fuir ce soir-là et de continuer à faire l’autruche? Aurait-il seulement vécu cette situation un jour s’il n’avait pas pris l’initiative d’aller aider cette petite fille ce jour-là lorsque ce garçon était venu l’embêter alors qu’elle jouait tranquillement dans le bac à sable ? Des questions auxquelles il était pourtant incapable de répondre, et auxquelles il n’avait pas vraiment envie de trouver de réponses dans le fond. Vivre aux côtés de Colleen avait surement été la plus belle expérience de sa vie, même malgré les quelques ombres qui avait ombragé le tableau. Vivre un bonheur parfait pendant cinq mois à ses côtés serait surement le plus beau souvenir qu’il garderait des vingt et une années qu’ils avaient vécu ensemble. Alors, un enfant pouvait-il vraiment mettre un terme à leur relation par rapport à la connerie que venait de sortir Nolaan ? Pas tellement dans le fond. Vous l’aurez donc compris, Nolaan ne regrettait rien et assumait chacun des choix qu'il avait fait, alors que son regard venait de nouveau de croiser la silhouette de Colleen qui faisait les cents pas à travers le salon.

Mais les souvenirs qui défilaient au sein de l’esprit de Nolaan, furent mis sur pause lorsque la jeune femme reprit de nouveau la parole. Elle n’avait pas vraiment tord, ce n’était pas elle qui décidait de tomber enceinte ou non ? Mais en revanche, elle avait le choix de décider de le garder ou non dans l’époque où ils vivaient. Une pensée qui hérissa les poils de Nolaan parce qu’il savait pertinemment que Colleen ne serait jamais capable d’un tel geste, pas après ce qu’elle avait vécu suite à sa fausse couche. Et dans un sens, il commençait à se sentir légèrement piégé et oppressé par cette situation qui ne lui laissait pas beaucoup de perspectives pour s’en sortir. En effet, si Colleen était enceinte et qu’elle décidait de le garder contre sa volonté, il la perdait à coup sûre, et retombait sans le vouloir dans les traces de son père qu’il avait tant pris soin d’éviter depuis de nombreuses années. Et si Colleen n’était pas enceinte, ils continueraient tranquillement leur idylle même si les bases qu’ils avaient posé de ne seraient plus jamais les mêmes. Cette discussion accélérant dans le même temps leur relation, et amenant avec elles les fameuses questions : « On emménage chez toi, ou chez moi ? » « On se marie ? » « Et si on décidait de faire vraiment des enfants ? » Une situation qui commençait alors à prendre une dimension assez compliquée alors que Colleen reprenait place à ses côtés. Toutefois, ils pouvaient au moins se réjouir de comprendre l’autre, et de ne pas lui affliger un coup bas à la moindre parole. Une pensée qui rassura Nolaan autant qu’elle lui faisait peur, et qui lui coupait légèrement l'herbe sous le pied, lui retirant alors le droit à la parole durant un léger instant. Il avait déjà bien assez envenimé la situation avec ses conneries, ça ne servait à rien de la compliquer plus qu’elle ne l’était déjà à cause d’une simple parole déplacée qu’il aurait prononcé sans réfléchir.

De cette manière, il regarda donc Colleen se lever et attraper son sac. Qu’est ce qu’elle faisait ? Il n’en avait pas la moindre idée mais il ne tarda pas à en découvrir la raison lorsqu’elle brandit le test de grossesse. Décidément, elle semblait avoir tout prévue et ça ne laissait encore moins à Nolaan, la possibilité de rester dans l’ignorance. Mais savoir était surement mieux au fond. « - Sauf si ton test coûte 100$, on a pas vraiment de raison de ne pas le faire maintenant. Et puis, si c’est pour qu’on se regarde en chien de Fayence pendant… je-sais-plus-combien de semaines, ça va faire qu’envenimer la situation… » Savoir empêcherait de se poser des questions inutiles et les fixerait immédiatement sur la teneur de cette grossesse possible ou non ? Même si d’après ce qu’il avait compris, il était possible que le test affiche négatif alors qu’elle était tout de même enceinte ? Il pouvait afficher positif alors qu’elle ne l’était pas, dans ce cas ? Ce test était-il alors vraiment fiable ? Peut être, qu’il aurait mieux fait de suivre les cours de biologie finalement plutôt que d’amuser la galerie en draguant les filles du fond de la classe, ça lui aurait surement évité de se donner mal à la tête en réfléchissant de trop. Mais il chassa pourtant ses doutes pour se redresser à son tour et s’avancer vers la jeune femme. Par automatisme, il attrapa la boîte et la secoua, pour être certain que Colleen n’était pas entrain de lui jouer un gros canular. Les caméras cachées étaient trop nombreuses de nos jours pour ne pas prendre soin de vérifier ses sources. Mais il était fort de constater que la boîte contenait bien un test et qu'il ne s'agissait en rien d'une blague. « - Fais ce test ! Ça ne sert à rien de créer une psychose, on avisera selon le résultat. Et… on ira même vérifier le dit résultat chez ta gynéco, quoique moi j’attendrais à la porte mais tout ces trucs, machins autour de votre vagin, ou ce que tu veux, ça fout les jetons pour un homme. C’est bien une femme ton gynéco ? » Même si le doute pouvait facilement se percevoir dans le ton de sa voix, Nolaan tentait de nouveau de détendre un peu l’atmosphère et d’oublier un instant ce test. Chose qu’il fit en le rendant à sa propriétaire sans attendre et en déposant un baiser sur ses lèvres. Un baiser qui prouvait bien que quelque soit le résultat de ce test, il ne partirait pas et se tiendrait à ses côtés pour en discuter et parler de sujets tabous qu’il n’avait pas prévu de parler avant "jamais" et un "million d’années lumières". Il souffla alors légèrement avant d’attirer Colleen à lui et de partager un câlin avec elle, câlin dont il avait bien besoin sur l’instant. « - Je veux que tu me dises avant que quelque soit le résultat de ce test, ça ne changera rien entre nous. On ne va pas se leurrer, qu’il soit positif ou non, ça risque de changer énormément de choses entre nous et d’aborder des sujets qu’on n’avait même pas envisagé jusqu’à présent, mais j’aimerais juste que ça reste … je sais pas normal entre guillemets entre nous. » Il n’y avait aucun doute que son discours était alors confus mais il ne pouvait pas faire beaucoup de miracles, puisque ses pensées l’étaient tout autant. « - Que tu m’en veuilles pas si je dis des choses de travers par exemple, ou que j’aborde des sujets comme ta fausse couche, ou encore … Mickaël… Les sujets tabous qu’on évitait jusqu’à présent et qui faisait que tout se passait plutôt bien entre nous. »

Sur ces simples paroles, il se détacha alors avec un sourire qui se voulait plus rassurant qu’autre chose, et l’embrassa une nouvelle fois, avant de se détacher en murmurant un simple « je t’aime » contre ses lèvres. Les minutes qui allaient à présent défiler, allaient surement lui sembler durer des heures mais il n’avait pas vraiment envie d’entrer dans la salle de bain avec Colleen. C’était peut être une étape qu’il devait faire à deux, mais il se voyait mal lui déboutonner son jean pour elle, et l’aider à s’asseoir. Elle était assez grande pour aller aux toilettes seule et c’était ce qui faisait qu’il ne posa même pas la question de savoir si elle souhaitait qu’il l’accompagne, n'en ayant absolument aucune envie. « - Dépêche toi avant qu’on change tous les deux d’avis, je serais là, je ne bouge pas. Je vais nous préparer quelque chose à manger, ce sera bien. » Et sur ces quelques mots, il se dirigea alors vers la cuisine, peu convaincu d’avoir envie de devenir père et peu convaincu sur l’idée que Colleen soit réellement enceinte parce qu'au fond, ce serait quand même carrément plus simple, si elle ne l'était pas...

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MessageSujet: Re: Avec des si, on referait le monde { Nolaan    Mar 15 Nov - 22:23





Avec des si on referait le monde •
L’ordre naturel des choses. On vient au monde, on grandit, on parle, on marche, on va à l’école, les premiers amours, les premières bêtises, on continue de grandir, trop vite, beaucoup trop vite, on en vient à l’adolescence pleine de question et de doutes avant d’être projeté en avant dans le monde adulte, tout aussi brouillé le reste mais avec des questions qui déterminent votre avenir pour le restant de vos jours. Et tout ça, c’est suivit de près par tomber amoureux, s’installer ensemble, se fiancer, avoir un chien, se marier, vivre à fond à deux, faire des enfants, fonder une famille, vieillir avec eux. Un cycle de vie simple, avec des hauts et des bas mais si… conventionnel. Un mot qui, avouons le, ne correspond ni à Nolaan ni à Colleen et une fois de plus ils le prouvaient plus ou moins à leur insu. S’il s’avérait qu’elle est enceinte, ils ont grillés plusieurs étapes, peut-être trop. L’esprit de Colleen ne cherchait pas à comprendre quoi que se soit à ce niveau là de toute façon, elle le savait, elle avait tendance à tout faire à l’envers et ce, depuis longtemps. Déjà gamine elle préférait commencer par le dessert lors des repas, et un peu plus dans son enfance elle avait opté pour des petits voitures et non des poupées, dernièrement, elle avait tapé une crise de jalousie énorme à Nolaan alors qu’ils étaient à peine ensemble. Et voilà qu’à présent elle était peut-être enceinte de lui alors qu’ils n’habitent même pas ensemble. Un esprit mélangé pour une vie mixée, un cocktail explosif qui faisait de Colleen cette fille si spéciale et surtout si difficile à comprendre. Elle n’avait aucune idée de comment se comporter à présent, quoi faire et surtout pourquoi et pour qui. Devait-elle se contenir pour éviter de faire une énième crise de couple ? Devait-elle s’exprimer pour son propre bien et en devenir égoïste par rapport à celui de Nolaan ? Tout ce dont elle pouvait être sûre c’est qu’elle avait peur et qu’elle l’aimait bien plus qu’elle ne voulait bien l’admettre. C’était difficile de lui dire mais pourtant elle sait que ses sentiments sont plus que sincères pour lui, mais connaissant son passé notamment avec son père, elle avait peur que cette possible grossesse néantise totalement leur couple et qu’il lui tourne le dos. Tous les scénarios impossibles et inimaginables tournaient dans sa tête sans arrêt, passant de l’un à l’autre, défilant à une vitesse folle. Mais celui dans lequel elle avait le plus d’espoir et une envie folle de se donner à fond, c’est tout simplement celui où ils sont heureux, avec ou sans enfant, quoi qu’il arrive. Et elle espérait sincèrement que ça serait celui-là.

Mais les questions qu’elle se posait l’empêcher de réfléchir comme elle l’entendait. Si jamais Nolaan lui demandait d’avorter en serait-elle capable, elle qui ne veut surtout pas le coincer ? Aussi étrange que cela puisse paraitre, probablement, simplement pour pouvoir le garder près d’elle. Mais à quel prix ? Celui de retomber dans la déprime de la perte d’un possible enfant ? Elle n’en avait surtout pas envie. Mais si elle le garde contre sa volonté, elle sait parfaitement qu’elle le coincera entre quatre murs, ce qu’elle ne veut surtout pas faire. Tout ce qu’elle souhaitait au fond c’était la liberté de Nolaan. Mais ne serait-ce pas se priver de sa propre liberté dans un sens ? Autant de questions sans réponses certaines… Une seule jusqu’ici avait trouvé une réponse : le test de grossesse qu’elle avait entre les mains allaient servir dans très peu de temps, il ne restait à Nolaan que de savoir s’il voulait savoir maintenant ou attendre deux semaines pour être sûrs. Elle hochait seulement la tête à la première réponse de Nolaan, rajoutant un simple « Non, il coûte pas 100$, encore heureux. » avec un fin sourire. C’était probablement idiot mais dans les paroles de Nolaan et surtout dans son intonation de voix, elle pouvait lire une forme d’assurance sur ce qu’ils devaient faire mais aussi du réconfort. Un doux mélange qui plaisait à Colleen aussi bien pour son cœur devenu lourd que pour dénouer les nœuds dans son estomac, dans sa gorge et dans sa tête. Tout ce qu’ils pouvaient en fait savoir c’est si elle est enceinte de plus de trois semaines pour le reste, il faudra de toute façon attendre deux semaines si le test s’avère négatif. Lâchant alors le test quand Nolaan le saisit entre ses mains, elle osait à peine le regarder. Et le peu de regard qu’elle lui lançait, elle s’imaginait beaucoup de chose. Quelle distance ça pourrait mettre entre eux si elle se devait d’avorter mais surtout, et c’est bien là où elle s’étonnait elle-même, elle se demandait quel genre de père il serait. Et elle était persuadée qu’il se forcerait à ne pas ressembler au sien et par conséquent qu’il serait probablement un père exemplaire ou tout du moins un bon père, présent, certainement joueur et avec plein d’amour à donner. Elle le savait, elle le sentait.

Quoi qu’il en soit, il avait réussi à lui arracher un petit rire de par ce don presque inexplicable qu’il arrive à la faire rire dans n’importe quelle circonstance. Reprenant le test en main, elle le regardait inlassablement. « Oui c’est une femme, pourquoi, ça aurait changé quelque chose que se soit un homme ? Et au pire des cas de toute façon, ça sera prise de sang, pas de truc autour de mon vagin comme tu dis. » L’image même de Nolaan dégoutée par tout ces trucs la faisait rire, ne serait-ce qu’un peu. Mais on pouvait toujours entendre ce stress dans sa voix, cette hésitation dont elle était seul juge mais dont elle ne maitrisait absolument rien. Mais elle oublia très vite ce doute et ses peurs quand ses lèvres vinrent se joindre à celles de Nolaan dans un baiser qui se voulait particulièrement doux et apaisant. Entourant ses bras autour de lui, elle aurait voulu ne jamais les quitter, continuer à sentir son parfum, à resserrer son étreinte et que tout s’efface, tout recommence, sans cette histoire de grossesse. Elle l’écoutait et ne disait pas grand-chose. Elle savait qu’il avait raison, il n’y avait donc aucune utilité à essayer de le contredire. Mais lorsqu’il commença à parler de Mickael et plus particulièrement de sa fausse couche, elle ne pu retenir un soupire de tristesse en repensant à quel point ça les avait séparer. C’était de ça aussi qu’elle avait peur. Si elle était enceinte et qu’ils gardaient le bébé, ne prenait-elle pas le risque de perdre un second enfant elle qui souhaite une famille nombreuse ? Une douleur de plus à prévoir, peut-être… enfin deux plus exactement, parce qu’elle sait parfaitement les dégâts que ça peut causer sur elle et par conséquent sur son couple. « Je te le promet, tu restera un chieur né et je resterai la maniaque du dimanche. » Un petit rire s’échappa et elle continua « Je t’en voudrait pas, je peux pas t’en vouloir mais m’en veut pas non plus si je pleure pour un oui ou pour un non, ou pour autre chose. »

Finalement, toutes les données - ou presque - étaient contre le fait d’avoir un enfant de suite, mais la nature en avait peut-être décidé autrement. Et son je t’aime avait porté un coup fatal. Coup fatal mais loin d’être négatif, au contraire. Un coup fatal dans le sens où ça lui donnait une véritable raison de faire ce test de grossesse. Elle, elle se serait bien ronger le frein pendant deux semaines, mais Nolaan voulait savoir et au final, c’était bien plus motivant de le faire pour lui que pour elle. Après tout ils sont en couple et même sans ça, elle ne veut que son bonheur. Mais avant qu’il se détache totalement, elle déposa un autre baiser sur ses lèvres qui transpirait l’amour avant de se détacher et de frôler ses lèvres murmurant son premier : « je t’aime aussi.» Oui son premier je t’aime, le seul en cinq mois, le seul moment où elle n’avait plus peur et elle se sentait en sécurité, le seul moment qu’elle trouvait assez opportun pour lui dire sans rien crainte. Avant cela, elle ne disait que moi aussi, restant bloqué sur ses mots, mais ils étaient enfin là et Nolaan avait enfin la possibilité de les entendre. Et autant dire qu’à présent que son blocage s’était passé, elle n’avait qu’une envie : le crier sur tout les toits et lui dire sans cesse. Mais pour le moment, elle avait autre chose à faire.

Elle se contenta de nouveau à hocher la tête, le test en main. Elle lui lança un dernier petit regard avant de se diriger vers les toilettes. Tapotant le test de grossesse contre sa main, chaque pas était une source de stress en plus, s’imaginant une nouvelle fois les réactions qu’elle pourrait avoir selon le résultats du test. Mais elle savait pertinemment qu’elle n’aurait aucun des réactions qu’elle s’imaginait. Pénétrant dans la petite pièce, elle se pinça la lèvre, et se posa sur les toilettes. Aussi bête que ça puisse être, elle était en train de lire la boite, une chose comme une autre probablement pour retarder l’échéance qui de toute manière allait tomber d’ici peu de temps… Et elle fit ce qu’elle avait à faire, à présent elle était assise sur le couvercle des toilettes comme précédemment, refermant le test en attendant le sourire ou le bonhomme triste - ils nous prenne pour des gosses les fabricants quand même hein bref -. Fixant le morceau de plastique qui allait fixer - ou presque - son avenir, elle ne pouvait s’empêcher de laisser des larmes monter dans ses yeux, la pression étant beaucoup trop grande pour elle. Et lorsque le visage du défait du test du grossesse s’afficha, elle éclata tout simplement en sanglot. Un mélange de soulagement et de pression en plus, sachant parfaitement qu’elle allait devoir réitérer l’expérience plus tard. Elle sortit alors des toilettes, laissant ses larmes couler et allant se présenter à la porte de la cuisine. Sa vision était brouillée et elle n’osait pas lever les yeux vers Nolaan, une nouvelle fois « Il est négatif. »

Rien de plus, rien de moins, ça avait le mérite d’être clair… sur le moment. Car pendant ce temps-là, son esprit était encore plus mélangé qu’avant, ils allaient devoir attendre deux longues semaines qui allait lui paraitre une éternité. Elle se connait, elle allait probablement psychoter sur le moindre signe pour savoir si oui ou non elle était enceinte. S’approchant elle prit Nolaan dans ses bras murmurant à son oreille « je suis désolée de te faire subir tout ça. » Oui, elle s’en voulait, elle ne pouvait que s’en vouloir. Elle aurait du faire le test seule et ronger son frein seule jusqu’à être sûre. Tout ce qu’elle ressentait sur le moment c’était du dégoût et de la rancœur pour elle-même et elle comprendrait parfaitement que Nolaan s’éloigne… ce qu’elle craint le plus au final dans tout cette histoire… Se détachant de loin, elle chassa ses larmes, bien quelques unes d’entre elles continuaient leur chemin sur ses joues rosées. Elle avala difficilement sa salive et se décida enfin à vraiment lui parler. « Je suis tétanisée Nolaan, j’ai peur, je suis effrayée. C’est un soulagement mais j’ai peur pour dans deux semaines, c’est trop pression pour moi, je pourrais pas attendre. Je veux pas que tu t’éloignes, je veux surtout pas que tu t’en ailles. » Sa gorge se retrouva de nouveau bloquée par une nouvelle crise de larmes qu’elle tentait de chasser, encore une fois. Légèrement tremblante, elle avait gardé le test dans les mains espérant peut-être qu’il lui donne une réponse qu’il n’avait évidemment pas… Et si au final c'était simplement son envie d'enfant qui lui donnait ses symptômes ?

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MessageSujet: Re: Avec des si, on referait le monde { Nolaan    Ven 25 Nov - 14:24


Nolaan&Colleen

“ When you meet the right person, you know it. You can’t stop thinking about her, she is your best friend and your soul mate, you can’t wait to spend the rest of your life with her, no one and nothing else can compare. ”


Ҫa n’avait aucun sens. Aucune définition. Aucune logique. Aucune cohérence dans notre réalité. Mais cela venait pourtant de le frapper avec force alors qu’il se retournait inconsciemment pour la regarder s’éloigner. Presque par automatisme, un sourire amoureux venait de se dessiner à la commissure de ses lèvres, tandis qu’une évidence venait de lui sauter aux yeux : « si ce n’était pas elle, ce ne serait personne d’autre, enfant ou non ». Sans avoir pu le prédire, cette blonde au sourire ravageur avait réussi à renverser toutes ses convictions, là où beaucoup d’autres avaient échoué auparavant. Bon dieu, qu’est ce qu’elle pouvait lui coller à la peau ! Elle arrivait à le faire sourire, à le faire pleurer, à le faire rire, à l’énerver, à le dépiter, à lui redonner espoir, mais aussi à le rendre fier lorsqu’elle se tenait à ses côtés. Et alors qu’elle venait de lui dire pour la première fois « je t’aime » d’une manière des plus douces et des plus sincères, la peur de la voir partir sans un « au revoir » venait de le quitter pour un léger instant, laissant alors place à un sentiment de bien être passager. Un sentiment qui faisait alors battre son cœur à cent à l’heure et qui faisait naître chez lui, l’envie de l’entendre encore, et encore. Ce n’était certes que trois mots et trois syllabes, mais ces sept lettres lui faisaient un bien fou et le rassuraient sur la teneur des sentiments de la jeune femme. Un sentiment qui lui donnait d’ailleurs aussi envie d’arrêter le temps pour pouvoir la regarder encore et encore, sans jamais s’en lasser, quitte à oublier totalement jusqu’à l’existence de ce possible enfant. Enceinte. Elle aurait un ventre rond, pourquoi pas après tout, ça pouvait être mignon. Pas enceinte. Les périodes d’abstinence seraient toujours aussi frustrantes, shit. Enceinte. Il se ferait surement rejeter comme une merde à cause de ses hormones, pas cool. Pas enceinte. Elle continuerait à lui prendre le chou pour utiliser des dessous de verre histoire de ne pas faire de trace sur la table, tout Colleen. Enceinte. Les femmes avaient bien des envies étranges non ? Pas enceinte. Damned, et si il voulait qu’elle le soit, au plus profond de son fort intérieur ?

Des pancakes. C’était ça, la solution à tous ses problèmes. Cuisiner pour ne plus penser. Cuisiner pour cesser de dresser la liste des pour et des contres. Il aurait l’air fin après tout, s’il se tenait encore là lorsque Colleen sortirait de la salle de bain. Une posture qui ne serait surement pas faite pour la rassurer. De cette manière, Nolaan tourna les talons, croisant alors la silhouette assez imposante de son Rottweiler à ses pieds. Lui aussi voulait peut être lui apprendre qu’il avait mis la chienne du voisin enceinte ? Mais alors qu’il voyait des bébés dans les situations les plus improbables, ses paroles contrastèrent pourtant avec ses pensées du moment. « - Si tu veux un conseil mon cul poilu, le jour où tu rencontres une femme comme ça, la laisse pas filer, tu le regretteras ! » Bouleversé. Troublé. Indécis. Il s’agissait là, des trois maîtres mots qui régnaient sur Nolaan depuis qu’il s’était retrouvé seul, le visage de la jeune femme n’ayant toujours pas décidé de quitter ses pensées. Mais il ne se laissa pas pour autant déstabiliser et sorti la crêpière, puis la brancha avant d’aller chercher la pâte qui trainait dans le frigo depuis quelques jours, mais qui semblait encore relativement bonne si on en croyait sa couleur et sa texture. Nolaan commença ensuite à verser la pâte sur l’appareil, une fois que ce dernier eut atteint la température adéquate. Mais même les mains occupées, son esprit restait ailleurs comme suspendu dans le temps lorsque Colleen avait prononcé ses quelques mots fatidiques. « - Je suis peut être enceinte. » Qu’est ce qui lui prenait autant de temps d’ailleurs ? Ca prenait vraiment autant de temps de faire un simple test de grossesse ? Elle s’était peut être évanouie ? Il se retiendrait pourtant de penser à la plus ridicule de toute: Était-elle tombée dans le trou ? Hum… trop tard, il venait de le faire si on en croyait le sourire ridicule qui venait de se former sur ses lèvres.

Mais il fut stopper dans sa réflexion (et heureusement) lorsqu’il entendit la voix de Colleen derrière lui. Négatif. Le test était donc négatif. Soulagement. Pas vraiment. Après tout, ils n’étaient pas totalement fixé et un enfant pouvait toujours être entrain de grandir au sein de l’utérus de sa petite amie. Encore une fois, au lieu de faire simple, les deux protagonistes continuaient de s’évertuer à faire compliqué là où tout aurait pu être si simple. Les deux semaines qui allaient alors s’écouler avant l’obtention de ce nouveau résultat allait surement sembler durer des années, mais ça leur laissait au moins le temps d’en parler et d’essayer de se réjouir face à la possible grossesse ou non de Colleen. De toute manière, ils ne pouvaient plus vraiment influencer sur le résultat à présent, ils ne leur faillaient plus qu’attendre et patienter sagement. Un comble pour deux personnes qui n’étaient absolument pas patientes en temps normal. « - Soit pas désolée, ce n’est en rien de ta faute. » Avant même qu’il n’est eu le temps de s’en rendre compte, il venait de passer ses bras autour de Colleen, abandonnant sa crêpière pour les bras chauds et réconfortants de la jeune femme. Deux détails lui avaient alors sauté aux yeux : les larmes de Colleen, et le test de grossesse. « - Faut vraiment que t’arrête de pleurer, je sais bien que les océans se vident mais quand même… et puis j’ai plus de mouchoirs, et se moucher dans les manches de mes chemises, c’est bof, tu ne crois pas ? » Il laissa un rire nerveux s’échapper de ses lèvres mais les larmes de la jeune femme avaient toujours été une de ses plus grosses faiblesses. Voir Colleen pleurer, un peu par sa faute, il ne le supportait pas. Par réflexe, il profita donc de son détachement pour tirer sur la manche de sa chemise et lui essuyer le visage, dessinant un sourire sur ses lèvres qui se voulait alors plus rassurant qu’autre chose. Il comprenait bien l’origine de ses larmes, et l’atmosphère lourde qui régnait dans chacune des pièces de son appartement, ne devait surement pas l’aider à se détendre. Heureusement Nolaan avait un don certain pour raconter des conneries en toute circonstance, et il allait bien utiliser ce don avant de continuer à parler sérieusement. « - D’ailleurs, tu tentes de me toucher avec ton test, je te jure, je cours, je rampe, je vole jusque dans la salle de bain pour aller me désinfecter. La seule fois où j’ai autorisé que tu me fasses pipi dessus, c’était parce qu’une méduse m’avait piqué, et rêve, tu recommenceras jamais… même si je sais que t’a adoré ça. » Le rire qui venait alors s’échapper de ses lèvres étaient d’un coup beaucoup plus joyeux, éloignant pour un léger instant, l’épée de Damoclés qui planait au dessus de leur couple. « - Allez, jette-moi ça et plus vite que ça, tu peux plus le réutiliser de toute façon. Et lave toi les mains aussi, si tu veux pouvoir goûter à mes pancakes. » La bouffe, c’était bien la solution à leur problème, ou du moins pour l’estomac sur pâte qu’était Nolaan. Mais parler le ventre plein, c’était toujours plus agréable qu’avec le ventre vide, et par ailleurs, il venait d'avoir une idée assez farfelue suite aux paroles de Colleen qu’il comptait bien mettre en œuvre dans les prochaines minutes à venir. Un geste complétement spontané, qui ne le rendrait que plus beau.

En effet, Nolaan comptait bien lui prouver qu’il n’irait nulle part et il comptait bien mettre tout en œuvre afin de rassurer la jeune femme. Retournant ainsi près du plan de travail après avoir déposé un baiser sur ses lèvres, il attrapa une assiette et une barquette de framboises dans le frigo. Il aurait très bien pu choisir des fraises, ou des mûres, mais il connaissait Colleen, et il savait pertinemment qu’elle les aurait choisies s’il lui avait laissé le choix. « - J’ai peur aussi, tu sais, et je ne suis même pas sûre de vraiment réaliser tout ce qui est entrain de se passer. Mais si je peux être sûre d’une chose, c’est que si être avec toi, ça signifie apprendre à aimer un enfant et à surmonter mes peurs les plus profondes, je le ferais. Parce que si je ne le fais pas pour toi, alors ce sera pour personne. » Des paroles des plus sincères que prononçaient Nolaan tout en confectionnant l’assiette qu’il destinait à Colleen, et à aucune autre femme. Qu’est ce qu’elle avait de si spéciale ? Elle le découvrait très vite alors qu’il se retournait pour retourner s’asseoir à ses côtés. « - Je ferais n’importe quoi pour toi O’Donnell, vraiment n’importe quoi. Je ferais passer mes peurs après les tiennes, mon travail après le tien, mes désirs aussi, et mon bonheur. Tout ce qui m’importe vraiment, c’est que toi, tu sois heureuse. » Le sourire aux lèvres, il déposa alors l’assiette devant Colleen, une assiette qui contenait une phrase toute bête écrite à l’aide de quelques vingtaines de framboises. Si ce matin en se levant, on lui avait dit qu’il lui poserait cette question dans la soirée, il ne l’aurait clairement pas cru. Mais il était peut être temps de bousculer leur habitude et d’avancer dans la relation qu’ils avaient décidé de construire, il y a de ça quelques mois. Cette phrase était en réalité une question, à laquelle Nolaan espérait vraiment que Colleen répondrait oui. Move in ? Le regard dirigeait vers le sien, il n’attendait désormais plus qu’une réponse venant de sa part, se rapprochant pourtant légèrement de sa chaise pour déposer sa main sur le bas de son ventre. « - Je vais nulle part quelque soit le résultat. Si il est positif, je tenterais de faire en sorte de pas faire comme lui, si il est négatif, on commencera à y réfléchir tranquillement sans se presser, et on verra où ça nous mène. Je ne pense sincèrement pas que ce soit le bon moment et qu’on a encore le temps avant de fonder une famille, mais après tout, si j’avais attendu le bon moment pour t’avouer mes sentiments, on n’en serait surement pas là où on en est aujourd’hui. Je t’aime c’est tout ce qui compte aujourd’hui, alors on va juste laisser faire le hasard, et on verra où ça nous mène dans quelques semaines. » Il n’avait toujours pas lâché son regard, se contentant simplement de retirer sa main pour ne pas la brusquer, même si pour la première fois de sa vie, il était persuadé qu’elle n’irait nulle part et qu’elle accepterait sa proposition. Son « je t’aime » n’ayant alors fait que renforcé leur amour, et la confiance que Nolaan pouvait lui porter.

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MessageSujet: Re: Avec des si, on referait le monde { Nolaan    Lun 19 Déc - 23:27





Avec des si on referait le monde •
Si la vie était simple, elle ne serait probablement pas drôle à vivre et tout le monde s’en ficherait, n’en ferait rien au final et mourait comme une cloche dans son coin. Personne ne peut échapper à ce destin mais comme dirait une certaine présentatrice télé : la vie à un début et une fin, le reste c’est ce que vous en faites. Exact, on choisit ou non de s’en sortir dans la maladie, on choisit ou non de vivre une vie sainte ou de débauche. Et pour d’autres, pour Stinson ou O’Donnell, c’était un choix qui allait changer le cours de leurs vies qu’ils allaient devoir prendre, d’une façon ou d’une autre. Ils avaient le choix ou non de garder cet hypothétique enfant mais ils avaient aussi le choix d’en parler ou non si la grossesse n’avait pas lieu. Bref, un bouleversement certains dans leurs vies mais aussi dans leurs habitudes. Le temps où ils plaisantaient à la moindre occasion, ou Colleen chassait les filles trop collantes au goût de Nolaan… tout ça, ce n’était pas si loin que ça, et tous les deux avaient drôlement évolués et très vite. Certes ils rigolaient toujours, mais aujourd’hui Colleen ne chassait plus les filles, les sujets sérieux se mêlaient entre deux déconnades. Et dans un sens, c’était tant mieux. Ils évoluaient peut-être vite mais de son côté elle trouvait qu’ils évoluaient en bien, en plus que bien même. Dans ses bras en tant que petite amie, elle s’y plaisait, les baisers échangés elle les aiment, chacun d’eux. Tout ce qu’elle pouvait regretter avec leur couple c’est cette saloperie de jalousie, chez l’un comme chez l’autre, qui avait tendance à les bouffer, même si depuis quelques temps, ça c’était calmé. Mais là, à l’instant, dans les bras de Nolaan, elle ne s’y sentait pas au mieux de sa forme, laissant ses larmes couler. La peur avait pris possession de ses membres et elle se retrouvait totalement hors d’elle-même. Dans deux semaines ils allaient peut-être apprendre qu’ils allaient être parents, dans deux semaines ils allaient peut-être apprendre que dans moins de neuf mois ils allaient tenir un petit bout de chou, la chair de leurs chairs, le sang de leurs sangs, dans leurs bras. Et ça, ça avait le don de créer en Colleen le pire des paradoxes. Son envie d’être maman depuis longtemps se mélangeait à la peur de le devenir aussi vite et surtout sans réellement l’avoir prévu. Avec Mickaël c’était différent, ils avaient choisi de le devenir, choisi d’arrêter la pilule et les préservatifs. Ici, une capote déchirée, un oubli de pilule ou simplement la fatalité les avaient mis dans une situation étrange. Tout contre lui, elle pouvait sentir le cœur de Nolaan battre contre son buste, et nom de dieu, que ça pouvait lui faire du bien, la calmer un court instant dans le tourbillon de ses doutes. Un léger rire s’échappa de ses lèvres à la réflexion de Nolaan. L’air ambiant de l’aider pas à se sentir mieux, elle avait besoin de respirer, de prendre un peu l’air quitte à tomber malade en restant trop longtemps dehors. « T’as raison, mais j’ai remarqué que tu avais du sopalin. » Réflexion qui ne sert à rien bonsoir ! Répondant au sourire de Nolaan par un autre sourire, elle eut le réflexe malgré que Nolaan venait d’y passer sa manche, d’essuyer ses yeux et son visage dans son entièreté.

Ses pensées étaient tournées vers l’avenir, se demandant sans cesse comment ce dernier allait se présenter à eux. Devait-elle s’attendre à un bonheur parfait ? Ou devait-elle se remettre en question et par la même occasion remettre en question la solidité de leur couple ? Elle l’ignorait, elle ignorait beaucoup de choses et dans un sens, elle ne voulait pas deviner d’avance, elle voulait simplement vivre avec lui. Et si vivre voulait dire que dans peu de temps ils seraient amenés à se séparer, autant vivre à fond le peu qu’ils leur reste non ? Un autre rire vint teindre la pièce, plus franc cette fois, beaucoup plus libéré. « T’inquiètes pas pour ça, il est fermé, je le secoue pas, je me suis déjà lavé les mains et je ne compte pas l’ouvrir. » Elle jetait alors le test, pensant très fort qu’elle allait devoir recommencer ce geste dans deux semaines quel que soit le résultat. Se posant à la table, elle le laissait faire ses pancakes et l’assiette de fruits. Un sourire vint alors étirer ses lèvres en voyant qu’il avait pris des framboises. Définitivement, il la connaissait par cœur, sur le bout des doigts. Mais sur le moment elle n’était pas vraiment concentrée là-dessus, elle l’écoutait, buvant chaque parole qu’il pouvait dire. Et elle ne pouvait effacer son sourire, parce que ce genre de truc ne pouvait que lui faire plaisir, c’était certain. Suivant ses mouvements quand il revient s’assoir, elle n’avait pour le moment pas vraiment fait attention à la phrase écrite dans l’assiette. « Si tu veux me faire pleurer de joie cette fois, t’es bien partit pour. » Parce que oui, un rien venant de Nolaan, que se soit ses gestes, ses paroles ou de simples cadeaux lui faisait foutrement plaisir. « Mais tu sais que être heureuse de mon côté ça passe aussi par ton bonheur à toi ? » Ça lui paraissait tellement logique qu’elle ne pouvait pas être heureuse sans que lui le soit également. Son regard bifurquait alors sur l’assiette, mangeant le point du I de la phrase dont elle venait tout juste de capter l’existence. A l’intérieur d’elle, elle bouillonnait littéralement de joie et dans un autre sens, elle espérait qu’il ne fasse pas ça uniquement parce qu’elle risquait d’être enceinte. Mais elle le connaissait, et au fond elle savait qu’il le faisait par envie et non par dépit. Alors elle déplace les framboises qui restaient pour former un YES suivit d’un petit cœur. Ca pouvait paraitre nian-nian, et dans un sens elle l’était, mais elle s’en fichait totalement. Ce que Nolaan lui demandait là fallait tout l’or du monde. Elle tourna alors l’assiette vers lui, un sourire pendu aux lèvres alors qu’elle l’écoutait inlassablement.

Levant ses fesses, elle se posait alors sur lui ne sachant pas s’il avait lu la réponse. Mais même sans ça, le baiser tendre qu’elle lui donnait en posant ses lèvres contre les siennes suffisait à comprendre que oui, elle souhaitait emménager avec lui ou inversement, peu importait. Beaucoup penserait que leur relation va particulièrement vite entre les crises de jalousie, le possible enfant et l’emménagement, mais elle s’en fichait royalement. Pour elle, c’était juste parfait et seul le bonheur de Nolaan comptait, et si l’avoir avec lui chaque matin, chaque soir pouvait faire son bonheur elle le ferait. Et puis ce n’est pas comme si ça ne faisait pas le sien de bonheur par la même occasion. S’endormir tous les soirs dans ses bras, se réveiller tous les matins près de lui, comment pouvait-elle refuser une telle opportunité ? Impossible. Et c’est tout particulièrement dans ce genre de moment qu’elle ne peut tout simplement pas ignorer les sentiments amoureux qu’elle peut avoir à son égard. Elle en était maintenant persuadée aussi de son côté, si ce n’était pas lui, ça ne serai personne. Se détachant doucement de ses lèvres, souriant toujours contre celles-ci, la peur s’était envolée au profit d’un sentiment étrange. Un mélange que tous les sentiments positifs étaient en mesure de créer. Elle ne se voyait plus avec un autre que lui, elle ne se voyait plus dans le noir d’un avenir incertain mais plus dans la clarté d’un présent heureux dont elle profitait au maximum. « J’espère que t’as pas les pieds froids la nuit alors. » Riant doucement, elle avait oublié jusqu’à sa possible grossesse. Elle se sentait vraiment bien et dans un élan de tendresse, elle liait simplement ses doigts avec les siens, prenant une framboise au passage. « Tu sais, je me dis que quel que soit la réponse que le prochain test de grossesse donnera, si tu restes avec moi, tout iras bien, aussi bien pour toi que pour moi. C’est tout ce qui compte vraiment pour moi, ta présence et ton bonheur, ça s’arrête là. » Elle prit alors une grande inspiration à l’idée qui venait de lui traverser l’esprit. « Et si vraiment tu peux pas être père, je suis prête à stopper la grossesse volontairement. » Elle l’avait dit, c’était tombé, elle était prête à se faire avorter si tel était le choix de Nolaan. Si la peur de ce dernier était trop grande, elle était prête à souffrir moralement de cette intervention chirurgicale. « Et avant que tu me dises que tu ne veux pas me faire de nouveau subir la perte d’un bébé, je veux juste que tu respectes ce choix et que tu me soutiennes si on doit en arriver là, c’est tout ce que je te demande, on est d’accord ? Je veux pas que tu sois malheureux à cause d'une angoisse ou d'un doute trop important. » Elle était plus que sérieuse, et elle attendait vraiment de lui qu’il lui dise si ça l’angoissait vraiment et si ça le perturbait au plus haut point. Si la perte d’un enfant c’était rassurer Nolaan, elle se devait de le faire, c’est ainsi qu’elle le voyait, et pour ça, personne ne pourra vraiment l’arrêter.

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MessageSujet: Re: Avec des si, on referait le monde { Nolaan    Mar 17 Jan - 18:20


Nolaan&Colleen

“ When you meet the right person, you know it. You can’t stop thinking about her, she is your best friend and your soul mate, you can’t wait to spend the rest of your life with her, no one and nothing else can compare. ”


Le regard posait sur la silhouette de Colleen, le rythme cardiaque de Nolaan s’accélérait de minutes en minutes alors qu’il venait d’entrevoir pour la première fois de sa vie, la possibilité de partager son quotidien avec la seule femme qu’il n’avait jamais aimé. Laisser Colleen emménager avec lui. Une idée surréaliste mais que Nolaan venait pourtant d’avoir et d’énoncer alors que la situation ne s’y apprêtait pas. Un homme normal aurait surement attendu de laisser l’idée germer dans son esprit, dresser la liste des pours et des contres, voir le bon moment se profiler. Mais pas Nolaan. Un acte qui se voulait alors totalement spontané et irréfléchi. L’aboutissement d’une décision complètement libre et consentie. Est-ce qu’il pourrait venir à le regretter par la suite ? Probablement pas, puisqu’il était aujourd’hui sûr, plus que n’importe quel autre jour qu’il avait passé à ses côtés, qu’il était complètement raide dingue de ce petit bout de femme nommé Colleen O’Donnell. Une personne peu conventionnelle, un petit paradoxe à elle toute seule, qui avait toutes les qualités et tous les défauts requis pour arriver à supporter le caractère parfois complètement incompréhensible de Nolaan Stinson. Certes, ensemble ils créaient des tempêtes, des emmerdes, des disputes. Ensemble, ils créaient des miracles, des projets, des envies. Ensemble, ils se détestaient, ils se blessaient, ils se faisaient parfois du mal. Ensemble, ils s’aimaient, ils se réconfortaient, ils se faisaient souvent du bien. Ce n’était alors pas toujours rose, et ils ne reflétaient en rien la perfection de l’amour que l’on pouvait voir dans les films. Mais l’important dans tout ça, restait que malgré tous les problèmes auxquels ils étaient confrontés jour après jour, ils continuaient pourtant de s’aimer un peu plus à chaque minute que la vie leur offrait. Une dépendance qui les mènerait très certainement à leurs pertes respectives, mais à laquelle Nolaan n’était plus apte à résister. Colleen était devenue sa drogue, « cette petite écorchure qu’on a sur le palais et qui ne peut cicatriser que si on ne cesse de la lécher. Mais on ne peut pas. » Il avait besoin d’elle, autant qu’elle avait besoin de lui, et il savait pertinemment alors qu’il laissait son regard se perdre dans le sien, que sans elle, il n’était désormais plus rien.

« - Ca tombe bien, il parait que je le suis, comblé de bonheur, depuis que la plus belle des femmes a réussi à conquérir mon cœur. » Un sourire ornant ses lèvres, Nolaan ne prit alors même pas la peine de noter que Colleen était entrain de bouger les framboises à son tour pour répondre à sa question. Tout ce qu’il voyait à l’instant, c’était ce sourire délicat qui venait de se dessiner sur les lèvres de la jeune femme. Un simple sourire chaleureux qui lui faisait chaud au cœur, et qu’il ne désirait voir s’effacer pour rien au monde. Rendre Colleen heureuse, cela avait toujours été son but dans le fond, même si il y avait un an de ça, il n’aurait jamais cru être capable de changer autant rien que pour ses beaux yeux. Même sa mère n’aurait pu y croire sans l’avoir vu de ses propres yeux. En effet, depuis peu, Nolaan pensait à rabaisser la lunette des toilettes, se surprenait à vouloir faire la cuisine, et s’étonnait même de troquer quelques matchs de foot contre un film qui ne l’intéressait guère. Des petites attentions futiles qui faisaient pourtant toute la différence. Mais ses pensées furent coupées lorsque Colleen vint investir ses genoux afin de partager avec lui un doux baiser qui ne lui laissait plus aucun doute sur la décision qu’elle venait de prendre. Tout en répondant à son baiser, il laissa ses mains se faufiler dans le bas de son dos qu’il caressait déjà de manière inconsciente et tendre. Un simple instant comme n’importe quel autre, où le temps semblait avoir arrêté sa course folle afin de les laisser profiter pour un infime instant, de leur bonheur partagé. « - Te moque pas, saloperie, c’est pas de ma faute si mes pieds sont gelés le soir d’abord. Ils vont te bouder, tu vas voir, t’iras dormir sur le canapé. » Une remarque qui, très vite, fut suivie d’un rire amusé par la situation puisque Nolaan venait à son tour d’en oublier jusqu’à sa possible grossesse. Une idée que Colleen ne tarda pourtant pas de lui remémorer alors qu’il venait d’apercevoir son « Yes » à la question qu’il lui avait posée quelques minutes auparavant. « - Je t’aime. » Une affirmation qu’il aimait toujours autant prononcer à l’égard de Colleen, l’empêchant pendant un instant de reprendre la parole en déposant un autre baiser sur ses lèvres avant de la laisser continuer. Sous ses paroles, il se contenta simplement d’hocher la tête, se penchant de temps à autre pour déposer des baisers dans son cou.

Mais une fois de plus, il ne tarda pas à stopper ses mouvements et à se redresser prêt à reprendre la parole pour la contredire. Un élan qui fut stoppé alors que Colleen continuait sur sa lancée. La faire avorter. Où est ce qu’elle avait bien pu aller pêcher cette idée ? C’était complètement impensable du côté de Nolaan, qui n’envisageait alors même pas cette option. La première raison, tout simplement parce qu’il était incapable de faire souffrir sa protégée. La deuxième, il ne souhaitait pas le regretter plus tard et voir leur relation se détruire à cause de cette obligation que Colleen semblait pourtant prête à accepter pour l’instant. La troisième, il ne pouvait pas vraiment savoir s’il était capable de devenir père, s’il n’essayait pas. C’était comme dire, « je déteste les haricots » alors que je n’en ai jamais mangé. Stupide. « - Je te soutiendrais comme je l’ai toujours fait, c’est promis, mais je t’assure que l’on aura jamais à en arriver là. Je pourrais simplement plus me regarder dans un miroir si je venais à t’obliger à faire ça. » Attrapant à son tour une des framboises, il la croqua avant de tourner de nouveau son regard vers elle, et de lui faire manger la deuxième moitié de celle-ci. « - La seule raison pour laquelle je pourrais être malheureux, c’est de te voir malheureuse. Ton bonheur passe peut être par le mien, mais c’est tout à fait réciproque de mon côté. Et puis, imagine qu’on décide de faire un enfant dans cinq ans, ce pauvre fœtus, si il existe à l’instant, ce serait dommage de pas lui avoir laissé sa chance, tu ne crois pas ? » Le ton calme et posé, il laissa de nouveau un sourire prendre possession de ses lèvres, alors qu’il posait délicatement sa main sur son ventre. « - Si je te disais que j’en crève d’envie, je te mentirais. La vérité, c’est que je crève de trouille. Je suis terrifié à l’idée de voir ton ventre grossir, ou simplement de me dire que quelque chose pourrait tourner mal entre nous, ou simplement dans sa croissance. Ca fait peur de se dire qu’on en a peut être pas assez profité. J’aime pas te voir souffrir, j’ai jamais aimé ça, et j’aimerais jamais ça, encore plus quand c’est de ma faute. » Soufflant doucement, il haussa les épaules alors qu’il marquait une courte pause, prenant son temps pour peser les quelques mots qu’il allait ensuite lui dire. C’était spontané, mais Nolaan détestait trop planifier les choses, pas encore vraiment habitué à voir son monde se bousculer dans tous les sens. « - Je pense pas pouvoir devenir père, mais je suis persuadé que tu seras une très bonne mère. T’as eu deux très bons exemples après tout. Pour l’instant, on va juste arrêter d’y penser, on va profiter à fond des deux semaines qui se profilent à l’horizon, peut être qu’on en reparlera, peut être pas, j’en sais rien. Mais j’ai juste envie de profiter de cette très belle preuve d’amour que tu viens de me faire, et de la joie que tu m’as donné en me disant oui… Un peu plus et on pourrait croire que je viens de te demander en mariage ! » Laissant un rire s’échapper de ses lèvres, il se pencha ensuite pour reprendre les siennes dans un baiser passionné et plein d’amour, avant de murmurer contre ses lèvres. « - Chez toi ou chez moi ? » Une question que Nolaan avait souvent posé à Colleen alors qu’il n’avait qu’une envie, se retrouver seul avec elle. Mais aujourd’hui, cette question avait une tout autre ampleur. Une question qui ne demandait alors pas vraiment de réponses, puisqu’à coup sûre, Nolaan arriverait à persuader Coco d’emménager chez lui, pas vraiment fana de l’idée d’aller vivre dans un endroit où Colleen avait vécu son ancienne histoire d’amour. Ici, c’était un nouveau départ qui se profilait et bordel, ce qu’il avait hâte de pouvoir vivre dans le même endroit que Colleen. Finalement, c’était bien un mal pour un bien… Partir de très bas, pour remonter plus haut, il fallait croire que leur couple arrivait à le faire avec brio depuis le début.

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MessageSujet: Re: Avec des si, on referait le monde { Nolaan    Mar 24 Jan - 23:56





Avec des si on referait le monde •
Un sourire tendre à l’image de la paix intérieure qu’elle ressentait. C’est ce qu’elle affichait sur son visage. Malgré toute la peur qui circulait encore dans ses veines il faut croire que savoir Nolaan amoureux et que l’idée d’emménager avec lui avait pris les commandes. Tout le reste mis à part ses deux choses s’était effacé. Heureuse, tout simplement. Elle ne pouvait pas qualifier son humeur autrement que comme ça. Malgré les obstacles qui se dressaient les uns après les autres sur son chemin, elle ne pouvait pas nier une certitude : Nolaan avait le don de lui faire du bien. Ca a toujours été comme ça, dès leur plus tendre enfance, dès qu’elle pleurait il arrivait à la faire rire, dès qu’elle boudait il arrivait à lui faire décrocher un sourire, dès qu’elle broyait du noir il arrivait à la faire sortir de son trou pour aller s’amuser. Et aujourd’hui c’était incontestable. Bien qu’il arrivait qu’entre deux ça explose, le plus souvent ils étaient liés comme les deux doigts de la main, cul et chemise comme on dit. Et malgré leur statut de couple encore tout jeune, Colleen comptait bien entretenir cette relation toute particulière mélangeant ami, amant, petit ami, et bientôt concubin. Nolaan avait réussi son pari, il l’avait sortie du noir, il l’avait rendue heureuse, il avait fait d’elle une femme assumée. Le garçon manqué ne s’était pas totalement envolé mais pour lui elle était prête à tout, à devenir plus féminine pour lui plaire, à être moins jalouse, à emménager avec lui et même à lui faire des enfants. C’était comme ça qu’elle voyait leur avenir, simple mais rempli d’amour, c’est tout ce qu’elle demandait. Elle savait bien que la route allait être longue mais au final, elle était persuadée que ça en valait largement le coup et rien que cette demande assez particulière le montrait. Comment pouvait-elle lui dire non ? Lui, celui qu’elle considère très clairement comme l’homme de sa vie, et il y avait de quoi tout de même. Toujours là, dans tous les moments impossibles et inimaginables. Là où d’autres s’envolaient, il se montrait présent, deux fois plus présent que d’habitude. Là où les autres lui tournaient le dos, il lui ouvrait ses bras et sa maison… enfin son appartement quoi. Et aujourd’hui c’était toujours valable.

Un rire, fin et étincelant, teintait la pièce de son éclat. Un bon résumé de la vie de Colleen auprès de Nolaan : la rigolade. Ca a toujours été ainsi entre eux, et tout ce qui pouvait leur arriver ne changerait rien à ce niveau là. « Je me moque pas d’abord, je te préviens. T’ira prendre un bain de pied chaud avant d’aller te coucher. » Un sourire malicieux au coin des lèvres, elle avait toujours adoré ça le taquiner sur tout et n’importe quoi. Aussi bien ses pieds froids et ses joues gonflées quand il s’est fait arracher les dents de sagesses que son petit épi dans ses cheveux qui le rendait fou. Et pourtant tous ses petits défauts physiques aussi bien que ses défauts psychologiques, ça le rendait unique, c’était lui et ça faisait partit de son charme. Un léger frisson traversait sa peau au contact des mains de Nolaan, qu’elle trouvait douces en toutes circonstances et au contact de ses lèvres sur son cou, probablement l’une des parties les plus sensibles du corps de la blonde. Un sourire charmeur sur les lèvres, elle ne put s’empêcher de lui dire qu’elle l’aimait aussi. Et au fond peut-être bien qu’elle l’aimait un peu trop pour se contenter de ce mot qu’on utilise pour tout et n’importe quoi. Evidemment Colleen aimait Nolaan plus qu’elle aimait le chocolat, heureusement vous allez me dire. Assez en tout cas pour être prête à supprimer ce bébé si besoin est venant de la part de Nolaan. Elle savait que si c’était le cas elle aurait du mal à remonter la pente, à s’en remettre une deuxième fois, mais elle savait surtout qu’aux côtés de Nolaan plus rien n’était impossible. Elle fût d’ailleurs la première surprise à entendre ses paroles. Il s’y refusait, presque catégoriquement. Ses arguments étaient valables, certes, mais est-ce qu’ils tiendraient la distance. Elle ne voulait pas se cacher la face, elle savait que cette grossesse si tel était le cas, serait longue et surtout parsemée de doutes aussi bien pour elle que pour lui. Elle l’écoutait, buvant limite ses paroles sans rien dire, juste s’accorder dans ses gestes. Prenant alors ses mains dans les siennes pour lier leurs doigts, un fin sourire mélangeant quiétude et doutes se dessinait au coin de ses lèvres. « Si jamais mon ventre se met à grossir comme tu dis, et certainement pas parce que j’aurais mangé n’importe quoi, tu me ferras part de tes doutes et de tes inquiétudes ? » Un léger haussement d’épaule vint accentuer ses paroles « je sais même pas pourquoi je te pose la question, je veux que ce soit comme ça. Tout ce qui pourra te passer par la tête et qui serait susceptible de te faire peur, je veux en être. »

Sincère elle l’était, optimiste aussi dans le fond. Il n’y avait pas de raison pour que cette grossesse se passe mal et encore moins qu’il y est des soucis quelconques. Elle avait déjà perdu un enfant et comme Nolaan aimait lui dire souvent : la foudre tombe rarement au même endroit. Et ça, c’est un crédo qu’elle avait sût adopter au fil du temps même si parfois il s’avérait inexact. « Une bonne mère suffit pas pour un enfant, tu le sais aussi bien que moi, il lui faut aussi un papa présent, même si je ne doute pas que tu le seras et que tu apprendras vite à être un bon père, je suis persuadée que tu peux le faire sans soucis. » Et elle le pensait sincèrement. L’absence du père de Nolaan ne pouvait le pousser qu’à faire mieux que lui, elle en était sûre et certaine. Un nouvel éclat de rire s’était fait entendre. Se mettre ensemble ça pouvait facilement s’apparenter à un mariage dans un sens, avec le changement de nom et la fête en moins. Quoi que… peut-être qu’ils allaient inviter quelques amis comme Matt par exemple pour fêter ça. Un an auparavant, si on lui avait dit qu’elle emménagerait avec Nolaan en tant que couple, elle n’y aurait jamais cru. Mais maintenant c’était autre chose, elle croyait dur comme fer que leur couple tiendrait n’importe quel choc. Et ils étaient bien partit pour. Un sourire contre les lèvres de Nolaan, une réponse aussi simple que bonjour traversait ses lèvres « Je m’en fiche, tant que tu es là, tout me va, même un carton. » Oui bon, peut-être pas quand même, mais venir chez lui ne l’a gênait absolument pas. Glissant ses mains sur son cou, elle reprenait tendrement ses lèvres avant de transformer ce baiser en un baiser passionné, aussi passionné que leur histoire. Sa possible grossesse s’était définitivement effacée, écartée de son esprit elle logeait seulement dans un coin de sa tête. Elle n’était bonne qu’à revenir que dans deux semaines, ou peut-être moins comme Nolaan l’avait dit. Tout ce qu’elle savait c’est que maintenant, elle voulait profiter de lui, de leur vie à deux. Et si quelqu’un s’opposait à ce que leur histoire continue dans ce sens, à ce que leur histoire aille aussi vite que cela, elle serait tout simplement prête à l’écraser pour exprimer son amour pour Nolaan en paix, comme elle le faisait actuellement à travers ce baiser. Lui mordillant tendrement la lèvre, elle affichait un nouveau sourire malicieux alors que ses iris émeraudes plongeaient dans ceux de Nolaan « Et si on fêtait ça tous les deux, maintenant, dans ta chambre par exemple… enfin, notre chambre maintenant, j’espère bien. » Le goût à la vie, c’est ça au final qu’il avait sût lui redonner…

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MessageSujet: Re: Avec des si, on referait le monde { Nolaan    Lun 6 Fév - 0:55


Nolaan&Colleen

“ When you meet the right person, you know it. You can’t stop thinking about her, she is your best friend and your soul mate, you can’t wait to spend the rest of your life with her, no one and nothing else can compare. ”

    Avec des si, on referait le monde. Un dicton qui ne trouvait plus vraiment sa place dans la scène qui se jouait à l’instant entre les deux protagonistes, alors que Nolaan glissait sa main dans les cheveux de Colleen pour reprendre ses lèvres avec délicatesse. Fêter leur emménagement dans leur chambre. Une idée qui avait le don de le faire sourire et de lui donner un petit air rêveur. Une idée qu’il ne tarda d’ailleurs pas à mettre en exécution, alors qu’il soulevait Colleen pour l’entrainer avec lui dans la chambre. Fine et menue, il n’avait jamais eu à se plaindre de son poids… mais peut être que sa possible grossesse changerait bientôt la donne. Toutefois, il raya le "si" qui venait de s’immiscer dans son esprit, bien décidé à profiter de chaque instant que la vie voudrait bien lui offrir en compagnie de Colleen. Désormais, il oubliait ses doutes, et agissait. Fini l’époque où il se demandait comment sa vie aurait tourné si Colleen n’avait pas fait partie de sa vie. Terminé aussi de se poser sans arrêt les mêmes questions à propos de Michaël : et si elle l’aimait encore ? Et si Ethan était encore vivant ? Et si Michaël resurgissait un jour de la tombe où il était enterré ? Envolé aussi, les questions concernant son père : et si il avait été là ? Et si il ne l’avait pas trompé ? Et si il ne m’avait pas abandonné ? Certes, ses idées restaient parfois loufoques, mais la nouvelle résolution de Nolaan lui donnait une confiance en lui, encore inavoué jusqu’à présent. Une nouvelle résolution qui n’allait peut être pas durée, mieux valait alors la consommer sur le champ, temps qu’il en était encore temps.

    Tout en glissant ses mains sous son haut en toute délicatesse, il laissa ses doigts caresser sa peau douce tandis qu’il se détachait légèrement de ses lèvres pour lui adresser un sourire délicat. « - Comme convenu, tout ce qui me passe par la tête et tout ce qui est susceptible de te faire plaisir, tu en es. » Un rire venait d’émaner de ses lèvres, alors qu’il savourait son petit instant de fierté, d’avoir repris les propos de la jeune femme, en les arrangeant légèrement à sa sauce. Mais il rectifia pourtant le tir avant que le moment ne soit plus à la discussion. « - Mais tu le seras, c’est promis. Ca a toujours été le cas, je ne vois pas pourquoi ça changerait maintenant parce qu’on va vivre H24 sous le même toit. Si on ne se supporte pas au pire, tu passes par la fenêtre et ce sera réglé. » Un autre rire venait d’émaner dans la pièce, alors qu’il empêchait Colleen de lui répondre en kidnappant de nouveau ses lèvres, mais cette fois-ci sans chercher à dissimuler les arrières pensées qui pouvaient naître au sein de son esprit. Pervers ? Il l’était à ses heures perdues, mais la nature de ses idées n’avait jamais dérangé la moindre de ses conquêtes aux dernières nouvelles. Evidemment, Nolaan ne comparait jamais Colleen à ces dernières, parce qu’elle était tout ce dont il avait besoin à elle toute seule pour être heureux au final. Fraiche, imaginative, entreprenante, réfractaire, douce, aimante, sportive, convaincante… tous des adjectifs qui, depuis le départ, ne laissait pas Nolaan en reste, et provoquait de jolis feux d’artifice au sein de ses draps, qu’il ne regrettait guère. Et dire que quelques années auparavant, il avait eu l’injustice de croire que sa meilleure amie n’était qu’un glaçon froid et sans passion avec les hommes. Raté. Mais dans le fond, ça avait été une bonne diversion pour ne pas succomber plus tôt à la chute de rein à tomber par terre de la jeune blondinette.

    « - Le panier de Shadow t’es évidemment réservée pour les nuits où tu me fais la gueule. » Une phrase qu’il venait d’énoncer alors que le haut de Colleen venait de se retrouver par terre, à côté des vêtements sales de Nolaan qui devaient trainer dans sa chambre depuis plusieurs semaines. Décidément, elle n’était pas au bout de ses surprises, et Nolaan avait du pain sur la planche s’il ne voulait pas mettre à mal leur relation dès le commencement. Une phrase qui sous-entendait aussi implicitement que son lit, restait son lit, quoiqu’il puisse arriver sauf sous son avis contraire. Il était bien connu que Nolaan avait le don de céder au moindre caprice de sa bien aimée. Sauf peut être lorsqu’elle se trouvait être le sujet de sa colère. Enfin, une phrase qui laissait aussi entrevoir la possibilité de possibles disputes qui pourraient éclater dans leur couple. Et même si cette dernière option pouvait sembler négative, il n’en restait pas moins qu’elle restait positive, puisque Nolaan ne comptait pas mettre Colleen à la porte au moindre petit désagrément qui naîtrait entre eux. Elle était sa drogue, la femme avec qui il souhaitait désormais construire sa vie sur une longue période quitte à en oublier le reste, et il était hors de question qu’il la laisse s’échapper, sous prétexte qu’elle avait repeinte la tâche qui trônait fièrement au milieu de son plafond depuis une éternité, ou parce qu’elle avait décidé de réorganiser le rangement de sa cuisine, ou encore parce qu’elle criait contre lui pour ne pas utiliser de dessous de verre. A ses côtés, il était prêt à beaucoup de choses, à changer certains petits détails certes, mais il resterait toujours le même au fond, Nolaan resterait un Stinson chiant, con et à cheval sur des principes à la con.

    Mais l’heure n’était plus vraiment à la discussion lorsque Nolaan referma la porte de sa chambre à l’aide de son pied avant de déposer Colleen contre son matelas, et de la débarrasser de son jean et du dernier vêtement qui le séparait de son intimité. Plus rien ne serait apte à l’arrêter et, il comptait bien profiter d’elle, et fêter l’événement à leur manière, durant les prochaines heures de bonheur qui se profilaient désormais devant eux.
    ***

    Deux semaines plus tard. Nolaan reboutonnait sa chemise, en jetant des petits regards complices à Colleen. Il fallait croire qu’un vent d’amour soufflait sous le toit des deux tourtereaux depuis quelques jours, puisqu’aucun nuage n’était venu assombrir le beau tableau qu’il avait commencé à peindre deux semaines auparavant. Il était vrai que le temps n’avait que très rarement était à la discussion durant ses derniers jours. Nolaan sautant sur toutes les occasions qui se présentaient à lui pour dévêtir la jeune femme et profiter de leurs étreintes enflammées, évitant ainsi un sujet auquel il ne souhaitait pas en venir. Il était vrai aussi que le bordel qui régnait en maître chez eux, ne leur donnaient pas non plus l’occasion de penser beaucoup, toujours à déballer un carton à droite, à réorganiser une étagère à gauche, ou encore à rester nostalgique face à une photo ou un objet qui leur rappelait de bons vieux souvenirs. Tout se passait alors à merveille dans le meilleur des mondes possibles. Malheureusement pour Nolaan, même si le temps était au beau fixe, et qu’il aurait aimé pouvoir profiter un peu plus de cette petite pause de bonheur qu’on avait bien daigné lui offrir, la réalité venait pourtant de le frapper en pleine figure, alors que son regard venait de croiser la boîte neuve du test de grossesse qui se trouvait à l’intérieur du sac de Colleen. « - C’est aujourd’hui, n’est ce pas ? »

    Bien malgré lui, un petit soupir venait de s’échapper de ses lèvres alors qu’il retroussait les manches de sa chemise pour aller le prendre entre ses mains. Intérieurement, et toujours bien malgré lui, il ne pouvait s’empêcher d’en vouloir à cette force invisible de ne pas avoir rayé jusqu’à l’idée de cette possible grossesse. Une grossesse que Colleen ne semblait alors pas avoir oublié, mais ça n’étonnait pas vraiment Nolaan, ayant toujours connu son désir de fonder une grande famille. Est-ce qu’il le désirait de son côté ? Il n’en avait aucune idée, bien qu’il se surprenait lui-même à l’idée de s’attendrir devant un petit garçon en salopette bleue avec des converses rouges. Une vision banale qui pourtant, lui faisait chaud au cœur tant qu’il ne pensait pas aux peines que l’absence de son père avait causé, ni à la pensée de pouvoir devenir comme lui. Ainsi après ce moment de court réflexion, Nolaan laissa un petit sourire se dessiner à la commissure de ses lèvres, curieux de connaître le résultat qu’allait bien pouvoir afficher le test aujourd’hui. Affronter ses peurs, ses doutes, ses appréhensions, il semblait être prêt à le faire sur le moment. Pour cette raison et avant qu’il ne vienne à changer d’avis, il tendit le test en direction de Colleen. « - Tiens, tu devrais aller le faire toute de suite, on sera fixé comme ça. Pas de larmes, pas de cris quelque soit le résultat, c’est promis. S’il est négatif, on continue à profiter des joies que nous procure cet emménagement, s’il est positif, on se réjouit et on voit les problèmes que ça amène ensuite. »

    Indécis et lunatique, il se permit de retenir Colleen en la serrant dans ses bras. Déposant un baiser à la base de sa nuque, il ferma pendant un court instant les yeux, par peur surement du choix qui allait dans quelques instants s’imposaient à eux. « - Tu veux peut être boire ? T’as peut être pas forcément envie de … » Il laissa un rire émaner de ses lèvres et se redressa après lui avoir volé un baiser. « - Arg… allez hors de ma vue, je raconte n’importe quoi, et surtout je m’imagine des trucs crades là. » Parti dans un fou rire, Nolaan se dirigea vers la cuisine en slalomant entre les différents cartons qui jonchaient encore sur le sol de son salon. Histoire de ne pas penser à ce que Colleen était entrain de faire, il attrapa un paquet de gâteau dans un des placards et s’adossa contre le plan de travail. Un peu pensif, il se surprit lui-même à sortir son portable de sa poche et à envoyer un message à Colleen. Une idée venant alors de le frapper subitement, alors qu’il s’énumérait les conséquences qui adviendraient si ce test était négatif.
    Citation :
    C’est con, mais j’ai envie qu’il soit positif.


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MessageSujet: Re: Avec des si, on referait le monde { Nolaan    Lun 20 Fév - 3:05





Avec des si on referait le monde •
Un vent de fraicheur, de renouveau s’était abattu sur l’appartement de Nolaan. Leur relation évoluait à grande vitesse et dans ce sens, c’était plus que désirable. Lui proposer d’emménager était une preuve de plus qu’il tenait à elle plus qu’à n’importe qui d’autre. Et bien qu’elle le savait déjà depuis longtemps maintenant, elle ne pouvait s’empêcher d’être satisfaite qu’il le confirme encore aujourd’hui. Dix ans plus tôt on lui aurait dit qu’elle emménagerait avec Nolaan autrement qu’en colocation, elle ne l’aurait certainement pas cru. On lui aurait dit ça, elle se serait bien marrée en disant qu’elle ne pourrait jamais supporter son imbécile de meilleur ami 24h/24 – bien que c’était déjà ce qu’elle faisait à l’époque. On ne pouvait pas nier qu’il lui arrivait de penser à Michaël de temps à autre, mais aujourd’hui elle ne le voyait plus comme un amour perdu, mais plus comme le souvenir de quelqu’un qui a fait partit de sa vie. Certes, elle l’avait aimé, profondément aimé, mais rien n’était comparable à ce qu’elle ressentait pour Nolaan, même Michaël n’arrivait pas à sa cheville, pour la seule et simple raison qu’elle l’avait toujours aimé. Au final elle avait simplement fait passer ses sentiments pour Michaël au-dessus de ceux qu’elle ressentait pour Nolaan, probablement pour ne pas souffrir, le sachant coureur de jupons. Et le jour où elle apprit le décès de Michaël, son cœur s’était brisé de cette perte mais aussi de la bêtise qu’elle avait commise. Comment avait-elle pu ignorer aussi longtemps les sentiments qu’elle ressentait pour Nolaan et surtout, comment avait-elle pu faire passer Nolaan, celui qui a toujours été là pour elle, au second plan ? Inadmissible et si on lui demandait aujourd’hui, probablement que oui, elle regrettait. Ça lui aurait sûrement permis de moins souffrir, d’être avec Nolaan bien avant cela. Elle le savait, si Michaël n’était pas décédé, elle aurait fini par se tourner vers Nolaan, indéniablement. C’était ça, la même chose dans le décès de Michaël, c’est qu’elle ne l’avait pas fait souffrir en le quittant pour son meilleur ami. Et elle l’aurait probablement fait, plus tard certes, mais elle l’aurait fait. Pour finalement finir comme aujourd’hui, à emménager avec Nolaan, nageant dans le bonheur le plus total, oubliant jusqu’à sa possible grossesse qui lui faisait tellement peur. Sentir ses lèvres contre les siennes, ses mains sur sa peau, c’était ça le bonheur finalement. Elle le touchait du bout des doigts, elle le savait, et elle comptait bien en profiter pour de nombreuses années. Bien évidemment, elle était consciente que des disputes allaient forcément éclater comme dans chaque couple. Certaines allaient faire très mal, d’autres seraient moins fortes, mais au final ils en ressortiraient toujours plus forts, comme à chaque fois. Elle était de toute façon persuadée qu’ils s’en sortiraient ensemble, que leur couple tiendrait chaque choc, elle ne pourrait se séparer de lui, c’était impossible, non envisageable.

Mais l’heure n’était plus à la pensée, juste à l’instant présent où Nolaan réussissait à la faire rire malgré tout, comme toujours. « Ferme la et profite comme tu sais si bien le dire. » C’est ce qu’il lui sortait constamment. Ça avait commencé lorsqu’il avait entreprit de la sortir de son trou noir. Profite de la vie, arrête de chouiner, viens avec moi, prépare ton sac je t’emmène, tais-toi et regarde le film c’est pour toi que je regarde ça… Tout ça, ça faisait son Nolaan, son unique Nolaan. Nolaan l’effeuillait, lentement, tendrement, ne manquant pas de déposer des baisers sur sa peau qui la faisait sans arrêt frissonner. C’était ça qu’elle recherchait, ce frisson qui la faisait sentir vivante, et elle ne le vivait qu’aux côtés de Nolaan. Evidemment elle l’avait aussi vécu avec Michaël, mais c’était tellement différent. Avec Nolaan elle le vit à fond, le ressent pleinement, c’est tellement plus intense et indescriptible qu’au final elle ne cherchait pas à comprendre, se laissant emporter dans ses bras. Autant dire que la dernière pensée qu’elle eut, sans que celle-ci soit perverse, s’était tournée vers une possible grossesse. Effectivement, en imaginant qu’il n’y aucun risque qu’elle soit enceinte à l’heure qu’il est, on imaginerait tout aussi facilement que les heures qui allaient suivre seraient possiblement des heures propices à la procréation.

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Son regard émeraude s’était porté sur Nolaan, un fin sourire se dessinant sur ses lèvres. Une fois de plus ils s’étaient prêtés à des jeux d’adulte, et ce n’était pas déplaire à Colleen, bien au contraire d’ailleurs. Elle l’observait en train de remettre sa chemise alors que de son côté, elle se trouvait être nue comme un ver, au creux des draps de Nolaan. Si on lui avait demandé comment elle se sentait à cet instant, la réponse n’aurait pas mis de temps à sortir, elle aurait tout simplement répondu qu’elle se sentait bien. Oh oui, évidemment qu’elle était consciente que c’était aujourd’hui, mais elle n’y pensait pas, ou plutôt elle voyait ça du bon côté. Nolaan l’avait suffisamment rassurée il y a deux semaines de cela pour lui prouver que peu importait le résultat, qu’il resterait là et que cela ne changerait absolument rien entre eux. Et elle le croyait, plus que tout, et c’est sûrement pour cela qu’elle se sentait si zen, en symbiose avec elle-même. Le sourire qu’elle abordait ne s’effaçait pas alors qu’elle pensait à tous ses cartons entassés un peu partout dans l’appartement. Son côté organisé leur avait permis de mettre chaque carton à leur place, là où ce qu’il contenait devait aller. Et le côté un peu fou de Nolaan, leur avaient surtout permis de laisser ses cartons de côté pour profiter de chaque coin de l’appartement pour exprimer leur amour encore tout jeune. Elle fût assez vite sortit de ses pensées quand Nolaan prit la parole, et voir le test de grossesse, contrairement à ce qu’elle croyait, ne lui faisait pas peur, pas le moins du monde. « Oui c’est aujourd’hui. » Elle l’observait, toujours, sans relâche, comme pour trouver en lui le courage… de se lever. Et oui, pour le moment tout ce qu’elle pensait c’est qu’elle se sentait plus que bien dans ses draps et qu’elle n’avait pas envie de les quitter, quitte à tenter de nouveau Nolaan pour qu’il rejoigne et soit avec elle encore plus longtemps, à ne penser à rien d’autre si ce n’est eux. Les yeux posés sur lui, elle se mit en position assisse, tentant de déceler chez lui ce qu’il ressentait, ce qu’il pensait. Mais Nolaan restait le même, cet homme qui l’a faisait passer avec lui-même. S’il était inquiet, elle ne le saurait probablement pas. Les seuls moments où il s’autorisait à lui dire sa souffrance c’est lorsque ça ne le concernait que lui. Dans cette histoire ils sont deux et elle le connait assez pour savoir qu’il ne laissera pas passer un soupçon de doute.

Levant ses fesses elle prit le test de grossesse en main quand il se décidait à lui tendre. Attrapant son portable au passage pour constater le nombre de minute qu’il fallait attendre pour que le test affiche positif ou négatif, elle était en route pour s’exécuter. Nolaan avait raison, ça ne savait à rien d’attendre plus longtemps pour savoir si elle attendait un enfant de lui ou non. Elle secouait et hochait la tête en même temps. Non pas qu’elle était contradictoire mais « D’accord, pas de pleurs, pas de cris, pas de tristesse. Juste nous deux, peut-être un petit bout et c’est tout. Qui vivra verra il parait, alors vivons » Un baiser se déposait sur la joue de Nolaan, doux, tendre, à l’image que Colleen renvoyait. Il se trouvait qu’elle n’était toujours pas stressée, bien qu’un léger sursaut s’était manifestait quand Nolaan la retenue un instant. Tenant toujours le drap l’entourant, elle passait son bras libre autour de lui. Respirant doucement son odeur, elle ne put s’empêcher de rire à la proposition qu’il allait lui faire. Souriant à son baiser volé, elle disparaissait de sa vue en quelques secondes, déterminée à savoir. Repassant juste sa tête à l’entrebâillement de la porte, elle se permit une petite remarque « Tu vas apprendre que je vais toujours aux WC après l’amour, ça me donne envie de pipi. » Un rire fin émanait de ses lèvres alors qu’elle reprenait la direction des toilettes. S’enfermant à l’intérieur, elle ne réfléchissait pas vraiment à ce qu’elle faisait, elle devait le faire point final. Lorsqu’elle déballait le test, elle ne put s’empêcher de sourire lorsque ses yeux se posèrent sur la notice, pile où celle-ci disait que si deux traits apparaissaient c’est ce qu’elle était enceinte. Mais son attention se reportait sur son téléphone qui se met à vibrer et à s’allumer pour la même occasion. Un nouveau sourire, plus franc, laissait plus à un rire en lisant le message.

Citation :
On verra bien, laisse-moi le temps de faire pipi quand même, c’est dur tu sais. xD
L’humour, l’humour et toujours l’humeur, c’est comme ça qu’elle s’était parée à la souffrance et au chagrin, et c’est aussi comme ça qu’elle montrait à Nolaan qu’il n’y avait rien à craindre et qu’elle ne stressait pas le moins du monde. En quelques minutes seulement, elle avait fait ce qu’elle devait faire et elle était passée par la salle de bain pour se laver les mains après avoir refermé le bouchon du test de grossesse. Mais elle ne comptait pas attendre les quelques minutes qui la séparait du verdict toute seule. Quittant la salle de bain, toujours avec le drap recouvrant son corps, elle rejoignait Nolaan à la cuisine. Bizarrement, en entendant les craquements du gâteau, ça ne l’étonnait guère « Un jour c’est à toi qu’on va demander si tu es enceinte ou non. » S’approchant de lui, elle se plaçait sur ses genoux alors que sa main lui piquait un gâteau. Le test de grossesse dans l’autre main, elle avait les yeux qui passaient de son téléphone qui affichait l’heure à la petite casse de test de grossesse. Elle avait l’impression que le temps avait stoppé sa route. Elle n’entendait plus le bruit de la ville, ce petit brouhaha qu’on entend souvent jusqu’à ce que le résultat s’affiche. Elle avait tout simplement l’impression de rêver. Ses espoirs renaissaient et la vie reprenait son cours dans une explosion d’adrénaline. Le sourire aux lèvres, trépignant sur place, elle se tournait vers Nolaan lui montrant le test. « Tu sais ce que ça veut dire ? » Oh non, elle savait bien qu’il ne savait pas, il ne prenait jamais la peine de lire les modes d’emploi alors pour quelque chose qu’il n’allait pas faire encore moins. Un sourire malicieux s’affichait sur les lèvres rosées de la jeune femme. « J’hésite à te le dire, je suis pas sûre que tu le mérites après tout, tout à l’heure tu m’as menacée de me priver de baisers… bien qu’on ai fini au final… ouais, ça rattrape le coup, t’as le droit de savoir. » Posant le test de grossesse, elle levait ses fesses de sur Nolaan pour les poser sur table, poussant légèrement le paquet de cadeau. Pour cette annonce elle voulait être en face de lui, tout simplement. Son sourire ne l’avait pas quitté, et elle ne disait toujours rien, rien que pour embêter Nolaan. « Je me demande si t’es stressé n’empêche, t’es stressé ? » Une petite saloperie qui après un bref rire, ne laissait pas le temps à Nolaan de réagir. « On va avoir un bébé mon ange. » Tout simplement…

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✔ LA CITATION : Parfois dans la vie, se forme un lien indestructible entre deux personnes, et parfois vous finissez par rencontrer cette personne sur qui vous pouvez compter quoi qu'il arrive, il peut s'agir d'un être avec qui vous vous unirez lors d'un mariage de rêve, mais il se peut aussi que la personne sur qui vous pourrez compter pendant toute votre vie, la seule qui vous connaisse vraiment, peut-être encore plus que vous même, soit la même personne qui est à vos cotés depuis le tout début.




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MessageSujet: Re: Avec des si, on referait le monde { Nolaan    Sam 3 Mar - 22:54


Nolaan&Colleen

“ When you meet the right person, you know it. You can’t stop thinking about her, she is your best friend and your soul mate, you can’t wait to spend the rest of your life with her, no one and nothing else can compare. ”

***
      Colleen to Nolaan.
      « - On verra bien, laisse moi le temps de faire pipi quand même, c’est dur tu sais. »

              Nolaan to Colleen.
              « - Tu veux peut être qu’on refasse l’amour ? Mon petit doigt me dit que ça te donne envie de pipi. Je peux venir te la tenir aussi, au choix… »

    Le hasard faisait parfois bien les choses. Une simple pensée qui avait envahi l’esprit de Nolaan à l’instant, alors qu’il reposait son téléphone sur le plan de travail, assez fier de sa connerie. En effet, qui aurait pu dire, il y a de ça six mois, que Nolaan accepterait avec autant de facilité de laisser emménager Colleen dans son appartement ? Qui aurait pu aller jusqu’à prévoir qu’ils mettraient peut être un enfant au monde dans les mois à venir ? Qui aurait même pu penser que Nolaan feraient l’effort de surmonter ses peurs et d’affronter ses vieux démons pour les beaux yeux de la femme qu’il aimait ? Personne, probablement. Pourquoi parier sur un cheval défaillant après tout ! Toutes personnes lucides préféreraient parier sur un cheval vaillant et susceptible de gagner la course. La victoire était toujours plus appréciable contrairement à une défaite. Il fallait pourtant croire que Colleen O’donnell aimait prendre des risques, au risque de se blesser parce qu’au fond, il ne fallait pas se leurrer. Nolaan restait toujours le même. Un coureur de jupons qui ne cachait jamais son attirance pour les femmes même en la présence de sa belle, et qui n’hésitait pas à apprécier publiquement la beauté d’une de ses compères, malgré son nouveau statut aux yeux de l’Etat. Et même si il était comme qui dirait sur off pour de nombreuses années à venir, au niveau de son caractère, rien ne changerait jamais. Il continuerait à sortir des conneries à tout bout de champs, à changer constamment de vestes comme de chemises, à apprécier la malbouffe, à envoyer chier son entourage lorsque la fatigue se faisait ressentir, à lésiner pendant des heures dans son lit –quoiqu’avec un enfant à charge, c’était beaucoup moins sûre-, à faire rire la galerie, à penser à sa mère et à se renfermer comme une huître lorsque le mal se ferrait trop ressentir, et à s’enfermer dans sa bulle de bonheur avec Colleen si bon lui semblait. Fuck the world and eat the rest. Mais une chose qu’il ne posséderait plus en revanche s’il venait à perdre Colleen, ce serait surement son sourire et sa joie de vivre. Deux choses essentielles que la jeune femme avait réussies à lui redonner depuis toujours, la seule à avoir toujours eu ce pouvoir envers sa personne. Il n’était après tout pas dupe, si les choses venaient à se terminer un jour avec Colleen, leur amitié n’existerait plus d’une part, et d’autre part, il aurait perdu, malgré le cliché gnian-gnian à souhait et "rocambolesquement" minette : la femme de sa vie.

    Toutefois, d’un mouvement de tête des plus charmants, Nolaan venait d’effacer cette pensée de son esprit, certain que Colleen ne le quitterait pas de sitôt. Sauf si, cas exceptionnel, le destin avait décidé de lui jouer un autre mauvais tour. La tempête, la jalousie, cette possible grossesse, une liste non exhaustive mais largement suffisante qui leur laissaient prévoir un ciel plutôt dégagé pour les prochaines semaines à venir. Une météo assez clémente, qui venait de redonner le sourire à Nolaan alors qu’il prenait place sur une des chaises de la cuisine. Un gâteau dans la bouche, et des miettes sur sa chemise, il tourna son regard vers la voix de Colleen qui venait de nouveau d’entrer au sein de la cuisine. « - Non, me dis pas que t’as déjà oublié que mon petit haricot magique poussait lentement depuis que Lena a attendu sa myrtille. C’est plus long chez un homme, je t’ai déjà expliqué. Tu ne veux pas que je te refasse le schéma quand même ? » Un rôle comme un autre que Nolaan assurait à la perfection après avoir laissé échapper un rire plutôt joyeux de ses lèvres, suite à son ton trop sérieux et son visage trop sévère. Il murmura alors, tandis qu’elle venait de prendre place sur ses genoux. « - Parce que je t’avoue que je m’en souviens plus. » S’il devait se souvenir de toutes les conneries qu’il débitait à la minute, on n’était très certainement pas sorti de l’auberge, ou de l’aubergine comme aimait si bien le dire Colleen. Abordant une mine faussement choquée lorsque cette dernière lui piqua un gâteau, il lui pinça la hanche avec délicatesse et laissa un sourire de saloperie prendre possession de ses lèvres. « - Ta maman, elle t’a jamais appris à demander ? Il s’appelle "reviens"… quoique non, tout bien réfléchi, garde le ! »

    Remarquant bien vite le test de grossesse dans son autre main, il ne put s’empêcher de mimer une petite grimace en imaginant la situation que Colleen venait d’avoir avec ce dernier. C’était certes naturel et pas franchement si sale, mais aux yeux de Nolaan, cela restait légèrement écœurant. Pisser sur un bâton, les scientifiques avaient de ses idées. Sur une poupée qui crierait à cœur joie : « tu es enceinte, tu es enceinte, tu es enceinte, bientôt les couches, les biberons, les cris, les pleurs, les bagarres, les devoirs, les joies, les sourires, la fierté, les premiers pas, les premières dents, les premiers mots... ». C’était tellement plus drôle. Et voir cette poupée pleurait avec vous pour vous tenir compagnie sur votre trône si le résultat était négatif, c’était tellement plus réconfortant, qu’un simple bâtonnet avec une barre inscrite dessus. Ils n’y avaient très certainement pas pensé que des femmes pourraient vouloir des enfants sans un père, les scientifiques lorsqu’ils avaient crée ce mécanisme apte à prédire l’avenir de quelques mois. Mais à regret, Nolaan dû laisser sa réflexion au placard tandis que Colleen se redressait, plus excitée que quelques minutes auparavant. Et même si cette dernière commençait à tourner autour du pot, et que Nolaan marchait dans son jeu, il connaissait inconsciemment le résultat de ce test de grossesse. Un sourire vint alors conquérir ses lèvres, tandis qu’il riait en voyant Coco faire. C’était surement stupide, mais la voir aussi heureuse et chaleureuse lui faisait chaud au cœur, et même si la pensée que ce bébé pourrait disparaitre comme Ethan avait disparu laissait déjà son ombre au dessus de cette grossesse, Nolaan ne pouvait s’empêcher de se réjouir avec elle. « - C’est si tu me le dis pas que tu vas finir par être privée de baisers, jeune femme, et te retrouver une fois de plus dans le panier du chien… » Une phrase qui venait d’être suivi par un sourire des plus malicieux, pauvre Colleen, elle n’avait très certainement pas fini d’en voir des vertes et des pas mûres avec un Stinson de cette envergure. « - Non, je ne suis pas stressé, tu me fais plutôt rire à réagir comme ça. On dirait que tu vas bientôt être diplômée, ou aller à ton premier bal de promos, ou même aller sonner chez tous mes voisins pour aller leur annoncer la nouvelle avant de me la dire à moi. Alors non, je n’arrive pas à être stressé. » Et contre tout attente, la dernière phrase que prononça Colleen laissa une empreinte dans l’esprit de Nolaan Stinson. Une empreinte qui marquait désormais les bases de leur future vie commune, mais aussi d’une fierté passée illustrée par le sourire de la mère de Nolaan qui venait d’envahir de nouveau son esprit, et qui lui faisait chaud au cœur. A ce moment-là, il était persuadé qu’elle était fière de lui et il ne s’imaginait sans aucun mal l’entendre dire, « - Je te l’avais dis mon chéri. »

    « - Je vais être Papa ? » Une question qui ne demandait pas vraiment de réponses au fond, et que Nolaan venait de prononcer alors qu’il se redressait pour entourer le visage de Colleen avec ses mains. Effleurant ses lèvres avec les siennes, il n’arrivait plus à quitter ce sourire qui venait de se dessiner sur ses lèvres depuis l’annonce faite par ce test de grossesse. « - Je vais être Papa. » Une phrase que Nolaan continuait de répéter en boucle pour prendre conscience de ce cadeau du ciel que venait de leur donner "mère nature". « - Je vais être Papa! » Le sourire grandissant, il s’autorisa à se faire taire en déposant délicatement ses lèvres sur les lèvres de Colleen, dans un baiser tendre et amoureux. Le genre de baiser uniquement destinée à la jeune femme. « - Si tu savais comme je t’aime, tu serais déjà entrain de prendre tes jambes à ton coup et à me fuir. Tu me rends heureux Colleen, surtout quand tu souris comme tu le fais à l’instant même. Ça fait longtemps que je ne t’avais pas vu aussi épanouie, et juste ça, ça me suffit pour me dire que tout va bien se passer… Je t’aime. Je t’aime. Je t’aime. » La suite de baisers que venait de recevoir Colleen n’était là que pour appuyer ses propos, et le sourire qui restait à présent figé sur son visage, n’accentuait qu’un peu plus le bonheur qu’il ressentait à l’instant. Une dose de bonheur qui envisageait forcément un retour à la normale dans les prochains jours à venir, mais l’amour est insouciant et aveugle à ce qu’on dit, et Nolaan souhaitait désormais juste profiter de ce cocon de bonheur dans lequel il venait de s’enfermer avec la femme qu’il aimait. Les soucis auraient tout le temps de venir les déranger à un autre moment…


TERMINE.

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In my opinion, the best thing you can do is find someone who loves you for exactly what you are. Good mood, bad mood, ugly, pretty, handsome, what have you.
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Avec des si, on referait le monde { Nolaan

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